Pour son premier film, Joel Edgerton met en scène un couple marié, qui fait la rencontre d'un vieil ami de lycée. Celui-ci fera preuve d'une gentillesse invasive qui va rapidement mettre mal à l'aise le mari méfiant. "The Gift" est une jolie surprise, qui mélange drame et thriller psychologique, un peu à la manière de films français tels que "Caché" ou "Harry, un ami qui vous veut du bien". Le trio d'acteur est très convaincant, tous incarnant des personnages fortement nuancés : Jason Bateman, loin de ses rôles comiques, est un carriériste moins lisse qu'il n'y parait, Rebecca Hall une femme attentionnée dont la confiance en son mari s'effrite, et Joel Edgerton un étranger déroutant et faussement simplet. Ces protagonistes seront au cœur d'une intrigue qui contient plusieurs éléments prévisibles, mais également des rebondissements inattendus, évoquant le thème du mensonge et de ses répercussions. On remarque par ailleurs une réalisation soignée et posée, jouant sur le côté oppressant des maisons ouvertes. Un bon début de carrière de metteur en scène pour Edgerton.
Mouais... Malgré un pitch qui attire la curiosité, The Gift ne parvient pas à transformer l'essai en un thriller redoutablement efficace et bourrées d'idées. Alors, oui, il y a quelques bons ingrédients à commencer par un climat qui amène le spectateur à s'interroger sur les motivations de cet étrange personnage, ancien camarade d'école de notre personnage principal qui semble cacher un lourd secret... Le réel soucis réside dans un rythme archaïque et une sensation de "déjà vu" dans le développement. Un début prometteur qui conduit à un accouchement en douleur ; dommage ! dommage !
Bon thriller avec quelques longueurs mais très original et bien amené Dommage que le réalisateur n aille pas plus loin sur certains aspects de l histoire
Ce film inaperçu, est certes un ovni dans l'industrie blockbusterienne d'Hollywood, mais l'histoire est bien traitée. spoiler: Ce thriller fait en sorte que l'on se sait pas de quel côté être ?
du bourreau qui maltraité un camarade de classe,
ou de la victime qui revient faire souffrir son bourreau 20 ans plus tard.
La réalisation est bonne.
A la fin on reste sans réponse sur la véritable vengeance de la victime
On se doute que ce n’est pas qu’une énième histoire avec un nouvel ami envahissant et malintentionné (car tant de fois porté au cinéma). On reste donc attentif à cette histoire qui s'apprête à nous réserver quelques secrets, notamment derrière le personnage de Jason Bateman. Simple mais prenant, "The gift" fait son taf.
Très moyen. Peut faire penser à « Harry, un ami qui vous veut du bien », même si là celui qui amène l'effroi est effectivement un ami d'enfance du mari. Mais du « déjà vu », sur un scénario sans grand intérêt ni vraiment d'originalité, même si le début est bon. Dommage.
un premier film qui mérite d'être salué, certes un peu linéaire - avec une chute que l'on devine assez tôt - mais bien orchestré et servi par une très bonne interprétation. du déjà vu? oui, mais aussi bien, voire mieux
2 étoiles juste parce que l'intrigue fait pas mal de tete à queue. spoiler: On croit assister à un énième remake du couple harcelé par un psychopathe, puis le psychopathe se transforme en victime, puis finalement on a deux psychopathes, avec au milieu une épouse en oie blanche qui ne sait plus qui croire . Malgré tout, on devine facilement ce qui va arriver, c'est un peu long, et assez indigeste.
Tout est trop prévisible, c'est tellement gros.. spoiler: Le coup de l'enregistrement lorsqu'il les invites chez lui, le coup du bébé.. Scénario très basique, vu et revu. Mise en scène soigné, avec de très jolies plans assez symbolistes, acteurs corrects. Je me disais à la fin, ok c'est bon je sais ce qu'il va se passer depuis 30min. En bref très moyen pour moi
Comment un tel film n'a pas pu bénéficier d'une sortie en salle ! Il y a des choses qui m'échappe en tout cas merci Netflix. Un film à la tension permanente jusqu'au final à la limite insoutenable qui sait jouer habilement avec nos nerfs. Entre "Harry un ami qui vous veut du bien" et "Les nerfs à vifs" nous ne pouvons que saluer le premier film en tant que réalisateur de cet accord que peu connu. Un jeu d'acteur juste, un scénario habile, une esthétique parfaite, bref c'est que du bon et nous aimerions vois plus souvent ce type d'intrigue finalement si originale...Et si rare.
Malgré une légère petite longueur au début, le film reste prenant et bien servi par ses acteurs. Le scénar est habile et orignal. Un très bon film qui aurait mérité une sortie ciné...
Joel Edgerton, scénariste et comédien, passe derrière la caméra pour la première fois et nous propose un thriller psychologique finement réalisé. Vu dans de nombreux rôles tels que celui de Ramses dans « Exodus », Owen Lars dans « Star Wars », épisodes II et III et à l’affiche d’« Animal Kingdom », de « Warrior » ou encore de« Gatsby le magnifique », Edgerton ajoute une corde à son arc, sans pour autant toucher la cible en plein cœur. Si l’idée générale du film est intéressante et le long-métrage bien présenté, sa longueur voire sa lenteur nous a quelques fois faits décrocher. Par contre, au-delà du divertissement qu’il nous offre, il nous interpelle et nous questionne sur le rôle de victime ou d’oppresseur, sur les relations machiavéliques aux reproches insidieux, à la capacité de faire table rase du passé, de l’ampleur que peut prendre une vengeance, de la peur qu’une situation banale peut engendrer…
Mais parlons du casting qui, à l’inverse de la dynamique du film est véritablement impeccable :
Jason Bateman (« Comment tuer son boss ») incarne un Simon sûr de lui, heureux en affaires comme en amour, un bosseur au job valorisant et en quête d’une super promotion qui se profile à l’horizon. Mais derrière les apparences de gendre parfait, se cache un opportuniste capable de tout pour obtenir ce qu’il veut. Tantôt affectueux et inquiet, tantôt odieux, le comédien jongle avec ses sentiments avec beaucoup d’aisance. On a d’ailleurs adoré le détester et on découvre une autre facette de son jeu d’acteur et de sa personnalité.
Pour interpréter la femme de Simon, Edgerton a fait confiance à Rebecca Hall et il a eu raison. Les cheveux courts, l’actrice vue dans « Transcendance », « Une promesse » ou encore dans « La maison des ombres » évolue dans son rôle avec beaucoup de sincérité et d’intensité. Peinée à l’idée de devoir rejeter cet ami un peu trop omniprésent, elle percera le mystère qui entoure son mari et son copain d’avant. Accablée par des problèmes personnels importants, elle devra garder la tête froide et ne pas retomber dans les déviances du passé.
Enfin, parlons du rôle de Gordo. Non content d’être le scénariste et le réalisateur du film, Joel Edgerton revêt le costume du pote oppressant, généreux mais on ne peut plus étrange. Si on connaît peu de choses de sa vie et de son passé, on sait par contre qu’il n’est pas totalement doté de bonnes intentions. Pour quelles raisons entre-t-il dans la vie de ce couple fraîchement arrivé ? Pourquoi veut-il déterrer le passé ? Jusqu’où peut-il aller ? Toutes ces questions sont au centre de l’intrigue que l’acteur a imaginée et cela fonctionne ! Son personnage, inquiétant et ambivalent est présenté de telle sorte qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Si on se doute des desseins qui l’animent, on ne sait par contre pas ce qu’il est capable de provoquer. Et çà marche !
« The gift » qui a reçu un bon accueil cet été aux USA a également engrangé une belle recette commerciale. Plus discret chez nous, le film est cependant bien programmé dans nos salles ciné. Faut-il pour autant le voir dans nos complexes préférés ? Sans doute. Le scénario est intéressant, bien que (trop ?) convenu et l’ambiance prenante. Les longueurs et le rythme un peu lent font de ce premier long-métrage un cadeau empoisonné : on aime le déballer mais on reste malgré tout sur un peu sur notre faim…