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Hugma33
27 abonnés
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4,5
Publiée le 21 avril 2026
Xavier Dolan est remarquable depuis son tout premier film. Un casting excellent. Une réalisation magnifique. Ce film à tout. Une adaptation d'une pièce de théâtre excellente. A recommander. Grand prix à Cannes 2016 mérité.
Dolan se paye le luxe d'un joli casting pour son 6ème long métrage, ô combien attendu au tournant avec l'espoir d'une dimension nouvelle pour son œuvre. Finalement c'est du Dolan tout craché. La déception ne se fait cependant pas ressentir tant le plaisir est timide mais bien présent. Difficile de ne pas souligner les similitudes avec ses précédents films, surtout concernant les personnages = même personnage principal (je ne vais pas faire la liste car tellement flagrant), la mère rentre toujours dans le même moule également (très féminine, exubérante, anti-thèse de la figure maternelle douce et tendre - nous avons, je pense, compris le message). Bref, tirée d'une pièce donc? C'est l'évidence même, car le huis-clos est omniprésent, avec un tête à tête avec chacun des personnages. L'expérience semble tout de même assez superficielle, même si nous sommes d'accord, les dialogues, et le montage de Dolan est appliqué toujours avec la même sensibilité. Cela manque de petit supplément d'âme, mais surtout, je me répète, avoir fait l'expérience de quasi tous ses précédents films, l'arnaque semble palpable. Dragostea din tei, ça c'est impardonnable aussi. Bref, peut-être bientôt Juste la fin de Xavier Dolan, m'enfin on en est quand même par encore là. Le petit prodige a encore de beaux atouts dans son jeu. En espérant qu'il se renouvelle un peu et cesse de se regarder le nombril en écrivant ses films.
Avant la projection j'étais comme un affamé que l'on place devant son gâteau préféré ( Pour votre gouverne, le mien c'est le simplissime éclair au café). Avec "Juste la fin du monde", je me suis retrouvé devant une forêt noire, pâtisserie complexe mais qui, avec un bon savoir-faire peut s'avérer sublime lorsque le fabricant arrive à allier une génoise chocolatée légère, une crème chantilly délicate et placer les cerises avec harmonie. L'exercice est difficile comme sans doute l'est l'adaptation de toute pièce de théâtre à l'écran. Avec passion et sans complexe, Xavier Dolan nous a donc concocté un film très (forêt) noir(e). La base est un remarquable mélange de stars du cinéma français ( Baye, Cotillard, Seydoux, Cassel, Ulliel) magnifiquement dirigés, voire sublimés par sa direction d'acteurs et une thématique forte ( la mort, l'homosexualité, et au-delà, l'accès au langage quand on ne peut pas se parler). La génoise est formidablement bien préparée. La caméra filme les personnages au plus près, capte l'intensité des regards, le moindre frémissement, perçoit ce que les mots ne peuvent dire. Le spectateur est totalement enfermé dans cette maison et reçoit ce huis-clos avec émotion. La crème, composée d'une belle lumière automnale ( bien que l'on soit dans une période de soi-disant canicule) enveloppe l'histoire de tons doux et la mise en scène, toujours très très inspirée, accompagne parfaitement l'ensemble. Le fameux petit génie canadien a de nouveau frappé ? La décoration du gâteau n'étant qu'un jeu d'enfant, la partie est donc gagnée ? Totalement électrisé par la réussite du gros oeuvre, Xavier Dolan a plongé ses mains avec fougue dans tous les ingrédients de décoration que lui offraient ses producteurs. Et hop des cerises confites par poignées ! Et hop des nuages de confettis multicolores ! Il ne résiste pas au plaisir, un poil vaniteux, de s'autociter à plusieurs reprises. Et un tube naze interprété dans une cuisine ( comme dans "Mommy" ), et un vêtement qui vole au ralenti ( comme dans " Laurence anyways" ) et, j'en passe. On flaire l'envie de coller dans son film tout ce qui a été encensé et remarqué dans ses précédents, histoire de faire une jolie compil et peut être avoir une palme. Pourquoi pas ? C'est ce côté frondeur qui fait son charme. Par contre, là où je grimace, c'est dans la surenchère d'une bande son lourdingue qui surligne inutilement pas mal de scènes. Des violons sirupeux quand il y a de la tendresse, des grincements quand ça s'engueule jusqu'à l'insupportable, dans la dernière partie, où le climax obligé de l'histoire est accompagné de grondements d'orage ! Vous rajoutez quelques tubes incertains mis en clip et servant de respiration comme dans un entracte et vous vous retrouvez à la fin du film, rassasié certes, mais un peu lourd aussi. La fin sur le blog
Je m'attendais à un "Festen" donc je suis un peu resté sur ma fin de ce côté là. c'est extrêmement bien joué, tout le casting est excellent même si on a l'impression de voir la marionnette de Vincent Cassel jouer tellement il joue sa caricature mais ça fonctionne bien. Cependant j'ai préféré Mommy à ce film sur le manque d'amour et de dialogues dans une famille même si j'ai eu ma larmichette à la fin :)
Adaptation de la pièce de théâtre de Jean Luc Lagarce visionné en avant-première en présence de Xavier Dolan. Après l'avoir entendu parler, je peux dire que j'aime toujours autant le personnage, sa verve et son professionnalisme. Pour ce qui est en rapport avec ses films, autant j'avais trouvé Laurence Anyways éloigné de ses autres réalisations, autant Juste la fin du monde me parait être d'une autre galaxie. Déjà le casting français trop propre, trop pro, trop soigné, qui jouent la comédie - normal ce sont des comédies me direz-vous - mais ce qui faisait le succès des autres films c'est qu'ils étaient perfectible, des québécois, avec des failles, un accent, une fragilité, là on perd tout cela pour du trop académique : Cassel garde son rôle de bad boy et sort des phrases décalés pour faire rire le spectateur, Cotillard joue l'émotive de service, Ulliel met sa belle gueule en avant, seul Seydoux et Baye sont transcendées. Sur la réalisation en elle-même, je n'ai pas forcément accroché à ses gros plans sur le visage perpétuels, surtout quand il change toutes les deux secondes de personnages... Et à être trop près, on en perd l'importance de la contemplation des décors, des habits, des lieux,... Quand il se dégage des rides, du maquillage pour observer le contexte, comme le repas à table, on apprécie énormément de pouvoir observer l'ensemble des acteurs et des éléments. Puis la petite touche sympathique était les rétrospectives sur leur jeunesse, on aurait bien voulu qu'il y en ait plus, voir un peu plus leur rapport entre eux à l'époque. Pour ma part, la musique Ozone était en trop, on a cherché à reproduire un "grand" moment de cinéma qui avait eu lieu dans Mommy avec Céline Dion, ici ce fut un échec, et il y a des rallonges sur certaines scènes qui auraient mérités d'être écourtés et on aurait voulu plus d'éléments sur ce qu'il a pu se passer entre eux et sur le pourquoi d'il n'arrive plus à leur parler, à leur dire les choses. Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment, mais je peux dire que j'ai eu beaucoup mieux de la part de Xavier. A voir au moins une fois !
Un film très esthétique , j'ai su apprécier la bande son intense, les effets de lumière et de couleur , les plans sur les personnages et les visages qui s'assombrissent (notamment l'acteur principal ) cela m'a captivée. Sur la forme, j'étais dedans . Le fond, cela reste une énigme. Peu de dialogues du personnage principal, bien que son visage soit très expressif , cela m'a manqué . le reste de la famille tous psy et torturés les uns que les autres sans que l'on comprenne vraiment pourquoi . On passe à côté du film , de l'intrigue . J'aime beaucoup vincent Cassel mais alors dans ce film c'est le personnage que j'ai le moins compris et pourtant j'ai bien senti que le réalisateur avait tâché de s'appliquer a sa folie et a son mal-être. Un film probablement pour les artistes torturés?!
J’ai vu très peu de films de Xavier Dolan, celui-ci est sûrement le premier. Et c’est une véritable surprise ; j’ai trouvé le film excellent ; de part sa réalisation, ses thèmes, son histoire. Je trouve que tout est bien dosé.
Concrètement, la réalisation est littéralement intimiste. Le cadrage est pratiquement constamment concentré sur le personnage de Louis ; idem pour les quelques mouvements de caméra qui ne cessent de tourner autour de lui. Sans compter que la photographie est très belle et que le dernier plan est incroyablement marquant. Sinon, je trouve que le son est très bien traité dans le film ; et que la musique est vraiment sympathique. C’est simplement une mise en scène maîtrisée de bout en bout.
Avant toute chose, le film aborde des sujets lourds de façon juste et intelligente. Le tout avec des dialogues purement réfléchis. Ensuite, l’histoire en elle-même est très prenante, un peu trop mystérieuse mais vraiment intéressante. Le film a un bon rythme à tel point qu’on ne voit pas le temps passé. Par contre, je trouve que certains personnages (notamment Antoine) ont une psychologie un peu dure à saisir et un développement trop chaotique ; cela n'entache en rien la bonne appréciation du film. Effectivement, le film est touchant sur plusieurs points et a une chouette narration.
Rien d’étonnant, je recommande ce film car la mise en scène et le récit se marient et sont cohérent vis-à-vis de l’autre.
Adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce, "Juste la fin du monde" est essentiellement un huis clos dans lequel Louis (Gaspard Ulliel un peu trop effacé), auteur à succès, revient voir sa famille pour leur annoncer qu’il est condamné par la maladie (assez autobiographique de l’auteur Lagarce, mort du sida). Tout le long du film, il s’agit de dialogues entre les membres de la famille et de la difficulté de communiquer du sujet aussi sensible d’une mort programmée. J’ai eu un peu de mal au début du comportement excessif, notamment de la mère (Nathalie Baye) et du frère (Vincent Cassel). Ce jeu nerveux peut se comprendre car il est déstabilisant de recevoir un fils, frère qui n’a pas donné de ses nouvelles pendant 12 ans lorsqu'on ne connait pas les raisons. Je comprends aussi ce comportement excessif pour donner un peu de rythme à ce drame familial (laisser à un autre réalisateur, je pense que ce film aurait été très ennuyeux). Puis je m’y suis fait en acceptant ces personnalités dans leur excès, et j’ai apprécié le film plus peut-être sur la forme avec le talent du réalisateur Xavier Dolan (dont j'ai beaucoup aimé son précédent film Mommy bien meilleur) dans la mise en scène, le montage, les images et la BO mais aussi sensible à cette histoire.
Dolan nous sort son nouveau drame familial, son thème de prédilection. Pas d’erreur de casting, même Léa Seydoux a réussi de me convaincre. C'est un film ultra-sensible et plutôt calme, avec des scènes absolument magnifiques (en particulier tous les souvenirs du personnage principal, Louis) accompagnées de musiques qui peuvent paraitre mal appropriés, mais dont le cadre leur donne un aspect émouvant. Un film très visuel, avec les interprétations galénismes de Gaspard Ulliel et Nathalie Baye. "Juste La Fin Du Monde" à parfaitement sa place dans la filmographie du "prodige québécois", Xavier Dolan.
Juste un vrai gâchis. Un casting superbe pour un film gueulard et faussement branché. Les personnages qui sont écrit sans doute pour être profonds (c'est ce qu'on peut penser lors des premières minutes) ne sont que des avatars baroques et sans relief. Un film bling-bling qui sonne creux. Dommage. Sur le thème de la famille et de ses turpitudes revoyez un air de famille, Festen ou même Mommy du même Xavier Dolan. Moins racoleurs et plus réussis.
Une histoire formidable qui touche un thème souvent abordé dans la littérature : les clivages sociaux au sein même d'une famille, et les confrontations douloureuses qu'ils peuvent produire. Un écrivain à succès joué par Gaspard Ulliel revient dans sa ville natale avec l’intention d’annoncer sa mort prochaine à sa famille, qu’il n’a pas vue depuis des années. Derrière les sourires de convenance, on sent que quelque chose s’est cassé, ils n’ont plus rien à se dire, et à cela s’ajoutent les différences sociales, l’écrivain faisant l’objet d’une présomption d’arrogance du fait de sa réussite, même s’il demeure une part d’admiration chez sa sœur, très bien jouée par Léa Seydoux. Quant à Vincent Cassel, qui joue son frère, et bien il nous fait du Vincent Cassel, toujours énergique, taquin et cassant, la promotion sociale de son frère cadet ayant du mal à passer. Xavier Dolan, qui n’a même pas 30 ans, confirme son talent et son œuvre parvient, film après film, à une certaine maturité, gommant peu à peu les quelques défauts et lourdeurs de ses précédents films, dont l’excellent Mommy. Juste la fin du monde demeure un film impressionnant de justesse et de finesse pour ce qui est de saisir les relations humaines, les liens qui se rompent entre les gens. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Je suis resté sur ma fin... gros problème de rythme dans ce film, où les dialogues à rallonges, se chevauchent avec des tons pas naturels, pour pas dire irréels. Jamais dans la vie, les gens s'expriment comme dans ce film. N'attendez aucun rebondissement. J'ai décroché lors du dernier repas, Vincent Cassel avait beau tout donner, je me demandais ce que je faisais là, et j'attendais que Dolan dise "couper ! on la refait, ça va pas du tout !!" mais non... alors je me suis dit que la dernière scène, rattraperai le coup et m'emporterai vers l'émotion, et devant l'incompréhensible mise en scène, et l'incompréhensible comportement de la famille qui s'éclipse de façon totalement irréelle, c'est la consternation, et le trucage de l'oiseau qui meurt, ne sauve rien, il afflige.
Je ne comprends pas du tout les éloges! Ok techniquement il y a du bon en termes de prise de vue, mais on ne comprend pas vraiment le motif de l'histoire et c'est 1h30 de cris ... Fatiguant!