Brimstone
Note moyenne
3,8
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285 critiques spectateurs

5
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Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2017
film prône un discours anti religieux (anti chrétien ) et féministe sur la condition de la femme soumise aux hommes....au XIXÈME siècle . les scènes violentes repères et longues au début ca passe après ca lasse voir peux faire sourire par l excès la narration ́lente et inversé n arrange pas les choses
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 mars 2017
J'ai trouvé ce film vraiment spécial ! Hormis la dénonciation du catholicisme à l'époque je ne vois pas trop ou ça veut en venir.
Je ne recommande pas du tout !
Travel S
Travel S

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2017
Un film d'un grand choc !
Le réalisateur Martin Koolhover ( inconnu pour ma part ), nous plonge dans un western à l'atmosphère malsaine et à la tension menée du début à la fin.

Et cette tension est à l'origine d'un révérend cruel, aux pratiques inhumaines.
Interprété par un Guy Pierce à coupé le souffle ! Sans aucun doute, son rôle le plus marquant ( avec Memento, et Des Hommes sans loi, également ).

Le métrage commence par le présent, puis revient ( par chapitres, faisant référence à la bible ) à l'origine de l'histoire des personnages.

Ce choix de mise en scène, par chronologie, est ce qui fait du film, une pure merveille.

Nous suivons donc le passé de l'héroïne, au moment de son enfance, qui est jouée par l'excellente et trop rare, Dakota Fanning !
L'histoire de son personnage est forte, et l'interprétation de l'actrice accentue l'émotion qu'on éprouve pour cette jeune femme, à travers ce long métrage.

Elle sera poursuivi par ce mystérieux révérend prêt à tout pour se venger du passé. L'acteur parvient à donner vie à un personnage capable de nous glacer le sang, et qui s'apparente au Diable ou une âme déchu. C'est bluffant !

Le casting s'entoure également de quelques figures de la série Game of Thrones, tel que Kit Harington et Carice Van Houten. Puis également de Paul Anderson, de la magnifique série Peaky Blinders.

A la vue de ce casting " G.O.T ", j'ai eu quelques craintes, mais j'ai été très surpris, au contraire : Kit Harington y incarne un personnage, peu présent dans le film, mais attachant dès le départ. Quant à Carice Van Houten, comme dans la série, elle est irréprochable. Même en interprétant un rôle à l'opposé de celui qu'on lui connaît.

L'écriture et la réalisation de cette oeuvre est d'une grande maîtrise. C'est beau et froid à la fois. La plupart des plans sont d'une photographie magnifique.
Le cadres centré sur le visage des personnages nous immerge totalement dans cette enfer !

Touchant et Dérangeant à la fois, le réalisateur a su jouer avec nos émotions.

Le final est magnifique et nous laisse bouche bée !

C'est pour moi LA grosse surprise de ce début d'année 2017, avec ce film sorti de nul part, qui n'a quasiment pas eu de promo !

On est sort marqué...
Kilian C.
Kilian C.

41 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2017
Alors que Liz mène une vie tranquille avec sa famille dans l'Amérique de la fin du 19eme siècle, l'arrivée d'un nouveau prêcheur va tout remettre en question. De sa vie de mère à sa jeunesse, nous allons ainsi découvrir au cours de 4 chapitres, représentant des moments clés de sa vie, pourquoi cette rencontre entre ces deux personnages a tout bouleversé.

Brimstone est donc une fresque sombre nous racontant l'histoire d'une poursuite infernale qui va nous faire traverser l'Amérique en découvrant des lieux avec des modes de vie, des mœurs et des cultures différentes. Tout au long de ce parcours, la seule constante va être la persistance d'images dures dues à une violence froide, omniprésente tout au long de ce rétropédalage narratif.

En salles depuis mercredi 22, Brimstone avait déjà agité le monde cinématographique suite à la classification du CNC comme un film déconseillé aux moins de 16 ans. Classification très restrictive, le distributeur avait même adressé une lettre ouverte à l'institution afin de dénoncer cela. Compte tenu des sujets traités et de la violence affichée, cette classification ne semble finalement pas si choquante. À en voir le remplissage de la salle aux Halles un vendredi midi, Brimstone devrait toutefois réussir à trouver son public en salles, et c'est tout ce que je lui souhaite !

Car oui, Brimstone est un film dur et violent (ce qu'on ne peut pas contredire), mais ce n'est pas que ça. En effet, la principale audace de ce film est le sens de la narration à revers (ainsi que les différentes thématiques abordées qui donnent ce caractère grave). À chaque acte, nous allons donc remonter dans le temps et découvrir progressivement une nouvelle clé de l'énigme. Tout cela dans le but de comprendre le mystérieux lien qui unit les deux héros principaux de ce duel sublimé par les acteurs (Guy Pearce et Dakota Fanning).

En utilisant une narration par chapitre, le risque encouru d'avoir des chapitres inégaux était grand. Mais ces 4 tableaux réussissent l'exploit de maintenir une pression constante : le film ne connaît pas de ventre mou et nous maintient dans l'attente de la révélation finale. Coup d'audace de la part du réalisateur, le résultat donne un film sombre qui devrait rester un des films marquant de ce début d'année.
Objectivons

404 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2017
Je ne comprends pas ce que les gens peuvent rechercher en regardant ce genre de film. Comment peut-on aimer les tragédies, les films qui se finissent mal ? N'avons-nous pas déjà les informations à la télévision pour voir les drames de la vie ? Le cinéma n'est-il pas censé nous faire nous évader de notre quotidien, rire, rêver, nous amener quelque chose de positif ?
J'ai regardé Brimstone parce que le club 300 d'Allociné le recommandait (comme quoi, ce club - auquel j'appartiens d'ailleurs - n'a pas vraiment d'intérêt), mais je n'ai tout simplement pas accroché à l'histoire.
Sachez en tout cas que cette production, qui n'est en tout cas pas mal jouée, n'a de rapport avec un western que son époque.
Chroniques de Claire
Chroniques de Claire

8 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2017
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec Brimstone, la durée me faisait un peu peur mais je dois dire que le film m'a conquise ! Tout est maîtrisé, les acteurs sont fantastiques, je suis ravie d'avoir revu Dakota F. sur grand écran. Je n'en dirai pas plus mais ce film mérite d'être vu.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2017
Même si il se fait de moins en moins prolifique, le western reste un genre qui se refuse à mourir et il revient de manière récurrentes sur nos écrans. Quentin Tarantino à prouvé ses dernières années qu'on pouvait encore en tirer quelque chose de rafraîchissant, preuve que le western avait encore son mot à dire mais ses films font souvent offices d'exceptions. Entre les insipides remakes comme The Magnificent Seven de Antoine Fuqua ou le très mou Jane Got a Gun de Gavin O'Connor, le western montre qu'il n'a plus la force d'antan. Faute principalement à un savoir-faire qui s'est quelque peu perdu. Dorénavant, on se tourne vers les westerns européens pour essayer de retrouver ce frisson d'époque que l'on éprouvait devant les Peckinpah, Leone, etc. Dernièrement, le western danois The Salvation avait su être sympathique même si il avait des ambitions restreintes et que le rendu était parfois proche du DTV (la où fini plus de la moitié de la production du genre), il possédait néanmoins des moments très efficaces. Ce Brimstone vient s'inscrire dans cette lignée, western hollandais dirigé par Martin Koolhoven, qui s'est fait connaitre en 2008 avec son Winter in Wartime, et il dispose d'ambitions beaucoup plus nobles et importantes mais peine à leurs donner corps.

Récit gargantuesque de presque deux heures et demi, découpé en quatre chapitres qui défile dans un ordre non chronologique, le film s'impose comme une vaste fresque dont le spectateur devra faire le travail de la reconstituer. La manière de mettre en forme le film se révèle donc audacieuse et permet vraiment de maintenir le spectateur éveillé même lorsque l'intrigue se perd un peu en digressions. On ne peut quasiment rien reprocher sur le travail effectué par Martin Koolhoven sur le visuel de Brimstone. Accompagné d'une sublime photographie, la mise en scène brute se montre sans concessions notamment dans sa manière d'aborder frontalement la violence, qu'elle soit physique ou psychologique. En ça, le film pourra facilement choquer mais jamais elle n'est utilisé de manière pleinement gratuite. Le tout se voit donc englobé par une atmosphère oppressante qui donne à l'oeuvre des contours gothiques même si malheureusement Koolhoven n'embrasse jamais vraiment cet aspect. A trop vouloir s'ancrer dans une mise en image très âpre, il passe un peu à côté de l'aspect mystique de son histoire et embrasser une forme plus onirique aurait peut être pu lui éviter le ridicule de certaines situations trop terre à terre malgré une écriture parfois grandiloquente. Surtout que c'est dans sa manière très posée de faire bouger son récit que le réalisateur impressionne, pas lorsqu'il essaye de s'approprié les séquences classiques qui font un western. Néanmoins il arrive à détourner avec ironie et malice certaines situations attendues, comme les passages avec Kit Harington en bandit au grand cœur.

Pourtant malgré la forme maîtrisée et qui offre de très beaux moments, l'écriture peine à suivre. Le tout démarre assez bien, le premier chapitre est énigmatique et tendu mais plus le récit avance et plus celui-ci tombe petit à petit dans le ridicule. Le prêcheur, incarné par un Guy Pearce habité, est tout d'abord inquiétant à souhait mais il devient de plus en plus caricatural et grotesque au fur et à mesure de l'histoire. Ces derniers instants dans le film, se révèlent gênants dans le mauvais sens du terme, où même le talent de l'acteur ne parvient plus à limiter les lacunes d'écritures. Car pour faire passer son message féministe, Koolhoven est prêt à aller très loin et il y va le plus souvent sans la moindre once de subtilité. Faisant subir les pires atrocités à son héroïne, superbe Dakota Fanning, pour symboliser la place difficile de la femme dans la société, où celle-ci doit constamment se battre pour survivre, il loupe pour autant le coche de se qu'il veut dénoncer. A être trop dans la mécanique de l'hyper-violence, il en délaisse l'émotion et peine à nous attacher à ce parcours chaotique mais qui n'atteint jamais les sphères tragiques. Pourtant on sent véritablement la condition opprimé des femmes que ce soit par la loi ou par la religion. Jamais celles-ci n'ont le bon rôle dans une société qui les voit comme au mieux des biens à posséder ou au pire comme des êtres impurs à châtier. La réflexion autour du radicalisme religieux n'est d'ailleurs pas dénué d'intérêt, et montre la dangerosité et la pensée arriérée de ceux qui dévouent leurs vies à une entité supérieure. La croyance d'être mieux qu'un autre est un des croyances les plus dangereuses au monde. Mais malheureusement, Koolhoven préfère évoquer cela sans la moindre finesse et fait perdre toute vraisemblance à son film qui devient petit à petit un assemblement de situations plus atroces les unes que les autres.

Brimstone est un western décevant. Malgré un début vraiment engageant, celui-ci se désagrège au fur et à mesure de son avancé. La réalisation à beau être impeccable, on à du mal à se laisser prendre par l'ensemble qui loupe le coche du divertissement westernien et qui passe à côté de son aura mystique. Malgré le talent des deux acteurs principaux qui se donne complètement dans l'entreprise, le ridicule de certains passages ne s'atténue pas. Le manque de subtilité de l'écriture fait souvent tomber l'histoire dans le grotesque et à défaut d'être la fresque féministe épique que Brimstone aurait pu être, on est face à un B movie qui tire vers le Z et qui brille par son ironie décomplexée. De belles séquences de cinéma font quand même leurs apparitions ici et là et la première heure de film est suffisamment aboutie pour rendre l'ensemble relativement convenable.
Beatrice D.
Beatrice D.

42 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2017
Ce film est génialement monté, l'ambiance y est Tout en nuances ....à la fois douce mystérieuse
et violente. Réalisation et interprétation au top niveau. A voir absolument en vostfr. C 'est mieux

Je recommande et ne comprends pas les critiques négatives ? Il n'y a pas de longueur au contraire
On est tenus en haleine pendant plus de 2 heures.
4.5/ 5.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mars 2017
Un très bon film autour d'une famille sans histoire et qui au cours de la messe va rencontrer un très méchant prêcheur et la les ennuis commencent. ce film destabilise car il est impensable d être aussi monstrueux dans sa façon de se comporter envers les femmes à voir
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2017
Attention aux âme sensibles : l'interdiction au moins de 16 ans n'est pas usurpée. Western (polar?) crépusculaire, noir, stressant, malsain, violent psychologiquement, véhiculant plusieurs thèmes principaux assez hardcore spoiler: (pédophilie - nombreuses scènes très dures ! - viol, sexe, violences physiques et j'en passe!)
. Cela pourrait paraître trop pour un même film mais l'ensemble se tient et propose même une critique virulente contre le fanatisme religieux. Car à travers la foi, parle le mal dans l'interprétation monumentale de Guy Pearce, tjs sous-estimé malheureusement. Le film est visuellement bien fait, découpé en 4 chapitres, rappelant Tarantino. 4 chapitres qui paraissent longs parfois (film de près de 2h30! C'est bcp trop long, surtout compte-tenu de l'atmosphère pesante!). 30 mn en moins auraient permis de mieux cerner la noirceur des personnages et d'aller à l'essentiel. Il n'en n'aurait pas perdu de sa dureté en route je pense.
Les interprètes sont tous excellents, avec Pearce en tête donc et Dakota Fanning qu'on re-découvre ici. Elle a bien grandi et présente maintenant le visage d'une magnifique femme et actrice. A suivre. Kit Harington, perdu de Game of Thrones, joue ici un petit rôle qui manque d'épaisseur, et pourtant qui aurait été intéressant de développer. Il joue de plus assez mécaniquement, sans intérêt.
On aurait parfois dc envie de décrocher ou quitter la salle tant le spectateur est mis à mal par les idées présentées, mais l'ambiance attire, le visuel est splendide, la musique parfaite. On reste donc pour contempler la vision difficile des souffrances des femmes de ce siècle et la volonté de vivre de l'une d'elles. Car le film parle autant de survie que de la liberté d'exister pour la femme de l'Ouest. Mais mon dieu qu'elle doit souffrir pour y arriver !!! spoiler: (et encore, même le final n'est pas optimiste pour la femme! Jusqu'au bout du désespoir on vous dit!)
.
Film particulier, presque étrange, qui a un style propre, une véritable identité visuelle mais souffre de trop de longueurs et qui peut aller trop loin dans son propos (trop de violences contre les femmes).
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

50 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2017
Acteurs formidables, sujet osé, photographie superbe: un film singulier qui vaut vraiment le détour. C'est long mais c'est justifié et le déroulement inversé donne toujours des effets intéressants, comme c'est le cas ici. On reprochera quand même au film un côté outrancier dans la noirceur qui finit par devenir too much (la fin, vraiment de trop...) et certaines scènes tellement ouvertement scénarisées qu'elles finissent par en devenir un peu grotesques ( spoiler: la mort d'Harrington ou celle de Van Houten
) mais bon, dans l'ensemble, un bien bon film.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2017
Ce n'est que dans les derniers instants que les premières images (réitérées, complétées) prennent leur sens... Une voix féminine en "off" nous parle d'une autre femme, "au siècle dernier" - il s'agit de la fin du 19e siècle. "Brimstone" ("Soufre", en français) est un film haletant, très réaliste, très violent (au propre, comme au figuré, ce qui justifie amplement l'interdiction en salles aux moins de 16 ans). Le fond de l'histoire (que l'on découvre à rebours - installant une dramaturgie éclairante sur les enjeux en cours) se situe quelque part entre les Atrides et les pages les moins convenables de l'Ancien Testament - mais la scène est dans les grands espaces de l'Ouest américain, avec des protagonistes hauts en couleur : un prédicateur quaker dévoyé, en disciple de Loth - croisé avec le sinistre héros de "La Nuit du Chasseur" (Guy Pearce - excellent en incarnation de la dépravation en particulier, et du mal en général) et une jeune handicapée (privée de langue) victime d'une destinée écrasante (Dakota Fanning, spoiler: alias "Joanna"/"Liz"
) en personnages majeurs, engagés dans une poursuite impitoyable pour le premier, et donc à une résistance désespérée, puis une fuite éperdue, pour la deuxième.
La photo est fort réussie (les paysages étant... européens), les figures bien campées, la mise en scène (d'un Danois, Martin Koolhoven) à la hauteur, mais... ce faux western-fleuve (presque 2 h 30) pâtit de nombreuses longueurs, et même (ce qui est plus gênant) de complaisance répétée dans le sordide... "Pas mal" à la clé - seulement.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2017
Cest en quelque sorte "La Nuit du Chasseur" revu à la sauce western spaghetti et avec une dose de violence sadique et psychologique au-dessus de la moyenne. Une atmosphère pesante et malsaine règne sur tout le récit, la photographie sublime et froide n'a d'égal que le sang froid et le sadisme du prêtre. Torture psychique et physique, viol, esclave, la femme en prend pour son grade dans ce thriller qui va loin... "Brimstone" est un western gothique, sombre et funeste, un thriller glaçant et malsain qui ne peut laisser indifférent. A voir et à conseiller malgré 3-4 scènes maladroites.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2017
Un très grand western où la terreur glace le sang du spectateur du début à la fin. C'est remarquable comme montage. Enfin un vrai scénario et une vraie histoire. Des scènes particulièrement cruelles. Guy Pearce et Dakota Fanning sont remarquables dans leur rôle.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 mars 2017
Avec Brimstone, ce n'est malheureusement encore qu'un de ces films prometteurs qui n'atteint pas les sommets qu'il devait tutoyer. Pourtant, le découpage en quatre parties non linéaires du scénario sonnait comme une révolte originale d'un genre vivant encore trop dans un passé glorifié par ses classiques, le western. Mais cet aspect original du récit ne l'empêche pas de se perdre en route, les deuxième et troisième parties étant de trop longs flash-backs nous faisant oublier ce qu'il se passe dans une première partie trop lente pour paraître tel un démarrage intense. Seul le dernier chapitre atteint un dramatisme captivant qui offre une fin poignante à un film trop prévisible. Car si le souhait des flash-backs est de nous mener en bateau, le scénario s'avère trop prévisible et sa non-linéarité, aussi originale soit-elle, n'apporte au final pas grand chose à un film qui se serait suivi aussi bien linéairement.

Critiquant ouvertement le fanatisme religieux et l'impossibilité d'un personnage principal, Liz, d'aller contre un destin horrible, terrifiant et intimement lié au révérend et à Dieu, le film s'aventure pourtant dans une fin complaisante avec l'idée du destin tragique dans lequel l'être n'a aucun choix à faire, dans lequel il doit simplement accepter ce qui lui arrive, là où au début, ce même personnage avait pourtant décidé la mort et la vie. Le film finit à l'endroit où il aurait pourtant dû commencer dans sa logique moralisatrice. Sinon, nous apprécierons ce scénario transformé en 2h30 de jeu de piste agréable bien qu'inégal. Inégale est la gestion des personnages: hormis le duel entre Liz et le révérend, les personnages secondaires sont sacrifiés, celui de Kit Harrington est, comment dire, perdu à la fois dans la fiction et dans la réalité, l'acteur étant totalement à côté de la plaque. Heureusement donc que les deux personnages principaux relèvent le niveau, tous deux parfaitement interprétés par Dakota Fanning, dont le charisme s'adapte parfaitement à celui de Liz, dont la force a été décuplée par les événements qu'elle a subis tout au long de sa vie, et Guy Pearce, intenable et terrifiant en révérend voulant punir les êtres ne se trouvant pas sur la route de Dieu alors qu'il est sans doute de tous les personnages celui qui mérite le plus l'enfer.

Plus que la réalisation correcte de Martin Koolhoven à la mise en scène soignée, c'est la photographie de Rogier Stoffers qui apporte au film une luminosité et un esthétisme brillant. C'est LA qualité du film, il est beau et met en valeur ses décors comme tout western doit le faire. C'est pourquoi son inégalité et ses défauts assez nombreux sont encore plus dommageables pour ce long-métrage ambitieux mais n'amenant jamais le spectateur à la hauteur de cette ambition et surtout, ne montrant jamais la grandiose qualité que la lecture de la critique américaine laissait penser.
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