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isakkk
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5,0
Publiée le 11 octobre 2016
Un très beau film avec des acteurs exceptionnellement bien dirigés ! Le texte de Lagarce est parfaitement adapté, certains dialogues semblent extraits de la pièce et sont d'une puissance incroyable. Parfait !
Reconnaissant le talent et le courage de ce cinéaste depuis le début de sa carrière, ce film est très décevant. Soap opera amélioré, avec des acteurs qui jouent leurs propres rôles. Cassel fait du Cassel et Cotillard fait la moue. Ce huis clos est bien trop étouffant pour être visible... et la fin se termine en véritable queue de poisson. Ce film au casting international est le tremplin pour le prochain film de Dolan qu'il réalisera aux USA. Bref, il n'a pas été fait avec autant de conviction que les autres à mon sens. Dommage.
Xavier Dolan penche toujours sur son expérience personnelle pour raconter des histoires, même si elles sont des adaptations. De ce qu'il pense des relations familiales, en particulier entre la mère et le fils. Alors qu'il avait ému et touché la majorité du public avec Mommy, le réalisateur québécois revient avec un film beaucoup plus fermé. Volontairement bien sûr car Juste la fin du monde se déroule dans un tout petit périmètre et ne concerne qu'une famille, à moitié ravie de revoir Louis, qu'il n'avait plus revu depuis 12 ans. Le film est magnifique. Magnifique dans le sens où Dolan utilise sa touche artistique pour donner un ton particulier, virant du malaise aux souvenirs offrant une liberté d'esprit. Utilisant pratiquement que des plans très serrés sur les acteurs pour les confiner encore plus dans leurs retranchements et dans leurs émotions de visages, dans le regard, dans les expressions, Dolan frappe fort car il donne cet aspect presque suffoquant pour le spectateur, tout en attirant un maximum d'empathie pour Louis, dont nous sommes les seuls au courant de ce pourquoi il revient voir sa famille. On a envie que tout pète, on a envie que toutes les plus grosses vérités soient crachées à la gueule de chacun pour pouvoir respirer, mais le film offre un malaise volontaire qui fonctionne bien. Alors si je trouve sa mise en scène plutôt réussie, pourquoi je ne le qualifie pas non plus de chef d'oeuvre ? Car il ne m'a pas entièrement emporté, à cause en partie justement de ces choix de plans parfois trop redondants, trop longs, qui donneraient presque une sensation de m'as-tu-vu. Etant une pièce de théâtre à la base, les monologues se comprennent dans leur longévité. Et très souvent ça marche, grâce aux interprétations des acteurs. Natalie Baye est très émouvante et protectrice, Léa Seydoux plutôt surprenante en petite rebelle râleuse, et Vincent Cassel, qui domine largement les autres, offre une interprétation incroyablement juste et sincère dans ce personnage antipathique qui finalement est celui qui nous touche le plus. Petit bémol en revanche pour les parties de Marion Cotillard, que je trouve vraiment trop insupportable à certains moments. On comprend ce qu'essaie de nous dire Dolan dans le jeu de l'actrice, mais c'est parfois trop long et beaucoup trop lourd. Gaspard Uliel quant à lui offre quelque chose de très sincère et touchant. Il a besoin de peu de mots pour nous faire comprendre ce qu'il ressent à travers les disputes de sa famille. Une belle brochette d'acteurs donc qui est un atout majeur pour le film qui dure suffisamment longtemps pour offrir une fin qui prend aux tripes de par sa mise en scène, son montage, son ambiance. Le choix des musiques a souvent tendance à faire penser à Mommy, sachant que des musiques populaires comme Dragostea Din Tei sonnent comme une sensation de fraîcheur de liberté, dans les souvenirs de Louis, qui offrent aussi d'ailleurs de jolies lumières et de belles sensations. Donc voilà, Juste la fin du monde est un film vraiment bien géré par Dolan, mais qui pour moi souffre de quelques maladresses et ne m'a donc réellement frappé à la gorge que dans les 25-30 dernières minutes, malgré l'empathie permanente que nous avons pour Louis. Un beau film que nous offre le jeunot québécois.
Xavier Dolan, l'homme qui fait parler l'âme de ses acteurs. Je n'avais encore jamais vu ça, ou tout du moins tellement rarement. Ici, il en joue avec brio, j'ose même parler de génie car, comme pour The Artist d'un autre réalisateur ou Mulholland Drive de Ken Loach, Xavier Dolan fait passer le septième art à un niveau supérieur,à celui des grands, des très grands réalisateurs. J'espère qu'il aura toujours du souffle pour les films suivants que j'attends avec impatience. Mais si c'est le cas, j'espère bien ne pas mourir avant d'avoir vu toute son oeuvre car en plus il est jeune. Un autre grand talent à suivre, Marion Cotillard.
Super jeu d'acteurs, mais l'ensemble du film ne m'a pas convaincu, l'histoire à la base était prometteuse mais racontée avec beaucoup trop de longueurs.. Manque d'actions véritables
Comme souvent chez Dolan tout commence par une image (volontairement) floue, celle d'une silhouette traînant sa carcasse dans un aéroport, comme perdue, incertaine quant à l'itinéraire à prendre une fois sa destination atteinte. Un taxi mène finalement le protagoniste principal dans une maison de campagne relativement isolée, et ici va débuter l'énigme. En tant que spectateur, nous connaissons son but : informer sa famille de sa mort prochaine, mais pas le cheminement par lequel il compte procéder pour l'annoncer, ni les motivations l'ayant poussé à couper les ponts plus de dix ans avec ses proches. Dés son arrivée le climat ambigu s'installe : joie des retrouvailles en sourdine, rancœurs péniblement contenues, peine à délivrer l'affection censée caractériser ce type de contexte. Au-delà de la scène-pivot du repas, seul apte à réunir longuement la famille, les vérités de Louis se distillent lors des séquences privées qu'il passe avec chaque membre de la maisonnée. Une succession de « duels » équitablement saupoudrés le long du récit, et situés dans différents cadres symboliques, témoins de la nature de chaque relation : cette chambre où sa petite sœur a si souvent ruminé son absence ; ce grenier où sa mère a conservé ses vieilles affaires ; cette voiture en mouvement illustrant la fuite en avant d'un grand frère complexé ; cette cuisine où sa timide belle-sœur, traitée en servante par son mari, semble s'éterniser comme dans un refuge. Chaque face à face apporte son lot d'informations, souvent entre les lignes, parfois à travers les regards ou les silences valant mille mots. À côté de sa grandiloquence passée, la réalisation de Xavier Dolan apparaît ici presque nihiliste, oblige le spectateur à une implication totale, ouvre largement son sujet à l'interprétation, la subjectivité, ouverture absente de son prédécesseur Mommy. Pas de doute, cet opus amène le Québécois dans une nouvelle dimension, l'auréole d'une approche anthropologique et le spectateur avec, celle de l'observateur gêné devant une situation conflictuelle dont on ne possède pas tous les tenants et aboutissants. Jusqu'ici, à l'exception notable de J'ai tué ma mère il semblait aisé de prendre partie dans ses films, or il parvient cette fois à instiller une part touchante et détestable à chaque personnage. Même le cynique frère Antoine (Vincent Cassell) parvient à créer l'empathie, aussi bien coupable et victime de la pression sociale sur ses épaules. Même les « gentils » Louis (Gaspard Ulliel) et Suzanne (Léa Seydoux) provoquent l'agacement, l'un par un perpétuel mutisme, l'autre par une certaine vulgarité. En belle-sœur effacée, Marion Cotillard est paradoxalement la plus mise en lumière tandis que l'impact de Nathalie Baye en mère faussement déjantée s'amenuise au fil de la projection. S'il s'agit avant tout d'un film de personnages, Juste la fin du monde s'inscrit parfaitement dans la carrière de Xavier Dolan, porte sa patte, ses obsessions, ses références, enfonce le clou de sa progression en l'espace de sept ans. Citons à titre d'exemple son goût pour l'utilisation en bande son de titres ultra populaires qu'on ne s'attend pas à entendre dans ce type de cinéma : les Roumains d'O-Zone succèdent ici aux tubes de Céline Dion (Laurence Anyways, Mommy) ou Indochine (Les Amours Imaginaires) sans provoquer nullement le ridicule ou l'incohérence. Par ailleurs, des liens évidents relient cette œuvre à Tom à la ferme : même tabou autour de l'homosexualité en milieu rural, même postulat de l'élément extérieur dans un milieu hostile, même violence contenue, même opposition entre le spirituel et le manuel, et même refus de trancher dans la dernière ligne droite. Louis ne satisfait qu'en partie à l'objectif de sa venue, mais le film parvient à donner un caractère définitif à sa quête de paix intérieure.
Xavier DOLAN a pris une pièce de théatre et y a mis toute sa technique de cinéaste : très belles lumières, très beaux gros plans, très beaux effets de profondeurs de champs, très beaux cadrages. Mais au final j'au eu l'impression d'être devant une longue bande annonce qui m'a donné envie de voir la pièce de théatre.
Tout ce tapage autour de Xavier Nolan !!!! Et qui boude Cannes car il n'a pas eu la palme d'or au festival avec ce film ou plutôt devrais je dire cette daube !!!
J'y suis allee par curiosité mais on ne m'y prendra plus ... plus jamais un film de ce réalisateur. C'est mal filmé avec beaucoup beaucoup de plans flous ... des personnages qu'on a envie de claquer (oui je dis bien qu'on a envie de foutre des baffes ) surtout à Vincent Cassel ..quel rôle de merde il ne fait que crier , ses réactions sont trop surjouées
Lea seydoux comme d'habitude ne fait que pleurer, marion cotillard ne sert à rien dans le film ... et nathalie baye joue à peu près bien dans ce film dont on sort en se disant qu'on s'est fait avoir
Empocher un deuxième Grand Prix à Cannes, tout le monde ne pas s'en vanter. Xavier Dolan adapte une pièce de Jean-Luc Lagarce pour son nouveau film relatant le retour d'un fils prodigue auprès de sa famille après de longues années d'absence afin de leur annoncer une nouvelle mais tout n'est pas si simple. Même si l'histoire n'est pas très originale et s'étire un peu en longueur, elle n'en est pas moins émouvante et prenante. Les passages avec chacun des personnages sont bien construits et nous apportent suffisamment d'émotions grâce aux jeux des regards. Les dialogues peuvent sembler banales mais montrent la réalité de ce genre de réunion de famille. Par moment, on peut croire que les acteurs font de l'impro mais il n'en est rien. C'est un peu déstabilisant... On retrouve le style du cinéaste par sa manière de réaliser et on ne s'en plaint pas. il est en de même pour le montage et la bande son, très surprenante. Les acteurs sont bons. Marion Cotillard, Vincent Cassel et Gaspard Ulliel sont fabuleux. Lea Seydoux est un peu mieux que d'habitude. Nathalie Baye a de très beaux passages mais lors des scènes en groupe on est un peu surpris par son jeu. C'est un film qui se défend par ses émotions et la justesse des relations familiales qui y sont décrites.
Si vous voulez voir Xavier Dolan en plan américain pendant le tiers du film, et un exercice de narcissisme impressionnant, allez vite voir ce film. Vous saurez tout sur les poils de sa moustache pas rasée. Mais si vous avez envie de voir une histoire, abstenez vous. Musique sirupeuse des années 70, rôles forcés, trucs de cinéaste , débauche de gros plans sur des visages " qui n'en pensent pas moins "...Marion Cotillard s'en sort à peu près, parce qu'elle parle peu. Castel en fait des tonnes, mais c'est le style Doalan. idem pur Natahlie Baye qui se prend pour Jacqueline Maillan.
Oui le film est long, lent.... Mais les 30 dernières minutes sont tellement explosives, émouvantes... Tout au long du film Le réalisateur a axé la transmission des sentiments par Les regards, et c'est juste splendide. De grands acteurs ! Un très beau film !
Pour moi ce film est décevant, les personnages sont lourds, il y a aucune émotion, les acteurs sur joue ou sont transparent. Léa Seydoux et Marion Cotillard nous ont habitué à mieux et surtout Xavier Dolan... C'est bien dommage d'avoir un réalisateur 5 étoiles un casting 5 étoiles et un film qui vaut même pas une étoile....
Louis, 34 ans, qui a pris de fortes distances avec sa famille (au bout d'1 heure 30 de film, on ne saura toujours pas pourquoi - à force de vouloir jouer sur le "non-dit", évidemment "signifiant", le "message" devient totalement inaudible !...), revient un dimanche dans cette province sinistrée (et sinistre) où sa parentèle continue de vivoter. On sait (là, d'emblée) le pourquoi de cette virée dominicale chez les ploucs : l'écrivain va mourir bientôt du sida, et décide d'en aviser, en direct, ses proches -spoiler: tout en pressentant aussitôt qu'il repartira, sans avoir craché sa Valda.... gagné ! Le repas de famille s'annonce hystérisé.... on n'est pas déçu à cet égard. La mère (Nathalie Baye, maquillée comme un camion volé) est hystérique, la petite soeur (Léa Seydoux) est hystérique (tendance frustrée), la belle-soeur (Marion Cotillard) l'est aussi, mais en sourdine, écrasée par un mari violent, frustré et hystérique (Vincent Cassel - le seul à avoir de la chair, dans ce psychodrame au petit pied). Quant au "héros" (Gaspard Ulliel - réitérant en "gay", après le film de Bonello), il est hystérique, tendance "taiseux". Une après-midi de têtes à claques, en somme, ce "Juste la fin du monde". Ultra dispensable, le "nouveau chef d'oeuvre" du "petit génie" Dolan (champion des sujets hystériques et nombrilistes, sur le "fond", et fana des gros plans indigestes, sur la forme), assurément !
L'originalité de ce film est sa façon d'être tournée ! Les plans de la caméra sont atypiques. L'histoire est écrite qu'une manière à interpréter nous-même des sous-entendus et les acteurs sont excellents autant dans leur jeu que dans le passage des émotions. Le seul point à améliorer mais qui est discutable, est certaines longueurs dans l'intrigue. Nathalie Baye m'a agréablement surprise et comme toujours Marion Cotillard ne m'a pas déçu, cette actrice peut vraiment jouer tous les rôles !! Film à voir, je recommande !
S'il faut reconnaître tout le talent de Xavier Dolan, ce film ne sera pas celui qui ressortira de sa déjà très large filmographie. Parfois à la limite de l'hystérie, il tourne tout en démonstration et perd le spectateur. Epuisant. ça donne envie de sauter le prochain repas de famille...