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    Le Procès du siècle
    note moyenne
    3,3
    1144 notes dont 112 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 112 critiques par note
    4 critiques
    25 critiques
    44 critiques
    30 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Le Procès du siècle ?

    112 critiques spectateurs

    PLR
    PLR

    Suivre son activité 174 abonnés Lire ses 1 040 critiques

    3,5
    Publiée le 1 mai 2017
    Approche historique de l'Holocauste sur fond de controverse juridique. Prouesse de Timothy Spall dans le rôle de l'historien autodidacte et révisionniste, retors, calculateur et antipathique.
    Gentilbordelais
    Gentilbordelais

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    2,5
    Publiée le 13 janvier 2021
    Un sujet extrêmement délicat, forcément source de passions. Traité avec un certain parti prix (le bien contre le mal), avec un objectif clair, cette reconstitution reste intéressante à suivre. Mais "le procès du siècle" sera au moins, avant tout, celui de Nuremberg!
    Chris58640
    Chris58640

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    3,5
    Publiée le 30 avril 2017
    Au-delà d’un titre français presque grotesque (« Le procès du siècle », on dirait une mauvaise manchette de tabloïd !), le film de Mike Jackson semble au départ un film dangereusement risqué. Les films sur la Shoah sont assez nombreux, souvent pertinents et souvent fait avec un tact et une retenue qui doit être soulignée. Il n’empêche que faire aujourd’hui un film sur le négationnisme est une entreprise périlleuse. Parce que, au bout du compte, il s’agit avec cette question de dénouer (ou plutôt de tenter de dénouer) le nœud gordien qui lie trois notions ô combien explosives par les temps qui courent, surtout quand elles se percutent : l’Histoire, la Morale et la Politique. Le premier challenge de Mike Jackson était donc de proposer un film sobre et digne dans sa forme : pas de scènes racoleuses, pas de suspens malvenu, pas de rebondissement théâtraux malsains, bref, d’éviter toutes ces choses qui pullulent dans le cinéma d’aujourd’hui. Pari réussi en partie, en partie seulement car il y a malgré tout quelques concessions cinématographiques, le suspens de la fin n’est pas très pertinent puisque, même sans connaitre le vrai procès (oui, je ne l’ai pas dit mais c’est une histoire vraie, d’un vrai négationniste qui a osé attaquer une vraie universitaire qui osait « dénigrer » son travail), on sait bien aujourd’hui que le négationnisme est toujours bonni de la vie universitaire. Du coup, pourquoi proposer un faux petit suspens à ce propos, avec musique et dramaturgie autour ? Quelques scènes un peu caricaturales peuvent faire sourire : le long regard appuyé à la statue de la justice, le gentil papa Irving avec son adorable fillette blonde et sa nounou noire. Mais on peut passer outre ces quelques petits défauts pour insister plutôt sur les presque 10 minutes filmées à Auschwitz, au début du film, sans musique (ou très peu), sans effet de mise en scène (ou très peu), avec le recul qu’il faut. Tourner à Auschwitz-Birkenau est, j’imagine, un cauchemar absolu de réalisateur tant cet endroit est lourd, chargé d’émotion, de chagrin et de douleur. Ma foi, Mike Jackson ne s’en tire pas trop mal. Tourné à la fois dans le vrai camp et à la fois dans une reconstitution (parce qu’on ne peut évidemment pas amener des comédiens et toute une équipe autour comme si de rien n’était sur le toit d’une chambre à gaz), ces scènes sont d’une force écrasante à l’écran. Rachel Weisz est très convaincante dans le rôle d’une cette universitaire piégée, parfois emportée par ses propres émotions et confrontée à un homme qui ne recule devant rien, ni aucune bassesse, ni aucune tribune pour affirmer ses idées ignobles. C’est surtout de lui et de son interprète que je voudrais parler : Timothy Spall incarne un homme détestable et il le fait avec une telle conviction que cela fait froid dans le dos. Au premier abord, on le trouve caricatural : en plus d’être négationniste, il est odieux, vulgaire, menteur, manipulateur, ouvertement raciste, il profère des horreurs sans jamais sourcilier dés qu’il a un micro devant la bouche, dans la surenchère permanente, il semble n’avoir absolument aucune limite. On se dit que le scénario a forcé le trait tellement fort que cela va tourner au grotesque. Et puis on réfléchit deux secondes, on réfléchit à tel ou tel homme politique moderne, tel ou tel éditorialiste, tel ou tel chroniqueur médiatique et on revient sur cette première impression. Oui, il y a des gens comme ça, aussi détestables que ça, aussi outranciers que ça, aussi dangereux que ça, ils existent et le Irving de Timothy Spall ne sonne pas si faux qu’on a pu le croire dans un premier temps. Le scénario du « procès du siècle » a une certaine finesse et un vrai intérêt pour l’historienne qui sommeille en moi car il va plus loin que la simple question de l’Holocauste et de l’existence ou non d’un plan savamment orchestré, méticuleux et « industriel » de l’extermination de masse d’un peuple tout entier. Cette question là est heureusement réglée pour tout historien digne de ce nom depuis longtemps. Mais le film pose des questions très difficiles, comme celle de savoir si la vérité historique doit être établie par tribunal, comme celle de savoir si au nom de la recherche scientifique, on peut tout étudier, tout envisager, tout remettre en cause. Ces questions dépassent bien sur la personne d’Irving et de son affrontement avec Lipstadt, et le film n’y répond pas : et comment le pourrait-il ? Le scénario regarde pile à l’endroit où se nouent trois notions très fortes : l’Histoire comme matière scientifique, la Politique qui se sert d’elle en la déformant comme il l’entend, et la Morale qui vient compliquer le tableau. L’Histoire est-elle comme ces cartes postales qui changent selon qu’on les bouge vers la droite ou vers la gauche ? Et les deux images se valent-t-elles ? C’est une question fondamentale et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, douloureusement moderne. La tentation de Déborah Lipstadt, dans le film, d’inclure de l’émotion, de la Morale et de faire témoigner des rescapés de la Shoah est systématiquement contrée par ses avocats et au début, on a bien du mal à comprendre pourquoi. Mais au final, devant un homme comme Irving cela n’aurait réussi qu’à le servir et à servir son propos, cela aurait conforté sa théorie du « grand complot mondial ». Ce n’était pas évident pour le film de faire comprendre cela, j’ai moi-même mis un certain temps à saisir cet aspect du film, ce n’était pas évident mais c’était courageux. Du coup, en dépit de quelques petites scories, quelques petites scènes un peu formatées, certains dialogues un peu convenus (comme le petit ami qui en a « marre de ces histoires du passé ») et quelques personnages peut-être un tout petit peu caricaturaux, « Le procès du siècle » est un film assez pertinent et qui mérite d’être vu, ne serait-ce que pour les bonnes questions qu’il pose.
    andika
    andika

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 320 critiques

    4,5
    Publiée le 3 mai 2017
    Denial, improprement traduit par Le procès du siècle en Français est un film excellent. Denial signifie en anglais le déni, le négationnisme et il semble important que le titre du film fasse état de ce paramètre.

    On suit l'histoire du procès entre Deborah Lipstadt, une enseignante américaine spécialisée dans l'histoire et plus précisément sur celle de la Shoah, et un écrivain négationniste britannique du nom de David Irving. Ce dernier attaque l'enseignante en diffamation, à Londres, estimant que la remise en cause de ses "travaux" par cette dernière altère d'une manière insupportable sa réputation et l'empêche donc de gagner sa vie.

    Le choix du comédien Timothy Spall pour jouer le rôle de l'historien négationniste est très judicieux. Il a vraiment une tête del'emploi, ce n'est pas pour rien que c'est l'inoubliable Queuedever de la saga Harry Potter. D'une manière générale, le casting est très satisfaisant, que ce soit Rachel Weisz qui excelle dans le rôle de l'enseignante américaine (bien qu'elle même britannique) ou encore ses deux avocats campés par Tom Wilkinson et Andrew Scott.

    Le fait que le procès et donc l'intrigue se déroule à Londres crée un contraste considérable. On va discuter de choses vraiment difficiles mais on va le faire en véritables Gentelmen. Ainsi, la perruque est de rigueur dans la salle d'audience pour l'avocat et pour le juge à qui on s'adresse en disant My Lord. Révérence obligatoire avant l'ouverture de l'audience et bien d'autres traces de l'étiquette qui montrent tout le flegme anglais au moment de traiter de l'horreur.

    Mais cette étiquette, ce protocole permettent de garder la distance nécessaire afin de garder la tête froide et d'atteindre son but. En effet, un procès n'est pas une thérapie et ce film le montre bien. Ainsi, le combat de Déborah Lipstadt se fera en silence, sans l'aide des survivants des camps à la barre. En effet, c'est ici l'affaire des avocats, du demandeur et du juge. La charge de la preuve étant inversée, ce sont les avocats de la défenderesse qui devront prouver qu'elle dit vrai au sujet de Irving et de son négationnisme. Pour cela, ils devront être sa conscience, sa voix mais ils devront également passer au crible les écrits et les motivations de ce David Irving. Un moment incontournable est la visite de Auschwitz, où le réalisateur montre les choses tout en sobriété agrémentant les images d'un certain silence qui permet le recueillement. Mais cette prise de distance n'empêche pas l'émotion de faire irruption à certains moments.

    Plus que le procès du négationnisme, c'est l'historie d'une rencontre entre cette enseignante et ses avocats, de réunions de travail autour d'un verre et de sandwichs, d'échanges philosophiques sur la condition humaine, sur ce que chacun aurait fait à l'époque, sur la meilleure manière de faire éclore la vérité. Devant ce film, on se rend compte que le camp du bien peut parfois l'emporter et que ce n'est que justice. Ce film offre un message d'espoir et d'optimisme, en effet, il ne sera jamais possible d'oublier ou de nier impunément et dans les temps qui courent, c'est un message assez important.
    ferdinand75
    ferdinand75

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    2,5
    Publiée le 29 juillet 2018
    Inspiré de faits réels , le film nous fait vivre le cheminement de cette quête pour la vérité et la mémoire collective . Raquel Weisz est vraiment très bien , et pleine d'émotion, même si le film n'évite pas toujours le piège du didactisme. Un beau témoignage.
    Xavi_de_Paris
    Xavi_de_Paris

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    3,0
    Publiée le 28 avril 2018
    J'ai trouvé le sujet intéressant, plutôt bien porté, mais un peu scolaire à mon goût. "Le procès du siècle" aurait mérité meilleur traitement, avec un peu plus d'intensité dramatique. L'ensemble reste un peu figé et convenu, alors que le sujet est très lourd. Les acteurs s'en sortent plutôt bien, sans êtres transcendants. J'ai en revanche apprécié le court passage à Auschwitz, poignant et avec de fortes images.
    tupper
    tupper

    Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 1 012 critiques

    3,5
    Publiée le 30 avril 2017
    Sur un sujet hautement émotionnel, le film se met au diapason de ce procès en plaçant le débat sur le plan technique, historique, scientifique pour apporter une contradiction objective et irréfutable au négationisme. La stratégie du procès était brillante et sa mise à l'écran est à la hauteur.
    AHEPBURN
    AHEPBURN

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    4,0
    Publiée le 17 mai 2017
    Impressionnant, bien joué. Une formidable leçon d'histoire avec un grand H. Surprenant qu'en France il y a eu peu d'écho de cette affaire. Je recommande ce film.
    PartageTesScènes
    PartageTesScènes

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    4,0
    Publiée le 3 mai 2017
    Génial et prenant, ce film est bien écrit. Les acteurs ont tous un rôle décisif dans l'histoire joué avec succès ! Je recommande ce film surtout en VO.
    benitoberlon
    benitoberlon

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    3,5
    Publiée le 9 novembre 2017
    Belle réussite que ce film racontant le procès en diffamation intenté par un négationniste de la shoa à une historienne.... très bien fait, les ficelles sont certes grosses, mais le plus consternant dans tout ça, c'est ce dire que ça s'est réellement passé (je parle du procès et de ce personnage détestable). Grandes prestations des 2 acteurs principaux, les 2nds rôles sont également très bons (Tom Wilkinson en tête) et les scènes de procès sont excellentes!
    Roub E.
    Roub E.

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    2,5
    Publiée le 23 avril 2018
    Le sujet du film est intéressant, le traitement l’est moins. Comment combattre le négationnisme sans pour autant lui laisser droit de tribune c’est le débat qu’ouvre ce film basé sur un véritable procès. Le film montre que son personnage principal est trop impliquée personnellement trop passionnée pour être vraiment efficace dans le combat contre les idées de son opposant. Il montre aussi que l’histoire pour être réellement accréditée et validée doit réussir à se défaire des influences personnelles de celui qui l’étudie, le rôle du négationniste justement montre qu’il falsifie ou détourne les preuves à son profit pour étayer ses thèses. Le film manque en revanche de vrai cinéma, on suit l’histoire qui va rapidement tourner au film de court et à une joute verbale que les acteurs arrivent à rendre très vivante. Mais au final si le sujet est intéressant le film fait plus docu fiction qu’une œuvre vraiment prenante.
    Audrey L
    Audrey L

    Suivre son activité 183 abonnés Lire ses 1 976 critiques

    3,0
    Publiée le 14 octobre 2018
    Un peu long et bavard, le film "Le Procès du siècle" (qui écope d'un titre racoleur à l'opposé de la version originale "Denial" davantage en accord avec le thème du négationnisme ici traité) reste pédagogique et bien interprété. Les séquences de procès sont les meilleures, le casting "so british" est agréable (Rachel Weisz, Timothy Spall, Tom Wilkinson, Mark Gatiss et pas très loin non plus l'irlandais Andrew Scott) et la minutie accordée aux détails historiques est impressionnante. On regrette seulement cette lenteur doublée de dialogues amorphes (souvent entre l'accusée et les avocats, lorsqu'ils discutent tactique en devenant rapidement redondants et lassants), et une fin qui est amoindrie dans son côté véridique par quelques scènes romancées pour vous faire croire au verdict inverse... Quel bonheur quand même de retrouver un soin esthétique signé tout droit de la production BBC, qui est très méticuleuse habituellement sur les décors et costumes, encore réussis. Les acteurs jouent avec sérosité, ce qui colle parfaitement au sujet, et on apprend beaucoup sur le négationnisme, dommage de l'apprendre en s'ennuyant ponctuellement.
    HamsterPsycho
    HamsterPsycho

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 083 critiques

    3,5
    Publiée le 21 octobre 2018
    Une mise en scène très classique mais un film qui met bien en lumière les contradictions et contre vérités du négationnisme.
    DarkAkuma02
    DarkAkuma02

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 506 critiques

    3,5
    Publiée le 30 avril 2017
    Ce film raconte l'histoire de Deborah Lipstadt à partir de 1994, une historienne défendant la mémoire de la Shoah et à l'encontre de qui le négationniste David Irving s'estimant victime de diffamation a intenté un procès qui s'est tenu en 2000 à Londres.
    Bien que paraissant à priori austère au vu de son sujet, j'ai trouvé ce film captivant. Il décrit très bien les enjeux historiques de ce procès et les conséquences possibles. Au-delà de cela, il démontre le travail et l'implication de l'avocat de Deborah Lipstadt, la frustration de cette dernière et des personnes pour lesquelles elle s'était engagée. Il est également étonnant de constater certains éléments sur lesquels reposaient l'argumentation de David Irving et les détails pratiques remis en cause qui ont du être justifiés. Les différences entre les systèmes judiciaires anglais et américains sont évoqués. L'interprétation de l'ensemble de la distribution est impeccable.
    bouddha5962
    bouddha5962

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    4,0
    Publiée le 8 mai 2017
    Rachel Weisz interprète Deborah Lipstadt, professeur aux Etats-Unis, qui va se battre contre Timothy Spall, David Irvin dans le film qui est un négationiste.

    Ce dernier va lui intenter un procès à Londres (la charge de la preuve étant inversée par rapport aux USA) en lui demandant de prouver que les chambres à gaz ont existé.

    Un scénario tiré d'un fait réel sur un procès qui a eu, vraiment, lieu.

    Très émouvant et tourné de manière très adroite, ce film est captivant et le rôle joué par les avocats est fabuleux.

    Un film qui résonne d'autant plus, car vu un 8 mai 2017.

    A voir absolument.
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