Notre petite soeur
Note moyenne
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116 critiques spectateurs

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Emmanuel B.
Emmanuel B.

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2020
Un film d'une poésie rare, la poésie de la beauté et des sentiments et qui aborde avec une délicatesse infinie la mort, le deuil, le souvenir ... la bienveillance !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Quelle bouffée d'air frais que "Notre Petite Soeur"! Dès les premiers plans et plus précisément dès que la maison de Sachi, Yoshino et Chika apparaît à l'écran, nous voilà transportés dans un autre monde. La maison deviendra en effet un symbole d'harmonie entre les trois soeurs ainsi qu'entre elles et la nature. Une véritable force se dégage par ailleurs de la relation complice et respectueuse qui unit les trois jeunes femmes aux caractères pourtant bien différents. La tendresse et le lien fraternels l'emportent presque sur la caractérisation individuelle des personnages, qui se rapproche parfois d'une tendre caricature. Toutefois, les aléas de l'existence feront gagner Yoshino et encore plus Sachi - qui a endossé le rôle de mère laissé vacant - en profondeur psychologique. Quelques regrets que le personnage de Chika la rigolote soit moins approfondi, mais l'alchimie entre nos trois protagonistes fonctionne sans conteste. Et l'arrivée de Suzu, la demi-soeur, constituera plus l'élément fédérateur que perturbateur.

Le film prend alors le temps de montrer l'adaptation de Suzu à sa nouvelle famille. C'est beau, cela fait du bien, c'est salutaire. La rythmique des saisons accompagne l'évolution des personnages et de leur rapport à la vie et insuffle au film une profonde nostalgie en même temps que l'idée délicieuse qu'avec le temps, tout peut s'apaiser... La photographie sublime la nature et transforme certains instants en ode à la beauté du monde: celle des cerisiers en fleurs. La musique soutient également ce mouvement, toujours harmonieuse, consonante, excessive parfois. Certaines scènes, comme celle de la balade à vélo sous les fleurs de cerisiers, se seraient passées d'un appui dramatique aussi marqué. De même, on peut facilement accuser "Notre Petite Soeur de pécher par ses bons sentiments. Certes, tout est idyllique, même dans l'adversité, mais le film nous offre bien plus qu'un optimisme naïf. C'est une autre approche du monde - sereine, épurée et poétique - que le film nous propose. J'accepte cet optimisme vivifiant car il est de ceux qui nous font poser un regard neuf sur notre propre existence.
Preko
Preko

3 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2021
Un film d’une immense douceur qui est tout à la fois une célébration à la vie et à l’amour, à la capacité humaine à faire des liens, et à celles des individus singuliers à se libérer des dictats familiaux et sociaux pour prendre soin les uns des autres. Les actrices sont d’un talent absolument ahurissant qui transforment totalement l’objet film pour en faire une vraie fenêtre grande ouverte sur la vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 décembre 2015
Très bon film, la seule chose qui me gêne c'est le titre qui est vraiment très mauvais. C'est une adaptation de manga dont le titre du film est le même au Japon : soit Umimachi Dairy qui veut dire « Le journal de la ville de la mer ». L'histoire n'est pas du tout ce que prétend le titre du film. Avec cette idée véhiculer par le titre en tête, c'est louper les trois quarts de ce qui fait l'intérêt du film. Le titre du manga en France est déjà plus proche (Kamakura Dairy chez Kana).
Bref, encore l'art et la manière de mal vendre un film avec un titre mal choisi.
Lucas Tavernier
Lucas Tavernier

47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2023
Très beau film , simple , sans prise de tête avec des belles « valeurs » , je l’ai vu à la tv en VF mais je pense qu’il doit être encore plus beau et authentique en VO (ST) .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2015
Joli voyage au cœur du Japon traditionnel. Filmé avec pudeur et fraîcheur.
Les 4 actrices principales sont extrêmement touchantes..
A voir
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2015
Quel cinéma délicat et beau !
Je commence par les critiques car je vois déjà les grimaces de certains, peut être peut on reprocher à ce film un coté un peu mièvre ou un parti pris idyllique.
Cela ne nous a pas gêné tant le plaisir reste fort tout au long du film, et puis, s'il y a parti pris, le drame et la mort ne sont jamais très loin, quand on avance en âge, on le ressent, cela pèse !
Beauté des paysages, des quatre actrices et du Japon, tel qu'il est filmé. Subtilité de l'histoire qui n'est en fait qu'une chronique familiale facile à suivre et du jeu des acteurs, même dans les rôles les plus modestes.
Mais surtout délicatesse de l'expression des sentiments, même dans les moments de conflits, qui est proprement japonaise. Quelle humanité, ce film vous fait du bien !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2015
Notre petite sœur n'est pas un film d'action , ni une comédie , et pourtant il vous tient éveiller pendant tous le film. L'idée principal du film est de mettre en avant les liens étroit qu'entretient un famille. Les personnages sont doux , fragiles , amusant et touchant à la fois. Notre petite sœur nous prouve qu'il n'a pas besoin d'effet spéciaux , ou de blagues en tout genre pour faire un bon film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 janvier 2016
Magnifique film. Je suis une fan du Japon depuis quelques années (je m'y rends pour mon 10eme voyage à titre privé au printemps prochain). Ce film est un chef d'oeuvre. J'avais déjà vu le film 'tel père, tel fils' du même réalisateur. Ici une très belle histoire se déroulant à Kamakura, très jolie petite ville pas loin de Tokyo. On y voit les 4 saisons. Toute personne aimant le Japon sait combien la nature et le passage des saisons sont importants dans la vie des japonais. indépendamment de l'histoire, on comprend bien les relations de respect entre la petite sœur et sa sœur aînée, on saisit le poids de la société japonaise et des conventions. Film magnifique par ses silences, par les différentes personnalités des sœurs.
Un des plus beaux moments : la balade à vélo de la petite sœur et de son petit camarade sous une sorte de tonnelle constituée par les cerisiers en fleurs.
Un film touchant qui donnera envie aux amoureux du Japon de repartir tout de suite et qui ravira les autres.
Olivier MOREAU
Olivier MOREAU

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2023
Juste et beau, très apaisant. J'ai adoré. Une jolie histoire de sororité qui nous éloigne enfin de tous ces films de violence gratuite américaine
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2026
Avec Notre petite sœur, le point de départ de Hirokazu Kore-eda tient à trois sœurs de Kamakura apprennant la mort d’un père absent depuis quinze ans. À l’enterrement, elles rencontrent Suzu, demi-sœur adolescente née d’une autre union. Elles l’invitent presque spontanément à vivre avec elles. Le mélodrame semblait possible, le règlement de comptes posthume attendu aussi. Mais ce que propose Kore-eda est plus ténu et, en cela, plus ambitieux : observer comment un lien se tisse, comment une absence se transforme en présence partagée, comment le quotidien devient le lieu d’une refondation.

La première audace tient au dépouillement narratif. La mort du père ouvre un espace où l’intrigue progresse par micro-variations : un repas préparé ensemble, une promenade à vélo, une conversation à l'orée d'un jardin. Cette économie dramatique ne relève pas d’un manque d’idées mais affirme une confiance dans la durée. Les plans s’étirent légèrement. Les échanges se prolongent au-delà de leur nécessité fonctionnelle.

En cela, la filiation se déplace du vertical vers l’horizontal. Le père reste une mémoire ambiguë sans confrontation possible. À la place, quatre trajectoires féminines s’entrelacent. Sachi, l’aînée, porte la rancœur et la responsabilité. Yoshino s’agite dans ses amours instables. Chika cultive une légèreté qui tient parfois du déni. Suzu, enfin, arrive avec une culpabilité, persuadée d’avoir été la cause d’un abandon qu’elle n’a pas choisi.

Les saisons structurent le récit plus sûrement qu’un retournement dramatique. Les cerisiers en fleurs, la lumière d’été, l’hiver intériorisé rythment la circulation des affects. Le plan de Suzu à vélo sous les pétales suspend la course du temps. Le monde conserve sa beauté malgré la blessure.

Les visages deviennent des surfaces attentives. Un sourire retenu. Une crispation presque imperceptible. L’équilibre du groupe se modifie à partir de ces détails. Les gestes liés à la cuisine acquièrent une valeur décisive. Préparer l’alcool de prune. Servir un plat. Partager la table. Ces actes accomplissent davantage qu’un discours sur le pardon. La nourriture matérialise la continuité du lien.

Enfin, la périphérie masculine démontre que les hommes apparaissent souvent inadéquats, fragiles, souvent fuyants. Le père absent, les amants hésitants : autant de figures qui soulignent, par contraste, la stabilité du lien sororal.

À première vue, tout semble modeste. On peut même se demander où se situe le lieu du drame. Pour autant, on sort du film avec la sensation d’avoir habité un espace, non assisté à une intrigue. Ce déplacement, du récit vers la présence, constitue la récurrence la plus juste de Kore-eda.
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