Ce que le cinéma d'action Français fait de moins bien. De l'humour qui tombe à plat. Un Jean Reno meneur d'une unité d'intervention mais qui arrive à peine à marcher. Des dialogues nuls...
Sans m'attendre à un chef-d'œuvre, j'espérais au moins trouver un bon divertissement. Eh ben c'est raté. Ça sent le creux, le survolé, et le manque d'idée. Les acteurs semblent mal dirigés (malgré quelques bons passages d'Alban Lenoir), les personnages principaux ressemblent à des rôles secondaires, et les rôles secondaires sont fantomatiques. On assiste tristement à un Jean Reno croulant qui tente de jouer les durs au milieu de scènes grotesques et de situations invraisemblables. Si au moins l'intrigue grossière avait été bâclée au profit d'un comique bien senti, j'aurais pu comprendre. Mais non. Les dialogues sentent le réchauffé et les vannes sont lourdes et déprimantes à souhait. On est ni plus ni moins devant un téléfilm policier qui finira bien vite à sa place, c'est à dire en deuxième partie de soirée sur TF1. Dommage.
Après avoir commencé sa carrière au côté de Yannick Dahan avec le film La Horde, Benjamin Rocher s'est surtout fait remarquer pour son très sympathique Goal of the Dead, film qu'il avait réalisé en solo. Fort donc de ce petit succès voilà qu'on lui confie un projet d'envergure, celui d'un cinéma de genre assez rare, trop rare même, en France qui doit dynamiser et donnée ses lettres de noblesses au cinéma d'action français. Muni d'un casting dominé par la grande star Jean Reno ainsi que des jeunes talents prometteur comme Alban Lenoir, le film se révèle être un remake de The Sweeney ( qui était déjà une adaptation d'une série TV ), un sympathique film britannique mais peu marquant. Le concept est intéressant et Benjamin Rocher à même la possibilité de faire mieux que le film original mais va-t-il réussir à en saisir l'opportunité ? Déjà au niveau du scénario il y a de quoi être déçu. Même si ce n'est pas le principal intérêt de ce genre de films, un minimum de consistance fait toujours plaisir à voir. Mais ici le scénario est finalement plus court que le film d'origine, faisant que le relationnel entre les personnages se fait drastiquement diminué. Après pour ceux qui non pas vu The Sweeney, cela ne posera pas nécessairement de gros problèmes mais il ressentiront un manque notamment dans la compréhension de la relation entre Buren et Cartier mais aussi dans le trio amoureux du film qui ici est très anecdotique. On s'implique pas avec les personnages, on ne s'intéresse pas à eux ni même à l'intrigue du film qui se révèle assez inconsistante. Les personnages sont stéréotypés au possible, les situations sont emplis de clichés et certains rebondissements sont très téléphonés sans parler d'une accumulations d'incohérences qui finissent par agacer. Au final le but n'est pas de faire mieux que l'original mais d'en faire une copie conforme à la française. En ça le film se montra plus réussi dans son humour qui fait souvent mouche malgré un ou deux moments bien trop lourd. Après l'ensemble sera très prévisible et ne se montre guère passionnant, privilégiant le rythme et l'efficacité de l'action plutôt que le bien fait d'un scénario solide et cohérent. D'ailleurs la réalisation sera la principale force du film mais si elle est loin d'être sans reproche. Sur le montage, l'ensemble se montre assez paresseux avec des transitions étranges entre les scènes et un enchaînement de lieux similaires et fades, faisant plus croire à une série télévisé passant sur TF1 plutôt qu'un vrai film de cinéma. Néanmoins la photographie se montre très léchée et apporte une esthétique intéressante à certains moments du film, notamment lors des passages de nuit. La mise en scène de Benjamin Rocher se montre maîtrisée et efficace dans les scènes d'actions, malgré des effets spéciaux franchement dégueulasses, l'ensemble se montre tendu et bien emballé. On est clairement pas au niveau des grands films dont il s'inspire comme Heat, Lethal Weapon ou Die Hard, pour ne citer qu'eux, mais ça reste du très bon niveau par rapport à ce que l'on peut voir dans le cinéma français. Ici c'est fun, impeccable et très bien chorégraphié même si le tout manque un peu d'inventivité. C'est du déjà-vu et les scènes d'actions sont parfois copié-collé de ce que l'on a déjà vu avec The Sweeney ( du moins si vous l'avez vu ). Sinon le casting est en demi-teinte, la plupart non pas grand chose à jouer et ne sont là que pour faire acte de présence notamment Caterina Morino qui semble désintéressée du film alors que d'autres sont des erreurs de casting évident, à l'image de Jean Reno qui est décidément trop vieux pour ses conneries. Il passe la plupart du film à traîner la patte et à être absent durant les scènes d'actions, ou quand le film daigne lui offrir quelques plans durant celles-ci, il n'est absolument pas convaincant. Reste quelques bonnes surprises malgré tout comme Alban Lenoir qui est ici excellent, prouvant être à l'aise dans la comédie, le drame mais aussi dans l'action, s'offrant quelques scènes de fight impressionnantes. Sinon les seconds rôles font le job convenablement même si il reste dans des interprétations très caricaturales comme les méchant ou Thierry Neuvic. En conclusion Antigang est un film pas terrible, qui ne faut le coup d’œil que pour une ou deux scènes d'action bien foutues, un humour parfois bien vu ou encore la révélation d'Alban Lenoir qui prouve être un acteur complet et sacrément talentueux en plus. Le reste n'est qu'une adaptation plus paresseuse du film The Sweeney, qui cherche l'efficacité à tout prix au risque d'en faire un film lourd et froid qui laisse le spectateur de marbre. Le film passe et on l'oublie aussitôt malgré un rythme bien géré. L'ensemble se montre divertissant et c'est pas trop mal, surtout qu'il fait une belle promesse pour le cinéma de genre français mais il ne faut pas se laisser leurrer. Ce n'est pas parce que c'est un léger mieux dans le paysage cinématographique français que ça en fait instantanément un bon film. Donc je suis le premier à saluer l'effort mais j'attends clairement mieux pour le prochain essai car ici sans être honteux, ce n'est pas au niveau.
Film nul et sans intérêt avec un Jean Reno pataud et qui semble s'ennuyer sérieux. Les autres personnages ne sont pas crédibles. Ce film est chiant au possible.
Scénario indigent, scènes d'actions sans éclat ni panache, interprétation monocorde... l'un des pires navets des années 2010. Même pas du niveau d'un téléfilm de l'après-midi. Reno est toujours aussi inexpressif. Quant à Alban Lenoir, il est tout sauf crédible. Sans oublier un ennui mortifère. Les personnages sont juste ébauchés, aucune psychologie, sans parler d'une vision ubuesque de la police. A éviter d'urgence.
C'est dommage on ne croit pas au jeu des acteurs, ni au scénario. Heureusement que les scènes d'actions, certes avec une approche visuelle hasardeuse, rattrapent le tout.
Juste super, j'avais un très mauvaise image d'un film d'action français avant hier soir. Maintenant je vois qu'il est possible de voir de super film de baston en France. Le scénario est original, les personnage sont super et l'humour est incroyable.
En cette période estivale (et même non estivale) de blockbusters se prenant plus ou moins au sérieux, utilisant des codes vus, revus, rerevus mais légèrement modifiés, Antigang apporte un vent frais ! Décomplexé, drôle, original, stylé et sérieux à la fois, ce film se déguste. On n'aurait même aimé rester un peu plus longtemps avec ces personnages attachants mais sa durée en fait aussi sa force ;)
Un remake d'un film anglais "the sweeney"...j'avais peur que de "revoir" le film gâche tout (j'ai vu il y a 1 mois) et au final il est même mieux que l'original. On garde les mêmes scènes de fusillage et bastons de taré et on met de l'humour moins english et ben cela prend super bien!!! Très peu de temps mort et on rigole ...que demande le peuple!!^^
Franchement, j'ai vu ce film et ça m'a rappelé directement ce film que j'ai vu à la télévision, "The Sweeney" et ensuite le film n'avais plus aucun intérêt (du peu qu'il avait déjà) et mis à part les voitures, ce film, je le trouve nul et assez pathétique en fait