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    UnderGronde
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "UnderGronde" et de son tournage !

    Gagner la confiance

    C'est pendant le tournage de son précédent documentaire "Mattt Konture, l'éthique du souterrain" que Francis Vadillo a croisé nombre d’artistes et de situations créatrices dans les lieux de l’underground actuel.


    "J’ai souvent été confronté à leurs réticences, la caméra n’était pas toujours la bienvenue, une méfiance envers les médias qui selon eux sont incapables de saisir leur démarche, leur univers, en dehors d’une approche folklorique. Je n’ai jamais insisté. Le film une fois achevé a été diffusé dans beaucoup de ces lieux et vu par une grande majorité des plus réticents. Le film a eu un bon accueil et aujourd’hui j’ai l’entière confiance de la plupart pour témoigner de leurs pratiques artistiques et de leurs modes de vie", nous renseigne le cinéaste, en poursuivant : "Ils ne perçoivent plus mon désir de les filmer, de les raconter, comme l’acte d’un observateur extérieur, d’un entomologiste qui les piste ; ils se sont familiarisés avec l’idée au point qu’aujourd’hui ils considèrent ma démarche comme un projet de plus dans leur univers, au même titre que les fanzines collectifs, les expositions, les festivals ou les salons de micro-édition."

    Point de vue de l’intérieur

    UnderGronde est un film documentaire en totale immersion. Un point de vue de l’intérieur qui est également celui de son réalisateur Francis Vadillo, pour qui le principe du film est celui d’une dérive territoriale qui mène le spectateur d’un lieu à l’autre. Un périple européen qui relève d’un voyage initiatique. "Plus que d’expliquer il s’agit de découvrir. Ce film leur appartient, c’est une émanation de leurs pratiques. Un film pédagogique qui remet l’artiste à sa place, celle qu’il avait à la Renaissance, créateur, agitateur et formateur", confie Vadillo.

    Accompagner

    Pour raconter cette histoire en mouvement, Francis Vadillo a accompagné des personnes qui sont des personnages reconnus par leur talent et leur intégrité. Il explique : "Ceux qui se déplacent, qui ont pour base un collectif, mais qui ne tiennent pas en place, qui constamment inventent de nouvelles situations, des collectifs éphémères. Ces gens-là sont la référence et tiquent parfois d’être célèbres. S’ils ne recherchent pas l’ombre, ils clignent des yeux face à la lumière. Et c’est dans cet entre-deux que se situe l’histoire. Entre ombre et lumière. Pour moi il s’agit d’aller voir ce qui se fait, comment cela se fait et pourquoi c’est important, nouveau, d’un point de vue artistique et social. Je suis avec eux, je les suis au plus près de leur vie et de leurs pratiques."

    Animations

    Pour faire transition, introduire les séquences, les situations et moments vécus, Francis Vadillo a fait appel à l’artiste bruxellois Pimpant, qui est un dessinateur et auteur de films d’animations drôles et absurdes. Dans de brèves séquences, il a dessiné et animé le réalisateur Francis Vadillo, au milieu de l’équipe de tournage.


    "Ces animations sont en fait un film autonome à l’intérieur du documentaire, un film de contrebande, c’est un point de vue. L’idée est d’utiliser ces animations comme transitions, comme des clins d’oeil un peu ironiques. Du genre, « tu filmes mais on t’a vu ». Ces animations n’ont pas vocation d’expliquer, elles sont là pour remettre du désordre dans l’ordre que j’organise. On peut même dire qu’il s’agit d’aphorismes visuels. Avec toutes les caractéristiques de l’aphorisme. J’interprète mais je suis à interpréter."

    6 éléments/personnages structurent ce film-voyage

    - La Fanzinothèque de Poitiers qui depuis plus de 20 ans archive la production mondiale du « Do it Yourself ». Son rôle est aussi de la dynamiser, dans le sens où elle fait connaître les pratiques graphiques underground au grand public à travers des expositions et de nombreux ateliers, où chacun, enfants et adultes, s’initient aux différentes techniques et expressions artistiques.

    - L’Atelier d’impression du Dernier Cri à Marseille. Pakito et son atelier sont aujourd’hui une référence mondiale, la matrice de ce qui se réalise à l’heure actuelle.

    - Stéphane, qui fait irruption dans le monde de la BD et du graphisme à 17 ans avec son fanzine « Chacal puant ».

    - Hoochie Coochie, un éditeur de Poitiers qui aujourd’hui est une référence dans le monde de la bande dessinée.

    - Pimpant, le feu follet bruxellois qui se passionne autant pour la fabrication de ses propres outils de création que pour les créations elles-mêmes.

    - Manoï le Toulousain itinérant, sérigraphe, superbe dessinateur, sorti des beaux-arts, il vit du RSA.
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