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llafaye
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4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Un beau voyage initiatique, avec un chaman attachant. De nombreuses questions sont abordées, comme les effets du colonialisme, le poids du religieux, la ntion très relative de réalité, la condition humaine, le lâcher prise, la destinée... superbes interprétations, on est immergé dans la forêt amazonienne à la recherche des racines de l'humanité.
"... D'abord, les deux histoires, passé et présent, se mêlent comme le guide indigène comme seul lien commun. Les belles images en noir et blanc défilent accompagnés avec des bruits d'eau, des grillons et des autres bêtes cachées entre les buissons, mais la narration ici est absente. Guerra joue a embrouiller les images comme si le spectateur se trouvait sous l'influence de l’hallucinogène que Karamakate souffle aux nez des deux hommes. On perd la notion de l'espace et du temps et la seule chose qu'on peut faire s'est de faire confiance au guide qu'on ne sait pas s'il va nous trahir le moment où on baisse la garde, notre seul choix c'est d'accepter le serpent et laisser qu'il nous entoure.
Les lieux se répètent, dans le passée l'extermination des peuples amazoniennes faisait les mêmes ravages qu'au présent les industries des puissances économiques font dans la nature pour extraire du caoutchouc. Comme quoi le scénariste a eu le temps de dénoncer les abus commis sur place sans tomber dans le sentimentalisme à tout prix.
Puis on a la magie de la jongle. Ces fleuves qui sont plusieurs rivières au même temps, comme le protagoniste nous dit, métaphore tout au début du film avec l'anaconda qui dévoile dans son accouchement des serpents qu'à son intérieur ont cassé leurs œufs. La jongle comme scène qui change sans qu'on ne se rend pas compte, un endroit où le même sentier n'est plus le même la deuxième fois qu'on le suit..."
Empruntant énormément à Joseph Conrad et son Heart of Darkness, l'étreinte du serpent manque de la force qu'a pu avoir Aguirre ou apocalypse now. Reste la belle photographie en noir et blanc, et cette promenade à la rencontre des cultures perdues de l'Amazonie, pour nous faire passer somme toute un moment agréable. Il a pour lui l'authenticité, accentuée par le fait de prendre le point de vue de l'indien et non de l'occidental.
Un chaman de traverse sur un long serpent qu'est ce fleuve traversant l'amazonie. Une leçon de vie pour nous occidentaux qui nous somme, me semble-t-il, trompé de route ! Un retour aux sources à tel point qu'il est difficile de revenir dans la civilisation après la séance. Le film de l'année 2016, largement devant The Revenant que j'avais déjà énormément apprécié !
Film magnifique qui invite à remettre en question beaucoup de nos certitudes d'occidentaux. A voir et à revoir, parce que je pense que l'on peut toujours trouver matière à méditer, même après plusieurs vision du film. On ressort de la séance avec l'envie d'en apprendre plus sur les cultures amazoniennes, sur leur représentation du monde et de la vie. On se sent différent, le doute s'est insinué en nous. Les acteurs sont excellents, le choix du noir et blanc donne plus de réalisme et les images (tout particulièrement à la fin) sont superbes. A voir absolument !
INtéressant quant à la découverte du fleuve des populations amérindiennes. un peu long et l'histoire manque un tantinet de profondeur voire devient loufoque par moments. Me suis endormi avant la fin de la quête mais mon épouse m'a partagé une fin pas terrible non plus. Bref beau et original, mais scénario faiblard, un tantinet répétitif et voilà !
L'étreinte du serpent se contente et se complait, de et dans la contemplation des hommes. Naturelle origine de l'humanité, ce film sublime la transmission du savoir comme éternel dessein des relations humaines. Intouchable beauté insensible à l'amour. Ce récit prend tout son sens dès lors qu'est acceptée l'absence d'êtres aimés, au coeur d'une histoire apparaissant imaginée pour être racontée à d'insouciants enfants.L'étreinte du serpent, un conte contemporain mû par une beauté absolue niant l'existence même de l'amour tel qu'on le conçoit. Quelle audace d'encenser l'amour de la Terre tout en ignorant l'amour des hommes.
La rencontre de 2 civilisations à travers la recherche d'un Graal. 2 époques, 2 mondes, en pleine Amazonie et en noir et blanc. Rien que ça. Le film est magnifique. Le noir et blanc est splendide cependant s' il y avait eu un peu de couleur pour la deuxième époque (magnifique Amazonie), j'aurai mis 5 étoiles, mais chacun a son Graal ...
Quel film! difficile d'y entrer mais après on ne lâche plus. La fleur de yakruna comme objectif, un explorateur part en expédition sur les traces d'un autre scientifique dont il a récupéré les "notes" et le même guide indien vieilli et "endurci". La rudesse du milieu et des hommes, le choc des personnalités et des cultures jusqu'au pire issu du métissage culturel qui a fait naitre une secte d'une violence extrême. La découverte de la dernière fleur de yakruna n'a pas l'issue prévue par l'explorateur que nous laissons seul mais"guidé" dans la jungle. Le noir et blanc est parfois frustrant mais parfois sublime.
L'étreinte du serpent de Ciro Guerra est un superbe film qui réussit à traiter de nombreuses thématiques en peu de temps et, surtout, avec un grand talent. On parle ici de temps, de civilisations, de religion, de représentation, de métaphysique, le tout dans un cadre onirique qui distancie juste assez le spectateur.
Un excellent film, à voir absolument ! Il contient de très beaux plans et prête à réfléchir.
Je n'arrive pas à comprendre les critiques sur ce film. Pour moi c'est une romance coloniale, qui porte le poids de sa splendeur visuelle comme une mauvaise conscience, et qui paye pour cette conscience par le packaging idéologique de notre ère. Un film où les indigènes, au lieu d'être naïfs et innocents, deviennent miraculeusement les porte-paroles d'une pensée décoloniale, donnant des discours dérivés de la philosophie et la sociologie des dernier 30 ans, comme si toute cette histoire de réflexion -- si durement acquise -- était déjà simplement "là," comme une espèce de sagesse traditionnelle. Comme si la solution de notre présent entremêlé se trouve dans un passé inaccessible, pur et mythique, séparé de nous par la violence qui nous définie. Un désordre esthétique.
Vu à sa sortie et puis ce soir je m'en souviens : un chef d'œuvre, le moment où les affaires de l'occidental passent par dessus bord est très signifiant : au-delà des savoirs techno-scientifique, que se passe t'il ?
Ce film colombien suit les aventures en Amazonie de deux aventuriers (un Allemand et un Américain) à environ quarante ans d'intervalles, et qui y rencontrent le même chamane. Empruntant autant à Conrad qu'à Aguirre de Werner Herzog, ce film est une sorte de quête initiatique sur le temps et la terre, et est magnifiée par un très beau noir et blanc mettant en valeur les superbes paysages amazoniens.
très beau film avec une portée mystique fascinante. on a l'impression au milieu du film qu'il piétine un peu mais la fin explique pourquoi ce rythme lent est nécessaire.