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Ciné2909
100 abonnés
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3,5
Publiée le 20 janvier 2016
Au risque de passer pour un inculte, je ne connaissais pas vraiment l’œuvre de Janis Joplin et c'est une lacune en partie comblée grâce à ce documentaire. La réalisatrice Amy Berg a ainsi réuni images d'archives, lettres personnelles et témoignages des proches de l'artiste pour nous dresser un portrait certes classique mais néanmoins captivant. Sa voix extraordinaire tout comme l'énergie déployée sur scène ont fait le tour du monde, on découvre aussi une femme de caractère qui dans le même temps souffrait d'une grande fragilité. Un bel hommage à une artiste considérée par beaucoup comme une icône de la Musique qui a malheureusement rejoint le fameux Club des 27.
ELLE nous manque. J aurais voulu qu elle soit ma mère ou ma copine. Le problème c est qu il aurait fallu la suivre dans tous ces excès ,et faire en sorte qu elle ne se retrouve jamais seule. Mine de rien elle était jolie. Elle a su mourir jeune,et elle nous laisse orphelins.Heureusement sa voix et les photographies du film nous font nous retrouver dans ses bras pendant 1h30...
Excellent documentaire sur l'artiste qui nous en apprend beaucoup sur sa (courte) vie et carrière. Il retranscrit très bien les émotions véhiculées par sa musique.
Pour les fans de la star afin de découvrir les dessous d'une vie exceptionnelle. Trop peu d'images de scène malheureusement. Ah si les smartphones avaient existé dans les années 70 ! Avec Amy, il s'agit assurément là des deux documentaires musicaux à voir pour un plongeon sans limite dans l'univers des voix hors normes.
Un bon documentaire pour apprendre à connaître une icône, personnage attachant et complexe, une véritable artiste, l'esprit rock & roll teinté d'une note de blues.
C'est troublant comme le destin de cette talentueuse chanteuse fait penser à l'histoire d'Amy Winehouse. L'odyssée toxicomaniaque, l'alcool, le sexe et l'amour, la liberté et le désespoir, la quête de reconnaissance toujours en attente, jamais comblée, juste apaisée passagèrement. Janis a le blues, elle chante le blues magnifiquement. Elle s'est vue malmenée durant ses années de scolarité. On s'en prenait à elle en la rejetant et elle en souffrait. Ce vécu participe-t-il de son talent ? La question reste ouverte. Un bon moment cinématographique.
Arf, j'avoue être bien embêté. Moi qui ne connaissais quasiment rien de Janis Joplin, je suis heureux d'avoir quand même appris quelques éléments intéressants, que ce soit sur sa jeunesse ou de façon plus générale sa personnalité, assez complexe mais résolument attachante. De plus, le documentaire ne fait quasiment appel qu'à des personnes l'ayant vraiment connu pour témoigner, ce qui nous évite les longues analyses impersonnelles, l'absence de voix-off et la lecture de nombreuses lettres adressées à ses parents étant également des choix très pertinents. Malheureusement, alors qu'une centaine de minutes me semblait être une durée très raisonnable pour parler d'un tel mythe musical, ce format s'avère bien longuet... Aussi surprenant cela soit-il, j'ai eu l'impression qu'au bout d'une heure, l'essentiel avait été dit, les différents témoignages finissant par se répondre en écho de façon plutôt lassante, comme si personne ne parvenait plus à révéler quelque chose de nouveau sur la rock star, le sempiternel schéma « débuts laborieux - ascension irrésistible - chute brutale » étant inévitablement de rigueur, même s'il était difficile de faire autrement ici. Plus gênant : jamais son travail en studio ou ce qu'elle a pu apporter à la musique n'est évoqué (ou si peu), alors que cela eût pu être passionnant. Enfin, même si c'est de bonne guerre, il aurait été préférable de brosser un portrait un peu moins flatteur qu'ici, car malgré les réserves de chacun, celui-ci reste tout de même très positif concernant la grande Janis, ce qui peut se comprendre, mais limite tout de même la possibilité de se placer au-dessus de la mêlée des docus évoquant le destin d'une star, qui est plus lorsque ce dernier a été aussi tragique. Au moins Amy Berg a t-elle le mérite de ne pas en faire des caisses sur sa mort, et le film n'est donc pas sans quelques réelles qualités et partis pris convaincants, encore aurait-il fallu nous en apprendre plus sur l'enfant terrible du rock et ne pas s'arrêter comme cela en cours de route. Dommage.
Je m’installe dans la salle. Je regarde autour de moi. Que vois-je ? Des retraités caqueteurs, renifleurs et éternueurs. Je me dis que je me suis trompé, qu’on m’a vendu un ticket pour un film avec Jean Rochefort ou Michel Piccoli. Pas du tout ! C’est bien « Janis » qui va commencer, un documentaire sur l’icône des 60ies, bisexuelle et morte d’une overdose à 27 ans seulement en 1970.
Et je réfléchis (si ! si !). Mes voisins de cinéma ont le même âge que Janis Joplin ! Ils sont nés en 1943, avaient 25 ans en mai 1968, ont peut-être partouzé dans le grand amphi de la Sorbonne en fumant des joints (Omg !) … et se déplacent aujourd’hui en déambulateur !
Ce paradoxe, risible et parfaitement logique hélas, éclate derrière la caméra de Amy Berg qui interroge les témoins de la courte vie de la jeune Janis : ses frère et sœur, ses amis, ses amants, les membres de son groupe sont aujourd’hui de cacochymes septuagénaires pour certains rangés des voitures, pour d’autres arborant encore les signes extérieurs de leur jeunesse rebelle (cheveux longs, tatouages …).
Sans beaucoup d’originalité, ils sont sollicités pour raconter le parcours de cette adolescente sans grâce, dotée d’une voix hors norme. Une nouvelle Aretha Franklin. Une Noire dans un corps de Blanche. Mais aussi – c’est un passage incontournable du biodoc – un cœur d’artichaut qui cherchait désespérément dans la musique et dans les paradis artificiels les marques d’une affection dont elle n’était jamais sevrée.
Narrant un destin similaire, « Amy » m’avait autrement ému l’été dernier. « Janis » ne m’a pas touché. La faute à une réalisation trop conventionnelle ? Ou à une époque, une esthétique, une musique que je trouve hideuses ?
Un très beau Documentaire de Amy Berg sur Janis Joplin, la chanteuse de Blues à la voix puissante. Il nous offre des confidences de ses proches et bien sûr, une belle quantité de séquences musicales d'archives où Janis chante sur scène et en Privé, avec un extrait étonnant d'une chanson Country à la guitare. La Caméra la suit dans ses déplacement partout en Europe (Londres, Berlin ..) et les USA avec un superbe extrait à Woodstock. Le film montre parfaitement la jeune femme dont on dit qu'elle faisait des étincelles quand on l'approchait, qui ne vivait que pour la musique et avait horreur de la solitude. Un bel hommage au membre du club du 27, l'inoubliable interprète de "Me And Bobby McGee", "Mercedes Benz", ou "SUMMERTIME" a propos de laquelle José Artur disait au Pop-Club qu'elle était la seule jeune chanteuse blanche à la voix de vieille chanteuse noire.
Ce que j'aime dans ce doc c'est qu'il s'intéresse davantage à la femme et l'artiste Joplin qu'à ce que tout le monde attend: son parcours essentiellement musical; la structure aurait pu être plus scolaire et c'est tant mieux, le fait de creuser l'intimité et les blessures rend la conclusion vraiment émouvante, une petite tragédie. Je le trouve un poil long par contre, et la dernière partie de sa vie (qui n'est pas un sommet rocambolesque non plus) aurait sans doute mérité plus de place, pour justement renforcer ce sentiment de disparition d'une icône à la fois simple et unique, des témoignages et ce qu'elle aurait encore pu apporter. Sensible et bien sourcé, très bien donc.
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4,0
Publiée le 24 février 2021
Le récent documentaire sur Amy qui dépeint l'ascension et la chute de la chanteuse Amy Winehouse qui à peu près au même âge que Janis Joplin me rappelle que tous les rockeuses ne sont pas les mêmes surtout les femmes. Janis dépeint Joplin comme étant beaucoup plus concentrée qu'Amy et beaucoup plus en contrôle de sa propre vie. Sauf dans la mort où les deux succombent à la toxicomanie même Amy qui était relativement plus stable. Ce documentaire fait un travail efficace montrant la brève vie d'une fille de la campagne au Texas a la rockeuse qui a ouvert la voie aux femmes dans l'industrie et finalement dans le monde. Elle voulait être aimée et ne trouvant pas toujours cette dévotion elle pouvait se tourner vers la musique et la drogue pour se soutenir et s'épanouir. En cours de route il donne un aperçu de ce qui fait courir cette maman du blues. Selon ses propres termes elle dit que c'est l'ambition est le désir d'être aimée. Ce n'est pas une histoire sur le fait de ne pas obtenir l'amour qu'elle voulait de certains de ses amis et de sa famille en fait les membres de la famille nous parlent et semblent l'avoir soutenue tout au long de cette épreuve...
Je ne peux pas être bien objectif sur ce coup, puisque j'adore Janis Joplin à la base. Le documentaire a le mérite de montrer les aspects moins connus de Janis, sa fragilité concernant sa féminité, sa solitude. Le montage manque un peu d'originalité : ça reste très chronologique. Mais je suis sorti du film avec un pincement au coeur en pensant au gachis de cette vie. Mais quand on chante du blues, peut-on être génial et heureux?
Documentaire très intéressant mêlant images d’archives et témoignages! On y voit la complexité d’une jeunesse s’opposant à l’establishment mais en même temps assez paumée. Très bien documenté et rendant compte de la complexité de Janis Joplin, je le reverrais bien. Janis est un peu la Piaf de l’époque, attirant les hommes plutôt par son caractère bien trempé que par son physique. On la sent en trans une fois sur scène, elle transcende le public. Tout cela est très bien amené.