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Max Rss
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0,5
Publiée le 25 mars 2019
L'envie de voir des films et d'en exprimer mon ressenti m'est revenue. Et, même si je ne peux que constater tristement que la politique de censure du site s'est encore plus renforcée, je reprends mes petites affaires. Après tout, la fuir ne serait-il pas lui donner encore plus de crédit ? Quoi de mieux (ou pas) que de revenir aux affaires avec l'un des gros cartons français de ces derniers mois ? Un carton que j'ai bien du mal à m'expliquer. En effet, j'ai trouvé ce "Grand bain" d'une nullité de tous les instants. A commencer par des personnages tout bonnement détestables. Alors on va me dire "ouais mais ils sont dépressifs les personnages et tout". Ouais d'accord, mais faut-il en faire des personnages aussi imbuvables ? L'histoire, en elle-même, avait de quoi être sympa. Combattre la dépression via la natation synchronisée. Pourquoi pas. Ça n'est pas d'une folle originalité, mais la natation synchronisée, ça n'est pas ce qui se voit le plus souvent sur un écran de cinoche. Lellouche nous fait voir le quotidien de ces persos principaux. Un à un. Mais c'est d'un ennui épouvantable. D'accord, la vie ne les a pas épargnés, mais ils chouinent tout le temps. Même s'ils font du sport, t'as juste l'impression qu'ils ne font rien pour s'en sortir. Juste des lamentations incessantes. Ensuite techniquement, mon dieu, mais c'est juste repoussant quoi. Lellouche filme son truc d'une manière absolument dégueulasse. Certains cinéastes amateurs feraient bien mieux. Et qu'on ne vienne pas me dire que Lellouche manque d'expérience en la matière. Non, non, il a déjà réalisé un film. On se retrouve avec des plans hasardeux. Sur l'ensemble, il n'y en a que deux ou trois à sauver. Et les cadrages sont justes pas admissibles du tout. Et j'en viens au casting, promis, je resterai assez cool. C'est une catastrophe. Au milieu de cette déroute, seul Alban Ivanov surnage un petit peu. Les autres sont à la ramasse. Quel navet.
Les critiques étaient élogieuses et pourtant je suis restée sur ma faim. Le trait des personnages est trop appuyé! Philippe Kaeterine fait du Philippe Katerine (ça n'a pas dû être bien difficile à interpréter, c'est lui!), Leila Bekhti se retrouve encore à faire le personnage qui assène 10 jurons par phrase, etc. On a l'impression d'avoir des personnages de sitcom (le violent, le dépressif, le farfelu). Le pompon c'est quand même le parcours de ces bras cassés. C'est cousu de fil blanc et bien sûr spoiler: ils gagnent la médaille d'or alors que les autres sont des athlètes qui ont le corps et la discipline pour . Et bien sûr à la fin tout devient rose d'un claquement de doigt. Non vraiment, c'est du manichéisme de bas étage. Certaines scènes (trop rares) sont émouvantes et drôles mais ça n'a rien d'une comédie. Déçue!
Magnifique film de Gilles Lellouche, avec un casting de choix, une comédie à la fois drôle, profonde, poétique qui vient prendre le spectateur dés la scène d'ouverture et nous éblouis par une scène finale grandiose. Une distribution de choix, pour un scénario de choix. Une belle réalisation, un beau travail de l'image et des ambiances. nous avons besoin de beaux films comme celui-ci.
Gilles Lellouche raconte l’histoire de ces hommes singuliers qui veulent s’inscrire dans l’histoire en sortant des sentiers battues. La caméra touche, effleure ces âmes esseulés, fragiles, touchantes. C’est sans compter sur cette compétition de natation synchronisée qui va révéler en eux une force insoupçonnée. Malgré quelques longueurs, on est vite plongée dans cette fable qui nous explique qu’un carré avec de la volonté, peut entrer dans un rond. Le conformisme qui enferme souvent l’homme dans une case. Et c’est sur les bases de cette problématique philosophique, que Lellouche construit son récit avec un casting de choix. Leila Bekhti nous régale en entraîneuse implacable avec ses coups de bâton (la cuisse d’Ivanov s’en souvient encore). Que dire de Poelvoorde touchant et drôle dans le rôle d’un entrepreneur à la dérive et enfin Phillipe Katherine personnage lunaire et décalé. Une ode hilarante sur l’identité de l’homme et de ce qu’elle renvoie.
Désolée c,est dommage tant attendu je l'ai vu et je ne suis pas enthousiasmée du tout, une bande de paumée grave juste le final qui est sympa mais ce sont des vies meurtries tristes et c'est très mode
Sur la forme, le scénario est déja vu à de multiple reprises. Que ce soit du point de vue du sport ou de celui de losers qui deviennent winners. Dans le fond, c'est moraliste, c'est bien pensant, c'est plein de bons sentiments pour finir sur un happy end presque décevant. Un film à l'image d'un cinéma français du XXIe siècle qui ne plait guerre qu'a lui même...
Film sans prétention, sans esbroufe, mais avec un coeur "gros comme ça". On s'attache facilement à ces loseurs(seuses) magnifiques, à ces cabossé(e) de la vie liés par un objectif improbable qui les amène à oublier leur quotidien, à trouver au plus profond d'eux la richesse humaine qui ne demande qu'à jaillir. Ce "feel good movie" est mené à la cool mais avec rigueur par Gilles Lellouche qui a donné des rôles en or à plusieurs acteurs et actrices : - Guillaume Canet en râleur colérique au coeur tendre - Mathieu Amalric en dépressif qui se découvre fédérateur - Leila Bekhti en paraplégique meneuse d'hommes et gueularde mais fragile - Philippe Katerine en gardien de piscine décalé - Bruno Poelvoorde en chef d'entreprise désabusé - Virginie Efira en coach faussement rigoureuse qui se fait un film sentimental - Jean-Hugues Anglade en agent de service dans le lycée de sa fille et musicien "raté" (la scène avec sa fille dans le réfectoire est vraiment touchante) Et Marina Foïs en épouse faussement distante mais vraiment amoureuse.... Les dialogues sont vifs et succulents (la scène dans le supermarché entre M.Foïs et sa belle-soeur...) Je ne sais pas si ce n'est qu'une impression mais il me semble que le tournage a dû être joyeux ! Bravo et Merci à Gilles Lellouche et toute l'équipe du film !
Waowww merci Gilles, comme ça fait du bien de plonger dans ce scénario original et adorable sans bien-pensance si accoutumée de l’air du temps Le grand bain est un adorable film dans lequel jouent des acteurs magnifiques, sans caricature aucune, juste la vie de chacun, celle de tous les jours avec ses joies et ses déboires sans ton moraliseur, une pure découverte Pas de César pour le réalisateur, quel dommage, il le méritait ô combien
Ce film permettra peut-être à certaines personnes d'être un peu plus indulgentes avec les gens et leurs casseroles. Tous les personnages sont attachants. De bons acteurs.
Un film avec une bonne intention..mais qui est insupportablement lent dans les rhytmes pour ce genre de comédie, pourtant le générique était prometteur
Certes "le grand bain" repose sur un casting d'exception. Mais que l'histoire manque d’intérêt! Une bande de ratés et de dépressifs qui va retrouver la joie de vivre en pratiquant la natation synchronisée, c'est un synopsis parfait mais le rendu est un peu décevant. Si on met de côté la morale simpliste du scénario (avec de la persévérance et de la solidarité, on atteint ses objectifs), le manque de respect ou de réalisme dans la représentation de la natation synchro masculine (des quadras sachant à peine nager peuvent être champions du monde. Ah oui, grâce à la persévérance et la solidarité...Je n'y connais rien dans ce sport mais aurait-on pu envisager la même histoire avec du foot ou du basket?), des histoires à peine évoquées ou développées (la brouille entre les 2 filles) et bien il ne reste plus que ce casting d'exception et un bon jeu d'acteur. Pourtant le sujet pris au second degré est drôle et aurait pu donner une vraie comédie loufoque (la scène de début avec un Mathieu Almaric dépressif donnait pourtant le ton, le personnage de Philippe Katerine est vraiment comique, Jean Hugues Anglade touchant et voir des ratés bedonnants se mettre à la natation synchronisée aurait pu donner bien plus de scènes hilarantes). Bref Gilles Lellouche sauve son film grâce à son carnet d'adresse mais on est encore loin du César.
Quelle douche froide. La caricature poussée à fond. Un paquet de quadras dépressifs vont se sauver gràce à l'apprentissage de la natation synchro. Une naiveté confondante pour ce pitch. Le pire, c'est que c'est pas drole. On ne rit quasi pas, sauf pour les quelques scènes de Leila Bekti qui essaie comme elle peut de faire bouger ces légumes noyés dans le bain marie. Comme par hasard, ils sont tous paumés, tous à coté de leur pompe, tous négatifs et pénibles. Le point commun, c'est cela. Suffit maintenant de synchroniser leur désespoir. Eh non, cela fait plouf, manquant totalement de subtilité et de finesse d'écriture. Que tout cela est lourdingue, comme des ceintures de plomb, on touche souvent le fond dans des dialogues inintéressants.