Le Garçon et la Bête
Note moyenne
4,3
4529 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

193 critiques spectateurs

5
54 critiques
4
89 critiques
3
41 critiques
2
5 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2016
Quel spectacle !!! Le garçon et la bête est un feu d'artifice visuel, intellectuel et émotionnel qui en font le premier grand évènement cinématographique de l'année. Multipliant les formes, les récits, les niveaux de lectures et les chemins de traverse, le film éblouit constamment avec une maestria qui laisse pantois. Le film réussit la gageure d'être terriblement complexe et d'un limpidité qui confine à l'évidence, pointu et singulier et à la fois tellement universel. Miyazaki à peine à la retraite, on se rassure en se disant que l'animation japonaise a encore de longs jours devant elle. Courrez tous en famille voir ce classique instantané ! Chef d'oeuvre !!!
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2016
Tout en me rappelant les dessins animés japonais de mon enfance, cette animation s'inscrit résolument dans notre époque par son esthétisme et sa modernité. Sans se couper du jeune publique il se tourne plutôt vers les adultes qui en apprécieront toutes les subtilités. Bref c'est beau, intelligent, émouvant. Seule petite ombre : quelques longueurs.
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2016
Je n'ai pas vu énormément de film animé japonais mais j'ai bien aimé celui la il est original et divertissant. Il y a de l'émotion de l'humour et de l'action . Après l'histoire ne ma pas forcément intéressé mais il est plus adressé au gens qui aiment les animés japonais.
Solostaran
Solostaran

2 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2016
J'ai accroché dès le départ de ce film, c'est vraiment l'animation a ce qu'elle a de meilleur. J'ai retrouvé les sensations de Princesse Mononoké notamment.
Mais comment est-il possible de ne pas avoir plus de retentissement pour ce genre de dessin animé plutôt que pour le dernier Disney. Sans critiquer Arlo par exemple, mais ici c'est d'un tout autre niveau.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Le Garçon et la Bête de Mamoru Hosoda.

Après le magnifique La Traversée du Temps, le fun Summer Wars, l'apogée qu'est Les Enfants loups, Ame & Yuki. Mamoru Hosoda s'est forgé une véritable réputation de nouveau Hayao Miyazaki dans le domaine de l'animation Japonaise.

Autant le dire, Les Enfants loups, Ame & Yuki reste son meilleur film. Mais Le Garçon et la Bête marque définitivement le style de Mamoru Hosoda dans l'excellence. Et marquera probablement ce que nous attendons de lui comme réalisateur. Nous n'atteignons pas l'apogée, mais tout de même l'excellence de son cinéma. D'ailleurs, ce film possède déjà une bonne publicité mérité. Quand Hosoda sortira son prochain film, il y aura une véritable vague d'admiration.

Hosoda a un style bien a lui dans ses films. Une narration qui prend son temps de tout mettre en place pour une compréhension totale, des travellings récurrents, un héros ou une héroïne possèdent quelque chose d'exceptionnel à exprimer, une animation 2D déjà remarquable qui peut se varier vers la 3D voir de les mélanger. Le style Hosoda se remarque au premier coup d’œil. Et ses films démontrent aussi une qualité cinématographique en live. Il traite ses films comme des films live au grand potentiel d'animation. Que ce soit La Traversée du Temps, Summer Wars ou Les Enfants loups, Ame & Yuki, il y a une grande sincérité qui s'en dégage de l'écran.

Le Garçon et la Bête raconte la vie de Kyuta (anciennement Ren), petit garçon de 9 ans qui a fugué de sa famille suite à la mort de sa mère et de l'abandon de son père. N'acceptant pas la situation, il fugue et vit dans les rues de Shibuya.
Tandis que dans Jintengai, le monde des Bêtes. Le Seigneur veut se réincarner pour la succession. Deux champions brigue ce titre. Iozen, grand combattant et père de deux enfants. Et l'impétueux Kumatetsu, ours malpoli et très solitaire. Et pour cause, lui et Kyuta sont très similaires, ils sont seuls.

Pour succéder au Seigneur, Kumatetsu doit prouver qu'il est meilleur que Iozen qui élève deux enfants. Donc il doit avoir un disciple. Il trouve donc Ren et le nomme Kyuta (parce qu'il a neuf ans). Il compte l'entraîner mais la connexion entre les deux se passe mal. Mais en apprenant à se connaître, ils vont non seulement s'entendre, mais aussi vivre ensemble et apprendre l'un de l'autre.

Kyuta, le héros du film. Il vit tourmenté par sa solitude. Sa mère morte lui revient en rêve. Son père a divorcé et l'a abandonné. Il déteste tout le monde.

Et quand Kumatetsu vient lui proposer de devenir son disciple, spoiler: il refuse âprement. Il refuse la réalité que de sa mère disparue (il la revoit en rêve brièvement). Mais quand il comprend que Kumatetsu est lui aussi seul. Il accepte de devenir son disciple. Au fil de leur relation sur plusieurs années, ils se disputent sans arrêt mais chacun apprend de l'autre. On a pas affaire à une relation maître/disciple où le maître à toutes les réponses. Chacun a des défauts destinés à êtres résolus par les conseils de l'autre. La seule chose qui ne changera pas, c'est leur tendance à râler à tout bout de chant. Car c'est leur moyen de communication la plus communicative entre-eux. Ils se disputent mais c'est comme ça qu'ils s'expriment entre-eux, c'est le genre de disputes où les interlocuteurs prennent plaisir à interagir. Quand il retrouve par hasard le monde des humains, il retrouve ses racines qu'il a abandonné. Il retrouve son père et rencontre Kaede. Une fille elle aussi en quête de repères. Prenant goût à cette vie, il se retrouve tiraillé et ne sait plus sur qui compter. Il a un vide dans son cœur.


Kumatetsu est le second personnage principal du film. Ours solitaire et malpoli.

spoiler: Il a vécu seul toute sa vie. Il est très fort mais a tout appris tout seul, contrairement à Kyuta, il n'a jamais eu personne. Chacun apprend de l'autre et devient la figure paternelle dont Kyuta avait besoin, la figure paternelle qui a abandonné ce dernier. Mais lui aussi a été tout seul. Et il s'est forgé tout seul sans l'aide de personne. Il apprendra des règles de savoir vivre de Kyuta et s'améliorera grâce à lui. Jusqu'au moment où il va combler le vide dans le cœur de Kyuta de manière symbolique.


Il faut aussi parler de Hyakushūbō le cochon et Tatara le singe. Ils sont de bons conseils et accompagne la vie de Kyuta et de Kumatetsu. Tatara en singe est flatteur et assez fourbe tandis que Hyakushubo le cochon est sage et donne des conseils qui le sont tout autant.

Il y a Jirōmaru le second fils de Iozen.

spoiler: Il est marcassin puis sanglier. Il est d'abord mesquin mais respecte la force de Kyuta puis deviens son ami. Il est surtout là pour accentuer le complexe de Ichirohiko qui n'est pas comme lui.


Le Seigneur lapin, il est bien mystérieux, bien souriant. Et j'admire l'idée qu'il monopolise l'écran en se téléportant dès sa première apparition. Son entrée est bien remarqué.

Kaede, la fille que Kyuta rencontre.

spoiler: Elle aussi est en quête de repères, contrairement à Kyuta et Kumatetsu qui expriment leur lien en se criant dessus. Elle vit mal le fait de n'être qu'une enfant adorée. Elle apprend le monde humain à Kyuta et l'aide à se trouver.


Ichihoriko est le premier fils de Iozen. Il est très similaire à Kyuta.

spoiler: Il est un humain qui a grandi dans le monde des bête. Il partage le dédain de son père pour les humains. Mais lui n'a pas conscience d'en être un et vit très mal le fait de ne pas être une bête. Il cache lui aussi un grand vide comme Kyuta auparavant, et les ténébres l'envahissent peu à peu car il est rongé par la haine et la colère ainsi que son adoration pour son père et il hait Kyuta d'assumer qu'il est humain. Lui et Kyuta sont très similaires. D'ailleurs, Ichihoriko prend la forme d'une baleine (il ne s'assume pas en tant qu'humain) après avoir lu Moby Dick. Plus tôt dans l'intrigue, Kyuta et Kaede lisent ce même livre dans lequel on expliquent que le baleinier est obsédé par la baleine qui lui est son miroir. Ichihoriko, comme Kyuta, est un humain, mais contrairement à lui, il ne s'est pas accepté le côté humain en lui. Il est ce que Kyuta aurait pu devenir si il n'avait pas connu Kaede pour lui faire accepter ses deux facettes de sa vie. D'ailleurs il y a un parallèle intéressant avec Kumatetsu et Iozen qui sont rivaux et que chacun a élevé un humain, et que Kumatetsu est obsédé de battre Iozen au combat.


Nous avons dans Le Garçon et la Bête, une histoire où tout prend le temps d'être raconté pour donner une histoire immersive et touchante. Le film prend son temps quand il faut, et passe rapidement quand il le faut.

Mais une chose qui m'a marqué aussi dans cette chouette histoire, c'est la structure narrative. Le film est construit sur Le Voyage du Héros (si vous avez lu mes critiques de Star Wars, vous connaissez peut-être).

spoiler: Kyuta (le Héros) est seul, il rencontre Kumatetsu (le Mentor) qui va l'entraîner. Mais chacun est un héros et un mentor dans l'intrigue. Kyuta apprend à Kumatetsu le savoir vivre et l'aide à s'améliorer lui-même. Tandis que Kyuta apprend le combat et prend Kumatetsu comme figure paternelle. Mais comme tout Mentor, il doit se sacrifier pour permettre au Héros d'accomplir sa destinée. Et comme chacun est un Mentor/Héros, chacun va s'accomplir dans l'absence de l'autre. Kyuta quitte Kumatetsu qui va devenir seigneur et se réincarner. Il se réincarne en sabre qui permettra à Kyuta de triompher de Ichirohiko et de sauver Kaede et trouver sa voie.

Mamoru Hosoda a également développé un univers bien à lui. Où vit une dualité entre le monde humain et le monde des bêtes qui sont très similaires mais très différents.

spoiler: Et le parallèle du vide dans le cœur avec les ténèbres symbolisant le mal d'un enfant perdu et complexé est une bonne trouvaille. Avec cette fin où Kumatetsu comble le vide de Kyuta pour lui permettre de gagner a une symbolique forte. Cette fin est tellement belle.


Je vous recommande vivement Le Garçon et la Bête. Je vous conseil même de le faire voir à vos enfants, car il enseigne de très bonnes choses sur la famille, le manque, le chagrin, la relation parentale, la différence, le choix et l'amour.

Le Garçon et la Bête est un merveilleux conte qui fera monter Mamoru Hosoda parmi les plus grands.
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2016
Un peu plus de 3 ans après le magnifique Les enfants loups, Ame & Yuki ; notre pote Mamoru Hosoda est de retour pour notre plus grand bonheur. Le garçon et la bête nous emporte d'abord dans le monde des bêtes, l'occasion pour le spectateur de s'émerveiller devant l'univers de Jutengai. L'histoire est passionnante nourrie par des graphismes et une animation magnifiques, des héros attachants sans oublier une bonne dose d'humour ; tout est réuni pour qu'on se laisse séduire. Éblouissant de bout en bout (ce combat dans l'arène ça laisse sans voix), un film d'animation qui devient instantanément un indispensable et surtout un Coup de cœur Ciné2909 !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2016
Hosoda confirme son talent pour exprimer avec humour et lucidité des angoisses existentielles, en l'occurrence comment combler les vide qui nous habitent, et les duretés et beautés de la vie. Une maîtrise artistique totale, alternant les rythmes du plus calme au plus rapide, les genres du romantique au combat, les ambiances visuelles et musicales... Et ceci parlant à tous les âges. Une pure merveille !
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Tout d'abord il est nécessaire de dire à quel public ce film d'animation est destiné : ado et adulescent. Les thématiques des anime japonais sont toujours un apprentissage et un passage de l'enfance vers l'âge adulte. Celui-ci ne déroge pas a la règle : il l'enrichi. Point fort : un scénario qui fait la part belle aux combats intérieurs aux personnages, ce qui le rapproche de... Star Wars ! Des combats à l'épée sans la sortir du fourreau, une animalité affichée : thématique Star Wars ! Un univers proche d'une BD (hélas je ne retrouve pas le nom) ou l'on passe de l'un a l'autre dans un état de rêve et un labyrinthe fleuri, le changement d'ambiance visuelle le montre. Proche également de certaines thématiques du feu studio Myazaki, la part d'ombre de soi-même. Il manque encore pour être un animé parfait des expressions des visages moins caricaturales et plus nuancées, ainsi qu'un combat final plus clair sur le plan symbolique. Je n'ai pas fait attention à la musique, elle ne m'a pas marqué.
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Comme grand fan des films de feu les studios Ghibli, je n'ai pas résisté à la tentation d'assister à la première de cette nouvelle animation japonaise signée M.Hosada. J'avais déjà bien aimé les enfants loup et ce nouvel opus est bien réussi. Magnifique visuellement, de l'humour et de la tendresse. Un poil d'émotion par moment. Je n'arrive pas néanmoins à retrouver la magie Miyazaki, cette beauté, cette pureté quasi celeste des dialogues, des images, de la musique, de la poésie qui faisaient mon enchantement.
Ceci dit, malgré ses bizzareries et certains dialogues un peu rustiques (provient peut être d'une traduction aléatoire), ce film a le mérite de faire passer un message bien touchant sur la condition et la souffrance des enfants issus de familles déchirées, si fréquentes de par le monde, notamment au Japon. Le grand vide d'affection qui a besoin d'être comblé est bien exprimé. De même la lutte intérieure pour rester droit dans ces conditions malgré des prédispositions pour la vengeance ou la révolte, l'importance des relations père fils et enfin la victoire finale de l'amour sur la haine font de cette fresque japonaise une nouvelle réussite du 7ème art.
John_Trololo
John_Trololo

34 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2015
Ayant eu la chance d'aller voir le film en avant première cette nuit au Grand Rex, voici mes impressions :
Mamoru Hosoda confirme très largement qu'il n'est pas dans le monde de l'animation pour rien. Les dessins de ce nouveau film sont fantastiques. L'humour est très présent dans la première partie du film, et c'est réussi. La relation maître-apprenti est très bien mise en valeur, et le film est vraiment prenant passées les dix premières minutes.

Seul hic du film à mon goût, la trop grande présence du "pouvoir de l'amitié" très cliché dans les animes de type shonen. Cependant, ce n'est pas gênant, car quasiment chacune de ces scènes est soumise à un rebondissement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 janvier 2016
Esthétiquement parfait, ce film possède un ton beaucoup plus optimiste qu'un Ame et Yuki et touchera moins la corde sensible. En résulte un excellent divertissement, bien rythmé et à l'univers et bande son entrainante. Dommage que la fin soit un peu convenue car le film pose des questions intéressantes sur l'enfance et la paternité. Dans tous les cas Hosoda confirme encore une fois qu'il est l'un des nouveaux grands du film d'animation japonaise.
Furiosa Fury
Furiosa Fury

40 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2016
Tout simplement le meilleur film d animation japonais que je n ai jamais vu au cinéma depuis ghost in the sheel 1 et princesse mononoke ! Les dessins sont d une beautés magistrals ! C est simple ont ne peut pas décoller son regard de l écran jusqu au générique final tellement c est beau (les voitures a un moment j ai cru que c était des vrais pendant une seconde) et les animations des personnages sont tout simplement a tombé par terre ! Mentions spécial également aux couleurs chatoyante qui se marie parfaitement aux dessins traditionnelle, l histoire et le scénario ne sont pas en reste ils sont un parfait mélange de la modernité et du monde parallèle et l évolution du personnage principal m a bluffé, la petite boule de poil qui accompagne le héro du début a la fin est troooop mignonne ! A la fin du film on ne peut faire qu une seule chose, applaudir. Je n ai pas honte de le dire Miyazaki a été dépasser, Chef d oeuvre a ne pas loupé
ollavatelli
ollavatelli

64 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Après un magnifique « Les enfants loups », M.Hosoda revient avec un film d’animation plaisant qui nous fait revivre de bonnes émotions même si, il faut le dire, ne vaut pas son dernier film.

Le film débute très vite : on s’aperçoit de suite de la solitude du garçon et on le voit rapidement franchir le monde des bêtes. Au vue du caractère du petit garçon et de celui de la bête, on devine bien que l’on aura le droit à des scènes de disputes bien amusantes. L’évolution de la relation de ces deux personnages est intéressante : on s’attachera facilement à eux. Le petit souci à leur niveau vient du fait que certaines de leurs scènes peuvent paraitre un poil trop enfantines (les disputes ou les imitations). De plus, au niveau du scénario, la première partie tourne légèrement un peu en rond. Malgré tout, elle reste divertissante et assez drôle à certaines situations.
La deuxième partie est cependant clairement plus saisissante lorsque, déjà, le garçon commence à maitriser le combat et les mouvements, et lorsqu’il grandit. Sa rencontre avec la jeune lycéenne va dynamiser son histoire et sa vie. Avec des scènes dans la première partie qui commençaient à devenir un peu répétitives, ces nouvelles scènes dans le monde des humains apportent un grand souffle au film et permet de pimenter le choix du jeune garçon dans le monde dans lequel il veut vivre. Dans sa seconde partie, j’ai donc trouvé le film plus sérieux. A partir du combat, le film deviendra même bien sombre après un passage « ténébreux ». Les dernières scènes feront preuve d’un peu de magie tout en étant dans une ambiance un peu sombre. D’autres scènes dans la deuxième partie de film seront touchantes où la qualité des relations des personnages prennent tout leur sens.
Pour finir, un petit mot sur les personnages qui sont globalement intéressants et attachants (même la bête) et mention spéciale à l’espèce de petit hamster qui accompagne le garçon qui est vraiment mignon.

Le garçon et la bête est donc un film amusant et sensible. Malgré un début un peu trop enfantin, le film se poursuivra et se finira sur des choses plus sérieuses et fascinantes.
Jo R
Jo R

24 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Très beau dessin animé sur la relation entraineur/entrainé, la capacité à pardonner, à se sublimer, à se contrôler autour d'un cadre magnifique comme savent si bien le faire les Japonais à travers leurs Mangas.
De très belles images, une très belle histoire.
Florent Blenck
Florent Blenck

20 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2015
== Vu en avant-première lors du festival Kinotayo ==
Tout comme Kore Eda avec Notre Petite Sœur, Hosoda faisait face à une lourde tâche en réalisant ce film : confirmer son succès international qu’a été Les Enfants-Loups, Ame et Yuki, et démontrer qu’il avait bel et bien la carrure pour devenir la nouvelle figure de proue de l’animation japonaise. Il a donc choisi de faire évoluer en douceur la formule éprouvée qui avait fait le succès de son précédent film mais aussi de Summer Wars (2009) : un héros à la lisière entre deux mondes, un duo de personnages dont le lien va constituer le cœur du récit et des interrogations sur notre identité, ce qui nous rend uniques.

Le premier constat qui s’impose est esthétique : Bakemono no ko est encore plus beau (oui c’est possible) que Les Enfants-Loups et confirme le talent de son réalisateur. Makoto Shinkai garde encore une certaine avance dans le domaine précis des effets de lumière (le lecteur est vivement incité à regarder Voyage vers Agartha pour vérifier ;) ), mais sinon Hosoda surclasse les autres réalisateurs de l’Archipel et d’ailleurs. Les foules sont grouillantes et pleines de vie, les personnages mi-hommes, mi-bêtes, bien croqués, l’action fluide et sans défauts. Tout au plus regrettera-t-on une fin qui fait un peu débauche d’effets spéciaux.

Mais le progrès n’est pas que technique : le scénario a également gagné en nuance et en complexité par rapport aux Enfants-Loups, à qui certains avaient reproché un certain dualisme. Ici, le héros, fugueur rebelle, est partagé entre le monde des bêtes est celui des humains, tout en devant composer avec l’absence de ses parents (véritable leitmotiv de l’animation japonaise, à croire que seuls les parents japonais n’ont pas encore reçu le message). Mais la « bête » du titre, Kumatetsu, le prend sous son aile… en théorie. Car bien qu’exceptionnellement doué au combat, il est aussi colérique, impulsif et impatient, le maître idéal en somme ! Mais c’est cette imperfection des deux protagonistes (l’enfant sauvage d’une part, la bête bougonne de l’autre) qui va rendre leur relation intéressante et peut-être plus profonde que celle qui unit Hana et ses enfants dans Les Enfants-Loups : les deux vont apprendre et progresser au contact de l’autre, un processus que l’on retrouvait déjà récemment dans Miss Hokusai. Rapidement toutefois, Kyuta se retrouve confronté à ses origines humaines, qui le distinguent des habitants de Jutengai. Ce dilemme pour l’adolescent dont la personnalité est encore à construire, et l’éducation à faire, constituera l’autre grand ressort du film, et c’est l’alternance entre les ressorts Kyuta-Kumatetsu et celui de l’éducation du jeune garçon dans le monde des humains qui donne à Bakemono no ko toute sa richesse thématique.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse