L'ensemble tient la route mais reste "soft". Coté thriller c'est plutôt suspens, coté ambiance c'est peu sous tension. Il y avait moyen d'avoir quelque chose de plus accrocheur. L'histoire le permettait. 3/5 !!!
Loin des niaiserie eugénistes actuelles, Morgan propose une vision glaçante de ce que peux devenir l'évolution de la robotique et du clonage. Le film n'offre aucune morale et son message si on veut en retirer un est aussi froid que "ça". Un très bon film.
Trop long à démarrer , même si l'on assiste à un petit rebondissement à la fin , ça ne suffit pas à en faire un film captivant , ne vous attendez pas à une avalanche d'effets spéciaux , y'en a pas et finalement tant mieux , déçu , 2/5
« Morgane » est un bon premier film pour Luke Scott. L’histoire est intéressante sans être novatrice ou même originale. Le rythme est cohérent. L’intrigue est bonne et offre une part de mystère. La mise en scène est basique tout en étant efficace. Le casting est dominé par les prestations de Kate Mara et d’Anya Taylor-Joy, qui nous offre des confrontations viriles et énergiques. Les scènes de combat sont réalistes. La photographie est simple, se limitant à un laboratoire, une vieille maison et la forêt avoisinante. L’ensemble se veut être un métrage divertissant.
Il manque un ingrédient indéfinissable à ce film. Ni vraiment Ex Machina, ni vraiment Lucy, Morgane ennuie un peu et ne trouve pas sa place. Le rythme est inégal et les personnages ne suscitent ni l'intérêt ni l'attachement. C'est pauvre. Même le final est prévisible.
Alors a quoi bon?
" Certaines expériences vont trop loin " annonce l'affiche. J'aimerais ajouter que celle-ci n'était pas vraiment utile...
Je ne m'attendais pas à grand chose mais j'ai été plutôt captivé. Film sympathique sans être excellent, qui mérite peut-être une note moyenne légèrement supérieure.
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3,0
Publiée le 24 décembre 2016
Premier film pour Luke Scott, le fils de Ridley, qui s'était déjà essayé à l'univers SF avec le court-métrage "Loom". "Morgan" ressemble pas mal à "Ex-Machina" dans l'idée avec la création d'une vie artificielle par contre on est très loin d'avoir la même justesse dans le traitement puisque quand arrive le moment fatidique où l'on pense que l'on va avoir une réflexion plus poussée, le réalisateur se défile plus ou moins en prenant un virage tourné vers l'action ce qui n'est pas désagréable, mais on sent que l'on passe à côté de quelque chose qui avait un grand potentiel. En terme d'action, c'est plaisant et rythmé puis il y a une bonne ambiance bien froide notamment grâce au huis clos et au cadre, mais tout cela ne tient pas vraiment la distance et les toutes dernières minutes m'ont vraiment semblé interminables... Pour un premier film, c'est quand même pas mal, c'est assez bien construit, prenant et divertissant, les acteurs sont très bons notamment Kate Mara et Anya Taylor-Joy, c'est juste dommage que le scénario manque de profondeur, mais ça, le réalisateur n'y est pour rien...
A bien des égards, et malgré l'insoupçonnable casting qu'il abrite, Morgane est et restera un mauvais film. Ainsi, vulgaire copie d'un Ex_Machina bien plus abouti, tant sur le point scénaristique que philosophique, il ne fera qu'aborder le sujet avec une distance marquée. Les personnages ne sont point développés, Paul Giamatti, excellent, en tête, alors que le cliffhanger final qui s'offre au spectateur victorieux d'avoir tenu jusque là ne se découvre que trop tardivement. Il faut rajouter une certaine prévisibilité éloquente, table rase de clivages importants entre les différents rôles. Le point fort ? Le divertissement prend relativement bien, pas trop long, à peine consommable un dimanche pluvieux.
Morgane ressemble à un film du dimanche après midi. Vous savez, celui qui suit Walker Texas Ranger et celui qui précède le film catastrophe genre Twister F6. Par conséquent sa situation initiale, la conduite de son intrigue, son jeu d'acteur fait qu'il s'agit indubitablement d'un très mauvais film. Je ne pourrais même pas dire qu'il aurait pu être un bon, dirigé par un réalisateur de talent,...
Film qui débute bien et qui nous donne du suspens et une intrigue... mais alors plus le film avance plus il est prévisible... quel manque de rythme et quelle fin bâclée !! La bande annonce était géante ! Mais alors quel vide une fois dans la salle ! Déçue.
La famille Scott continue encore de s’agrandir au sein de système Hollywoodien : après le papa Ridley qu’on ne présente plus (pour les incultes : "Blade Runner", "Les Duellistes", "Gladiateur", "Alien", "Kingdom of Heaven", "Black Rain", "Prometheus"), le tonton Tony tout aussi excellent ("Top Gun", "Domino", "Jours de Tonnerre", "Man On Fire", "True Romance") et plus récemment le surprenant frangin Jake ("Welcome to the Rileys"), c’est au tour de Luke le second frangin de s’y coller. Et pour son premier métrage, il est allé chercher un script de la fameuse Black List d’Hollywood…bilan ? Et bien on peut affirmer que Luke a du potentiel et que dans ses veines coule bien celui de la famille Scott…malheureusement pour lui, son premier film ne restera pas dans les annales car il comporte beaucoup trop de maladresses qui transpirent l’inexpérience. Tout d’abord, à vouloir trop mélanger les thèmes et les genres (science-fiction, approche de l’intelligence artificielle, vision moderne du mythe du monstre de Frankenstein, thriller horrifique, questions existentielles et humanistes), le film part dans trop de directions différentes sans jamais les développer réellement : quand le générique de fin arrive, on ne peut donc s’empêcher de se sentier frustré car il nous manque quelque chose ! Il y a aussi parfois des bonnes idées qui peuvent se révéler handicapantes quand il s’agit d’éviter de spoiler le reste du récit (spoiler: ceux qui regarderont avec insistance les jeux de reflet entre Morgane et Lee ne seront pas dépourvus par la révélation finale ), des incohérences malvenues ou mal expliquées (spoiler: d’où Morgane sait se battre et conduire une auto ?! ), des choix de cadrages peu judicieux et une gestion de la colorimétrie pas toujours heureux (gaffe à la surexposition non de dieu !!). Prendre des acteurs charismatiques pour attirer le public c’est bien, mais encore faut-il ne pas les sous-exploiter de telle manière qu’on a l’impression qu’ils sont juste venus faire un caméo pour avoir un p’tit chèque (Michelle Yeoh, Toby Jones, Brian Cox et Jennifer Jason Leigh). Et puis, mais là c’est un petit peu plus personnel, j’accroche pas au choix de Kate Mara comme rôle principal : ok c’est une jolie femme mais jusqu’à présent elle ne m’a jamais convaincu à l’écran ; pire : ici j’ai carrément l’impression de revoir sa calamiteuse prestation dans "Les 4 Fantastiques". Bon, ne soyons pas totalement négatif, il y a aussi de bons points : 01) le lien entre Morgane et les scientifiques : ces derniers ont créé Morgane et l’ont vu grandir, ce qui a crée une forte relation entre eux. Ils se sentent comme ses parents ou ses amis (et Morgane les voit aussi comme tels), et il est presque impossible pour eux de ne pas la considérer comme un être humain (contrairement à l’agent Weahers qui la considère toujours comme une chose, notamment en la désignant toujours par les mots « ça » et « la chose » plutôt que « elle » et « la fille ») 02) l’interrogation sur la condition humaine avec la corrélation avec le monstre de Frankenstein : créée par l’homme, Morgane apprend à apprécier les hommes et commence à faire preuve de conscience et d’émotions comme un humain. Pourtant, lorsqu’elle sentira son existence menacée, spoiler: elle n’hésitera pas par se retourner contre eux avec une violence inouïe quitte à agir de façon de plus en plus monstrueuse ...et quoi de plus humain que de commettre des actes immondes et répressibles ? Dans la même veine, la scène du test psychologique est vraiment excellente par son déroulement, son texte intelligent et son interprétation (contrairement à Michelle Yeoh et Toby Jones, Paul Giamatti est irréprochable tant il est très impliqué pour ce qui sera pourtant son unique scène du film !) 03) certains plans, notamment ceux en extérieur dans la forêt et près de la rivière, sont plutôt réussis ; et l’utilisation du numérique pour accentuer les couleurs afin d’instaurer une atmosphère étrange est très judicieuse…c’est dans ces moments là qu’on sent un peu la patte de papa Ridley : c’est plutôt bon signe !! 04) la plus belle surprise du film n’est autre que la jeune Anya Taylor-Joy : emprunt d’un incroyable magnétisme, elle incarne une Morgane pleine de dualités (à la fois fragile et dangereuse, attendrissante et inquiétante, humaine et monstrueuse). Sur le papier, "Morgane" s’annonçait prometteur, psychologique et complexe ; malheureusement il n’arrive pas à se donner les moyens de ses ambitions (le faible budget d’environ 8 millions de dollars n’aidant pas forcément non plus !) et se contente de se la jouer petit thriller de science-fiction plutôt bien mené. Même s’il est encore tôt pour savoir ce que vaut réellement Luke Scott, il s’agit là de débuts assez prometteurs. Il ne reste plus qu’à attendre patiemment la suite de la carrière du Monsieur pour voir s’il est de la même trempe que son papa Ridley et son tonton Tony…
La partie ne peut pas être gagnée d'avance lorsque l'on porte ce nom, de premier abord sommaire et répandu. Une once de réflexion et logiques sont les affiliations ! Luke Scott n'a décidément pas d'autre choix que de porter ce nom si sommaire et pourtant si notoire dans le monde du cinéma (et oui, ce n'est pas comme Duncan Jones !). Le troisième fils de cet écrasant Ridley trouve tout de même l'ambition suffisante pour suivre les traces de son paternel et se construire lui aussi sa propre identité de cinéaste.
Morgane, un titre qui, de premier abord, n'a malheureusement rien d'épatant. Il aurait pu s'appeler Esther ou Annabelle, la première impression se restreint très rapidement vers un énième et banal film d'horreur, ne renouvelant rien et privilégiant les clichés propres au genre actuel. Mais il faut avouer que son synopsis est un appel des plus explicite aux puristes de science-fiction. Un lien se crée alors à ce moment, puis se solidifie radicalement lorsque l'intéressé se rend compte qu'il s'agit du fils de celui à qui l'on doit ces chefs-d'oeuvre que sont Alien et Blade Runner. Enthousiasme ou scepticisme, là n'est plus la question, il mérite tout de même sa chance.
Morgane saisit le spectateur dès sa première séquence. L'accident entre la jeune androïde et une des scientifiques, filmé en plongée par le biais de caméras de surveillance, sert d'élément perturbateur et vient s'imposer comme repère essentiel pour le spectateur. Une manière de procéder concise et diablement efficace, venant d'emblée louer pour son réalisateur un certain talent de la mise en scène. En effet, outre ce premier point, Luke Scott prend soin d'implanter l'action au beau milieu d'un cadre verdoyant, l'étendue d'une forêt où l'attention ne s'oriente que vers ce laboratoire servant d'étude sur le comportement de la jeune fille. Il s'agit bien d'un huit-clos, revisitant avec ferveur les racines faisant la notoriété de son père. Le jeune réalisateur prend en compte chaque recoin du cadre qu'il a établi pour en gérer les espaces de manière foutrement astucieuse. Il parvient à instaurer une ambiance des plus froide et des plus métallique afin de mettre en exergue les fondements de son scénario.
S'il excelle dans l'art de la mise en scène, c'est parce que le jeune réalisateur compte également sur son casting. En effet, il réside un indéniable homogénéité entre l'ambiance installée et les prestations de ses acteurs. Outre la présence glaciale mais convaincante d'une Kata Mara enfin sur le devant de la scène, les yeux se tournent davantage vers la jeune Anya Taylor-Joy dans le rôle de l'androïde, aussi bouillonnante qu'imprévisible. Les seconds rôles tels que Toby Jones, Rose Leslie, Michelle Yeoh et Paul Giamatti viennent donner un cachet supplémentaire qu'il est nécessaire de mettre en avant.
Si Morgane a les ingrédients pour faire de lui un grand (ou grande ?) du genre, il ne viendra malheureusement pas se hisser au niveau d'un Moon ou d'un Ex Machina. La faute certainement à un scénario ne renouvelant strictement rien mais se permettant également certaines facilités. Les colères imprévisibles et ultraviolentes de l'androïde tiennent à quoi ? Comment pouvoir espérer un réel progrès scientifique tout en se cachant ? Autant de questions qui restent malheureusement sans réponses, des facilités scénaristiques qui servent davantage l'aspect divertissant du métrage que la profondeur de son scénario. Reste à dire que la tension et la mise en scène sont telles qu'elles viennent en partie gommer certaines faiblesses, mais seulement sur le moment...
Luke Scott livre un film quelque peu mitigé, parfois répétitif. Une petite sœur d'Ex Machina en moins profond et plus violent, ne renouvelant absolument rien dans le genre, mais bourré de clins d’œil et réutilisant habilement certains codes. Morgane se montre prenant et divertissant dans son ensemble, une tension tenue par une présence globalement féminine (il n'y a pas à dire, c'est dans les gênes) et qui, même s'il se termine un peu absurdement, laisse défiler ses 92 minutes dans un climat fort agréable.
Super film, une fin inattendue mais espérée ! "kate Mara" est sublime, elle joue parfaitement son rôle de nettoyeuse (Léon), froide, déterminée, inépuisable ! Elle crève l'écran !