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Après avoir lu le roman de Stephen King, j'ai voulu voir le film de De Palma. Les deux m'ont plu et touché (j'ai effectivement pleuré à la presque fin, sauf la scène finale du film qui m'a semblé trop décalée par rapport au roman). Au fond de soi, nous avons tous des relents de vengeance... notamment dans le contexte de l'adolescence : je me suis un peu reconnu à la fois dans le rôle de Carrie (humiliations et peurs) et de Sue (bonne âme généreuse, mais un peu naïve). Le film, que j'ai regardé en VO, reprend bien l'atmosphère du livre... excepté quelques longueurs et quelques oublis qui me semblaient important : les rapports de force dans une petite ville de province américaine. Le côté apocalyptique (au sens courant du terme) est en revanche trop étendu. Mais pourquoi pas ? C'était certainement une des clés du roman. La musique est très bonne, même si certains la trouvent obsolète (ce que je ne pense pas). Quant aux acteurs, notamment ... qui joue Carrie, les "gentils" et les méchants (méchantes) sont excellents. Contrairement à certaines critiques, je trouve que la scène du bal et son dénouement sont bien préparés par l'ensemble du film. Le fait que Stephen King ait aimé cette interprétation de Palma est un bon signe. Vu que j'ai lu et vu les deux à quelques jours d'intervalle confirme cet accord. Dernière chose : est-ce un film d'horreur ? Je ne suis pas sûr. Un film d'ado, de teenagers ? Certainement.
Avant de faire Scarface et L’impasse Brian De Palma frappait déjà fort avec Carrie, un film d’épouvante-horreur (devenu culte avec le temps) qui marque les esprits grâce à sa maîtrise visuelle et ses nombreuses idées symboliques. Cependant, le film peut paraître simpliste et trop académique de nos jours et c’est compréhensible.
Chef d'œuvre incontestable, Carrie terrifie encore presque 50 ans après sa sortie. Brian de Palma prend un plaisir lubrique dans sa mise en scène et cela se voit à l'écran. Adapté du livre qui a sorti Stephen King de la misère et l'a élevé au rang des plus grands auteurs de l'horreur ce film est porté par une morale qui pourrait se résumer à "un péché n'est jamais impuni". Jésus, mort pour nos péchés, constate ici une déviance pernicieuse du Nouveau Testament. Alors, oui, c'est le Mal qui habite chacun de ses protagonistes, ils sont tous corrompus par le démon et c'est cela qui est effrayant. A regarder un dimanche par un soir d'orage, un crucifix à portée de main.
Vu hier jeudi 13 juin à 21 :30 au Christine Odéon pour la 3ème fois... Je l'avais vu à sa sortie en 197, une 2ème fois plus récemment, j'avais mis 4 étoiles... Aujourd'hui, je mets 5 étoiles, chef-d'œuvre absolu... Pourtant, je n'aime pas trop Brian de Palma ! D'abord, il y a Sisi Spacek, actrice exceptionnelle que j'ai vue également dans Badlands (elle répond "pourquoi faire ?" au gars qui lui demande son numéro de téléphone...). Il y a cette atmosphère extraordinaire de high school typiquement américaine avec ce fameux bal de promotion... Le personnage de Carrie (Cassie ! selon le surveillant général), mi-ange, mi-démon, qui d'autre que Sissi Spacek aurait pu le jouer ? Un cocktail explosif de très jolies filles à la fois très.très jolies et très méchantes... Une très jolie prof de gym, très jolie à l'extérieur comme à l'intérieur... Le harcèlement scolaire, un sujet hautement actuel ! Les méfaits du mysticisme évangélique... Ce film est un incroyable cocktail très bien joué avec de très beaux acteurs et surtout actrices, un scénario génial, un contraste d'atmosphère...
Film d'horreur fantastique et dramatique, réalisé par Brian De Palma, Carrie Au Bal Du Diable est un long-métrage marquant. L'histoire nous fait suivre Carrie, une adolescente de dix-sept ans vivant une existence tourmentée à cause d'une mère névrosée et tyrannique totalement aliénée par la religion, et des camarades de classe qui font de la jeune fille introvertie et solitaire leur souffre-douleur. Subissant les moqueries et les humiliations, elle se découvre un pouvoir télékinétique qui va lui permette de prendre sa revanche sur ses bourreaux lors du bal de fin d'année où elle est étrangement invitée par un garçon. Seulement, les intentions de celui-ci et de ses amis ne sont pas d'être gentils avec Carrie mais de l'humilier devant tout le lycée. Ce scénario, adapté du roman de Stephen King dont il s'éloigne par moments et ajoute des éléments, est prenant à suivre pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout le visionnage à une intrigue impactante, traitant de nombreux thèmes comme la religion, l'émancipation, l'adolescence, la sexualité ou encore l'harcèlement scolaire. Tous ces sujets forts ainsi mêlés donnent lieu à des scènes choquantes et révoltantes durant lesquels on éprouve beaucoup d'empathie pour la victime. L'atmosphère est particulièrement malsaine et violente, aussi bien physiquement que psychologiquement. L'ensemble est très bien porté par la jeune Sissy Spacek qui interprète un rôle ô combien difficile. Elle est entourée par une distribution nombreuse comprenant entre autre Piper Laurie, Amy Irving, William Katt, Nancy Allen, John Travolta, Betty Buckley ou encore Priscilla Pointer pour les rôles les plus en vus. Tous ces individus entretiennent des relations conflictuelles créant de nombreuses émotions. Des rapports soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation de Brian De Palma est très bonne. Sa mise en scène parvient parfaitement à faire ressentir de façon palpable la terreur de la jeune fille et évolue dans des environnements variés. Ce visuel sombre et sanglant est accompagné par une b.o. signée Pino Donaggio, dont les compositions inquiétantes renforcent grandement l'atmosphère déjà fortement menaçante. Cette vengeance justifiable s'achève sur une fin réussie, venant mettre un terme à Carrie Au Bal Du Diable, qui, en conclusion, est un film méritant d'être visionné, même s'il n'est pas à mettre devant tous les yeux.
On félicite Brian de Palma pour sa mise en scène et le respect de l'oeuvre de Stephen King, le maitre de l'horreur.
Un film pour ceux qui apprécie le style De Palma parce que sinon, ce n'est pas le meilleur départ pour découvrir ça filmo. Carrie baigne dans une atmosphère pesante et singulière. Un film christique et diabolique qui offre des scènes de très haut vol (notamment durant la fête de fin d'année). Mais je trouve que la fin tombe un peu trop dans l'excès et les symbolismes très présents pour me convaincre pleinement. Mais je suis difficile parce que De Palma place souvent la barre très haut.
"Carrie au bal du diable" est basé sur le roman du même nom écrit par Stephen King. Le film a été acclamé par la critique et est devenu un classique du cinéma d'horreur.
Le film explore brillamment les thèmes de l'adolescence, de l'aliénation sociale, du pouvoir et de la vengeance. Il plonge dans l'histoire tragique de Carrie White, une jeune fille timide et introvertie, victime de brimades et de cruautés de la part de ses camarades de classe et de sa mère fanatique religieuse. Sissy Spacek incarne de manière magistrale le rôle de Carrie, apportant une vulnérabilité touchante à son personnage, ce qui rend la transformation de Carrie en une force surnaturelle encore plus frappante.
La mise en scène de De Palma est remarquable, avec une utilisation habile de la caméra pour créer une tension viscérale et des séquences mémorables, notamment celle du bal de fin d'année qui culmine dans un acte de violence inoubliable. La bande sonore de Pino Donaggio renforce l'atmosphère oppressante du film, contribuant à l'intensité émotionnelle de chaque scène.
L'exploration de la brutalité psychologique et de l'effet dévastateur de l'ostracisme sur un individu est ce qui distingue "Carrie au bal du diable". Le film met en lumière les conséquences tragiques de l'intimidation et de la marginalisation, poussant le public à réfléchir aux implications de leurs actes envers les autres.
Cependant, le film n'est pas sans quelques critiques. Certains pourraient trouver la représentation des pouvoirs surnaturels de Carrie un peu exagérée, bien que cela soit caractéristique du genre de l'horreur. De plus, la dynamique complexe entre Carrie et sa mère aurait pu être explorée plus en profondeur pour ajouter une dimension supplémentaire au récit.
Dans l'ensemble, "Carrie au bal du diable" reste un film d'horreur emblématique qui a marqué l'histoire du cinéma. Son traitement profond des thèmes sociaux et psychologiques en fait bien plus qu'un simple film d'horreur, le hissant au rang d'œuvre puissante et captivante qui résonne toujours avec le public des décennies après sa sortie.
Le film explore brillamment les thèmes de l'adolescence, de l'aliénation sociale, du pouvoir et de la vengeance. Il plonge dans l'histoire tragique de Carrie White, une jeune fille timide et introvertie, victime de brimades et de cruautés de la part de ses camarades de classe et de sa mère fanatique religieuse. Sissy Spacek incarne de manière magistrale le rôle de Carrie, apportant une vulnérabilité touchante à son personnage, ce qui rend la transformation de Carrie en une force surnaturelle encore plus frappante.
La mise en scène de De Palma est remarquable, avec une utilisation habile de la caméra pour créer une tension viscérale et des séquences mémorables, notamment celle du bal de fin d'année qui culmine dans un acte de violence inoubliable. La bande sonore de Pino Donaggio renforce l'atmosphère oppressante du film, contribuant à l'intensité émotionnelle de chaque scène.
L'exploration de la brutalité psychologique et de l'effet dévastateur de l'ostracisme sur un individu est ce qui distingue "Carrie au bal du diable". Le film met en lumière les conséquences tragiques de l'intimidation et de la marginalisation, poussant le public à réfléchir aux implications de leurs actes envers les autres.
Cependant, le film n'est pas sans quelques critiques. Certains pourraient trouver la représentation des pouvoirs surnaturels de Carrie un peu exagérée, bien que cela soit caractéristique du genre de l'horreur. De plus, la dynamique complexe entre Carrie et sa mère aurait pu être explorée plus en profondeur pour ajouter une dimension supplémentaire au récit.
Dans l'ensemble, "Carrie au bal du diable" reste un film d'horreur emblématique qui a marqué l'histoire du cinéma. Son traitement profond des thèmes sociaux et psychologiques en fait bien plus qu'un simple film d'horreur, le hissant au rang d'œuvre puissante et captivante qui résonne toujours avec le public des décennies après sa sortie.
Un des premiers succès public de Brian De Palma (1976), il fait penser à certains opus de Dario Argento, bien que le cinéaste américain a revendiqué longuement sa filiation avec l'oeuvre de Hitchcock.
La première heure est remarquable, mais paradoxalement le film perd en intensité lors du moment de bravoure : le bal.
Le cinéaste reprendra le thème du personnage doté de pouvoir surnaturel dans " furie" et la critique indirecte de la pratique religieuse radicale fait sans doute référence à "l'exorciste", grand succès de William Friedkin réalisé quelques années plus tôt.
Les années qui suivront verront le cinéaste quitter le registre du film fantastique pour s'orienter avec ( selon moi) une plus grande réussite encore, du côté du polar ( " scarface", " les incorruptibles", " le dahlia noir" notamment).
Le casting féminin est formidable ( on retrouve Nancy Allen qui fût compagne du cinéaste) et John Travolta que l'on reverra devant la caméra de De Palma dans le réussi " Blow out".
" Carrie" est aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma d'épouvante et fait figure dans l'esprit de beaucoup comme une référence dans la filmographie du metteur en scène.
Ce titre mérite d'être connu, mais ce n'est pas mon film préféré du cinéaste. Loin s'en faut.
La première heure est remarquable, mais paradoxalement le film perd en intensité lors du moment de bravoure : le bal.
Le cinéaste reprendra le thème du personnage doté de pouvoir surnaturel dans " furie" et la critique indirecte de la pratique religieuse radicale fait sans doute référence à "l'exorciste", grand succès de William Friedkin réalisé quelques années plus tôt.
Les années qui suivront verront le cinéaste quitter le registre du film fantastique pour s'orienter avec ( selon moi) une plus grande réussite encore, du côté du polar ( " scarface", " les incorruptibles", " le dahlia noir" notamment).
Le casting féminin est formidable ( on retrouve Nancy Allen qui fût compagne du cinéaste) et John Travolta que l'on reverra devant la caméra de De Palma dans le réussi " Blow out".
" Carrie" est aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma d'épouvante et fait figure dans l'esprit de beaucoup comme une référence dans la filmographie du metteur en scène.
Ce titre mérite d'être connu, mais ce n'est pas mon film préféré du cinéaste. Loin s'en faut.
Au regard des standards d'aujourd'hui, "Carrie" n'a vraiment rien de gore. En revanche, en tant que film sur le douloureux passage de l'enfance à l'adolescence, c'est très bien écrit, interprété, et filmé. Ultra 70's dans sa réalisation, mais ce n'est à aucun moment gênant. Un vrai "teen-movie" qui a (enfin) des choses à dire.
très déçu. Je m'attendais à voir un chef d'oeuvre. je m'y suis pris à deux fois pour le regarder en entier tellement c'est ennuyant. Je n'ai même pas la force de détailler et d'offrir un semblant de critique, la film a aspiré mon énergie.
Quand j’ai su que Carrie ressortait en salle ce mois d’août 2023, j’ai réservé ma place illico presto. Je n’avais encore jamais eu la chance de voir la bête sur grand écran - et quelle claque ! Il y a des moments de cinéma qu’on n’oublie pas : le final de Carrie en fait partie. Le film hésite, et c’est là tout son charme, entre plusieurs genres : horreur, fantastique, coming-of-age movie, drame naïf, c’est un peu tout ça à la fois. Carrie fête bientôt ses cinquante ans (eh oui) et forcément, ça se sent : la mode, les cigarettes, les voitures, les expressions verbales, tout sonne un brin vieillot. Et pour couronner le tout, Brian de Palma s’amuse à saupoudrer son film de touches kitsch bien senties (ralentis, split-screens, effets sonores grotesques, musique grandiloquente, etc.). Mais vous savez quoi ? On se régale ! On a comme le sentiment que le film est drapé de velours. Les lumières sont chaudes, emplies de fumée, brouillées. On est dans un monde fait de rêves et de cauchemars. On pense évidemment à David Lynch. Carrie serait-elle un tulpa de Laura Parlmer ? Bon. Je range mes théories foireuses au placard et je reviens à ce qui nous intéresse, le film. La prestation de Sissy Spacek est inoubliable. Son visage, son corps, sa voix brûlent la pellicule (notamment dans le plan final, monumental). Piper Laurie est géniale de démence - on pourra l’admirer quelques décennies plus tard dans Twin Peaks de… David Lynch. Bon, j’arrête avec David. Betty Buckley, dans le rôle de la professeure, est formidable.
spoiler:
On savoure le discours qu’elle réserve aux camarades de classe de Carrie et on est abasourdi par son engagement sans borgne (elle va jusqu’à frapper ses élèves, mais en tant que spectateur, avouons-le, c’est jouissif).
On rit aussi beaucoup au cours du film. En conclusion, Carrie est un pari réussi : c’est un bonbon sucré en apparence mais qui vous laissera la langue toute nécrosée. On en redemande !
On rit aussi beaucoup au cours du film. En conclusion, Carrie est un pari réussi : c’est un bonbon sucré en apparence mais qui vous laissera la langue toute nécrosée. On en redemande !
Brian de Palma réalise un chef d'œuvre du film d'horreur avec Sissy Spacek, Piper Laurie , Amy Irving et John Travolta.
Carrie Potter à l’école des moldus.
La plupart des films peuvent se résumer à une scène précisément. Ici, l’ouverture est géniale et l’exposition est pas super intéressante. De même, le reste du film enchaîne les scènes supers et les scènes pas très interessantes.
J’ai du mal à savoir si le film va trop vite ou si le film passe trop vite. En tout cas, on s’ennuie pas.
C’est globalement bien réalisé, avec plein d’idées dans le style De Palma.
Le sujet est toujours d’actualité et bien traité, notamment dans un cadre fantastique.
La plupart des films peuvent se résumer à une scène précisément. Ici, l’ouverture est géniale et l’exposition est pas super intéressante. De même, le reste du film enchaîne les scènes supers et les scènes pas très interessantes.
J’ai du mal à savoir si le film va trop vite ou si le film passe trop vite. En tout cas, on s’ennuie pas.
C’est globalement bien réalisé, avec plein d’idées dans le style De Palma.
Le sujet est toujours d’actualité et bien traité, notamment dans un cadre fantastique.
B. de Palma & S. King, un duo forcément gagnant lorsqu'il s'agit de tension et le genre dans lequel ils excellent : le thriller horrifique. un film marquant de son époque où l'angoisse grandie peu à peu, jusqu'au final en apothéose, superbement réalisé. en outre, le personnage de Carrie est également une dénonciation de la différence et du harcèlement et révèlera alors S. Spacek au grand public.
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