Film d'une intensité exceptionnelle, intensité dramatique, émotionnelle en passant par différents codes de films de genre, que ce soit le fond du western, au thriller voir au film d'horreur tant certaines images sont dures, impitoyables. La structure du film est particulièrement originale avec un film à rebours, pas en flashback ,non on remonte le temps et chaque épisode éclaire le précédent d'un jour nouveau, lui donne sens avec une montée de plus en plus grande dans le dégoût et la cruauté de la situation. Film à l'esthétique Far West du 19 ème siècle plus que western à proprement parlé, avec un cadre et une époque qui colle à la brutalité de l'intrigue et des scènes. Pour ne pas dévoiler ce que l'on découvrira peu à peu et en particulier le lien glauque entre les 2 personnages principaux, retenons l'histoire d'une jeune femme pourchassée par un homme violent, psychopathe, pasteur complètement noyé dans la folie de sa religion qu'il arrange à son intérêt pour couvrir ses péchés. Guy Pearce livre une prestation époustouflante, habitée, impliquée, presque inquiétante de ce personnage ultra torturé et pervers et donne au film son côté totalement anxiogène. Face à lui, la victime principale dans plusieurs âges de sa vie interprétée par la sublime et douce Dakota Fanning qui apporte en contraste sa douceur, abnégation presque fatalisme tout en ayant une force de résistance intérieure qui ne se manifeste pas dans la violence mais dans la fuite et la capacité à changer de vie et de personnage pour échapper à son bourreau. A noter 2 seconds rôles sympa pour des vedettes de la série game of thrones mais l'essentiel reste dans cette course poursuite dramatique à rebours dans cet univers impitoyable qui par ailleurs dépeint de façon remarquable la condition des femmes de l'époque dans ce milieu, non sans nous rappeler celle actuelle de certaines femmes dans des communautés religieuses américaines d'un autre temps. Un film choc, coup de poing, passionnant et haletant.
Film épouvantable de sadisme. Construction à la Tarentino avec des chapitres inversés. Photo absolument magnifique. Mais, je dois dire, c'est à ce point malsain (bien plus grave que les quelques passages plus ou moins gore) que c'est difficile à supporter. Épargnez vous ce spectacle gratuitement éprouvant.
Film assez sympa et pas trop surjoué, malgré un scénario explosif. Guy Pearce est pas mal, les scènes sont bien conçues. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Même s'il est inspiré de "La nuit du Chasseur" (1955), on ne peut absolument pas comparer les deux films. Brimstone est un pur chef d’œuvre d'aujourd’hui, qui traite bien davantage de thématiques que celle d'un homme d'église malfaisant dissimulé sous les habits de la religion. Western le plus dur que je n’ai jamais vu, âmes sensibles s’abstenir. Performances d’acteurs et réalisme sans concession, on est dans un wild wild west âpre et violent, très éloigné du western classique ou du western spaghetti. Excellent film.
Parcours d'une héroïne du temps de l'ouest US...Réussie grâce à Dokota qui tient parfaitement son rôle.Des longueurs mais le découpage relance l’Intérêt.
Wow du lourd, du très lourd même. Avec un scénario magistral et un casting admirable, ce film mi-thriller mi-western nous tient en haleine et nous entraîne dans les contrées boueuses et sombres de l'Amérique du 19ème siècle. Oeuvre épatante de bout en bout, mise en scène sensationnelle et suspense très efficace.
Un grand et long moment de cinéma... le film est dur et beau à la fois malgré toute cette cruauté, on en ressort assez bouleversé. Le montage du film nous manipule et nous fait réfléchir sur l'histoire et la nature perverse de cet ordure et le courage de notre héroïne. Un pur chef-d'oeuvre.
Un western glauque, entre mysticisme et gore. Avec une magnifique photographie, ce film est divisé en 4 chapitres. Dakota Fanning et Guy Pearce remplissent parfaitement leur rôle et on se laisse prendre par ce retour dans l'Amérique du 19° siècle. Cependant, il semble que le réalisateur néerlandais Koolhoven, prend un malin plaisir à multiplier les scènes perverses, violentes et sadiques. Et, c'est dommage, cette sur-enchère qui se sent même dans la musique, le rythme et le scénario, éclipse un peu le reste et à la fin trop c'est trop.
Un film très dure et très noir avec ce révérend diabolique et ces pauvres femmes qui vivent un calvaire sans nom. Malgré la longueur, le film découpé en chapitres temporels est terriblement prenant, très bien écrit et admirablement joué par des acteurs fantastiques. Une histoire très dérangeante et perturbante qui va vous marquer pour quelques jours. J'ai lu des critiques qui reprochent à ce film d'être inutilement noir et dérangeant mais c'est clairement le but et si c'est votre impression, c'est que le film est une réussite ! Reproche-t-on à une comédie d'être trop drôle ? Si vous n'aimez pas les films à la limite de l'horreur, passez votre chemin. N'oubliez pas que cela n'est que du cinéma. Clairement chef d'oeuvre pour ma part.
Lourd, complaisant, sadique, terriblement caricatural dans son propos, Brimstone est sauvé du néant cinématographique par des acteurs au taquet, une réalisation soignée et une construction bien pensée. Un film éprouvant pour le spectateur, aussi bien pour son contenu ignoble que pour sa longueur éprouvante.
Un mélange de grosse série Z et de conte noir avec de très belles images, et de la belle zicmu (comme le disait les jeunes en 85).
Personnellement le film m'a plu, mais il faut apprécier les films sordides, en outre les plans du film dans un far west sauvages sont très beaux. La narration est bien menée : l'intrigue est divisée en plusieurs partis dont seul l'avant dernière explique le lien entre la pasteur psychopathe et la mystérieuse Liz. Grande dévoreuse d’œuvres coup de poing et glauque, je trouve qu'ici la violence est de trop. Même si on voit de pauvres femmes devant faire face à la cruauté d'un monde d'homme (presque tous violents, vicelards, et en plus qui ne savent pas se brosser les dents), l'ensemble du film manque trop subtilité pour ne pas que cela soit autre chose que du voyeurisme (le pire étant cette pathétique scène de violence avec la petite Sam, franchement dispensable !). Les dialogues manquent parfois cruellement de naturel (en grossissant le trait : "comment Liz tu pense que c'est le pasteur le tueur ?.. Pourquoi tu n'as pas salué le pasteur ? ... Je ne comprend pas pourquoi tu a peur de lui ? Moi je le trouve très sympathique même si tu es la femme de ma vie et que je ne le connait absolument pas, je te trouve vraiment méchante avec lui..." Oui Liz tu es muette donc du coup je dis tout ce que tu dis à voix haute..."). Puis ce schéma du grand méchant loup vs la victime, avec tout un délire biblique sonne ici un poil superficiel, tant sur le fond que sur la mise en scène. spoiler: La mort du pasteur pédophile incestueux qui dit : "Le pire en enfer c'est l'absence d'amour"... Je suis sensé avoir de la peine pour lui ? Oh, mon pauvre gars t'as tué ta femme, ton gendre et son fils, t'as toujours snobé ta fille jusqu'à ce que tu la viole et tu voulais violer ta petite fille sous ses yeux après l'avoir fouettée jusqu'au sang et peeeeersonne ne t'aime ! C'est vraiment pas de chance alors !
Après, ça fait toujours plaisir de voir Guy Pearce avec une prothèse pas dégueulasse et Dakota Fanning et Emilia Jones se débrouillent très bien en proies combatives avec leurs grands yeux expressifs, (aussi, ça m'a rendu toute niaise d'entendre l'éternel marmonage de Jean Neige, et de voir Mélisandre au pays des cowboys).
Mais surtout, si vous regardez ce film en le comparant à la Nuit du Chasseur, un bijou de noirceur, de subtilité, de tension et une oeuvre foncièrement morale; là c'est sur que pour vous Brimstone sera un titanesque navet.