Découverte tardive de ce film tiré du roman de Stephen King, dont on retrouve l'univers torturé et bien tordu de son auteur. Tout commence par une scène de vestiaire, et une douche pour le moins suggestive, ensuite l'humiliation, et les premiers signes...Le film traite de sujets bien plus complexe que la simple vengeance, il y a tout ce qui caractérise cette société des années 70, son puritanisme, son côté religieux fanatiques, ses excès en tout genre, le harcèlement, et pour exacerber le tout, on place le contexte dans le milieu des ados, qui se cherchent et qui ne trouvent rien de mieux que de s'humilier.
La mise en scène use à foison du split-screen, de ces images en arrière plan, et le contraste du l'image au premier plan, qui montre deux points de vue, deux états d'esprits, on pense automatiquement à Hitchcock, et pourtant, on s'en éloigne dès que le fantastique est là. La ou les scènes finales montrent un sens du suspens contrôlé, et il faut souligner le jeu de Sissy Spacey, qui est douce, adorable, que l'on a envie de protéger, mais aussi dangereuse, incontrôlable, qui offre une dureté à son personnage que l'on ne soupçonnait pas. Notamment avec cette confrontation entre mère et fille, lors du repas, pour cette fameuse autorisation pour se rendre au bal. On perçoit toute la dangerosité de la jeune fille. Dernier point le couple Travolta, Nancy Allen est détestable à souhait. Un film que je qualifierais d'intéressant, culte pour certains, et c'est étonnant, qu'une telle héroïne n'est pas été exploité dans des suites, tant le potentiel était énorme. Sur ce à vos lecteurs et bon visionnage.
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