J'ai vu un film... d'une intensité exceptionnelle porté par un Guy Pearce au sommet de sa forme et une DAkota Fanning incroyable, en forme et en intensité. On touche dans ce western un sommet de tension et de morbidité, sans que rien ne soit jamais caché... C'est glaçant, d'une noirceur extrême et les personnages sont tellement puissants. Guy Pierce interprète un pasteur complètement perturbé, et à part Dark Vador, on on rarement connu un méchant aussi réussi... On soit sa descente aux enfers, et on voit comment ce diable d'homme entraîne ceux (enfin celles) qui l'entourent dans sa chute d'ange maudit... C'est un western puissant, froid et tellement dur. Rien ne nous est épargné, et certains verrous dans ce film sautent, avec la mort violente de certains personnages filmés au plus proche de leur dernier souffle. La réalisation, plusieurs tableaux, sans ordre hiérarchique, et une vraie réussite qui tient en haleine, qui désarçonne et qui maintient un intérêt puissant de la première image, jusqu'à la dernière. Les plans larges sont incroyables, et la lumière crépusculaire rend le film puissant, où l'on voit la lutte entre le bien et le mal implacable se dérouler devant nos yeux... Très très grand western...
Le moins qu'on puisse dire, c'est que « Brimstone » est un western peu commun, tant sur le fond que sur la forme. En effet, le réalisateur Hollandais Martin Koolhoven, lance un pavé dans la mare en nous racontant une histoire terriblement sombre et désespérée, très éloignée des habituels scénarios du genre. Il centre en effet son histoire sur une pauvre famille de pionniers sans défense qu'un horrible psychopathe, « révérend » de surcroît, s'est juré de détruire. Ce malade pourchasse donc la branche féminine de la famille, à travers plusieurs générations avec un sadisme qui n'a d'égal que sa dépravation. Pour autant, la reconstitution de l'ouest sauvage est particulièrement immersive, ce qui nous garde relativement ancré dans la réalité. Par contre, le discours est tellement dur et violent qu'il flirte parfois avec le fantastique. L'ensemble se traduit par une ambiance, particulièrement malsaine, qui s'installe progressivement et créé un véritable malaise heureusement contrebalancé par la qualité de l'interprétation. En effet, on s'attache très vite aux pauvres victimes et on attend avec une impatience non feinte la fin de leur calvaire. C'est finalement ce sentiment de vengeance libératrice qui relie vraiment cette œuvre atypique aux vieux western d'antan. Le reste est incroyablement moderne dans son traitement, tant la dureté du thème paraît irréelle. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce film étonnant même si je reconnais qu'il m'a parfois déstabilisé. Je me dois tout de même de vous le conseiller... Mais attention à la déprime !
c'est pas que le film ne soit pas bien, mais 2h30 pour attendre le coup de fusils finale, qu'on sentait arriver des le debut, c'est long, voir tres long !!! le rytme est lent, l'action faible ( si vous cherchez des fusillades tel les filmes de western, passer votre chemin) . Regardé en 2 fois tellement je m'ennuyais... faut vraiment aimé le genre du western pour apprecier ce film.. vite vue, vite oublié !! Et c'est pas la presence de John Snow (game of thrones) qui change quoi que ce soit...
Dans le far-West de la fin du 18ème siècle, cette épopée en 4 épisodes, quasiment 4 courts métrages, servis dont l ordre inversé, à part pour le dernier, révèle par flashbacks successifs le martyre d une femme harcelée par son abominable bourreau, baptisé dans le titre comme le sinistrement célèbre monstre Américain. Etalé sur quasiment une génération, ce révérend psychopathe, pervers dans sa science du tourment et de la torture, obsédé par cette ado devenue femme puis mère, ne semble vivre que pour la posséder et la supplicier. Induisant les fuites de sa victime et les drames conséquents des épisodes de sa vie, l assassin fait de son existence une détresse perpétuelle et s acharne implacablement dans sa traque en massacrant tous ceux avec qui elle se lie. Remake de La nuit du chasseur de 1955, cet étrange et épouvantable western franco-hollandais se déploie en une longue poursuite cauchemardesque, obsessionnelle, assassine, et quasiment un calvaire mental et physique durant près de 2H10. Il nous scotche sur nos fauteuils, partagés entre l espoir, la douleur, le suspense et les abominations dont le degré de vice, clairement vomis de par la religion et la domination de la femme, ne semble pas devoir s arrêter. Une sacrée bonne surprise et un sombre joyau de sadisme et d aventures, pour qui sait apprécier ces thèmes, brillamment incarnés par une malheureuse Dakota Fanning et par un Guy Pearce assumant probablement le rôle le plus abject de sa carrière.
L'ayant raté lors de sa sortie en salle, j'ai rattrapé le film en Blu-Ray et je ne fus pas déçu. Brimstone est un western à part mais ô combien intéressant et puissant. On y suit Liz, une jeune mère muette, qui se retrouve traquée par un étrange pasteur. Ce dernier en veut particulièrement à Liz et est bien décidé à la traquer quoi qu'il arrive. Brimstone est magnifiquement bien réalisé. Martin Koolhoven livre des plans magnifique et la photographie l'est toute autant. Guy Pearce est littéralement glaçant face à une impressionnante Dakota Fanning dans l'un de ses meilleurs rôles. Il y a une violence constante durant tout le film et l'ambiance qui y règne est vraiment oppressante. Brimstone vaut vraiment le coup car c'est un excellent western, violent certes, mais ô combien passionnant et puissant. Un des meilleurs western de ces dernières années et un des meilleurs films de l'année pour moi. Excellent.
Plus proche du drame que du western, cette histoire n'en reste pas moins extrêmement bien rendue, avec un jeu d'acteur et une ambiance oppressante. Seul vrai point faible, je trouve qu'il y a un trop grand déséquilibre entre "je m'en prends plein la tête # je me venge", 2h30 de sévices et de mauvais traitements ça fait long pour arriver à un dénouement trop rapide. A noter la présence de 2 acteurs de la série Game of Thrones.
Un bon film si vous aimez voir des femmes se faire malmener. Je mets deux étoiles parce que c'est bien filmé, les acteurs sont bons, l'ambiance (bande son, images etc) bien menée. Mais toute ces galères successives sont juste complètement gratuites. Comme j'ai lu dans une autre critique il y a une totale "complaisance dans le sordide". Alors, je veux bien qu'elle ait une vie pourrie pendant presque deux heures et demi de film, mais que ça débouche sur quelque chose, sur un propos, que sais-je. Même en gardant un final pessimiste c'est possible. Mais là non.. Bref.. PPPPrrffff..
Le schéma de ce film en 4 parties non chronologiques sort du classique, avec un puzzle qui se construit peu à peu et une fin inattendue. Peut être trop de violence gratuite, de scènes dures, de sadisme et un pasteur exagéré dans la folie (même si Guy Pearce joue parfaitement son rôle, c'est plutôt le scénario qui aurait du être modéré) pour en faire un chef d'oeuvre. Un bon western donc mais à ne voir qu'une fois.
Je ne suis pas au diapason des critiques ici sur le net. C'est un vrai film d'horreur dans tous les sens du terme, on est pas épargné par le sang les scènes de viols enfin une atmosphère sordide dans un far west plus que crédible. Mais je trouve quelques longueurs dans le scénario et l'incompréhension devant cette femme qui ne réagit pas ou alors maladroitement. Ce film n'est pas positif et apporte de l'horreur et de l’effroi...je ne vois pas l’intérêt. Cette poursuite infernale semble exagéré ..le révérend est toujours au bon endroit ..au bon moment.....on a du mal à y croire. SI vous voulez passer une bonne soirée..passez votre chemin et regardez quelques chose de plus...gaie !
Je n'avais pas ressenti une telle tension dans un film depuis la Nuit du Chasseur... ! Une photo au top, une écriture sublime, des acteurs fabuleux... on est très loin de Tarantino et de sa daube "les Huit Salopards" !
Une histoire en quatre chapitres, dans un désordre narratif, mais dans un soucis de cohérence biblique. Dakota Fanning est impressionnante dans ce rôle de femme muette (la petite fille déjà talentueuse que l'on a découvert dans "Sam je suis Sam" ou encore "Man on fire" a bien grandi). Son personnage nous offrira un ressenti de grande intensité, en nous partageant pleinement toute la solitude et la tristesse qu'elle éprouve, tout en conservant une grande part de mystère. Au-delà de sa prestation, c'est tout le casting qui sera à souligner, notamment avec un choix judicieux quant à la gamine qui incarne de façon troublante le personnage de Dakota Fanning jeune, et également un Guy Pearce au sommet dans ce rôle de prêcheur extrémiste. Un visuel soigné, un jeu d'acteurs brillant, un scénario entraînant et découpé de façon à laisser planer le mystère quant à l'histoire et les intentions de chacun, la douleur psychologique montera crescendo dans ce remarquable western signé Martin Koolhoven.
La c'est vraiment un oui et non car effectivement le film réalise une véritable prouesse technique dans son domaine avec son ambiance bien singulière et une esthétique très soignée.Il ne se retient pas aussi de montrer la violence sous toutes ses formes perpétré en l'occurence par tous les fanatismes mais majoritairement le fanatisme religieux.Et c'est la ou je suis beaucoup plus mitigé sur ce film qui tombe un peu dans la surenchère par moment avec au final un prêcheur beaucoup trop coriace et visionnaire pour un être humain et surtout des moments répétitifs de vides dont on aurait pu se passer.Alors je sais bien c'est une traque et un western mais on nous vend une idéologie en permanence féministe ou il faut être une guerrière en refusant les quatre volontés du fanatisme des hommes mais la protagoniste principale passe sont temps à fuir et laisse crever absolument tout le monde sur le passage du prêcheur en n'avertissant jamais les gens qu'elle aime ou alors vraiment à "demi mot" et quand vraiment elle n'a plus le choix prend les choses en mains, c'est de la guerrière low cost la!Donc un avis très partagé pour ma part.2,5/5
l'histoire est au top (petite pensée pour le film "Tess" avec N. Kinsky), mais la "longueur interminable", le montage et découpage artificiel, le manque de jeu des acteurs (surtout Dakota), le manque d'intensité dans la réalisation et le rythme, font que ce film est difficile à vivre, non par sa cruauté, mais parce qu'on peine fortement pour ne pas éteindre sa télé. Rien n'est agréable à regarder, jubilatoire, bien loin d'un Tarentino ou autre génie, comme peuvent le laisser entendre certains commentateurs. Et qu'on ne parle pas du coté "historique", car là, c'est vraiment méconnaitre la réalité (ou alors, autant dire que le dernier film sur le Roi Arthur est historique. Dommage, j'aimais bien le scénario, malgré quelques défauts de cohérence. Si c'est tiré d'un livre, je suis près à le lire.
Bien plus qu'un simple western, ce film est un véritable réquisitoire contre l’intégrisme religieux notamment envers les femmes. Certains spectateurs le trouvent complaisant dans le sadisme, la perversité et le gore. Personnellement, je pense que le réalisateur montre toutes les horreurs possibles pour mieux les dénoncer. Certains plans sont d'une beauté singulière. Dakota Fanning et Guy Pearce crèvent l'écran.