2415 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
285 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
110 critiques
3
56 critiques
2
38 critiques
1
19 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ned123
209 abonnés
1 762 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 14 octobre 2017
J'ai vu un film... d'une intensité exceptionnelle porté par un Guy Pearce au sommet de sa forme et une DAkota Fanning incroyable, en forme et en intensité. On touche dans ce western un sommet de tension et de morbidité, sans que rien ne soit jamais caché... C'est glaçant, d'une noirceur extrême et les personnages sont tellement puissants. Guy Pierce interprète un pasteur complètement perturbé, et à part Dark Vador, on on rarement connu un méchant aussi réussi... On soit sa descente aux enfers, et on voit comment ce diable d'homme entraîne ceux (enfin celles) qui l'entourent dans sa chute d'ange maudit... C'est un western puissant, froid et tellement dur. Rien ne nous est épargné, et certains verrous dans ce film sautent, avec la mort violente de certains personnages filmés au plus proche de leur dernier souffle. La réalisation, plusieurs tableaux, sans ordre hiérarchique, et une vraie réussite qui tient en haleine, qui désarçonne et qui maintient un intérêt puissant de la première image, jusqu'à la dernière. Les plans larges sont incroyables, et la lumière crépusculaire rend le film puissant, où l'on voit la lutte entre le bien et le mal implacable se dérouler devant nos yeux... Très très grand western...
Bien plus qu'un simple western, ce film est un véritable réquisitoire contre l’intégrisme religieux notamment envers les femmes. Certains spectateurs le trouvent complaisant dans le sadisme, la perversité et le gore. Personnellement, je pense que le réalisateur montre toutes les horreurs possibles pour mieux les dénoncer. Certains plans sont d'une beauté singulière. Dakota Fanning et Guy Pearce crèvent l'écran.
D'une férocité sans précédent, ce western palpitant à de quoi nous réservés des sueurs froides. Le récit initiatique d'une jeune femme joliment interprétée par Dakota Fanning, traquée par son bourreau, un prédicateur sadique joué par un remarquable Guy Pearce méconnaissable. Un survivaliste poignant d'une extrême noirceur de séquence en séquence, avec un sentiment de supériorité qui devient une plongée dans l'horreur la plus insoutenable. Mêlant à la fois le western, le thriller et l'horreur, un film crépusculaire sans pitiés, morbide et sanglant qui n’épargne rien jusqu'au dénouement final. Déconseillé aux âmes sensibles.
Super film - j'hésites entre très bien ou excellent mais malgré les 2h20 de film. IL passe trop bien en 4 chapitres. Western dramatique ou meme tragique!! Pire que sheriff Jackon ou Jane got a gun..... Ce film est vraiment à voir au cinéma. Je ne regrette pas : 16/20! Meme si quelques petites invraissemblances car elle n'était pas (par exemble) obligée de se couper.............................
Pour ceux ou celles qui veulent voir un xième western classique, passez votre chemin ! C'est en fait une chronique sur la domination de l'homme sur la femme et les enfants au nom de la religion au travers de laquelle tout était déjà permis....et cela le long de quatre épisodes aussi violents physiquement que pschycologiquement. Guy Pierce et Dakota Fanning sont sublimes et je suis prête à parier que l'ombre de leurs personnages les suivra pour longtemps !
Brimstone est un western gothique franco-néerlandais interdit aux moins de seize ans et d’une durée de deux heures trente. Séparé par des chapitres en sens chronologiques aléatoires, il raconte la fuite d’une jeune fille traquée par un prêcheur prédateur violent et sans scrupule. D’une violence rare au cinéma, Brimstone n’en est pourtant pas une boucherie. Bien au contraire, à travers les années, le film instaure un climat de pression pour le spectateur en nous montrant la vengeance d’une femme suite à toutes les persécutions qu’elle a dû faire face par le passé. Au-delà des décors et des costumes d’un esthétisme précis, ils appuient le sentiment glaçant de l’ensemble. Douloureux, sadique, choquant, dérangeant, Brimstone est aussi d’une beauté à couper le souffle tout en nous faisant réfléchir sur l’enrôlement religieux. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
J’étais vraiment impatient de le voir, la bande annonce laissant présager un western moderne ou l’héroïne est une femme pourchassé toute sa vie par un fou furieux. Même s’il m’a un peu déçu avec un aspect un peu m’as tu vu par certains moment, Brimstone est un excellent film. Très violent certes, flirtant souvent avec l’outrance mais cette dernière est justifiée par ce qu’il évoque à savoir la place des femmes dans la conquête de l’Ouest et dans les religions chrétiennes. Des femmes qui doivent rester à leur place parfois moins bien traitées que du bétail. Guy Pearce comédien trop rare est formidable dans le rôle du prêcheur, un salopard absolu qui poursuit toute sa vie une Dakota Fanning très convaincante et convaincue. J’ai bien aimé le montage renversé du film qui gagne en oppression ce qu’il perd en suspens. Tout n’est pas parfait mais c’est un film d’une grande qualité et un western qui se trouve être d’une grande originalité.
Une histoire en quatre chapitres, dans un désordre narratif, mais dans un soucis de cohérence biblique. Dakota Fanning est impressionnante dans ce rôle de femme muette (la petite fille déjà talentueuse que l'on a découvert dans "Sam je suis Sam" ou encore "Man on fire" a bien grandi). Son personnage nous offrira un ressenti de grande intensité, en nous partageant pleinement toute la solitude et la tristesse qu'elle éprouve, tout en conservant une grande part de mystère. Au-delà de sa prestation, c'est tout le casting qui sera à souligner, notamment avec un choix judicieux quant à la gamine qui incarne de façon troublante le personnage de Dakota Fanning jeune, et également un Guy Pearce au sommet dans ce rôle de prêcheur extrémiste. Un visuel soigné, un jeu d'acteurs brillant, un scénario entraînant et découpé de façon à laisser planer le mystère quant à l'histoire et les intentions de chacun, la douleur psychologique montera crescendo dans ce remarquable western signé Martin Koolhoven.
Assez loin des standards habituels au genre, un vaste et atypique western, résolument moderne un peu à l'instar du dernier film de Jacques Audiard "Les freres Sisters". Présenté comme un remake au culte "La nuit du chasseur" même si j'y vois personnellement davantage un hommage très appuyé, probablement le plus violent et insoutenable western que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui tant d'un point de vue physique que psychologique. Un récit fleuve mais impeccablement rythmé, jamais ennuyeux, une écriture astucieuse pour une descente aux enfers poisseuse, lourde et anxiogène. Sur fond de fanatisme religieux, une oeuvre dure, âpre, sombre sans être crépusculaire portée par un Guy Pearce sublime en prêcheur rigoriste littéralement malfaisant aux déviances vraiment dérangeantes dans un casting international plutôt intéressant. Une photographie très belle. En conclusion, un long-métrage peut-être pas extrêmement clinquant mais une sacrée sensation diablement tenace, terrible. Pas loin du coup de coeur.
Ce western crépusculaire et intense est un véritable duel entre deux personnages, incarnés par Guy Pearce et Dakota Fanning. Le duel est à la fois physique et psychologique. L'idée de couper le film en quatre parties est géniale, et permet de suivre le personnage principal (Dakota Fanning, étincelante) à différentes parties de sa vie, et l'évolution de sa relation avec le pasteur. Ces quatre parties sont évidemment diversement intéressantes, la plus prenante étant pour moi la deuxième. Pearce est exceptionnel et campe un personnage plus qu'inquiétant. Le final est beau et sombre à la fois, à l'image du film.
Une grande oeuvre peut se permettre bien des outrances. Mais après tout, y en a-t-il tant que cela dans ce film qui ne fait au fond que dépeindre une réalité qui existe bel et bien ?... L'esclavage sexuel, l'inceste, la pédophilie, la violence sexiste et spéciste, etc., sont autant de réalités que l'on ne saurait occulter sous peine de méconnaître gravement l'âme humaine, spécialement masculine. Les victimes du système prostituteur, par exemple, auraient ainsi moult anecdotes semblables à raconter sur leurs "clients". De même que ces autres victimes, innombrables,qui sont celles de l'obscurantisme religieux. En ces temps de revendication viriliste et de retour à l'intégrisme (pas forcément chrétien, on l'aura compris), un tel film devient d'une haute salubrité publique. La religion a de tout temps servi aux hommes à rendre leur domination sur les femmes sacrée, voulue par dieu, à commencer par la domination sexuelle. "Ne leur pardonnez pas, car ils savent très bien ce qu'ils font" pourrait résumer cette oeuvre puissante et inclassable, qui ne pourra que plaire à toutes celles et tous ceux qui se battent pour la cause des femmes à travers le monde. Le calvaire vécu par l'héroïne est le chemin de croix de la féminité depuis les débuts du monde.
« Brimstone » est un très bon western, disposant d’une histoire forte et prenante, d’une intrigue très bien construite et d’un développement original. Les quelques scènes d’action sont très bien orchestrées et la distribution offre d’honorables performances, cependant dominée par les très bonnes performances de Guy Pearce et de Dakota Fanning. En outre, avec ce métrage, les Européens démontrent qu’ils peuvent tout à fait rivaliser avec les Américains dans le domaine des westerns. « The Dark Valley » (2014) et « The Salvation » (2014) avait d’ailleurs montrés la voie. Dans la mesure où vous savez faire preuve de patience et que vous n’êtes pas facilement offensé, nous pouvons alors aisément vous recommander ce film.
Production dano-franco-allemano-belge, "Brimstone" du néerlandais Martin Koohloven n'est pourtant pas un film à l'ambiance très européenne. Western glauquissime qui met en scène le duel impitoyable entre un homme d'église tout droit sorti des enfers et une jeune mère de famille muette qui a plus d'un tour dans son sac, le deuxième film du cinéaste hollandais respire la générosité et la surenchère et va piocher allègrement du côté d'un Tarantino et de son obsession de cinéphilie. Découpé en quatre actes biblique, le film multiplie les idées ingénieuses (schéma narratif original, première partie à l'ambiance horrifique qui cède ensuite la place aux bordels et aux saloons de cow-boys) et se démarque par sa violence graphique et psychologique qui peut parfois être à la limite du mauvais goût mais qui a le mérite de rendre le combat entre les deux protagonistes, passionnant de bout en bout (le film dure près de 2h30 tout de même). Dans le rôle du révérend sadique, Guy Pearce emporte l'adhésion et interprète le fils de pute parfait : violent, manipulateur et pervers. Face à lui, Dakota Fanning, qui a bien vieilli depuis la screaming girl de "La Guerre des Mondes" tient la barre haute à l'acteur australien en jouant une femme forte et déterminée qui n'aura de cesse de combattre le mal incarné et ce, par tout les moyens. Victime de quelques facilités et de maladresses dans la mise en scène, "Brimstone" se révèle être cependant une bonne surprise signée par un homme qui semble être un amoureux transi du cinéma bis et de ses codes. Au menu, slasher biblique, tripes à l'air et duel à l'air du Grand Ouest américain, le tout teinté d'une gravité et d'une folie qu'il fallait tout de même oser.
Film d'une intensité exceptionnelle, intensité dramatique, émotionnelle en passant par différents codes de films de genre, que ce soit le fond du western, au thriller voir au film d'horreur tant certaines images sont dures, impitoyables. La structure du film est particulièrement originale avec un film à rebours, pas en flashback ,non on remonte le temps et chaque épisode éclaire le précédent d'un jour nouveau, lui donne sens avec une montée de plus en plus grande dans le dégoût et la cruauté de la situation. Film à l'esthétique Far West du 19 ème siècle plus que western à proprement parlé, avec un cadre et une époque qui colle à la brutalité de l'intrigue et des scènes. Pour ne pas dévoiler ce que l'on découvrira peu à peu et en particulier le lien glauque entre les 2 personnages principaux, retenons l'histoire d'une jeune femme pourchassée par un homme violent, psychopathe, pasteur complètement noyé dans la folie de sa religion qu'il arrange à son intérêt pour couvrir ses péchés. Guy Pearce livre une prestation époustouflante, habitée, impliquée, presque inquiétante de ce personnage ultra torturé et pervers et donne au film son côté totalement anxiogène. Face à lui, la victime principale dans plusieurs âges de sa vie interprétée par la sublime et douce Dakota Fanning qui apporte en contraste sa douceur, abnégation presque fatalisme tout en ayant une force de résistance intérieure qui ne se manifeste pas dans la violence mais dans la fuite et la capacité à changer de vie et de personnage pour échapper à son bourreau. A noter 2 seconds rôles sympa pour des vedettes de la série game of thrones mais l'essentiel reste dans cette course poursuite dramatique à rebours dans cet univers impitoyable qui par ailleurs dépeint de façon remarquable la condition des femmes de l'époque dans ce milieu, non sans nous rappeler celle actuelle de certaines femmes dans des communautés religieuses américaines d'un autre temps. Un film choc, coup de poing, passionnant et haletant.
A la fin du 19ème siècle en Amérique, Liz, une jeune femme muette vivant avec son mari, le fils de ce dernier et leur fille, se montre prise de panique lorsque un nouveau pasteur qu'elle semble connaître arrive au sein de leur communauté. Ce film se laisse suivre avec intérêt, mais j'e l'ai trouvé éprouvant tant les situations dramatiques s'enchaînent. Sa construction, divisée en quatre chapitres, est non chronologique montrant successivement les événements antérieurs avant de revenir au début de l'histoire afin raconter la conclusion à la fin. Le ton du récit demeure résolument féministe à travers son héroïne impeccablement incarnée par Dakota Fanning et aborde notamment les thématiques de l’extrémisme religieux et de l'inceste dans un cadre très sombre.