L'étreinte du serpent
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2016
Avec ce film Ciro Guerra nous embarque pour un voyage de deux heures en pleine Amazonie, un voyage où les temporalités se confondent et où les repères se heurtent à l'immensité de la forêt vierge. "L'étreinte du serpent" nous conte deux histoires parallèles mettant en scène Karamakate, un chaman amazonien vivant isolé depuis l'extermination de sa tribu. Dans une histoire, se déroulant en 1909, on suit Karamakate aider l'explorateur allemand Theodor Koch-Grünberg à trouver la yakruna, une plante légendaire qui aiderait Theodor à guérir de la malaria. Dans l'autre histoire se déroulant en 1940, on retrouve un Karamakate plus âgé aider Richard Evans Schultes, botaniste américain, à se remettre sur la piste de cette même plante. Koch-Grünberg et Evans Schultes ont bien évidemment existé et c'est d'après les journaux et travaux de ces derniers que le réalisateur Ciro Guerra construit son film. Un film qui se voit aussi bien comme une sorte de documentaire tant il dépeint avec réalisme l'Amazonie de l'époque qu'un film d'aventure, une quête initiatique qui n'est pas sans faire penser aux œuvres de Werner Herzog ou de Joseph Conrad. On se retrouve plongés dans un monde qui semble hors du temps et sans limites, un monde où l'homme blanc ne peut asseoir son emprise et il doit mettre de côté tout son savoir et tous ses préjugés s'il veut survivre. D'emblée ce qui frappe avec "L'étreinte du serpent", c'est qu'il se refuse la couleur. Le choix est d'autant plus étrange que l'on imagine parfaitement combien le vert des forêts luxuriantes est magnifique. Mais Guerra préfère tourner en noir et blanc, utilisant chacun de ses décors pour soigner la profondeur de champ ou mettre en exergue une beauté encore plus fascinante une fois dépouillée de sa couleur. Visuellement c'est magnifique et le film force à l'admiration. Scénaristiquement, c'est plus bancal. Car le film se vit vraiment comme une quête initiatique, celle que les personnages occidentaux vivent auprès de Karamakate. Dès lors, malgré la fascination qui s'impose, on a bien du mal à entrer complètement au sein de cette œuvre, un peu hermétique. A défaut de vivre la grande aventure des personnages, on ne peut pas vraiment la ressentir. Il en résulte un sentiment de frustration, comme si Guerra en personne voulait nous empêcher d'entrer complètement dans le film. Peut-être nous invite-t-il à venir voir l'Amazonie en personne pour en découvrir tous les charmes et mystères dont il se fait le porte-parole. Une chose est sûre, c'est qu'après les images sublimes dont il nous a gâtés, l'envie ne nous en manque pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mars 2016
Un chaman de traverse sur un long serpent qu'est ce fleuve traversant l'amazonie. Une leçon de vie pour nous occidentaux qui nous somme, me semble-t-il, trompé de route ! Un retour aux sources à tel point qu'il est difficile de revenir dans la civilisation après la séance. Le film de l'année 2016, largement devant The Revenant que j'avais déjà énormément apprécié !
Réré S.
Réré S.

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2016
Magnifique, à voir au cinéma et non sur petit écran, un film qui remet l'humanité à sa place et fait réfléchir à pas mal de sujets, y compris ceux hors de l'Amazonie...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2016
Un film transcendant qui vous emmène dans un autre monde, qui aborde la compréhension et l'acceptation de la culture d'autrui, et ce cercle éternel qu'est la vie. A voir absolument.
Eoliah D.
Eoliah D.

2 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2017
Quel film! difficile d'y entrer mais après on ne lâche plus. La fleur de yakruna comme objectif, un explorateur part en expédition sur les traces d'un autre scientifique dont il a récupéré les "notes" et le même guide indien vieilli et "endurci". La rudesse du milieu et des hommes, le choc des personnalités et des cultures jusqu'au pire issu du métissage culturel qui a fait naitre une secte d'une violence extrême. La découverte de la dernière fleur de yakruna n'a pas l'issue prévue par l'explorateur que nous laissons seul mais"guidé" dans la jungle. Le noir et blanc est parfois frustrant mais parfois sublime.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2016
Film magnifique qui invite à remettre en question beaucoup de nos certitudes d'occidentaux. A voir et à revoir, parce que je pense que l'on peut toujours trouver matière à méditer, même après plusieurs vision du film. On ressort de la séance avec l'envie d'en apprendre plus sur les cultures amazoniennes, sur leur représentation du monde et de la vie. On se sent différent, le doute s'est insinué en nous. Les acteurs sont excellents, le choix du noir et blanc donne plus de réalisme et les images (tout particulièrement à la fin) sont superbes. A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 janvier 2016
le choc des cultures vu par l'indigène. Des images superbes en noir et blanc qui donnent toute leur vérité à ce film atypique car nous obligeant à se décaler de notre vision d'occidental.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2016
Simple, poétique , botanique et historique ! On est accompagnée par la forêt pendant toute l'histoire .
Simplement magnifique !
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2016
Empruntant énormément à Joseph Conrad et son Heart of Darkness, l'étreinte du serpent manque de la force qu'a pu avoir Aguirre ou apocalypse now. Reste la belle photographie en noir et blanc, et cette promenade à la rencontre des cultures perdues de l'Amazonie, pour nous faire passer somme toute un moment agréable. Il a pour lui l'authenticité, accentuée par le fait de prendre le point de vue de l'indien et non de l'occidental.
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Un film d'aventures unique, à la fois philosophique, ethnographique et humaniste. Une expérience unique, réalisée dans un noir et blanc superbe, où le sauvage n'est pas celui que l'on croit. A voir séance tenante !
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2016
Avec "L'étreinte du serpent", Ciro Guerra nous convie à une véritable plongée au coeur de la forêt amazonienne, à la rencontre des autochtones et de soi-même. Car, en plus d'avoir des airs de "Road-movie" (ou devrait-on dire "River-movie"), "L'étreinte du serpent" est un voyage spirituel; voyage des personnages principaux mais égakement du spectateur qui vit le film comme une authentique expèrience cinématographique. Dans cette intrigue où se mêle mysticisme et folie, il y a un peu de "Aguirre, la folie de Dieu" de Werner Herzog. Point fort de ce long métrage colombien: la réalisation et une photographie sublime que vient renforcer l'utilisation d'une image en noir et blanc. Il suffit de se laisser porter par la trame narrative et sa poésie, prendre les choses telles qu'elles sont même si on ne les comprend pas toujours. Une oeuvre rare et magnifique.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2016
Étrange et envoûtant film hors du temps, intemporel et d'une beauté époustouflante où le noir et blanc ne nuit absolument pas aux beaux plans de l'Amazonie qui s'offrent ici sans modération. Si je ne l'ai pas donné les 5 étoiles c'est parce que l'histoire, ou plutôt les histoires sont racontés d'une façon un peu confuse, du moins pour moi. Mention à part méritent les interprètes et spécialement les rôles secondaires Nilbio Torres et Antonio Bolibar, le chaman et le guide.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 janvier 2016
"...
D'abord, les deux histoires, passé et présent, se mêlent comme le guide indigène comme seul lien commun. Les belles images en noir et blanc défilent accompagnés avec des bruits d'eau, des grillons et des autres bêtes cachées entre les buissons, mais la narration ici est absente. Guerra joue a embrouiller les images comme si le spectateur se trouvait sous l'influence de l’hallucinogène que Karamakate souffle aux nez des deux hommes. On perd la notion de l'espace et du temps et la seule chose qu'on peut faire s'est de faire confiance au guide qu'on ne sait pas s'il va nous trahir le moment où on baisse la garde, notre seul choix c'est d'accepter le serpent et laisser qu'il nous entoure.

Les lieux se répètent, dans le passée l'extermination des peuples amazoniennes faisait les mêmes ravages qu'au présent les industries des puissances économiques font dans la nature pour extraire du caoutchouc. Comme quoi le scénariste a eu le temps de dénoncer les abus commis sur place sans tomber dans le sentimentalisme à tout prix.

Puis on a la magie de la jongle. Ces fleuves qui sont plusieurs rivières au même temps, comme le protagoniste nous dit, métaphore tout au début du film avec l'anaconda qui dévoile dans son accouchement des serpents qu'à son intérieur ont cassé leurs œufs. La jongle comme scène qui change sans qu'on ne se rend pas compte, un endroit où le même sentier n'est plus le même la deuxième fois qu'on le suit..."

Lisez la critique en entier sur le lien.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2016
L'histoire de la dérive de deux aventuriers à 40 ans d'écart le long du même fleuve amazonien ; l'histoire de la confrontation du matérialisme du colon et la spiritualité de l'indigène ; l'histoire de la dérive du prosélytisme.
Le film débute par une - même deux - quêtes initiatiques, tournées vers le pouvoir du chamanisme, une recherche absolue du message de la nature intacte. Au fil du fleuve, le discours devient de plus en plus politique, de plus en plus critique de l'homme blanc. Le paroxysme est atteint à la découverte d'une mission en totale dérive (on pourrait y voir une critique acerbe de toute dérive extrémiste dans les religions ...) ... et c'est alors que le récit se délite quelque peu dans des arcanes peu maitrisées. Reste une oeuvre attachante grâce à une totale maitrise de la forme, des décors naturels somptueux ... mais sans le souffle épique de Aguirre. Le voyage vers un ésotérisme échevelé reste timide et peu enthousiasmant.
Florence V.
Florence V.

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5,0
Publiée le 19 janvier 2016
Si vous avez envie de voyager, de changer d'horizon, de rencontrer d'autres humains, d'expérimenter d'autres liens... ce film est superbe! Le noir et blanc évite qu'on se noie dans la verdure amazonienne, et permet de se rapprocher des personnages, de se centrer sur les relations humaines (bonnes ou mauvaises).
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