Note moyenne
4,1
1258 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
26 critiques
4
51 critiques
3
21 critiques
2
14 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
un film délicat , des actrices convaincantes et pleines de charme. On est transporté dans un pays où la délicatesse est inscrite dans l'art de vivre. Le cocon familial reconstitué par les 4 soeurs ne leur permet pas d'éviter toutes les difficultés de la vie. Tensions et sacrifices sont aussi au RV, mais ils sont surmontés avec une très belle élégance. On ne crie pas, on reste courtois et poli, tout est dans la retenue. On se prend à vraiment aimer cette maison et ses occupantes. Un beau moment de cinéma plein de raffinement !
J'aime beaucoup le cinéma de Kore-eda, qui est sans doute mon cinéaste japonais contemporain préféré. Et j'ai retrouvé dans ce ravissant "Notre Petite Sœur" tout ce qui m'enchante chez Kore-eda : sa sensibilité lorsqu'il peint ces portraits complexes de familles, et de femmes en particulier, sa mise en scène suprêmement élégante, toujours juste, toujours à bonne distance, toujours dans le bon rythme, qu'il s'agisse de filmer des visages comme des paysages, ou des paysages comme des visages, son attention toute en légèreté aux détails de la vie, qui fait entrer ses films en résonance avec ceux d'Ozu ou de Naruse (une évidence qu'il faut rappeler, me semble-t-il…). "Notre Petite Sœur" est un film où il fait bon séjourner pendant deux heures, en compagnie de ces quatre jeunes femmes / filles ravissantes, avec lesquelles on rit, on cuisine et on boit et on mange (beaucoup, c'est l'un des immenses charmes du film), on vit tant bien que mal au milieu d'un monde pas si chaleureux que ça, entre mères dysfonctionnelles, père inconstant, amants peu fiables et maladie qui guette. Pourtant, "Notre Petite Sœur" n'atteint pas la grandeur des meilleurs Kore-eda ("Nobody Knows", "Still Walking" par exemple) parce que son histoire, très ténue, adaptée semble-t-il d'un manga pour jeunes filles ("Kamakura Diary") semble justement un peu trop protéger cette famille reconstituée, dont on sent très vite que rien ne peut vraiment lui arriver, comme si la tendresse et la compréhension mutuelle constituaient ce rempart absolu contre le mal. Cette illusion bienveillante est bien entendu le cadeau que Kore-eda a voulu nous offrir : quel dommage que notre besoin de drame nous rende cette générosité un peu frustrante !
Nos émotions avaient déjà vibré avec l'excellent Tel père, tel fils et le réalisateur Hirozaku Kore-Eda explore maintenant les relations mère/fille en adaptant le manga d'Akimi Yoshida. On découvre ainsi une famille japonaise atypique composée de sœurs toutes plus attachantes les unes que les autres. Toutes les actrices se montrent formidables mais on a particulièrement envie de faire ressortir la fabuleuse Suzu Hirose. Notre petite sœur donne des envies de déguster une tartine aux alevins, d'enfourcher son vélo pour traverser le tunnel des cerisiers bref de partager des plaisirs simples. Après tant d'éloges, vous comprendrez qu'il s'agit-là d'un beau Coup de cœur Ciné2909 !
Très bon film, la seule chose qui me gêne c'est le titre qui est vraiment très mauvais. C'est une adaptation de manga dont le titre du film est le même au Japon : soit Umimachi Dairy qui veut dire « Le journal de la ville de la mer ». L'histoire n'est pas du tout ce que prétend le titre du film. Avec cette idée véhiculer par le titre en tête, c'est louper les trois quarts de ce qui fait l'intérêt du film. Le titre du manga en France est déjà plus proche (Kamakura Dairy chez Kana).
Bref, encore l'art et la manière de mal vendre un film avec un titre mal choisi.
Bref, encore l'art et la manière de mal vendre un film avec un titre mal choisi.
Sublime. Film plein de poésie sur la recherche d'identité de quatre filles privées de leurs parents qui réapprennent les unes à travers les autres a accepter leurs racines.
Sujet très intéressant mais traité très en surface et le côté mièvre est trop présent, peut être parce qu'on traite l'ado comme si elle avait 8 ans, alors qu'elle a 15 !
Les actrices n'expriment pas grand chose et à part la tenancière du resto très peu d'émotions transparaissent. Enfin c'est long, très long.
Mais j'ai quand même apprécié les paysages et les scènes de vie familiale, autour des bons petits plats.
Les actrices n'expriment pas grand chose et à part la tenancière du resto très peu d'émotions transparaissent. Enfin c'est long, très long.
Mais j'ai quand même apprécié les paysages et les scènes de vie familiale, autour des bons petits plats.
Il y a souvent dans les films japonais, cette dimension intimiste qui nous fait sentir l'importance de la famille, des ancêtres ou des relations professionnelles, toutes choses qui nous paraissent "exotiques" de notre point de vue occidental et qui font le charme de la découverte de cette culture originale. Et pourtant, je suis un peu confus de dire que je n'ai vu ici qu'un film gnangnan, un peu longuet et pendant lequel il ne se passe pas grand chose. Le charme des comédiennes ne suffit pas compenser l'absence d'intérêt que l'on peut porter à un scénario plus proche du conte pour enfants que du mélodrame pour grandes personnes. Certes, tout le monde - ou presque - est bienveillant et gentil, les images sont belles, mais quel ennui!
« L’espace d’une vie est le même qu’on le passe en chantant ou en pleurant », la sagesse philosophale de ce proverbe pourrait être un excellent exergue au film de Hirokazu Koreeda, véritable épicentre d’un plaisir rare, l’Amour dans sa vision la plus large, celui qui touche à l’intime, à la vie.
Sachi, Yoshino et Chicka, trois sœurs qui vivent ensemble dans la grande et vétuste maison de famille, décident après s’être rendues à l’enterrement de leur père, d’accueillir Suzu, leur demi-sœur, ce qui provoquera une espèce de rupture dans leur quotidien, et dans leur mode de fonctionnement.
De ce scénario à la fois très simple et en même temps très complexe, découle une étude de personnalités brillante, calquée sur le rythme des quatre saisons, au niveau espace temps, mais également de manière beaucoup plus parabolique. Chacune des sœurs représentant un âge de la vie. Suzu, la jeune fille innocente en plein éveil, Chika à l’apogée de ses espérances, Yoshino qui semble avoir brulé ses belles saisons et enfin Sachi, le cœur en hiver. C’est un véritable livre d’heures que le réalisateur nous propose de parcourir, un récit spirituel profondément altruiste où s’entremêlent l’existentialisme de la tradition à celui de la modernité, une sorte de passerelle incorporelle entre les valeurs d’un passé rassurant et celles en constante évolution d’un avenir incertain, mais prometteur. Tout dans « Notre petite sœur » est éloquence, éloquence des sentiments, des images, des idées.
Irradié par cette plénitude et cette sagesse qui traversent le film, j’ai été littéralement transporté autant que bouleversé. Aucun effet sensationnaliste, une simplicité à toute épreuve, cette juxtaposition de scènes n’a qu’un seul but livrer une épure de l‘amour, celui qui unit ces sœurs, leurs proches, celui qui respecte les traditions et les ainés tout en allant de l’avant. « Notre petite sœur » est un film hédoniste par excellence, aussi beau esthétiquement qu’en son fort intérieur, porté par un quatuor fabuleux d’actrices.
Sachi, Yoshino et Chicka, trois sœurs qui vivent ensemble dans la grande et vétuste maison de famille, décident après s’être rendues à l’enterrement de leur père, d’accueillir Suzu, leur demi-sœur, ce qui provoquera une espèce de rupture dans leur quotidien, et dans leur mode de fonctionnement.
De ce scénario à la fois très simple et en même temps très complexe, découle une étude de personnalités brillante, calquée sur le rythme des quatre saisons, au niveau espace temps, mais également de manière beaucoup plus parabolique. Chacune des sœurs représentant un âge de la vie. Suzu, la jeune fille innocente en plein éveil, Chika à l’apogée de ses espérances, Yoshino qui semble avoir brulé ses belles saisons et enfin Sachi, le cœur en hiver. C’est un véritable livre d’heures que le réalisateur nous propose de parcourir, un récit spirituel profondément altruiste où s’entremêlent l’existentialisme de la tradition à celui de la modernité, une sorte de passerelle incorporelle entre les valeurs d’un passé rassurant et celles en constante évolution d’un avenir incertain, mais prometteur. Tout dans « Notre petite sœur » est éloquence, éloquence des sentiments, des images, des idées.
Irradié par cette plénitude et cette sagesse qui traversent le film, j’ai été littéralement transporté autant que bouleversé. Aucun effet sensationnaliste, une simplicité à toute épreuve, cette juxtaposition de scènes n’a qu’un seul but livrer une épure de l‘amour, celui qui unit ces sœurs, leurs proches, celui qui respecte les traditions et les ainés tout en allant de l’avant. « Notre petite sœur » est un film hédoniste par excellence, aussi beau esthétiquement qu’en son fort intérieur, porté par un quatuor fabuleux d’actrices.
Construire un film à partir d'un scénario sans grand enjeu narratif, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Hirokazu Kore-eda réussit très bien l'exercice avec son dernier long-métrage, qui narre la vie de trois sœurs dont le quotidien se voit chamboulé par l'arrivée de leur demi-sœur dans la maison familiale. L'intérêt du film repose donc sur l'évolution des relations entre ces quatre jeunes femmes. Nous verrons comment Suzu, la plus jeune, trouvera sa place dans ce nouvel environnement et comment les trois autres l’intégreront dans un noyau familial déjà solide. C'est plutôt cliché, mais les actrices (et donc, les personnages) font preuve d'une grande sincérité qui fait que l'ensemble fonctionne. Je pense à la scène de l'arrivée dans la maison de Kamakura, la séquence est imprégnée d'une petite gène, typique des moments où ne sait pas encore bien comment se comporter avec les gens en face de nous. Et puis, qui dit fraternité dit complicité et chamailleries. Voir les frangines se disputer pour un rien, se réconcilier et finalement rire ensemble, ça vous colle un sourire niais sur la figure. Le quotidien des protagonistes est également beaucoup mis en avant. On explore les problèmes de couple de Yoshino, la vie professionnelle de Sachi, la passion de Suzu pour le foot... La maison est le principal lieu d'action et devient un endroit familier pour le spectateur, comme si le réalisateur nous invitait à nous poser sur la véranda avec les filles. Cet aspect résolument optimiste ne tombe pas pour autant dans le mielleux, des moments moins joyeux viennent contrebalancer le reste. Le personnage de la mère et la proposition faite à Sachi soulèvent d'ailleurs des questions intéressantes. Par contre, c'est un peu dommage que les personnages rechignent un peu à vraiment s'énerver à des moments où cela aurait été nécessaire. Notre petite sœur est une adaptation, je ne sais pas si elle est fidèle mais on sent l'héritage du manga : les sœurs ont chacune une personnalité différente et très marquée, il y a des "éléments scénaristiques types" tels que la fête de l'été, la rentrée scolaire, les balades dans la campagne (je sais que je dis ça pour chaque film japonais que je vois, mais encore une fois la nature est superbement filmée), etc. Pourtant, comme je l'ai déjà dit, le vrai que l'on trouve dans ce quotidien emporte complètement le long-métrage. Maintenant, je n'ai qu'une envie : aller cueillir des prunes sous un grand soleil d'été.
Joli voyage au cœur du Japon traditionnel. Filmé avec pudeur et fraîcheur.
Les 4 actrices principales sont extrêmement touchantes..
A voir
Les 4 actrices principales sont extrêmement touchantes..
A voir
Romantique et plaisant à souhait pour l'art de vivre japonais qu'il reflète si bien... mais trop lent et trop long pour une deuxième partie de soirée.
Je m'attendais à un scénario avec davantage de rebondissements et il est vrai que j'ai donc parfois un peu décroché... Mais cela reste un film sympathique, qui apporte de la fraîcheur, une vision un peu nouvelle de la société japonaise, avec humour. Cela ne procure pas d'émotions fortes, ne cherche pas à exagérer ou mettre en spectacle. C'est simplement agréable. Et c'est déjà beaucoup.
Je ne sais pourquoi, moi qui aime Ozu tellement, les films de Kore eda me déplaisent absolument. Une musique pseudo-classique sirupeuse, des images léchées, un cinéma pasteurisé, des actrices aussi jolies que des photos d' Hamilton, tout ça insipide, douçâtre, fade, parfaitement mièvre! voilà!
"Notre petite sœur", du Japonais Horizaku Kore-Eda (déjà auteur du superbe "Tel père, tel fils" il y a deux ans, voir ma page blog du 30 décembre 2013), est également une petite merveille d'humanité. Trois sœurs, Sachi (que les autres appellent Grande sœur), Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura, depuis que leur mère a été abandonnée par leur père. Ce dernier meurt, après s'être remarié deux fois : elles se rendent à l’enterrement et découvrent qu'elle ont demi-sœur, Suzu, âgée de 13 ans, qui a veillé sur le père, malgré son jeune âge, pendant ses derniers mois. Les trois sœurs décident d’accueillir Suzu dans leur grande maison. Le film va raconter le lent apprivoisement de Suzu dans cette fratrie inattendue : en effet, elle ne s'entendait pas vraiment avec sa belle-mère, dernière femme de son père, nantie d'un petit garçon d'un autre lit. Un film familial donc que Notre petite soeur, comme le précédent, ou comme les films de son grand prédécesseur, Ozu. Mais, comme Ozu, en dressant un portrait de famille, Kore-Eda parle de l'humanité en général, de ses petits travers et de ses grands joies, de ses difficultés et de ses bonheurs, du vivre ensemble enfin, sans pour autant renier l'individualité de chacun. Mais le groupe permet de créer un ensemble inoubliable pour le spectateur qui se dit : mais qu'est-ce qu'on a perdu dans notre société contemporaine à vivre séparés chacun dans son coin ou sa bulle ?
Kore-Eda nous propose un vade-mecum de l'entraide et de la solidarité. La grande sœur sert de guide et de mère, malgré ses propres difficultés de vie personnelle (elle est amoureuse d'un homme marié), Yoshino, elle, vit des amours ratées avec une constance qui nous fait rire, Chika, la troisième, est badine et pétillante. Suzu est d'une douceur inébranlable. Peut-être que l'accompagnement d'un mourant l'a mûrie prématurément : mais ça ne l'empêche pas de jouer au football ou d'aimer ramasser des coquillages sur la plage. Son dépaysement ne dure pas longtemps, elle s'adapte dans cette sororité, y trouve sa place, secourt même ses aînées quand elles sont en proie au mal-être. Si Soshi est la mère, elle représente aussi le père que les autres (surtout Chika) ont peu connu. Chacune des quatre va en quelque sorte se (re)construire au contact des autres. Et tout cela est traité avec un sens de la délicatesse, un goût de la nature (beaux paysages), avec humour aussi (voir les passages avec la grand-tante, vieille dame au franc-parler adorable), et en filigrane pourtant, "Notre petite sœur" est une réflexion sur la mort et le deuil. Un très beau film.
Il fait partie des films qui nous réconcilieraient avec l'humanité, s'il en était besoin. Je me demande à écouter les nouvelles actuelles, si justement il n'en est pas besoin !
Kore-Eda nous propose un vade-mecum de l'entraide et de la solidarité. La grande sœur sert de guide et de mère, malgré ses propres difficultés de vie personnelle (elle est amoureuse d'un homme marié), Yoshino, elle, vit des amours ratées avec une constance qui nous fait rire, Chika, la troisième, est badine et pétillante. Suzu est d'une douceur inébranlable. Peut-être que l'accompagnement d'un mourant l'a mûrie prématurément : mais ça ne l'empêche pas de jouer au football ou d'aimer ramasser des coquillages sur la plage. Son dépaysement ne dure pas longtemps, elle s'adapte dans cette sororité, y trouve sa place, secourt même ses aînées quand elles sont en proie au mal-être. Si Soshi est la mère, elle représente aussi le père que les autres (surtout Chika) ont peu connu. Chacune des quatre va en quelque sorte se (re)construire au contact des autres. Et tout cela est traité avec un sens de la délicatesse, un goût de la nature (beaux paysages), avec humour aussi (voir les passages avec la grand-tante, vieille dame au franc-parler adorable), et en filigrane pourtant, "Notre petite sœur" est une réflexion sur la mort et le deuil. Un très beau film.
Il fait partie des films qui nous réconcilieraient avec l'humanité, s'il en était besoin. Je me demande à écouter les nouvelles actuelles, si justement il n'en est pas besoin !
Notre petite soeur est une tranche de gentillesse quotidienne, qui s'essouffle pourtant dans un bel élan ennuyeux. On salue le geste du réalisateur d'imposer un quatuor féminin léger et innocent et la délicate mise en scène leur apporte une touche de complicité sincère, que l'on aimerait voir plus souvent chez d'autres auteurs. Dommage que le long-métrage ne soit finalement trop timide. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse