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Remy S
67 abonnés
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3,0
Publiée le 17 mai 2016
Sympa et léger cette comédie romantique signé Woody Allen loin d'être explosive nous transporte dans son univers poétique avec des dialogues bien écrit
N'étant pas un fan inconditionnel des films de Woody Allen, j'avoue y être allé à tâtons mais la présence de Kristen Stewart au casting a aiguisé ma curiosité, "allez pourquoi pas !" me suis-je dit ! Et je n'ai pas été déçu même si le scénario reste prévisible et au combien déjà-vu (les trios amoureux et les amours impossibles, on en a vue une tripotée !), mais l'ambiance 30's dans les débuts d'Hollywood est une vraie réussite, on s'y croirait ! L'image aux teintes chaudes et dorées est sublime, si bien qu'on en ressent une certaine nostalgie de la part de Woody Allen de cette époque folle où le star-system et toute l'industrie du cinéma n'étaient qu'à leur commencement... Les dialogues peuvent paraître parfois long et l'histoire manque de nous surprendre mais je me suis laissé tout de même embarqué dans cette histoire comme un bon vieux roman que je n'aurai pas l'habitude de lire. Les décors et les costumes sont géniaux et le fait qu'on ne s'attache pas à un personnage en particulier mais qu'on soit guidé par la voix d'un narrateur omniscient (Woody Allen himself !) qui survole le tout rend le film beaucoup plus dynamique et drôle car on pressent les quiproquos et autres incidents comiques... Kristen Stewart campe un personnage lumineux, loin de ses personnages introvertis habituels et ça lui va comme un gant ! Steve Carrell assure, même si son rôle n'est pas "comique", il s'empare très bien de chaque situation et se les approprie parfaitement ; ça fait du bien de le voir jouer pour de bon des rôles qui ne sont pas que drôles ! Et enfin Jesse Eisenberg, je suis pas un grand fan de ce qu'il fait car je crois qu'il est avant tout lui-même avant d'interpréter un personnage et donc j'ai plutôt tendance à m'ennuyer en le voyant jouer. Donc oui, c'est sûr, "Café Society" nous plonge dans un univers mondain, où les histoires d'attirances ont plus d'importance que tout nos petit tracas quotidien actuel, mais bon, si on va au cinéma, c'est aussi pour se déconnecter ! Donc l'air de rien, ça fait du bien !
"Cafe society", le dernier film de Woddy Allen, a ouvert le dernier festival de Cannes. Le film raconte l'arrivée de Bobby Dorfmann, originaire de New York, à Los Angeles où son oncle, riche producteur l'embauche comme coursier. Il tombe alors amoureux de la secrétaire de ce dernier, Vonnie. D'un âge semblable, Bobby déclare très vite sa flamme à Vonnie qui le repousse étant déjà en couple avec son oncle, déjà marié. Après quelques voltes faces, le couple se sépare et Vonnie se console dans les bras de Bobby....mais nous se sommes pas au bout de nos surprises....
Café society est un bon Woody Allen, assez dans le ton de ce qu'il réalise depuis quelques années. Sur un ton badin et un scénario qui fait penser à du théâtre de boulevard, le réalisateur américain a fait un film fin et intelligent qui dépasse le cadre de cette stricte histoire d'amour à 3. Le réalisateur profite de ce canevas pour dresser un portrait délicieux du milieu artistique de Los Angeles et de la famille Dorfmann en dispensant aux passages quelques généralités notamment sur la religion juive, toujours bonnes à prendre.
Le casting est très bon avec notamment les interprétations de Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Blake Lively. On retrouve également Parker Posey (l'homme irrationnel). Les amateurs de Jazz apprécieront la bande originale 100% Jazz qui colle plutôt bien à l'époque et aux évènements.
Du Woody Allen, pas de prise de risque, le moyen d'avoir de bon comédiens et oui, de bons dialogues, des imbroglios amoureux. J'ai passé un bon moment, le boulot est fait, sans révolution mais on tourne uniquement autour des sentiments, de la famille, pas de recours à des effets spéciaux, c'est le charme de W. Allen, on pourrait presque se voir dans un de ses films. C'est toujours du social. Jesse Eisenberg que j'adore assure, comme d'hab, et le duo avec Kristen Stewart match bien. Steve Carell assure aussi.
Alors, comment dire: film un peu feignasse, deux scénarios pour le prix d'un (thriller & comédie nostalgique), bien fait, bien joué, mais on n'y croit pas une seconde. les Allenolatres seront en extase, moi je m'y suis un peu ennuyé. Pépère Woody se fait vieux!
Un bon cru de Woody ! J'avais été très déçue par L'Homme irrationnel, là, le réalisateur renoue avec ses belles fresques historiques à la mode Accords et désaccords: fin des années 30, robes et bijoux sublimes, gangster, jazz, cocktails, clubs, Hollywood (que Woody Allen ne semble pas vraiment aimer) et décaler son amour à New York... on retrouve aussi la thématique de l'amour (peut-on aimer deux personnes à la fois ? Fait-on un jour le deuil de l'être que nous avons le plus aimé ? Doit-on rester fidèle (à soi, aux autres) ?) qui avait déjà été évoqué dans nombre des ses autres films (dont Vicky, Christina, Barcelona, Match Point...) Bref, un condensé de la carrière prolixe et des thèmes favoris du réalisateur avec un trio de jeunes acteurs parfaits, des personnages secondaires tout aussi truculents. On ne s'ennuie pas. Bande son superbe (si on aime le jazz mais "qui n'aime pas le jazz ?")
«La vie est une comédie écrite par un auteur sadique.» Cet aphorisme, on a l’impression de l’avoir entendu des dizaines de fois dans la bouche des personnages créés par Woody Allen au fil des années. D’aucuns lui reprocheront de faire encore et toujours le même film, mais la condition humaine et le sens de la vie sont par bien des aspects le moteur de son cinéma. Et l’«auteur sadique» en question, c’est bien Woody (il s’est d’ailleurs donné le rôle du narrateur du récit en voix-off). Il plonge ici ses personnages dans les affres d’un langoureux mais cruel triangle amoureux, évoluant dans un écrin années 1930, entre Hollywood et New York, d’une suprême élégance. Si la romance, charmante mais convenue, manque de souffle, la comédie retrouve tout son pétillant dans ses intrigues périphériques, peinture d’une «saga familiale» savoureuse, brillamment croquée et dialoguée, où l’identité juive tient une grande place. Café Society est bâti sur des contrastes (de lumières, de villes, de conditions sociales, de tons…) qui tendent progressivement à s’estomper jusqu’à ce plan final sublime et mélancolique spoiler: qui réunit encore (puissance du cinéma) ceux que la vie (les choix, le destin) a définitivement séparés.
Sans être original le dernier film de Woody Allen demeure incontestablement précis sur la technique, le scénario, les dialogues et la direction artistique. Ses interprètes transpercent tout simplement l'écran. Le génial dialoguiste parvient à ressortir les sentiments les plus profonds de l'être humain, en décrivant le terrible mélange d'amertume, de regret, de tristesse que peut parfois être l'amour.
Café Society de W.A est un film assez conventionnel, avec ses histoires entrecroisées, ses amours contrariés, ses intrigues classiques. Pourtant, de tout cela, W.A fabrique un film sur le cinéma hollywoodien des années trente, traversé par une multitude de stars mythiques, qu'on ne voit jamais mais qu'on imagine vivante et présente, là, à coté. Lumineux, authentique, riche, les personnages évoluent dans des décors somptueux, où rien n'est oublié, jusque dans le moindre détail rien ne manque. Les costumes sont magnifiques. Un véritable plaisir pour les yeux. La patte du maître est toujours là, présente, à chaque prise. Les dialogues inventifs sont de miel et la mise en scène pur sucre. Bon maintenant, c'est pas non plus le film de l'année, on sent bien que Woody fatigue un peu. Mais nous avons vu un film de Woody Allen, et c'est toujours un événement !
Un bon Woody Allen: le charme des années 30 et les acteurs nous entrainent dans cette histoire un peu désuète, mais servie par des dialogues parfaitement ciselés. A voir
Woody Allen sait raconter une histoire, encore faut-il que cette histoire soit vraiment intéressante, ce qui n'est pas vraiment le cas ici. Mais sa reconstitution des années 1930 est remarquable, la musique excellente et les acteurs impliqués. Tout cela fait un film honnête qui ne passionne pas. Du bon cinéma sans plus, comme Woody Allen en fait à la pelle depuis des années. On est loin de ''Manhattan'' et de ''Annie Hall''.
Du pur Woody Allen....qui aborde comme à son habitude des thèmes chers...comme la religion , l'amour et l'ambiguïté d'aimer deux personnes à la fois ....et un plongeon dans Hollywood des années 30 et ses références cinématographiques....
Je suis assez content de ce film, ayant critiqué Allen quand il utilisait encore récemment les mêmes méthodes tant sur la mise en scène que sur le fond de l'intrigue dans ses films, je suis obligé de reconnaître qu'il a tenté de se renouveler et que c'est plutôt bien réussi. Les mouvements de caméra (particulièrement tous ses travellings) donnent une sorte de renaissance à son style, nous sortant un peu de ses films qui ressemblent souvent à des pièces de théâtre. Une vision assez amère du Hollywood des années 30 nous ait dressé ici et Allen en profite pour ré-exprimer son amour envers New-York ce qu'il n'avait plus fais depuis un moment. On sent d'ailleurs qu'il a fais beaucoup d'effort en ce sens (particulièrement sur certains plans). J'ai particulièrement aimé le club dans lequel Eisenberg travaille avec son frère où l'ambiance marrie en même temps un côté distingué et dangereux propre aux clubs de cette époque. Egalement un certain jeu sur les couleurs et la lumière ont été fait particulièrement le jaune qui accompagne Kristen Stewart dans la plupart de ses scènes (spoiler: Peut-être pour montrer que cette jeune femme illumine la vie de notre protagoniste, mais probablement aussi pour nous signifier qu'elle sera aussi responsable de son désespoir au vu de la double signification de cette couleur... ). J'étais ravi de retrouver Steve Carrel qui est un acteur émérite (je pense par exemple à The Big Short) mais je reste sur ma réserve par rapport à Kristen Stewart. Je ne peux pas m'empêcher de voir Bella à chaque fois qu'elle joue (spoiler: surtout quand elle se retrouve encore dans un triangle amoureux et qu'Allen a décidé de faire autant de gros plans sur les visages, difficile de rater cette bouche laissée entrouverte comme si le cerveau de l'actrice faisait une pause ... ). J'ai aussi beaucoup apprécié les interventions dans la vie des membres de la famille d'Eisenberg qui m'ont souvent amusés (difficile de demeurer imperméable quand c'est Allen qui fais le narrateur avec son personnage remplis de tocs et d'angoisse). Je reste cependant plus réservé sur la fin où j'ai encore eu l'impression comme pour Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu que la conclusion n'était pas très opportune et laissait un goût d'inabouti. Mais j'ai dans l'ensemble apprécié le film et suis ravi de voir qu'Allen se renouvelle encore à son âge.
Plans irréprochables, belles images, cadrages soignés mais l'émotion ne perce pas. Ce film esthétiquement réussi m' a paru bien froid. Il me fait penser à une pin-up qui promet beaucoup mais offre en réalité peu.