Le dernier film que j'ai eu l'occasion de voir d'Hosada m'avait franchement déu (Summer War) et bien que j'aime beaucoup la traversée du temps et les enfants loups, je n'attendais pas forcément grand chose de celui-ci. Et j'ai vraiment adoré quasiment jusqu'à la toute fin qui est peut trop convenue et bordélique tout en proposant quelques beaux moments elle aussi.
En fait l'introduction du film posant l'univers en jette vraiment, alors j'ai eu un peu peur que ça soit incompréhensible entre tous les noms des gens qu'on présente, mais en fait ça passe plutôt bien puisqu'on présente vraiment l'essentiel et c'est tout.
Et une fois que j'ai été plongé dans l'univers, c'était bon, impossible d'en sortir... et ce que j'ai adoré c'est tout bonnement le message du film. On a un film où l'on a l'apollinien contre le dionysiaque (les deux rivaux prétendants au titre) et on se rend compte que celui détesté par tous a pas mal de qualités et que derrière son comportement il se cache quelqu'un de vraiment intéressant et touchant. Je me suis pas mal identifié à lui, plus qu'au petit garçon (puis grand garçon). J'apprécie aussi beaucoup ce qui dit sur la vengeance, le ressentiment et les échecs de Monsieur Parfait rejetant la nature profonde de sa progéniture. D'ailleurs j'aime beaucoup l'évolution de ses enfants, l'un qui était bon et vertueux qui se laisse envahir par la haine et l'autre qui peut sembler être un petit caïd colérique se révèle être très sympa. Bref c'est pas manichéen.
J'aime aussi beaucoup la relation de Ren avec la fille et plus particulièrement une scène où Ren s'énerve, il ne sait plus où il en est et il fait peur à la fille qui le gifle avant de le prendre dans ses bras, j'ai trouvé ça vraiment très fort. Et il y a plein de petits moments comme ça qui fonctionnent vraiment bien. Même à la fin où avec la baleine j'ai trouvé ça un peu trop, même si beau visuellement, on voit la fille s'agripper à son mec avec intensité... je trouve ça très beau.
J'ai passé vraiment un super moment et c'est tout aussi bien que les enfants loups.
Sympa mais un peu long, ça ne vaut pas un Ghibli. La partie dans le monde des bêtes est super mais la partie dans le monde des humains est chiante. Le coté émotion des personnages est bien traité, on s'attache à tout ce petit monde, on rit, mais l'histoire en elle-même est assez vide et c'est dommage. Mitigé.
Beaucoup de sensibilité pour cette oeuvre qui nous amène aux tréfonds du coeur pour en sortir le meilleur. L'humour est là pour ponctuer la dureté de la vie, le vide mais aussi les belles réalisations. Un bon rythme qui laisse place à l'extroversion de la colère, des doutes pour amener avec sérénité les réussites. Une belle réalisation !
Voici un film d'animation sensationnel et époustouflant. C'est une sorte de conte initiatique formidable. Il est certes un peu long (2 h) mais cela vaut le coup de voir ce petit bijou. J'ai beaucoup aimé, à ne pas louper.
Tout en me rappelant les dessins animés japonais de mon enfance, cette animation s'inscrit résolument dans notre époque par son esthétisme et sa modernité. Sans se couper du jeune publique il se tourne plutôt vers les adultes qui en apprécieront toutes les subtilités. Bref c'est beau, intelligent, émouvant. Seule petite ombre : quelques longueurs.
Et voilà, le nouveau Mamoru Hosoda est arrivé ! Après nous avoir régalés avec ses précédents films (les excellents "La Traversée du Temps", "Summers Wars" et "Ame & Yuki, les Enfants Loups"), notre ami japonais revient avec une nouvelle histoire : Un petit garçon, Ren, se retrouve orphelin suite à la mort de sa mère dans un accident de voiture et se voit confié à des membres de sa famille qu'il n'accepte pas. Plein d'amertume, il décide de fuguer et finit par rencontrer des créatures étranges. Afin d'échapper aux policiers qui le recherchent, Ren décide de suivre les créatures et se retrouve dans un autre monde peuplé d'hommes-bêtes...Comme a son habitude, Hosoda part d'une base de récit simple qui va se révéler beaucoup plus subtile et développée au fur et à mesure de l'avancée du métrage ; et encore une fois, son travail va nous dévoiler une très jolie fable, cette fois-ci axée sur le passage de l'enfance à l'âge adulte ainsi que la facilité pour l'être humain de succomber à ses plus vils instincts. Au milieu de tout ceci, la relation maître/élève entre Ren et le fameux Komatetsu va amener à la fois le comique (leurs innombrables querelles vous feront fortement sourire) et l'émotionnel, surtout lorsque cette dernière basculera plus vers une relation père/fils : c'est à la fois prenant et beau, du grand art. Au niveau de la réalisation, il n'y a pas grand chose à dire car nous connaissons nos amis japonais : c'est tout bonnement splendide, par moment avec un style simple et pur (notamment pour les personnages), d'autres avec une plus grande précision et dynamisme (les séquences de combats) mais aussi avec une dualité visible à l'écran entre le monde des humains (lumière grisâtre, couleurs ternes, atmosphère triste et étouffante) et le monde des hommes-bêtes (lumière claire, couleurs chaudes, ambiance joyeuse, dynamique et vivante) qui est en parfaite corrélation avec le dilemme qu'éprouve Ren au plus profond de lui. "Le Garçon et la Bête" est aussi un nouvel exemple que l'utilisation de l'ordinateur dans l'animation est souvent une bonne idée quand cela sert le visuel (pour s'en convaincre, il suffit juste de voir ce superbe travelling circulaire lorsque Ren est au milieu du crossroad de Shibuya, cet incroyable zoom de l'arène où la caméra semble partir loin au-dessus d'elle dans le ciel pour finir en son centre, ou encore ce plan indiquant où la "vision" de Ren lorsque ce dernier essaie de se cacher à quatre pattes dans le marché !) Alors certes, on a déjà l'habitude de cette utilisation, notamment depuis le sublime "Ghost In The Shell 2 : Innocence" ; mais ça me touche toujours quand un film d'animation arrive encore à me surprendre aujourd'hui ! Mamoru Hosoda nous livre donc encore une belle réussite autant technique, scénaristique qu’émotionnelle, avec un récit qui s'intéresse à ses personnages, à notre société et à la place de la nature dans cette dernière. On dit que le grand maître Hayao Miyazaki veut prendre sa retraite.... Hosoda serait-il son digne successeur ?
Film splendide. Un voyage- conte initiatique fabuleux rempli de tendresse, de fous rires, de sagesse. Les personnages sont tous attachants ils nous entraînent tous, dès la première minute vers et à travers un monde fantastique, riche en couleurs. Nous entrons au sein un monde chargé de traditions et de symboles qui permet aux spectateurs de rêver. Le travail d'animation est remarquablement bien réalisé. Les plans animés sont très dynamiques. Un film d'animation à partager en famille, en couple ou en groupe pour découvrir ou réanimer l'enfant avide de savoir qui se cache en chacun de nous.
Très beau dessin animé sur la relation entraineur/entrainé, la capacité à pardonner, à se sublimer, à se contrôler autour d'un cadre magnifique comme savent si bien le faire les Japonais à travers leurs Mangas. De très belles images, une très belle histoire.
J'étais hésitant à mettre 4,5 ! Le film est un bijou dans le cinéma d'animation. Encore une fois Hosada signe un excellent film servi par une très belle histoire, des images magnifiques, de grands moments.. Petit point négatif les dialogues sont pas pour tous les enfants...
Le film commence très fort les 30 / 40 premières minutes sont très belles on attend que ça devienne de mieux en mieux. Certains passages fabuleux sont trop court spoiler: la rencontre avec les maîtres et après ......je n'ai pas compris. Le potentiel était la mais tout devient moche. Le héros perd toute mais absolument toute sa crédibilité. Et puis le "méchant" ......... mais les deux encore ne sont pas trop mal comparé à un autre personnage que je vous laisserais la joie (l'exaspération) de découvrir. Je ne sais pas mais si vous voulez copier Brave faite le bien au moins :/
spoiler: Le "héros" qui fait que crier enfant / râler adulte pour devenir étudiant. Sans compter cette fille ...et ses ténèbres ! Et bien oui c'est tellement dur les études allez, on vas se battre contre une baleine !
Dans la lignée des 3 précédents films du réalisateur et scénariste Mamoru Hosoda, ce film se veut un conte pour toute la famille, qui mélange divertissement et réflexions. Ici, le monde fantastiques des bêtes (kemono, créatures anthropomorphes, propre au folklore et la culture japonaise) est l'occasion d'accrocher le public pour le faire quitter la dure réalité, le quotidien, et permettre au héros de mettre en relief ses problèmes : car ses problèmes n'ont pas disparu quand il est entré dans le monde fantastique. Et c'est la deuxième lecture du film qui lui donne tout son pouvoir : aborder le sujet de la transmission, des rapports père-fils de manière non-triviale, via la douce folie du monde des bêtes. Mais le film ne tombe pas dans la niaiserie idéaliste chère à Disney : tous les personnages font comprendre au héros que c'est à lui de prendre la décision, de choisir sa voie. Et c'est finalement la figure paternelle qu'est Kumatetsu, qui lui donnera confiance en soi, une volonté et un courage, qui est la seule force dont on a besoin pour surmonter les épreuves de la vie. Là aussi, l'animé tranché des canons américains, où il est toujours question de détruire "l'ennemi". Ici, l'ennemi est en chacun de nous, et le "méchant" de l'histoire n'est pas tué, mais pardonné et aimé. Alors évidemment, si vous avez une grande culture cinéma (en ayant vu tous les Ghibli, par exemple), ce film ne vous surprendra pas vraiment, et ne restera pas dans les annales. Reste le talent de rendre empathique cette relation de substitution entre cet orphelin perdu et déconnecté de la société, et cet ours mal léché, rendant les personnages attachants tant leurs défauts ou leurs qualités nous touchent.
J'ai assisté à l'avant-première où le producteur explique que l'auteur a voulu avec ce film, montrer comment un enfant devient adulte. Et quel rôle peut tenir un adulte dans cette transformation, en tenant compte de ses propres imperfections. On ne peut pas mieux résumer le film ! en ajoutant qu'on est plongés dans le monde des bêtes avec humour et tendresse. Le producteur a aussi dit qu'il espérait que le film nous donne du courage: et bien oui en sortant de la séance, on a le cœur gonflé d'énergie !
Difficile de noter cet animé. Nous avons un véritable film au scénario travaillé, des personnages de qualités et des effets spéciaux très réussi. Pour autant le format (2h) paraît un peu long et je reste convaincu qu'une adaptation sous format épisodique comme un manga classique aurait été préférable. Cependant le film n'est pas lent, loin de la, il y a un équilibre subtile entre scène d'action et de dialogue. Mais je trouve que cette aventure se rapproche d'avantages de ce qu'on peut trouver comme animé TV que ce dont nous on habitué les Chibi au cinéma. Cela change, ce qui n'est pas un mal mais je ne sais pas comment le public non initié l'accueillera... Enfin je trouve que nous retrouvons dans ce second long métrage moins d'émotion que dans les enfants loup au bénéfice de l'action
J'ai eu la chance de le voir en avant-première à l'UGC Bercy, en présence du producteur du film qui expliquait que Mamoru Hosoda avait voulu faire ce film après être devenu papa et que le thème du film était autour de ce que les parents peuvent faire pour aider leurs enfants à devenir des adultes équilibrés, de ce que ça veut dire d'être parent, y compris sans liens du sang, etc.
L'histoire est très sympa, riche en émotion sans tomber dans la niaiserie. On rit beaucoup (le personnage du lapin Seigneur m'a tuée de rire). Et puis c'est beau, tout simplement : le dessin est superbe, l'animation est de qualité, le contraste de la photographie est saisissant (surtout pour les scènes impliquant la baleine, magnifique couleurs). Bref, c'est un régal de bout en bout.