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À Crocs D’Écrans
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1,0
Publiée le 7 juin 2016
On a été voir ce film en pensant à « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » (sorti en Avril 2014) : On a envie de retrouver cet humour décalé, noir et fin, jouant habilement avec les clichés. Mais ce film s’est complétement perdu, et du coup nous a perdu ! Parfois drôle, il est surtout sans queue ni tête, lourd, interminable. Il part dans tous les sens, dans des délires incompréhensibles, on se demande où il veut en venir, même s’il est au final pour ou contre les juifs ! Malgré les grands acteurs comiques, les petites histoires sont ternes, sans saveur, Le seul moment intéressant et drôle est la séquence avec François Damien, qui, comme à son habitude, maitrise très bien le rire par l’absurde, et illustre bien l’ironie de l’histoire. Malheureusement, ça ne sauve pas le film : On s’ennuie, on a juste envie que ça se termine. Bref, une belle déception !
Yvan Attal avait une névrose, une envie de faire du cinéma sur un sujet qui lui tiens à coeur. À voir comment il s'en défend, le message est bien passé. Mais un film, ce n'est pas seulement une intention, il faut une mise en scène, une envie de nous transmettre quelque chose de visuel. Je n'ai pas rit, aigris sans doute, mais c'est embêtant pour une comédie. A trop vouloir traiter son sujet, les mots "juifs", "antisemétismes" et consort provoque pour moi un rejet. Un discours trop hermétique, appuyé par des lourdeurs qui en deviennent grossières. L'acteur-cinéaste ne sait pas libérer de son sujet avant de le tourner, du coup l'auto-fiction tourne au vinaigre.
un film à sketchs pas mal critiqué ,pourtant certains sketchs sont amusants et originaux, avec une interprétation prestigieuse et nombreuse , chaque sketch est séparé du suivant par les réflexions d' yvan attal au cours de séances chez son psy , intermèdes toujours intéressants .j' en arrive aux bémols , je trouve qu ' ,yvan attal a été cruel avec sa compagne charlotte gainsbourg dans un rôle qui ne la met vraiment pas en valeur et pour terminer,je dirai que le sketch avec gilles lellouche ( jésus ) est à la limite du ridicule , mais l'ensemble est très honorable !
Un film bien réalisé avec un montage original, un casting incroyable et un sujet brûlant au premier abord. Mais Yvan Attal a su le traiter de façon humoristique avec brio. J'ai passé un bon moment avec tout de même je l'avoue de la gêne de rirepar moment parce que les personnages sont vraiment poussés. Tout le monde joue sa partie avec talent. On passe du rire (en grosse partie) à la tristesse (sketche avec Popeck), au malaise, mais avant tout à la réflexion car comme je l'ai entendu d'une spectatrice non loin de moi: cela donne à réfléchir!
Une approche originale d'un sujet grave qui n'est assurément pas simple à traiter. Le scénario hésite entre pamphlet, allégorie, satire, humour et provocation. Parfois pas loin des limites consensuelles, tant les tabous sont également proches. Dans le casting, on retrouve avec plaisir des acteurs qui savent enfiler les habits du rôle qui leur est confié. Mention spéciale à Patrick Braoudé qui nous fait un excellent Président de la République, étonnamment ressemblant au vrai et actuel.
je suis assez contente d'avoir franchi le pas en salle obscure vu les critiques assez mauvaises je m'attendais à une catastrophe. ben pas du tout, j'ai vu bien pire. une bonne représentation de l'antisémite en racontant plusieurs histoires mêlant tragédie et comédie sur les clichés et la réalité de la vie des juifs. puis une bonne interprétation des acteurs dans chaque sketch avec une préférence sur la partie de "benoît poelvorde" , de "dany boon" et 'françois damien". puis "yvan attal" est aussi bon en tant que acteur et réalisateur dans ce film. voilà donc pas trop déçu pour ma part.
Un film fort, subtil, sensible, très drôle et qui a une âme. Bienveillant à l'égard de tout être humain, il s'arrête sur les clichés véhiculés par paresse, ignorance ou médisance, obstacles que chacun peut retrouver dans sa propre identité (roux, Noir, Juif...). Des moments puissants et profonds alternent avec l'ironie, avec l'amour, l'humour, et la compassion au cours des thèmes. En résumé, ce film est une réflexion émouvante sur notre propre place.
Film de société et film engagé de Yvan Attal sur les clichés antisémites répartis en plusieurs segments, présentés comme des sketches, ponctués par l'introspection du réalisateur qui déverse son malaise d'être un homme juif en France face à un psychologue. "Ils sont partout" commence très bien ! La première histoire m'a emballé, j'ai trouvé le propos osé et fort ! Valérie Bonneton campe le rôle d'une politique "fille de" d'un parti extrême (à défaut de la chevelure blonde, on devine la référence) et Benoit Poelvoorde joue son mari qui découvre qu'il a des origines juives. C'est loufoque et jouissif. Il en va de même du deuxième sketch qui dément le cliché que les juifs ont de l'argent. Dany Boon n'a pas un sous pour subvenir à la pension alimentaire qu'il doit à sa fille et va jusqu'à renier ses origines juives. Le propos est, comme le premier, décalé, absurde et extrême dans ses propos. Vient ensuite la première séance de psy d'Yvan Attal, totalement angoissé et en pleine paranoïa sur les juifs et leur place dans la société et comment ils sont considérés. Et c'est précisément là que j'ai commencé à perdre le fil et j'ai réalisé que les sketchs étaient présentés du plus efficace au moins efficace. En effet, la suite est plus banale, plus vague, beaucoup moins cru et directe que le début. Je n'ai plus été surpris ! On a le droit à un cliché de deux talmudistes (Podalydès et Gadebois) qui s'entraident à résoudre une blague ; bien que le sketch soit court, la résolution est longue et sans intérêt. Puis, le summum de l'absurde revient à la partie avec Gilles Lellouche qui joue un agent spécial du Mossad qui a pour mission de retourner à l'époque de Jésus en tant que messie grâce à une machine à remonter le temps (c'est très mal fait, mal amené, j'ai pas tout de suite compris...) pour tuer ce dernier. Mais je n'ai pas compris le délire de cette partie qui touche de très près la religion ; c'est lourd et même pas drôle. Enfin, ça se termine sur un segment totalement hors-sujet avec François Damiens : sur un roux qui décide de faire sa spoiler: "rouxvolution" . Rien à voir avec tout ce qui précède, je vous l'accorde... Il ne faut pas oublier la proposition à l'Elysée du président de la République qui a l'idée du siècle pour restaurer l'économie au sein de la société française. C'est concrètement la goutte d'eau qui a fait déborder mon vase... Je ne savais absolument plus de quoi on parlait, quelles idées étaient défendues, ce qu'on voulait nous raconter à travers ce film qui se dit "engagé". En sortant de la salle, je ne savais plus si on se moquait de la culture juive ou si on la défendait en ironisant au maximum suite aux clichés qu'on connait tous. L'intention d'Yvan Attal est bonne, osée, différente mais le résultat est brouillon, confus et le montage de ces sketch laisse clairement à désirer... C'est mauvais !
Mais quelle deception! C'est triste d'avoir un tel gachis. Désolé Monsieur Attal. Le film semble baclé malgré un super casting et une bonne bande annonce. Le chapitre sur Jesus est complètement lunaire, le chapitre sur les roux avec un Popeck ne suscitant pas vraiment d'émotions. Enfin, il y a avait certaines longueurs pesantes. Des spectateurs sont partis de la séance. Ceci dit, Charlotte Gainsbourg et le rôle d'Yvan Attal était pas mal. Dommage Monsieur Attal.
Mais que c'est bon de rire... "Ils sont partout", c'est réussi à plus d'un titre : d'abord Attal aborde les grands thèmes de l'antisémitisme de façon très originale. A chaque coup, pour chaque sketch, je me suis dit : franchement, il fallait y penser! Ensuite, j'ai ri, franchement, sincèrement, de certaines de ses trouvailles absurdes et comiques que je me refuse à dévoiler ici (c'est tellement mieux de les découvrir en live)... Et puis le casting est énorme, Bonneton est à crever de rire, Charlotte Gainsbourg en ex outrancière étonnante, et Dany Boon, et Attal face à son psy... Et Damiens sur le thème de la concurrence victimaire... Gilles Lellouche en agent du Mossad transporté dans l'époque biblique, mais qu'il est bon ! Une ex-star du one-man-show m'a même fait pleurer à chaudes larmes...
Bref, j'y allais sans conviction, vu les critiques moyennes (!) et je suis ressortie de la salle sous le charme de ce bon gros délire bien écrit et bien ficelé. Intelligent, quoi!
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas attardé sur une film de propagande, et j'aurais du poursuivre... Ou comment ce juif séfarade laïc parisien de gauche parfait qu'est Yvan Attal nous lache quelques clichés sur les juifs pour ensuite nous dire qu'ils sont parfaits et bien mieux que les autres, puisqu'ils sont les seuls capables d'amour et d'entraide. A vite oublier, comme M. Attal d'ailleurs, aucun intéret
J ai adoré ! C'est bien interprété surtout par Pelvoorde. Les clichés sont abordés avec beaucoup de délicatesse, humour et franchise Génial !!! Habituellement je n aime pas les films à sketches. Celui-ci j'ai ADORÉ
Mêmes si les tranches de vie et les mises en avant d'acteurs séparément n'ont pas vraiment de fil conducteur, ce film satirique fait rire et parfois très jaune. Le scénario est pourtant original et aurait pu être mieux traité tout en restant dans la comédie par rapport au sujet sérieux des racines sociétales de l'antisémitisme d'aujourd'hui. Notamment, la crucifixion de Jésus, remplacé de manière originale par un espion du Mossad, qui inévitablement aura le même sort, est très hilarante tout en mettant en perspective avec humour que le destin ne fait que se répéter, quoi que l'on tente. L'idée de la psychanalyse comme connecteur à toutes ces idées aurait mérité aussi un peu plus de profondeur, ce qui n'aurait rien gâcher au ton de la comédie. Donc un film de qualité inégale mais qu'il fallait oser mettre en scène. Nous pouvons donc saluer cette prise de risque.
Faux humanisme, faux oecuménisme, fausse largeur d'esprit.... Vraie propagande (recuite) en revanche (les "clichés" avec lesquels Attal prétend jouer pour les démonter, les dénoncer, "curieusement", sont les plus outrés quand visant.... très loin de sa propre "sensibilité" politique, le trait y est le plus appuyé, sans aucune tentative d'humour), vraie apologie (même si benoîte) du communautarisme. YA, qui prêche pour sa paroisse (si j'ose dire), se retrouve cependant prêchant dans le désert - si l'idée était de déconstruire quelque "phobie" (ou assimilée). D'ailleurs, l'audience en salles parle clairement en ce sens !
Sans intérêt... C'est censé être de comédie, mais ce n'est pas vraiment drôle. C'est ce que pensait le reste de la salle, si j'en crois le peu de rire.