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Eowyn Cwper
163 abonnés
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0,5
Publiée le 8 octobre 2018
Il me semble que je suis éternellement condamné à désapprouver les drames français qui perdurent depuis les années 2000. Les personnages ne doivent faire que des erreurs, parce qu'ils doivent être malheureux et méchants pendant tout leur temps à l'écran, laissant échapper des sourires de temps en temps pour rappeler qu'ils sont humains. C'est le drame pour le drame, pas foncièrement mauvais – et les acteurs sont à chaque fois meilleurs pour incarner la douleur – mais qui fait le choix incompréhensible – et hélas à la mode – de ne montrer que le glauque et l'horreur.
Montrer, encore, ça se comprendrait, mais l'œuvre veut que, dans son réalisme, tous les personnages en soient imprégnés, et de rien d'autre. C'est de l'insupportable en boîte, la némésis de la catharsis. Une prescription contre la joie de vivre. Je n'ai nulle envie de me promener dans un monde où des gamines de treize ans sont des nymphomanes et où leurs versions adultes sont des criminelles dépressives ne diffusant aucune chaleur dans les plans froids qui passent d'un appartement à la ville à la voiture, lieu apparemment consacré pour des parties érotiques qui s'enfilent comme des perles sans rien apporter d'autre qu'un bonheur génétiquement modifié dans le morne ambiant... Je n'ai aucune envie que son humeur s'attache à moi comme une tique, pourtant c'est fait pour. Absolument intenable.
J'ai un petit problème de conviction dans le jeu d'Adèle Haenel depuis sa piètre prestation dans le dernier Dardenne. Une actrice éblouissante par sa gouaille mais qui n'a pas l'impression à prendre du plaisir dans le jeu depuis 2-3 films. Ça se confirme avec Orpheline. Même critique pour l'autre Adèle. Exarchopoulos par son nom, prêche dans la suffisance. Tout ça dans un scénario tout mou qui n'arrive pas à me convaincre. Les deux facettes du personnage qui sont les plus pertinentes sont finalement les parties enfance et adolescence. Cette jeune fille cabossée par un père violent et un environnement déséquilibré donne de l'épaisseur à un personnage qui perd tout son intérêt dans les parties jeunes adultes.
Être Orphelin ou Orpheline c'est loin d, être facile à vivre au quotidien quand vous avez un esprit rebelle et il ne faut pas rater l,enchaînement des images entre le passé et le présent de cette jeune fille à voir bien joué
Dans ce film, tout les éléments de l’intrigue, de l’histoire et des traits de personnalités des personnages sont intéressants, mais ne sont pas assez approfondis. spoiler: Par exemple, le père, on ne nous montre pas les étapes de son changement de personnalité, ni comment la protagoniste principale a fait pour devenir directrice d’école en si peu de temps. Où a-t-elle trouvé les ressources intellectuelles? Pourquoi ce choix, directrice d’école? Le spectateur doit deviner trop de choses. On dirait que la chronologie est alterée uniquement pour pallier le manque d’information.
Et ce choix de montrer l’ensemble de la gente masculine comme des bêtes sauvages sexuelles, c’est un film féministe?
Je salue la performance des acteurs et de l'équipe en général qui rendent l’ensemble très réaliste. Malgré tout la tension est là. Elle nous maintient jusqu’au dénouement.
Alors là c'est la grosse déception !! Et la grosse déception qui met en colère par dessus le marché ! Avec un tel trio d'actrices on s'attend forcément à un bon film, un peu cru et un peu trash certes mais un bon film tout de même et pas un ramassis de scènes inintéressantes et sulfureuses comme ça !! C'est creux, pénible et agaçant et franchement j'ai passé une bien mauvaise soirée !!
l histoire globale n est pas intéressante mais la présence et le jeu des actrices captivent le spectateur malgré les incohérences et clichés sur l enfance . et adolescence.
Ce film est au fond une généalogie : on se promène dans l'histoire d'une fille. On la voit évoluer à quatre âges différents : l'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte puis la femme.Et Arnaud des Pallières nous fait entrer dans la perception du monde qu'a ce personnage aux différents âges de sa vie : regarder ce film est une expérience d'immersion. Celui-ci est en forme de labyrinthe, et c'est une réussite car ce n'est pas inutilement complexe, on se perd un peu mais on comprend progressivement le fil de l'histoire. Cette dernière nous bouleverse au fur et à mesure de l'avancée de la narration car on comprend les traumatismes et les blessures de cette femme.Toute vie est un combat, et c'est difficile de surmonter ce qui nous a détruit. Pourtant la construction est là, "la vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort" nous dit Bichat. Cette femme se construit malgré tout ; c'est au fond une invitation à la résilience. Reste aussi l'idée classique que pour se comprendre il faut remonter notre histoire, remonter le temps, et le fait qu'une part de nous reste l'enfant que nous étions.
Vu au Festival du Film Francophone de Namur où ce film a remporté le Bayard du Meilleur Film ainsi que le prix d'Interprétation Féminine pour les 4 actrices qui ne font qu'un personnage. Chose que je n'ai pas comprise pendant le film qui pourtant apparaît dans le résumé tout public et que j'aurai du lire pour mieux profiter du film ! A part les 4 actrices principales, radieuses et fantastiques de sincérité, on voit aussi passer Sergi Lopez, excellent.
On peut bouillonner, être agacé(e), énervé(e) en voyant Orpheline qui donne l’impression que l’héroïne fragmentée interprétée par quatre formidables actrices, est tributaire du regard des hommes. Pourtant, il ne faudrait pas oublier qu’Orpheline est du côté de la vie avant tout et que le regard porté sur Kiki, Karine, Sandra et Renée qui ne font qu’une n’est jamais figé, mais mouvant, tremblant, émouvant. Si certaines scènes sont dures, elles n’en sont pas moins aussi tendres qu’éphémères, car Arnaud des Pallières ne porte pas de jugement sur ce qu’il filme, il admire plutôt le point de vue du personnage principal, une vraie héroïne. Ce point de vue évolue car le personnage lui-même évolue. Et c’est bien là la force du film : dire à quel point nous ne sommes jamais tout à fait les mêmes d’une vie à une autre ou, plutôt, de décennies en décennies. Le film est avant tout une quête d’amour qui passe par un désir sexuel assez insaisissable et pas toujours enviable. Insaisissable, Karine l’est aussi. Son corps n’est jamais complètement le même, malgré ses lèvres qu’elle recouvre de rouge d’années en années. Le procédé utilisé par des Pallières est un artifice, bien sûr, quatre actrices pour une même femme, mais pas superficiel. Il ne cherche ainsi pas à vieillir son actrice au fil du temps qui passe. Une fois le morceau de vie achevé, elle laisse place à une autre qui est elle-même et celle d’avant en même temps (...)
Actrices exceptionnelles, sujet fort mais traitement un peu déroutant: les différentes étapes de la vie de l'héroïne nous laissent sur notre faim, pourtant le film dure 2 heures! Alors, au final, oui j'ai aimé, mais plus pour les comédiennes (bis) que pour le film en soi. Déçu en bien? Allez y et faites votre opinion.
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1,5
Publiée le 24 septembre 2020
Orpheline est film incroyablement terne et j'avais l'impression de regarder un film sur rien du tout. Comment a-t-elle été impliquée dans un meurtre. Qu'est-il arrivé aux petits garçons. Comment est-elle entrée pour la première fois dans cette spirale. Comment en est-elle sortie. Qu'est-il arrivé à l'argent. Pourquoi est-elle arrêtée et pourquoi n'est-elle arrêtée qu'après de nombreuses années. Nous sommes censés ressentir une fille que nous connaissons très peu donc nous devenons ainsi de simples voyeurs et avons du mal à vraiment nous connecter. Il n'y a pas de liens complets entre la jeune fille, l'adolescente et la femme. Je comprends que certaines choses dans les films sont censées être déduites. Mais il n'y a rien dans ce film et il n'y a pas de message. Il y a juste une terrible déconnexion entre les histoires...
Le film repose sur un découpage de l'action à rebours et quelques flash-backs et sur l'idée de confier le rôle principal à 4 actrices différentes (qui, au passage, jouent très bien). Une fois que l'on a compris cela, le film paraît moins intéressant. Les situations sont floues, il y a trop d'ellipses pour comprendre. Et puis surtout, je n'ai pas compris l'intérêt de toutes ces scènes sexuelles. On croirait que le réalisateur a vu ses actrices nues dans d'autres films (la Vie d'Adèle...) et s'est dit que lui aussi aimerait bien en profiter.
Quatre actrices pour un seule et même destin. Quatre visages très différents les uns des autres et qui, chacun à leur manière, dégage quelque chose de très fort et de très beau surtout. Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot et Vega Cuzytek incarnent tour à tour Renée, Sandra, Karine et Kiki. Quatre identités pour une seule et même personne qui tout au long de sa vie chercher son identité à travers les hommes. Un portrait peu commun et rondement mené par Arnaud des Pallières.