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titthebest
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4,0
Publiée le 12 avril 2020
Malgré l'incroyable performance de Cynthia Erivo, qui est vraiment à propos, l'image manque d'un rythme galopant qui aurait pu le rendre plus, mais le script est bon et fait le travail qui devait: éduquer et dévoiler. Harriet, cette petite grande héroïne forte a sauvé des centaines d'âmes dans une ère injuste et à travers ce film, elle nous a tout simplement pensé ce que signifie le mot "humanité".
Un très bon film au crépuscule de la pratique de l’esclavage. On suit une dame très brave et déterminée à sauver son « peuple ». On découvre une Amérique très profonde avec les réalités de l’époque. Vraiment un film magnifique, une BO éblouissante. De beaux costumes. Chapeau !
Une histoire captivante et une excellente interprétation de la part de ce casting. Un sans faute du point de vue de la mise en scène, des images et de la photo. Une bonne surprise, avec de beaux morceaux vocaux, Cynthia Erivo en tête, quelle voix !
Merveilleux hommage à l'une des plus grandes combattantes pour la liberté. ce film aurait mérité un oscar. Il fait appel aux plus nobles sentiments humains et ne nous offrent pas une violence qui soulèverait l'animosité envers une race. Même un jeune enfant peut le voir et comprendre le caractère horrible de l'esclavage.
Harriet présente tous les défauts de la reconstitution historique qui confond la rétrospection avec l’anachronisme, si bien que sa colonne vertébrale ne se compose pas de séquences reliées entre elles par une vision de l’Histoire à la fois claire, personnelle et cohérente – puisqu’elle doit structurer l’ensemble du corps – mais se suture péniblement par un tissage de discours libertaires, raciaux et féministes, de poses balourdes et de scènes-paliers qui sont autant de passages obligés dans ce genre de production. À l’opposé de l’excellent Twelve Years a Slave, Harriet peine à imposer son style et à trouver son souffle, la faute à une mauvaise répartition de ses scènes dans la durée qui ne rendent pas justice au périple suivi et enduré par l’héroïne : sa fuite loin du domaine qui la retenait en esclavage et qui souhaitait la vendre au plus offrant n’occupe qu’une poignée de minutes, là où elle aurait dû tenir le spectateur en haleine, du moins s’affirmer comme le cœur battant du long métrage, son premier cœur battant bientôt redoublé puis décuplé au fil des passages, des allers-retours. En lieu et place, des affrontements verbaux qui ne sonnent pas juste mais qui ont pour unique fonction de construire le portrait d’une sainte, de la Jeanne d’Arc noire qui de Moïse est appelée à ressusciter (voir à ce titre la clausule et le texte qu’elle donne à lire). De bien louables intentions – et un parti pris contestable, mais un parti pris tout de même – qui ne débouchent sur la création d’aucune forme qui leur serait adaptée : on nous martèle que Tubman entend la voix du Seigneur, mais à aucun moment le film ne prend le risque de mettre en images cette élection divine, alors qu’un détour par le fantastique ou le miracle aurait conféré à l’œuvre une puissance poétique, surtout un regard novateur et audacieux porté sur une icône de l’abolition de l’esclavage et qui retrouve ici les illustrations des pages de manuels scolaires qu’elle occupe déjà. Pédagogique, certainement ; mais on était en droit d’exiger davantage d’un film s’emparant d’une figure aussi importante et révolutionnaire qu’Harriet Tubman. Reste l’actrice principale, Cynthia Erivo, parfaite dans le rôle-titre et qui porte le film sur ses épaules grâce à son charisme, la qualité de son interprétation et la beauté de sa voix.
Kasi Lemmons n’est sans doute pas la plus connue, mais elle a su faire la fierté d’une communauté afro-américaine au cinéma, le temps d’une comédie musicale et un biopic sur l’animateur de radio et de télévision “Petey” Greene. A présent, elle remonte le temps, avec une histoire loin d’être anecdotique, au détriment d’une oeuvre qui perd justement du prestige du fait de ses approximations historiques. Harriet Tubman (Cynthia Erivo) est devenue une icône de l’abolition de l’esclavage durant la fameuse grande guerre civile. Ayant fui le fouet ou plutôt pour se rapprocher de la liberté, cette femme défend des valeurs religieuses qui ont purgé bien des âmes, mais il y a toujours un risque en prenant un parti aussi radical. Ce film constitue donc un bel hommage, à ne pas prendre au sérieux dans le sens où il s’inspire davantage d’un mythe, ayant pris le dessus sur la personne.
Pas étonnant qu’un tel sujet finissent indirectement entre les mains d’Hollywood, mais c’est une manière de détrôner l’homme de son statut de guerrier, car il n’emporte aucune victoire concrète. Harriet se fond ainsi dans un décor épuré et finit par se pavaner au rythme des chants, démarche que les esclaves disposaient afin de communiquer. Terence Blanchard est à signaler à la baguette, lui qui a longtemps suivi Spike Lee, ce qui donne une belle ambiance, parfois décalée mais qui donne des indices sur les réelles ambitions de cette réalisation. Le gospel fait également son apparition afin de styliser cette approche abstraite, car “Dieu” aura son mot à dire dans cette affaire, que l’on y croit ou non. Nous nous rapprochons des faits avec un élan narratif qui persiste à rendre l’héroïne divine à travers l’image qu’elle véhicule, tout le monde désirait devenir comme elle, libérée des chaînes, libérée des hommes. On revendique clairement l’indépendance par le biais du courage, mais il y a pourtant un vide qui plane sur la libération des esclaves. Outre l’interprétation des signes, à aucun moment le film ne prend un réel recul sur cette fatalité, on l’évoque juste, sans empiéter sur le personnage.
En regardant au-delà du symbole d’abolitionniste, nous pouvons cependant trouver une certaine satisfaction. La traque par son ancien maître n’a rien d’exceptionnel en soi, mais ce sont les conséquences qui créent des situations intéressantes. Nous retraçons peu à peu les initiatives des esclavagistes afin d’opprimer une communauté noire qui cherche refuge, même plus loin dans le nord. Mais Harriet trouvera plus d’alliés pour contrer cela, notamment grâce à l’Underground Railroad, compagnie de transport supervisé par ceux qui croient encore à un monde libre. Toute l’œuvre est basée sur cette sainte terre qui est difficile à dénicher. La seule différence avec les plantations, c’est justement la pression du fléau cherchant à avoir le contrôle sur la vie. Dès lors qu’il n’a plus d'emprise, qu’il est pourvu d’une arme émoussée, il y a de l’espoir à transmettre à ceux qui ont la force de croire en cette liberté qu’on a fini par briser.
C’est pourquoi il ne faut pas confondre les inspirations de ce film aux véritables faits. Ceci résonne davantage comme une fable respectueuse et symbolique, de quoi lui donner un petit peu de grandeur à l’approche des nouvelles réimpressions des billets de 20 dollars, car “Harriet” sera à l’honneur. Tout l’enjeu n’est donc pas de valider si elle en a sauvé des centaines ou non, mais simplement de constater qu’une femme a eu l’audace de tenir tête. C’est cette mentalité qui doit justement sortir d’une œuvre qui expose ses propos sans aller se risquer dans une mise en scène étincelante, mais qui comprend comment sensibiliser le spectateur. C’est également l’occasion de redorer le blason de cette héroïne dont on saura peu de choses à son sujet, si ce n’est la bonne foi et la bonne influence.
Évocation d'une figure courageuse, combattante pour la liberté et donc, contre l'esclavage. Dommage que ce drame tourne en rond et se cantonne aux débuts, son évasion et celle de ses proches. Un hommage certes important à un personnage dans l'histoire du peuple noir de cette époque. Néanmoins, le film, incomplet et qui manque d'intensité dans le traitement et la réalisation, n'arrive pas à émouvoir.
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3,5
Publiée le 15 janvier 2020
Harriet Tubman était une abolitionniste et activiste qui après avoir réussi à s'échapper ne s'est pas contentée de vivre sa vie en sécurité puisqu'elle a tout mis en oeuvre pour aider ceux qui étaient encore prisonniers. Elle n'a pas fait que ça, elle a également lutté contre le racisme et pour le droit de vote des femmes, mais le film de Kasi Lemmons se focalise sur sa fuite et sur son combat pour délivrer les autres. Kasi Lemmons dénonce l'esclavagisme et propose une immersion au sein d'une époque difficile pour cette communauté. Si le rapport esclaves-maîtres est commun, la réalisatrice s'intéresse également aux relations entre personnes noires. Certains ont la chance d'être libres, mais pas tous et même ceux qui le sont ne le sont pas complètement. On retrouve également les traites, ceux qui travaillent pour les blancs ou même pour leur propre compte. Si le film rend hommage à cette femme, il prend quand même quelques libertés sur la réalité. Si c'est un biopic, il faut surtout le voir comme un film d'action avec la vengeance d'une femme contre celui qui a refusé de lui donner sa liberté qu'elle était en droit de réclamer. Harriet se trace elle-même son chemin de la liberté avant de montrer la voie aux autres. Les différentes missions de libération sont pas mal même si elles se ressemblent toutes. Dans l'ensemble, c'est un bon film avec un sujet fort et une actrice principale convaincante. Je n'avais vu que "Black Nativity" de la filmographie de Kasi Lemmons et ce film est bien mieux.