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Agnes L.
229 abonnés
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4,0
Publiée le 19 mars 2025
Très puissant en émotions contenues, ce film intimiste de grande qualité ne plaira pas à tous les publics car il peut sembler mou. Ceux qui aiment l'action n'y trouveront certainement pas leur compte. Au carrefour de plusieurs genres (drame, enquête, médical...), son intérêt réside dans l'exposition des sentiments et des remords des différents protagonistes du drame. L'héroïne campée par Adèle Haenel donne de la profondeur à ce personnage de jeune médecin, rongé par un sentiment de culpabilité.
L'héroïne du dernier film des frères Dardenne a d'étranges similitudes avec les précédentes héroïnes des cinéastes belges: confrontée au quotidien des drames sociaux, son combat est filmé comme une enquête. De visites en visite, de rencontres en rencontres, le personnage se rapproche de la vérité et est confrontée à une réalité sociale qu'elle n'ignorait pas mais qu'elle n'avait jamais vraiment rencontré. Au delà de cette enquête, c'est un nouveau beau portrait de femme que nous offre les deux frères belges. Adèle Haenel lui prête ses traits si durs comme toujours mais aussi très humain, le personnage le plus attachant qu'elle ait incarné à ce jour. A ces cotés, d'excellents acteurs peu connus et puis les deux fidèles des frères Dardenne, Olivier Gourmet et Jérémie Rénier, tous deux impressionnants dans deux seconds rôles marquants. Les frères Dardenne, avec cette fille inconnue et ce beau portrait de médecin continuent de tracer leur route dans un cinéma d'auteur social qu'ils dominent incontestablement depuis maintenant près de 20 ans.
le film vaut surtout pour la performance de l'actrice principale, Adèle Haenel. L'histoire est intéressante. Toutefois c'est surtout dans la mise en scène qu'il y'a des manquements. Des longueurs qui ne rendent pas bénéfice au film et c'est dommage.
Le sujet et les thématiques du films sont intéressants, leur traitement non. Pour moi, le principal problème du film est son écriture : les motivations des personnages sont incompréhensibles et servent de ressorts scénaristiques.
Un soir, une médecin (Jenny / Adèle Haenel) et son stagiaire ne répondent pas à la sonnette, l’heure de fermeture du cabinet étant dépassée. On apprend le lendemain que la femme qui avait sonné a été retrouvée morte, mais la police n’a aucune information sur l’identité de la jeune femme. La culpabilité ronge Jenny, qui mène l’enquête de son côté, mais non pas pour retrouver le responsable de la mort de cette femme, mais plutôt pour retrouver l’identité de la victime. Cela offre un point de vue original pour aborder cette histoire. Il n’y a pas de temps mort, c’est une vraie enquête avec fausses pistes, mystères, interrogations. Cela maintient totalement le rythme et l’attention. Dans le même temps, j’ai aimé qu’on prenne le temps de voir le quotidien de ce médecin, la proximité avec les patients, la relation qui se crée entre eux. Ce qui est intéressant aussi, c’est que finalement on cherche l’identité de la victime, mais on ne sait pas grand chose non plus sur l’héroïne et son enquête nous permet de mieux faire sa connaissance à elle, non pas sur son histoire ni son parcours, mais sur sa personnalité. J’ai en tout cas aimé ce film, les dialogues, l'interprétation des acteurs et l’angle original de cette “enquête”.
Comme toujours, les Dardenne maîtrise leur drame social de bout en bout, en filmant avec une grande fluidité et efficacité Adèle Haenel, qui apparait comme une évidence dans leur monde d'actrices battantes. Elle se révèle en effet parfaite de détermination et de force contenues tout en nous transmettant une belle palette d'émotions. Certes, le film et le précédent semblent un cran moins fort que ceux d'avant (la caméra s'est posée et l'empathie est moins suscitée qu'auparavant) mais que celui-ci soit à ce point mal coté par rapport à tous leurs autres opus est un véritable mystère et ressemble davantage à un effet suiveur qu'à un constat basé sur la réalité : à nouveau, un tout bon film Dardenne!
Superbe hommage à tous les médecins qui sont pros sans en devenir des ectoplasmes glacés. Honneur au coeur et au courage ici. Un film simple, juste attachant.
Jamais je n'aurais pensé dire un jour que je n'ai pas aimé un film des Dardenne, et que je me suis ennuyée..... Malheureusement c'est arrivé !! C'est à 90% dû à la personnalité, soit du rôle de la jeune médecin, soit de l'actrice elle-même, qui manque abominablement de vie ! Elle est d'un bout à l'autre sans sourire, avec une voix monocorde, molle ou froide, selon le moment. Est-ce demandé par les réalisateurs, ce genre de personnage sans lumière, limite antipathique ou agaçant ? Je n'ai pas accroché et c'est rare.... Je trouve étonnant de vivre un tel événement sans sembler rien ressentir, seul le fait de rester dans son petit cabinet nous suggère l'impact profond qu'il a sur elle. Dommage. Pour les 10% restants, je trouve que l'histoire très intéressante du départ n'a pas été fouillée suffisamment (l'histoire de cette jeune fille), et le peu de psychologie qui en ressort est maladroit et peu crédible (le fils et le père, même si J. Renier exprime, lui, enfin, des émotions !)
Les frères Dardenne réalisent du cinéma vérité. Leurs fictions creusent toujours plus profondément dans les mœurs. Si leur mise en scène est très identifiable, c’est pourtant toujours un renouveau dans le sujet traité. Cette année, ils mettent Adèle Haenel dans le rôle d’une jeune médecin généraliste qui se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Le film ouvre donc plusieurs thématiques. Etre médecin est un métier, mais lorsque les horaires de travail sont terminés, doit-il encore exercer ? L’actrice, qu’on trouvait un peu trop jeune au début du film, se révèle être d’une spontanéité extrêmement touchante. On le voit, la direction artistique est impeccable. Ce n’est pas Adèle qui joue le personnage d’un médecin, c’est le médecin qui est venu se greffer à la vraie personnalité de l’actrice. Le personnage nous empoigne alors le cœur et ne nous lâche jamais. Avec encore plus de finesse, c’est l’histoire de cette morte sans nom qui est abordé. La fille est noire, se prostitue pour survivre, n’a pas d’adresse, était-elle une migrante ? Toutes les questions ne sont jamais explicitement ouvertes mais ne passent pas inaperçues. Voici donc un nouveau coup de maître de Luc et Jean-Pierre Dardenne qui cette fois, repartent bredouilles de Cannes mais qui résonnent encore dans notre cœur. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Après « Médecin de campagne », médecin de ville en Belgique avec « La Fille inconnue ». Le postulat de départ semblait intéressant : une jeune femme médecin refuse d’ouvrir son cabinet à une jeune fille sous prétexte qu’il est tard. Elle apprend que cette fille est morte de suite après, selon le rapport de la police venue la prévenir. Culpabilisée, la jeune femme médecin va tenter coûte que coûte de découvrir l’identité de cette jeune inconnue. Une enquête qu’elle va mener discrètement, à sa manière, parallèlement à la police. Cette quête se suffisait amplement. Retrouver le nom de cette jeune fille inconnue, c’était la sortir de l’oubli. Lui donner une adresse fixe sur laquelle sa famille, ses proches pouvaient honorer sa mémoire. C’était aussi dans une moindre mesure réparer l’irréparable. C’était racheter sa faute. Seulement les frères Dardenne ont décidé de pousser le bouchon plus loin : la jeune femme médecin va carrément résoudre l’accident mortel en identifiant et le nom de cette fille inconnue et le responsable de cet accident. spoiler: Comme par hasard, ce responsable était lié à sa clientèle ! Un peu gros et décevant. Adèle Haenel, impeccable dans son rôle de médecin - faudra s’y habituer -, endosse, à ses heures, l’habit du détective Hercule Poirot, autre concitoyen belge. Et c'est bien dommage.
Il manque un grand quelque chose à "La fille inconnue" pour le faire entrer vraiment dans le ghotta des films des frères réalisateurs. Il manque comme un supplément d'intrigue et de dynamisme à ce scénario à la base plutôt convaincant. Par ailleurs, Adèle Haenel était-elle vraiment faite pour le rôle ? Son jeu distant et inexpressif ne colle pas forcément à la personnalité de l'actrice, le spectateur ne s'y attache pas spécialement malgré ses déboires et les sentiments à son égard ne sont donc pas au rendez-vous. Au final, une oeuvre aussi froide que le Nord de la France et une petite déception.
Plus qu'un drame, La Fille Inconnue prends une tournure spoiler: de polar lorsque Jenny se retrouve au milieu de ce trafic mafieux . Le tout mélangé avec un fond de prise de conscience sociale.
On ressort toujours d'un film des Dardenne avec le sentiment d'avoir vu un bon film... qu'on n'aura pas envie de revoir de sitôt. Dès les premiers plans, on est saisis par une atmosphère, des personnages, l'hyperréalisme du jeu des acteurs, le naturalisme photographique, et les images saisies sur le vif en caméra portée. Les sujets sont toujours documentés, ici ils se sont beaucoup renseignés sur l'art et la manière d'exercer la médecine dans un cabinet fréquenté par ce qu'ils nomment "des tarifs mutuelles." Ces éléments mis en place, leurs films sont menés comme des thrillers haletants, on attend de connaitre la suite, "comment vont-ils se sortir de cette mauvaise passe ?" dans le cas de cette histoire, on veut savoir qui a assassiné cette jeune africaine, et pourquoi. En résumé leurs films captent notre attention comme un bon reportage à contenu social produit par Canal ou France 2. Il n'en reste pas moins que ce qu'il y a à voir dans leur film, se dévoile en une seule vision. Je n'ai personnellement jamais rien découvert de plus en regardant une seconde fois un Dardenne, même très longtemps après. Leurs personnage n'ont pas d'ambiguïtés, et ils n'évoluent jamais au cours des histoires, autrement que par une expression inédite dans le tout dernier plan. Les Dardenne font du cinéma consommable, mais il y a des films consommables qu'on voit et revoit sans cesse parce qu'ils divertissent, ce qui n'est pas le cas des leurs.
Les frères dardenne en plus d être de très bon réalisateur, ils ont une qualité certaine c est de retranscrire à travers l écran la réalité de la société. Filmer le réel n est pas chose facile, pour moi 2 réalisateurs avant eux ont cette qualité là eustache et pialat. Je tiens donc en très haute estime les frères dardenne, Concernant la fille inconnue on retrouve cette qualité propre à eux, mais je trouve qu ila moins de force que rosetta ou 2 jours une nuit même si le thème est différent il n en reste pas moins qu il est intéressant et fort, mais je suis resté sur ma faim car je trouve le personnage jenny joué par adèle haenel trop mystérieuse. Tout au long du film je n ai jamais pu cerner le caractère, j ai bien compris qu elle était perclus de remords mais sa telle détermination qui va quelque fois la mettre en danger je ne l ai toujours pas saisi. C est dommage car dans l ensemble c est un film réussi.