L'étreinte du serpent
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dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2015
"L'étreinte du serpent" est un film étrange. Après Aguirre et Fitzcarraldo réalisés par Werner Herzog avec Klaus Kinsky, le film décrit la rencontre et le voyage entre Karamakate, dernier indigène de sa tribu, "les Chullachaqui", et Chamane de son état et 2 explorateurs, à 40 ans d'intervalle, pour trouver une plante sacrée et puissante la Yakruna. L'originalité du film est que cette fois, c'est l'indien qui est au centre de la réflexion et non l'homme blanc. Lors de ces périples où la temporalité devient incertaine, l'indien et son compagnon de voyage font des rencontres souvent inquiétantes où sont mises en abime le rôle de l'homme blanc dans ces contrées depuis le 16éme siècle ainsi que le rôle de l'église, pour des raisons économiques et religieuses. Tout le film donne l'occasion de mesurer le gouffre qui sépare les 2 mondes Blanc et Indigène (concept de temporalité contre Cosmos, attachement aux biens matériels contre dénuement...). Le tout est filmé élégamment par Ciro Guerra, réalisateur colombien dans un noir et blanc de toute beauté.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2016
Que dire si ce n'est que c'est à voir ? C'est peut-être pas aussi abouti que ce que j'aurai espéré, plus dans l'écriture d'une ou deux scènes (mais je pinaille) que dans la mise en scène d'ailleurs. On a un film superbe en noir et blanc, filmant les méandres de la jungle avec ces personnages remontant un fleuve à la rame en pleine Amazonie, ça suffit pour que je sois à fond... C'est l'un des multiples rêves de ma vie. Je me suis tellement projeté comme colon blanc allant en territoire inconnu pour étudier des plantes, apprendre comment vivent les autochtones avant de devenir fou, moi aussi, perdu dans la forêt, luttant contre le courant...

Filmer ces paysages en noir et blanc est un choix assez particulier, surtout lorsque l'on sait à quel point ce lieu est immédiatement associé à la couleur verte. Après ça rend vraiment super bien et voir cette pirogue avancer entre les lianes, ou alors se perdre au milieu du cadre entre la forêt en l'immense rivière... ben ça me donne tellement envie...

J'étais totalement fasciné.

Le film utilise aussi à bon escient la musique pour renforcer certaines scènes, le reste du temps on le "silence" de la jungle.

Je crois que j'aurai limite préféré un film plus contemplatif, avec encore moins de dialogues qui sont parfois un peu explicatifs, être totalement perdu, j'aurai voulu trouver ça encore plus fou, pour être plus envoûté encore.

C'est vraiment un film où le décor est le personnage principal.

J'aime beaucoup la manière qu'ont le passé et le présent de se répondre, le fait de voir ces deux quêtes assez similaires, mais qui se situent à quatre décennies d'écart se recouper.

Le film possède plusieurs scènes vraiment très fortes, notamment la toute fin du film, belle et assez intelligente pour ne pas répondre aux questions que l'on pourrait avoir, laissant un goût de rêve en bouche.

En fait maintenant outre le fait de remonter ces fleuves moi-même, j'ai juste envie de lire les carnets de voyages dont s'est inspiré le réalisateur. Je suis décidément né un siècle trop tard.
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2016
J'ai assez souvent dit que mon film préféré, celui qui me fait rêver le plus, était le film de Kubrick "2001, l'odyssée de l'espace", ce météore cinématographique aperçu en mai 1969 pour la première fois dans ce vieux et immense cinéma de Marmande, et que j'ai revu je ne sais combien de fois depuis, sur mon écran de télé aussi bien qu'à chaque passage sur un écran de cinéma, avec à chaque fois le même émerveillement enfantin. Et la sensation de voir de la poésie pure sur grand écran. D'où sans doute l'enchantement subit qui m'avait époustouflé ce soir-là et scotché sur mon siège avant de me faire éjecter de la salle par le projectionniste qui croyait que je dormais : non, j'étais dans le film, aux confins de l'univers, dans la nuit intérieure.
Eh bien, voici un nouveau météore qui m'y a fait irrésistiblement songer ; cette fois, c'est un film colombien qui nous emmène dans les profondeurs de la forêt amazonienne, tout aussi mystérieuse que les grands espaces interplanétaires kubrickiens. "L’étreinte du serpent", film tout aussi science-fictionnesque de Ciro Guerra (mais ici la science, c'est l'ethnographie et la botanique), dans un noir et Blanc féerique (au point que mes cousins parisiens m'avaient dit qu'ils le pensaient en couleurs) nous conte pendant deux heures un double périple. Mais au lieu de partir vers les étoiles, on part à la rencontre des mystères de la vie terrestre, des peuples et des plantes oubliés.
C'est tout aussi fascinant. C'est tout aussi beau. C'est le même enchantement, et j'ai eu autant de mal à me sortir de mon fauteuil. J'ai assisté à la rencontre de deux mondes : celui de Karamakate, dernier descendant d'un peuple exterminé et celui des hommes blancs qui, à quarante ans d'intervalle, viennent explorer la forêt à la recherche d'une plante sacrée. Entre le chaman indien, qui repère la double nature de l'homme blanc, le découvreur et le pillard ("il y a 2 hommes en toi", dit-il), et les deux explorateurs, qui se veulent scientifiques, se noue une relation complexe. Ils voient bien combien leurs compatriotes européens se sont comportés comme des prédateurs, apportant leur civilisation rapace (éradication des démons originels par le christianisme, accaparement des terres, exploitation économique par le caoutchouc, extermination par les armes ou les maladies), mais ils sont fascinés par leurs découvertes, par la rencontre des hommes.
Chemin faisant, sur la pirogue parcourant les rivières, nos explorateurs revisitent aussi les mythes (dans une mission, on les prend pour les rois mages, ailleurs, un des missionnaires, devenu fou, se prend pour le messie), les croyances (notamment la puissance du rêve) la manière d'apprendre (l'expérience et la mémoire s'opposant au livre) et la nécessité de s'adapter au monde : la technique moderne ne remplace pas tout à fait ici la connaissance ancestrale du milieu et les savoirs forgés à l'écoute de la nature, le temps dans la forêt n'est pas aussi linéaire que dans nos villes. La forêt amazonienne, comme l'immense espace interplanétaire, nous renvoie à notre fragilité, à notre petitesse, à notre solitude et à notre vulnérabilité.
Et, en fin de compte, comme dans le film de Kubrick, on assiste à une initiation, à une quête, à un apprentissage de la survie dans un monde hostile où on doit se confronter aux éléments ou apprendre à vivre en bonne intelligence avec eux. Voici un film tout à fait écolo : on y découvre que la nature ne nous appartient pas, mais que nous appartenons à la nature, on y apprend l'humilité. C'est à la fois un film d'aventures et un film contemplatif, qui nous force à reconsidérer notre représentation du monde.
traversay1

4 476 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2016
A 34 ans et avec trois films à son actif, le réalisateur colombien Ciro Guerra possède déjà un palmarès enviable. Il est sans nul doute l'un des très grands espoirs du cinéma latino-américain. Depuis plus trente ans, aucun film de fiction n'avait été tourné en Amazonie et les seuls qui l'ont été (Fitzcarraldo) ont privilégié le regard occidental. Les colombiens, eux-mêmes s'intéressent assez peu à cette partie de leur pays. Et ne connaissent rien de la culture, des langues et des communautés qui y étaient rattachées et qui ont pour la plus grande partie, disparu. En imaginant un chaman indien, ivre de la jungle et esseulé, qui aurait rencontré à 40 ans de distance deux scientifiques explorateurs (qui ont réellement existé), Ciro Guerra fuit tout folklore et fait un véritable travail d'ethnologue, impression renforcée par ses images en noir et blanc. L'étreinte du serpent n'est pas aussi mystique que prévu et c'est tant mieux pour le réalisme et tant pis pour les amateurs d'exotisme tropical. Il y a dans le film de l'humour et de la cruauté et un sens de l'aventure y compris intérieure. Mais avant tout un respect intégral pour des peuples souvent caricaturés ou simplement ignorés. En cela, outre toutes ses autres qualités, L'étreinte du serpent est beau et captivant.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2016
Ce film aux images en noir et blanc de l'Amazonie est remarquable. Il nous montre combien il devient urgent de respecter la nature et de retrouver la communication avec celle-ci. C'est la confrontation de deux civilisations superbement interprétée.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2016
« El abrazo de la serpiente » est un film vraiment à part. En premier lieu parce que l’on pourrait croire que c’est un documentaire ethnologique tant les scènes et l’histoire sont réalistes et les acteurs impeccables. Mais surtout, le film se différencie par sa poésie et l’intensité qui se dégage de ce noir et blanc très contrasté digne de Sebastião Salgado.
Un film sur la nature amazonienne qui délie l’énigme des ravages de l’humain avec subtilité.
De bien belles images pour mettre en avant une réalité crue. On ressort du film sans voix tant l’expérience et le trip sont forts, mais l’on en ressort aussi avec une autre conscience.
Une sacrée expérience pour laquelle il faut accepter de se laisser porter même quand ça secoue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2015
vu ce film il y a deux mois lors d'un festival d'avant-premières..c'est une splendeur absolue,un rêve,une aventure inédite..on accompagne les personnages dans leur quête,filmée dans un sublime noir et blanc..je me suis promis d'aller le revoir dès qu'il sortirait en salle ..ça va être chose faite
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2017
"Apocalypse Now tourné par Bela Tarr" : très bon résumé de l'un des autres contributeurs de ce site. Le film fait aussi penser à "Tabou" de Miguel Gomès mais sans l'amour... Et même parfois à la séquence de la barque dans "Andrei Roublev" de Tarkovski. La mise en parallèle des deux récits à 40 ans d'écart fonctionne très bien puisque cela permet de savoir qui étaient les personnages dans le passé et ce qu'ils sont devenus dans l'avenir. La seule faiblesse du film est sa partie finale. Quand on retrouve Marlon Brandon au fond d'une forêt, ça donne quelque chose de fort (Apocalypse Now) mais quand on ne retrouve qu'une fleur, c'est moins porteur... Et là le film dérive alors vers les pires moments de "Tree of Life". Il faut passer outre et aller voir ce film pour tout le reste (ses acteurs/personnages, sa mise en scène exceptionnelle, ses décors amazoniens, etc.).
velocio

1 537 abonnés 3 496 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2015
Aujourd’hui âgé de 34 ans, le réalisateur colombien Ciro Guerra avait déjà deux longs métrages à son actif avant de se lancer dans la réalisation de "L’étreinte du serpent". Le premier, "L’ombre de Bogota", présent dans divers festivals dès 2004, avait déjà eu droit, en 2008, à une sortie hexagonale. Curieusement, le suivant, l’excellent "L’accordéon du diable" (aussi appelé "Les voyages du vent") était resté sur le quai dans notre pays malgré sa présence dans la Sélection Un Certain Regard de 2009. La présence de "L’étreinte du serpent" dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2015, couronnée par l’obtention de l’Art Cinema Award, ainsi que le bon accueil réservé par le public cannois, justifiaient qu’un distributeur s’intéresse à ce film et le présente sur nos écrans. C’est au cœur de l’Amazonie colombienne que nous conduit Ciro Guerra, une région qui, depuis longtemps, chatouillait la curiosité du réalisateur par son immensité et son côté mystérieux. Dans "L’étreinte du serpent", il conduit en parallèle deux histoires séparées de 40 années mais dans lesquelles, à chaque fois, un explorateur blanc part à la recherche d’une plante bien précise, la yakruna, une plante sacrée aux vertus thérapeutiques et hallucinogènes et qui pousse sur les arbres à caoutchouc. Dans les deux histoires, c’est le même indien, Karamakate, qui les conduit vers l’endroit où l’on peut trouver cette plante.En se lançant dans" L’étreinte du serpent", le projet de Ciro Guerra était ambitieux. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées en cours de tournage, il a réussi à le mener à bien et on doit le féliciter d’avoir su aussi bien respecter la culture indienne. Reste le problème inhérent à toute représentation de pratiques plus ou moins chamanistes : la position du curseur. Est-il ou n’est-il pas allé trop loin dans une vision de type New Age ? La réponse ne peut qu’être personnelle !
Christoblog

920 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2016
Une sorte d'Apocalypse now tourné par Béla Tarr, voilà à quoi ressemble L'étreinte du serpent.

Le film est austère, mais captivant. On suit deux histoires en parallèle : un explorateur en Amazonie en 1901, et un autre 40 ans plus tard, à la recherche de caoutchouc pour l'effort de guerre. Le même indien les guide tous les deux.

Au crédit du film, il faut porter sa belle originalité, sa photo magnifique et quelques scènes incroyables, comme celles qui nous montrent la mission chrétienne à quarante ans d'écart : hallucinant. Les paysages sont admirables, surtout vers la fin du film, et les compositions des acteurs indiens très impressionantes.

Pour les aspects négatifs, qui pourront en rebuter plus d'un : le film est parfois (très) lent, répétitif, certains éléments sont franchement obscurs.

Il m'a semblé que L'étreinte du serpent n'était pas vraiment tenu d'un point de vue narratif. L'impression finale est celle d'un impact visuel énorme, et d'un impact dramatique qui n'est pas tout à fait en rapport.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2016
"L'étreinte du serpent" est un film rare. Rare parce qu'il se passe dans une contrée du monde que nous sommes plus habitués à découvrir à travers des documentaires, rare parce qu'il pose de manière sévère la question des ravages de la colonisation. A la fois récit ethnographique, récit politique, récit philosophique et récit mystique, le long-métrage entraîne le spectateur dans une sorte de road-movie écologique, non pas dans une voiture, mais dans une pirogue, sur ce fleuve incroyable, l'Amazone, qui, filmé en hauteur, fait en effet penser à un serpent immense. Le réalisateur mélange les histoires, il superpose les temporalités, et entraîne son spectateur dans des mondes mystérieux, inouïs, que les dégâts de l'homme moderne a profondément affectés. Le noir et blanc, rarement ponctué de couleurs, renforce le sentiment d'une histoire atemporelle, moderne et ancienne à la fois, presque cosmique. Si le film est sans doute trop long, il constitue une expérience où l'on doit apprendre à se poser, à faire œuvre de patience, et à se laisser envouter par ces peuples abîmés, fiers et magiques. C'est un film enivrant qui aspire à une extase intérieure et à une réflexion sur le sort que l'humanité voudra bien réserver à ce poumon incroyable qu'est la forêt amazonienne. Car le réalisateur a le talent de ne jamais verser dans la leçon de morale ou le conseil scientifique. Il laisse au spectateur écrire lui-même ses propres conclusions, particulièrement dans la manière d'ailleurs dont il termine son film, qui est une invitation au rêve, à l'espoir et à la raison. Voilà donc un film au venin nécessaire et subtil, qu'il faut savourer comme une étreinte d'amour.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2016
Un grand film d'explorateur où le rationalisme côtoie les forces de la nature et de l'esprit, la folie aussi (...) Un chef-d'œuvre qui fait bien sûr penser aux films de Werner Herzog et qui restera une des œuvres majeures de l'année (...) ****
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2016
A plusieurs dizaines d’années d'intervalle, un chaman amazonien accompagne deux explorateurs dans leur périple à la recherche de la même plante sacrée.
Contrairement à ce que promet implicitement l'affiche du film, Ciro Guerra a choisi de nous montrer la forêt amazonienne en noir et blanc. Le scénario et l'époque des deux périples justifient peut-être partiellement ce choix. Le spectateur y gagne aussi en confort, avec une plus grande distanciation vis-à-vis de l'enfer vert… mais il s'ennuie un peu plus vite à regarder de loin un récit un peu faible.
En effet, le film est long (2 h 05) mais, comme dirait ma cousine blonde et belge, surtout à la fin… En fait, on ne comprend pas très bien à quoi sert le deuxième périple, sauf à ce que l'auteur puisse montrer sa maîtrise des flashbacks et flashforwards
On me traitera sans doute de chullachaqui…
Une dernière chose : si la colonisation de l'Amazonie et la situation des indiens à cette époque vous intéressent vraiment, lisez ''Le rêve du Celte'' de Mario Vargas Losa.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2016
C'est une belle immersion dans le chamanisme que nous propose le film tout en apportant une critique intelligente sur la colonisation de l'Amerique du Sud avec ce qu'elle comporte : mission, destruction de la nature etc.

Un beau film pour finir l'année 2015 en beauté.
Loïck G.

388 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 décembre 2015
Malgré un sujet prisé par le cinéma (la découverte d’un nouveau monde) c’est un film que l’on n’a encore jamais fait. L’homme qui va à la découverte de la forêt amazonienne, un bon blanc comme l’Histoire en rapporte beaucoup est cette fois sous la coupe bienveillante de l’indigène. Le réalisateur inverse habilement le point de vue du spectateur en plaçant le personnage principal dans la peau de l’autochtone. Un chaman qui depuis 40 ans vit seul et qui maintenant reprend contact avec la civilisation à travers la venue du scientifique européen. Et avec autant d'habileté, le cinéaste nous raconte cette aventure en superposant les époques. Ca fonctionne très bien, à travers cette renaissance d’un monde, ce paradis perdu que deux hommes redécouvrent. Ils en deviennent les porte-paroles : Jan Bijvoet et Brionne Davis rayonnants, guidés par leur rêve. Qui devient le nôtre, l’osmose est parfaite.
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