Après sa superbe comédie sociale Discount, Louis-Julien Petit revient avec cette fois un drame social en adaptant le roman Les visages écrasés. Le film s’ouvre sur Isabelle Adjani, le visage meurtrit et abimé suite à une agression dans son entreprise, on ne parle pas ici de sa chirurgie esthétique. Sa profession, avertir. Elle est médecin du travail. Le film va alors montrer tous les rouages d’une entreprise de télémarketing où les téléprospecteurs, mais aussi les professions annexes, subissent la pression sociale et hiérarchique exercée. L’objectif ? Nous prouver que c’est avant qu’il faut avertir, pas après. Car suicides et meurtre vont rythmer cette histoire qui fait écho aux drames réels de notre société. Ne citons que France Telecom qui a connu trente suicides en deux ans. Carole Matthieu nous plonge donc sur un plateau de téléprospecteurs qui doivent vendre à tout prix sous l’écoute parfois malveillante de leurs managers. Nous nous retrouvons également aux entrepôts où les intendants subissent l’ignorance des autres employés. Et puis, il y a Carole qui tente d’améliorer les conditions de travail. Malgré quelques moments ratés, comme la mort de Vincent où les fantasmes du personnage principal, ce long-métrage nous ouvre vraiment les yeux sur les problèmes d’écoutes et de reconnaissance en entreprise. Isabelle Adjani qui se fait désormais très rare au cinéma est touchante et apporte une force non négligeable à ce drame qui se perd parfois dans le pathos ou les hallucinations inutiles. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Pas trop mal, j'ai bien aimé l'idée... L'histoire dénonce le monde du travail de façon assez réaliste à travers cette femme-médecin du travail à qui l'on demande de fermer un peu plus les yeux sur la "façon de faire" des Boss pour obtenir le meilleur rendement possible de leurs équipes - peu importe les conséquences. La mise en scène est sympa, assez originale mais n'apporte pas grand chose au film au contraire de l'interprétation que j'ai trouvé plutôt convaincante. Malgré quelques passages brouillons, l'histoire est assez prenante car on s'identifie facilement aux salariés à qui l'on demande tjrs plus. Tout le monde a en effet déjà rencontré qqu'un ou vécu lui-même cette pression qui peut faire bcp de dégâts psychologiques. C'est ici dénoncé d'une façon un peu extrême extrême peut-être mais le film vaut qd même le coup d'autant plus qu'il n'est pas très long. Et puis le come-back d'Adjani, ça se loupe pas !!!