Un film à leur image et à l'image même d'une génération en quête d'une réussite sans impulsion ou par simple flemme, sous l'égide des aïeux et par tout rejet pour l'arbitrage sociétal. Loin du portrait plaintif ou arrangeant, un état de fait sur une réussite des plus positive. On s'y sent bien, comme entre potes.
Orelsan & Gringe déclinent (encore) leur univers, après la musique, les clips et la série "Bloqués". L'ennui et l'oisiveté deviennent art de vivre. Ces deux modestes rappeurs errent dans une ville modeste, et offrent une véritable photographie de la France périphérique. Avec une bonne bande son, et deux touchants trublions, la misère urbaine devient fantaisie.
L'art de raconter du vide, voilà comment on pourrait résumer ce film. Sans pour autant atteindre le niveau d'un Woody Allen, Orelsan, le génial rappeur du Calvados, arrive à distiller dans un format d'h130 une belle leçon de vie sur cette jeunesse désabusée, abandonnée et appauvrie sans véritable échappatoire. Agrémenté de punchlines terribles et de séquences de rap saisissantes, Orelsan montre qu'il n'est pas qu'un rappeur mais un vrai artiste. Alors si filmer l'ennui pourra nous lasser à un moment donné, on se laisse très facilement emporté par les voyages et tourments de ces deux jeunes rappeurs à l'aube du succès qu'on leur connait. Pas vraiment autobiographique mais un peu quand même, le film est complémentaire à leur album des casseurs flowteurs et pour tout fan des artistes ce film est indispensable et pour les autres, je vous invite à découvrir les chansons de Orelsan, un rappeur avec une plume incroyable et un très bon flow.
"Comment c'est loin" est évidemment à recommander aux fans d'Orelsan et Gringe. Pour un duo de rappeurs avec une aussi belle plume et une telle inspiration, c'est osé de faire un film sur un duo qui ne la trouve pas. Par contre, on y retrouve bien le côte "glandeur" des deux, que l'on retrouve fréquemment dans leurs textes. Ils ont plutôt bien réussi à accompagner en image leur album, à l'image d'autres groupes ou de certains biopics, prouvant leur amour pour leurs origines normandes, terre qui ne s'attendait certainement pas à faire germer des rappeurs. Mais au delà de ça, il faut aussi retenir ce film pour ce qu'il est, l'objet cinématographique. Et là ce n'est quand même pas du grand art, c'est assez cliché et l'histoire est assez limitée, celle de deux gars qui ne savent pas conserver un job, une fille, un appart et qui remettent tout au lendemain. Ca reste une version fictive de la création de leur album et un bon moment à passer.
Film atypique et un peu décaler, Comment C'est Loin est une vraie surprise. Alors clairement il ne plaira pas à tout le monde car pour l'apprécié je pense qu'il faut déjà un peut connaitre Orelsan et Gringe et surtout aimé ce qu'ils font d'habitudes. Alors oui à première vue l'histoire est très simpliste mais j'ai été surpris car il y a quand même des thèmes d'abordés. Le rythme est assez lent mais je ne me suis jamais ennuyer car les lieux sont intéressant comme l’hôtel et j'ai particulièrement aimé la scène ou Orelsan est en voiture avec son père. Il y a de véritables bonne petites trouvailles. En plus la réalisation est classique mais soigné et très agréable. Pour ce qui est du jeu d'acteur d'Orelsan et Gringe j'ai été convaincu, ils sont eux même et c'est très bien comme ça. Les personnages d'une manière générale sont réussi comme le patron d'Orelsan. Mais surtout le plus plaisant c'est la complicité qu'on les deux rappeurs qui me parle beaucoup et les dialogues qui en découlent. C'est très drôle durant tout le film, même si ils arrivent à mettre un peut d'émotion aussi. Les répliques sont vraiment géniales et sincères. De plus la b.o. très présente est excellente, signé par les deux compères des Casseurs Flowters. J'ai vraiment passé un bon moment devant Comment C'Est Loin qui propose quelque chose de personnel et différent qui fait vraiment du bien et qui possède beaucoup de qualités. Je ne peut que vous conseillez d'entrer dans l'univers d'Orelsan et Gringe.
Pas forcément tenté au départ, je dois reconnaitre que le talent multi-facettes d'Orelsan m'a plutot impressionné dans "Comment c'est Loin", l'histoire d'un duo de branleurs-artistes mis dos au mur par leurs producteurs. Plusieurs points très positifs, les passages musicaux, bien entendu, qui en disent long sur la maitrise et l'éclectisme dont est capable le chanteur (et également, dans une moindre mesure, Gringe). L'accumulation de petits péripéties rigolotes, ironiques, et bien trouvés sur leur "vie pourrie", bien intégrée dans un style réaliste qui prend le temps de développer la psychologie des personnages, font du film une bonne pioche dans sa catégorie.
Après la série "Bloqués", Orelsan et Gringe se décident à se lancer sur grand écran, en nous proposant un film inspiré de leurs histoires. Celui-ci se nomme "Comment c'est loin", et il est plutôt efficace. Le long-métrage nous replonge donc dans les thématiques phares des deux rappeurs, à savoir la flemme et l'impossibilité d'avancer. Ici, le contexte est très largement lié au rap, et il tourne autour de ce dernier, ce qui est assez logique, étant donné que ce domaine est leur passion. Via ce point de départ, leur objectif était une histoire où nos deux personnages (qu'ils incarnent) vont devoir se dépasser et enfin commencer à avancer. Pour le coup, cette thématique est assez bien retranscrite, en particulier dans un final assez explosif, où nos deux rappeurs présentent un titre vraiment puissant. Par ailleurs, ils sont très à l'aise devant la caméra et leurs inexpériences se ressentent peu. Le ton du film passe vraiment par le naturel des échanges, ce qui permet de laisser beaucoup de place à des scènes qui retranscrivent énormément le quotidien (comme la scène avec la véritable grand-mère d'Orelsan). Et dans les faits, cela permet à des personnes comme eux, qui ne sont pas acteurs de métiers, de quand même fournir un jeu plutôt réussi. Ce côté naturel se ressent tout au long de l'œuvre et nous donne une sensation de visionner une espèce de documentaire sur certains moments. La mise en scène joue beaucoup avec ce point, en laissant durer les plans, en filmant en caméra-épaule, ou encore via des plans fixes pour symboliser leurs inactivités. Si tout cela amène un rythme un peu lent par moments, on appréciera la prise de risque pour nous avoir offert ce rendu voulu. On retrouve donc un film reprenant à merveille leurs thématiques, via un naturel très appréciable et qui est aussi très réussi au niveau de sa bande-son. Même si je conseille bien plus ce projet à des personnes étant fans d'eux, je laisse le soin à des curieux de tenter leur chance. Pour conclure, un film à leurs images.
Une comédie française comme on en voit trop peu ! Tantôt amusant, tantôt mélancolique, toujours dans le bon tempo. Nos deux comparses se révèlent fort sympathique dans leurs errements et dans la manière d'abordé les " crises " de leurs vies. Cool !
Le rappeur Orelsan et son acolyte Gringe proposent avec Comment c’est Loin un film retraçant l'histoire des Casseurs Flowters, ce groupe de rap qu’ils ont fondé ensemble en 2004. Le fil conducteur du scénario, c’est ces 24 heures dont disposent les deux apprenti-artistes pour réussir à écrire et enfin terminer un premier titre. Durant ce laps de temps très court, Orel et Gringe vont finalement, malgré eux, se nourrir de leurs péripéties du jour pour écrire sur ce qu'ils ont au fond d’eux-mêmes. Et cela sonne tellement vrai, autobiographique, qu'on est embarqué avec eux dans cette chronique d’une journée d’écriture. Leur film s’avère donc d'une grande simplicité et d'une vraie sincérité. Il est quelque fois naïf mais aussi parfois touchant. C’est un long-métrage construit de manière étonnante avec son lot de bonnes surprises, et aussi son lot de mauvaises. Mais le film a le mérite de toujours nous surprendre. On y retrouve une bonne dose d'humour de situation, qu’ils ont d’ailleurs repris dans la série Bloqués sur Canal Plus. Orelsan maîtrise l’art des punchlines percutantes, souvent drôles. Le film est donc plein de second degré et est aussi très musical. La bande-son rap qui accompagne le film est, en effet, vraiment très agréable. Gringe est une bonne surprise, grâce à une palette de jeu assez large alors qu’Orelsan a plutôt du mal à sortir de son personnage atypique, au rythme si décalé. Au final, leur film est une belle surprise de cette fin d’année.
Autant commencer par les bases. Le rap français est loin d'être dans mes styles de musique préférés (genre vraiment loin). Je connaissais ce duo que j'avais entre autre découvert dans la série "Bloqués" et puis je me suis souvenu qu'ils étaient surtout rappeur et oh tiens coïncidence, ils sortent un film. C'est divertissant, loin d'être exceptionnel mais bon, avec ce duo de losers paumé vraiment attachant. L'idée du scénario est bonne, la fin légèrement convenue mais on fais semblant d'être surpris pour la magie du film. Orelsan est surement meilleur rappeur qu'acteur ou réalisateur mais de ce côté, aucun problème: il n'y a pas de souci de réalisation ou de photographie. Autant les paroles de ces raps ne m'attirent pas, autant celles pour le film sont vraiment bonnes et recherchées. Ce film qui affiche des ambitions modestes altèrent les réflexions sur la vie avec des moments plus drôles (ex: le patron d'Orel) faisant de ce film une mixture digeste et plaisante à savourer C'est loin d'être le film de l'année mais il y a un fond vraiment captivant
Ce film avec une grosse tendance musicale est génial. Il faut dire, je suis un grand fan du rappeur Orelsan et son influence dessus est totale. Si vous le détestez, il y a des chances que vous n’aimiez pas son long métrage. C’est avec plaisir qu’on peut retrouver son univers un peu loufoque et déstructurer. Ce film n’est aucunement biographique, il se veut d’ailleurs comme une extension de l’album « Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters » sorti en 2013. Logiquement, on sera aussi centré sur Gringe. Ce duo, tant musicalement qu'à l’écran, nous livre une belle prestation. Même si selon lui, ses débuts ont été difficiles, Orelsan pour son premier long-métrage est d’un naturel agréable. J’avais peur qu’il se rate complètement. Sa relation avec Gringe est très fluide. D’ailleurs, son camarade a depuis très bien rebondi dans le milieu du cinéma en faisant des apparitions convaincantes dans CARBONE, LES CHATOUILLES et le mois dernier L'HEURE DE LA SORTIE. Je le trouve très bon comme acteur. Ces deux-là vont donc nous faire vivre une aventure assez drôle et originale de deux pommés de la vie qui rêve de faire de la musique sans pour autant s’en donner les moyens. Tout au long du film, on aura donc par interludes de bons morceaux qui symboliseront à quel point ils sont perdus. La folie se fera à travers des dialogues totalement décalés avec des scènes improbables comme un freestyle avec une mamie ou l’apparition du déjanté Redouane Harjane. On est loin du cliché de haine que peut transporter le cinéma sur le milieu du hip-hop, et c’est rafraichissant.
Premier film, première réussite pour Orelsan, jeune rappeur français. Ce métrage narrant les aventures de deux losers d'une trentaine d'années refusant de grandir et fuyant les responsabilités de tout ordre est très bien vu. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est le parfait reflet d'une jeunesse blasée à 30 ans et qui est obligée de se bouger les fesses une fois acculée au mur. Du cinéma vérité comme on aime ! Et puis quand la bande-son suit, ça se laisse super bien regarder !
Le premier film du rappeur français Orelsan, co-scénarisé et co-réalisé par Christophe Offenstein, Comment c’est loin est une proposition de cinéma intimiste audacieuse, et qui explore l’ennui avec une profondeur d’idées et de sentiments.
Orel et Gringe approchent de la trentaine. Le premier est réceptionniste dans un hôtel, le second multiplie les occasions de tromper sa petite amie.
Les deux sont rappeurs qui souhaitent vivre de leurs musique.
Ils sont hébergés depuis 5 ans dans un studio d’enregistrement après avoir été remarqués par Skread et Ablaye. Depuis les 5 ans Orel et Gringe n’ont jamais terminé un morceau. Skread et Ablaye leurs posent un ultimatum. Ils ont 24 heures pour écrire un nouveau morceau…
Avoir un rêve ou des rêves c’est peut être trop effrayant de les réaliser. L’être humain se rassure dans le sens ou il est capable de tout mais fais trop souvent marcher sa flemme. Dans le film les deux rappeurs ont fait jouer la carte de la médiocrité. Carte de jeu qu’ils exploitent déjà depuis quelques années et qui marche encore notamment grâce à la série de Kyan Khojandi et Bruno Muschio (Bloqués). Mais surtout grâce a des textes, des textes qui parlent à tout le monde. La morale du film est qu’il ne faut absolument pas passer a côté de ses envies et de ses rêves. On vit de petites histoires en laissant passer la grande. Mais notre grande histoire n’est pas notre naissance et notre mort ?. Le film est à l’image de l’univers de Orelsan dans le sens ou tout les codes de la société sont critiqués comme par exemple le racisme du patron de l’hôtel envers Bouteille, le travail qui nous rend comme la fonction de photocopie… Le film montre une jeunesse éduquée qui souhaite dénoncer à travers des images et des sons les idées que la société craie. Comme Orelsan et Gringe on attend tous le bus, le bus de notre vie, on attend qu’elle passe mais tu ne sais jamais de quoi et comment elle sera faite. La jeunesse est représentée comme si elle était dégoûtée de la société et c’est bien vrai. Un jour peut être faudra t’il donner sa chance aux jeunes qui essayent de se sortir du lot de cette médiocrité de société. Tourner en rond dans une pièce ou un appartement fermé comme les Casseurs Flowters c’est un peu foncer dans le mur de la vie. C’est une œuvre d’adolescents attardés ils le disent eux mêmes dans leurs sons. Mais avec ce film le spectateur grandit avec les deux compères et capte le message d’espoir qui est envoyé. Comment c’est loin exprime énormément de qualités l’intelligence de la mise en scène qui réussit a donner au spectateur des émotions (les blagues et dialogues qui sont battis sur un décalage de rythme. Le court métrage à assez peu de défauts. Pour un premier long-métrage Orelsan le scénariste et réalisateur prend pour assistant un chef opérateur de clips mais aussi de long-métrages. Christophe Offenstein a réalisé le clip de promo du film A l’heure ou je me couche.
Le film est très court il se passe sur deux jours et la narration et faite par l’ennui mais le spectateur lui ne s’ennuie jamais. Le film emploie beaucoup d’éléments biographiques sur la vie de Orelsan, la ville de Caen par exemple et ceux-ci offrent à la fiction une grande fonction car cela sert à faire avancer le récit. Bien que le fait de faire référence à sois même peut des fois être très mal interprété par le public. La bande originale du film composée par Skread est l’un des cœurs du film. Les journalistes parlent de comédie musicale Orelsan lui reste humble et honnête et parle de comédie semi-musicale. Skread à su bien cerner l’univers du film et à trouver les tonalités justes pour répondre aux deux protagonistes. L’humour fait parti des sens clés du film et c’est assez travaillé. Orelsan à trouvé les mots justes comme il le fait avec ses sons pour dénoncer. Parfois profonds parfois drôles le tout c’est que le spectateur est une grande réflexion sur ce qu’il est en train de voir.
Beaucoup s’attendaient à un film de pote à la Very Bad Trip mais au final les personnages sont touchants sincères et profonds et le point fort c’est que tous sont amateurs (excepté le fan joué par l’humoriste ex du Djamel Comedy Club Rédouane Harjane).
La mise en scène est assez classique en sois avec des gros plans des travellings etc… mais justement cela colle parfaitement avec le thème de l’ennuie. Et quand un réalisateur manie sa réalisation avec son histoire le paris de faire un excellent film est gagné. Comment c’est loin est donc un film sympathique qui ne laisse en aucun cas indifférent le spectateur sur tout les aspects.
Une première réalisation assez réussie, retraçant les débuts difficiles d'Orelsan, avec toutes les galères du quotidien. Bien écrite, parfois drôle, parfois nostalgique, utilisant la ville de Caen pour filmer l'ennuie et la routine sur fond d'autodérision. Avec quelques morceaux de rap appréciables. A voir.