Kingsman : Le Cercle d'or
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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2017
Après Kingsman : Services Secrets, Matthew Vaughn reprend donc les rênes de cette suite, et sans l’originalité du premier opus déjoue détourne et pousse à l’extrême les codes d’un genre pour le dynamiser et lui donner une résonnance pop ; clairement assumé dans Kingsman : Le cercle d’or. Effectivement la surprise n’est plus au rendez-vous et l’ensemble mise clairement sur son côté James Bond version 2.0 avec un humour reflet de son époque, connectée. Totalement libéré des présentations et de l’obligation de mettre en place son univers, le premier opus l’avait clairement fait, Matthew Vaughn se lâche entre réalisation azimutée et livre un objet unique dans le cinéma de divertissement. Là où certains ne se servent que de la caméra comme dans outil de captation avec un plan de coupe toutes les 3 secondes, Vaughn préfère en faire un instrument de mise en scène capable de rendre et capter des chorégraphies dantesques dans des plans séquences un peu dingues, avec un regard clairement tourné vers le cinéma hongkongais. Evidemment nous sommes loin d’un cinéma classique, ultra léché et respectueux des conventions, ici, c’est tout l’inverse, tout est permis, même l’impossible, au détour d’un humour piquant voire absurde, d’un versant parfois trash, parfaitement assumé comme tel. Tout est tourné en dérision, passant de clins d’œil à des références plus appuyés dans un festival visuel et high tech qui semble convoquer les très bons blockbusters d’une autre époque. A tel point que cette suite surpasse le premier chapitre et inscrit Kingsman dans la case des rares franchises friquées à être un tant soit peu intéressante.
Sans jamais se prendre au sérieux ce Kingsman : Le cercle d’or rend une copie qui offre certes peu de surprises mais qui en s’assumant comme telle, et ne se prenant jamais au sérieux, permet de livrer un cinéma festif et totalement débridé. On s’attendait à un bis repetita et finalement le plaisir fun et décalé est encore plus élevé, dans un style ultra jouissif. L’ensemble toujours stylisé, so british (humour et compositions des acteurs), pour finalement délivrer une bien belle copie par ce diable de Matthew Vaughn, qui décidément fait un quasi sans faute sur l’ensemble de sa filmographie (6 films au compteur), rayon divertissement.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2017
J'adore quand ce sont les méchants qui gagnent ! Kingsman m'avait tellement plût que c'est presque à reculons que j'ai lancé VLC. Mais la peur d'être déçu s'est rapidement évanouie. The Golden Circle ne bénéficie plus de l'effet de surprise de son aîné mais cela ne l'empêche pas de s'imposer comme l'un des meilleurs divertissement de 2017. J'ai définitivement une faiblesse pour les parodies bien écrite. Les scènes d'actions m'ont emballé. Elles parviennent à accomplir quelque chose de rare chez les blockbusters actuels : multiplier les angles de caméras pour délivrer un rendu à la fois dynamique mais aussi fluide et compréhensible tout en évitant les plans épileptiques d'une demie seconde. Mais l'atout de Kingsman n'est pas tellement dans l'action que dans la sensation de regarder un bon James Bond avant qu'il ne se prenne autant au sérieux. Ici tout est possible et fun, les gadgets sont délirants, le plan de la méchante immoral, sa base gardée par des chiens robots allumée et les péripéties hallucinées. On peut regretter d'avoir ramené Darcy d'entre les morts mais le personnage m'aurait franchement manqué. Le seul vrai regret est d'avoir introduit des Statemen, ces kingsman américains dilue la saveur british de l'ensemble et le choc des cultures apporte peu.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2017
La distribution de ce deuxième tome est impressionnante. Julianne Moore incarne un rôle de "méchante". Elle est  une trafiquante de drogue, fan des fifties. Elle est excellente. Chaque apparition est un plaisir.
La première partie se passe à Londres. Puis ce 2ème tome entraine l'agent Eggsy, Taron Egerton, aux USA après la destruction du QG de l’organisation Kingsman. Aux USA, l'agent rencontre ses homologues américains. Ce qui entraine, bien évidemment une confrontation de deux cultures avec beaucoup humour.
Le scénario ne brille pas par son originalité. Mais l'humour, l'action et le casting 5 étoiles nous font oublier le reste.
L'équipe américaine est "très" américaine. Pedro Pascal manie le lasso comme personne.  Channing Tatum est hyper doué, un "maître de la gâchette",  l'excellent Jeff Bridges fait aussi partie de l'équipe. Halle Berry, un peu trop grimée,  est une grande stratège.
Excellente comédie. Ce 2è tome ne déçoit pas
Framboisemood
laurence l
laurence l

169 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2017
une suite qui dénature pas du tout le premier opus. Certes beaucoup plus de scènes comiques mais qui s'équilibre très bien avec les scènes d'action. On est saisi, on frissonne on rigole même la longueur du film 2h21 qui peut faire peur au début passe très bien pas de temps mort inutile. Un réussite si on aime le genre. Le plaisir de retrouver nos personnages avec l'arrivée d'autres (l'équipe américaine entre autre) est bien pensée. Un très bon moment de ciné
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2017
Le scénario de cette suite part dans de considérables délires tout en gardant son humour « so british ». Les scènes d’action se présentent comme des moments de pur délire voire sous cristal meth. Un très bon divertissement avec beaucoup d’humour. À noter la présence d’une star de la pop britannique dans ce film, je n’en dirais pas plus… un film qui a du charme, mais qui porte en lui-même ses propres limites : incohérence de scénario, séances de pif paf boum sans aucune tuméfaction, absence de véritable enjeu dramatique, et aucune goutte de sang. C’est comme un cartoon, avec un côté Frères Cohen.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2017
Kingsman 2 est une suite sympathique. Même si l'effet de surprise du premier du nom n'est plus là, on prend encore beaucoup de plaisir devant ce film. On a encore les mêmes ingrédients, de la violence, de l'humour et des séquences d'action impressionnantes. Si dès l'ouverture, on semble être un peu dans la surenchère, le film prend le temps de se poser et de nous brosser une enquête intéressante sur ce fameux cercle d'or. Le scénario fait des choix radicaux qui peuvent surprendre mais qui semblent également se justifier. L'absence de surprise est aussi du à la promotion du film qui n'a pas fait de mystère du retour du personnage incarné par Colin Firth et c'est bien dommage. Toutefois, les nouveaux personnages amènent de la fraicheur, notamment celui joué par Julianne Moore atteint d'une douce folie assez spectaculaire. L'irruption des agents américains avec leur accent à couper est aussi une bonne trouvaille et c'est toujours un plaisir de voir Jeff Bridges, Pedro Pascal et Channing Tatum. Mark Strong et Halle Berry complètent bien le casting avec leurs rôles secondaires certes, mais ne manquant pas d'intérêt.

Néanmoins, passer en deuxième fait que c'est moins percutant. Pas de séquence aussi démente que celle dans l'église dans le premier. Moins de chocs, moins de jeu avec les codes mais simplement des messages méta pour ceux qui ont vu le premier film, dont un hilarant d'Elton John. Ce film est un peu plus sérieux, moins parodique, la seule référence semble justement être le premier.

Il y a même une certaine redondance dans la menace même si son traitement est ici encore plus cynique et réserve des séquences très drôles. Cela amène toutefois à s'interroger sur notre société sous couvert de film fun et léger. Ce film est quand même une bonne manière de passer le temps et ça fait tout de même plaisir de retrouver ces personnages totalement barrés et qu'on a tant aimés dans le Kingsman.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2017
Ce second volet fait tout un cran en-dessous de son aîné : scènes d'action moins présentes (mais toujours aussi rythmées), un méchant moins charismatique, une histoire moins prenante... Kingsman - Le Cercle d'Or reste un bon film d'action dans l'ensemble mais peine à se renouveler malgré la présence d'un casting de haut vol. Nous verrons au prochain volet si la franchise saura nous offrir une suite digne de ce nom.
hallyday85
hallyday85

16 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Kingsman le cercle d'or est le nouveau film de Matthew Vaughn. Kingsman l'élite du renseignement britannique fait face à une menace sans précédent et va devoir s'allier a une puissante organisation américaine les Statesman.Cette suite est somme toute bien réussie car elle reprend pas mal d'éléments qui ont contribué au succès de Kingsman Services Secrets :ton irrévérencieux ,scènes d'actions originales et jubilatoires( spoiler: on pense à la scène en haute montagne et a l'affrontement final
)et une dose de délire bien distillé. La mise en scène de Vaughn est limpide avec un rythme assez soutenu et un scénario qui aurait gagné à être davantage développé concernant notamment certains personnages.(l spoiler: es agents Statesmen
)Côté casting on a une distribution prestigieuse :Taron Edgerton alias Eggsy qui confirme tout son talent dans cet opus ;Mark Strong en intendant ;Colin Firth plus vulnérable en Harry et Julianne Moore convaincante en Poppy Adams sorte de psychopathe féminine élégante et brillante malgré tout.A noter le role completement delirant de Elton Jon.Au final Kingmen Le cercle d'or s'avère être un blockbuster explosif ,fun ,audacieux excentrique et jouissif sans toutefois parvenir à surpasser son prédécesseur. 4/5
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2017
Matthew Vaughn relance son produit d'agent secret dépoussiéré seulement deux ans après la sortie du premier, une volonté d'en faire une saga? En tout cas, l'audace et l'humour sont toujours là, mais on déplore la rareté de classe british au détriment d'une lourdeur caricaturale de l'américain. Avec les Statesman on aura plus tendance à se fondre dans la masse des blockbusters, là ou justement le premier arrivait à se distinguer il y a deux ans. De film d'espionnage à grand spectacle, outre la classique scène d'introduction dont il ne déroge pas, on tourne presque au film d'action parodique ici. On a toujours ce petit côté irrévérencieux qui fait plaisir et offre tout un panel de bons sentiments qui se range du côté des divertissements impertinents et bien dans son époque. Côté scénario, le même profil de grand méchant est utilisé ici, figure despotique à tendance névrosé avec l'ambition aussi grosse qu’immorale. Vaughn distille les petits cadeaux visuels ici et là, on retiendra surtout le cameo bien généreux d'Elton John, et shit je n'ai pas pu voir ce film en V.O., c'est donc une petite catastrophe quand même. Les personnages de l'intrigue ne sont pas épargnés, mais on sent que d'autres surprises sont encore possibles, à voir mais cela confirme l'idée et l'envie d'un troisième opus. Voilà, la surprise est passée, on a eu Kingsman et sa suite se poursuit dans une logique plus grossière ce qui peut faire peur car la marque de fabrique du réalisateur de Kick-Ass surfe toujours sur la frontière du bon goût. Une petite déception, mais ça reste fort sympathique ma fois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 novembre 2017
Une suite solide pour l’un des grand succès public de l’année 2015, qui avait surpris par son excentricité, sa réalisation léchée et son humour. Les mêmes recettes sont employées ici, The Golden Circle ressemble à un parc d’attraction coloré sur le thème de l’espionnage-action, un James Bond complètement libéré du joug du réalisme. Qu’importe qu’il y ait trop d’effets spéciaux, un surplus d’action, quelques passages pas franchement inspirés, et que l’effet de surprise se soit un peu estompé. Le film fait preuve d’une créativité décomplexée qui fait plaisir à voir, enchainant des scènes parfois impressionnantes (la descente de la montagne), et se montre globalement assez imprévisible. C’est déjà bien !
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2017
C'est une suite, excellente, avec comme point fort le côté spectaculaire de la réalisation et la sympathie qu'on éprouve pour les personnages principaux.
On passe un bon moment, le scénario est original, les méchants ne sont pas forcément ceux que l'on croit, c'est plus subtile.
Pendant 2 heures 20 ça bouge, il y a de l'humour et des rebondissements, la musique est explosive et Elton John est ... étonnant.
Le premier kingsman est devenu un classique pour moi, celui-ci m'a plu, mais il n'aura peut-être pas le même impact dans le temps.
blacktide
blacktide

79 abonnés 795 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2017
MaTrique Reloaded

J’ai longtemps assimilé une grande partie des divertissements contemporains à un arrêt dans une chaîne de fast-food. Certes, chaque chaîne a sa spécialité et chaque personne sa préférence, mais face à cette popularité de la restauration rapide, tous se rejoignent sur une structure similaire pour garantir le maximum d’efficacité : des produits identiques, calibrés pour être consommés en un temps record. Mais vient le moment où l’accumulation de ces venues dans ces lieux grand et gros public en devient presque mécanique, transformant chaque burger avalé en une prévisible et insipide dégustation de clous rouillés. Y venir au final avec le seul objectif de se sustenter sans y prendre un plaisir de fin gourmet.

C’est alors que le messie Kingsman est arrivé, comme si Alain Ducasse avait culbuté Ronald Macdonald après une soirée cordon bleu bien arrosée: une sorte de menu triple Maxi Best Of avec « tranche de bœuf en étages » et double portion de frites. Pourtant, fondamentalement, la recette n’a pas changé, mais la revisite formelle en est d’une jouissance quasi absolue. Kingsman avait ainsi l’ambition de renouveler un genre par sa maîtrise de la démesure. Et pour finir dans les annales, une seule devise était de mise : déchaîner la violence quand se consomme la passion du divertissement.

Sa suite n’en a certes pas la fraîcheur mais ne perd aucunement de sa saveur, loin de là, s’apparentant davantage à un Happy Meal sans son jouet surprise (d’autant plus dommage lorsqu’était prévu, cette semaine là, deux places pour le concert de Lynyrd Skynyrd dans une église du Midwest). Aucun problème, Matthew a pensé à tout en remplaçant la pincée de sel par une bonne dose de cocaïne.

Car Kingsman 2 : The Golden Circle s’inscrit avant tout dans un chaos jouissif de déséquilibre rythmique (sûrement à cause de ses 1h20 amputées au montage). Là où le premier opus bénéficiait d’un parfait accord entre classe british et action survoltée, ce second volet n’existe qu’à travers son excès. Un excès qui se révèle parfois contre-productif, dans la mesure où il est difficile de mettre en avant une scène en particulier ; ce qui pose également la problématique de la durée de vie d’une œuvre dans notre (in)conscience cinéphile. Toute réminiscence serait alors liée à cette gestion du rythme. Et sans cette harmonie nécessaire, Kingsman 2 en est réduit à un enchaînement désordonné de séquences orgastiques mais non homériques.

Et pourtant, rares sont les films qui nous font ressortir avec une telle énergie. Spy Spy Land diront certains. D’une telle inventivité et ambition que chaque plan porte en lui le sceau d’une gaieté à outrance. Toujours à la recherche de la singularité, Matthew Vaughn concentre l’ensemble de ses artifices de réalisation sur un too much poussant la coolitude à la frontière de la cohérence. Mais au diable la crédibilité lorsque chaque minute porte l’enthousiasme à un niveau rarement atteint. De cette fluidité visuelle et de ces plans prodigieusement mobiles, tout converge vers des séquences habilement chorégraphiées pour le plus grand plaisir de notre rétine : la violence s’en trouve même désamorcée par l’élégance stylistique de l’œuvre au point de transformer une boucherie humaine en un cynique ingrédient d’insolence.

Car la générosité de Vaughn n’a d’égale que la démesure de l’œuvre. Et dans cet amas d’opulence, chaque scène en serait sublimée d’allusions barbares presque angéliques. Un paradoxe faisant finalement la réussite même de l’œuvre, dans la mesure où la légèreté s’équilibre avec la bestialité. Ainsi, au détour de burgers pas très vegan, le seul sourire de Julianne Moore suffira à égayer votre journée et à vous donner l’envie de chantonner le générique d’Happy Days dans un diner des années 50. L’occasion également de voir s’y glisser une critique de l’impérialisme américain ne serait-ce qu’à travers l’introduction de l’agence Statesman au récit, s’imposant comme le supérieur des Kingsmans, image à peine cachée des relations internationales contemporaines. Et puis, impossible de ne pas remarquer l’halo autour de ce président américain, tout en mimiques, disproportion et exubérance, dont les mesures extrêmes et l’idiotie du raisonnement ne sont pas si éloignés d’une certaine réalité.

Kingsman deuxième du nom s’impose ainsi comme l’homologue hollywoodien d’ OSS 117 : Rio ne répond plus, là où la comédie d’espionnage grossit les traits sur un ton parodique pour mieux détourner les codes d’un genre en un rire subtil. Même s’il est difficile de parler de subtilité dans ce second opus, l’humour y est intensifié par le rythme effréné que prend l’intrigue. Et même si celle-ci est calquée sur la structure du premier et que l’ensemble s’accompagne d’une légère « américanisation » du récit, ses personnages (parfois sous-exploités) n’en demeurent pas moins attachants et bougrement endiablés. Ne serait-ce que pour cet Elton John, hilarant au possible ou cette Julianne Moore en psychopathe nostalgique, même s’il est difficile d’oublier la personnalité si singulière du Valentine transcendé par Samuel L. Jackson.

Des regrets, j'en ai eu quelques uns. Mais une fois encore, trop peu pour en faire état. Regret de ne pas retrouver ce style crooner qui aurait pu donner un véritable cachet à l’œuvre sur des hits de Sinatra et consorts. L’ambiance musicale apparaît en effet bien terne vis-à-vis de l’opus précédent, mais restent des séquences où la musique permet de décupler les sensations et les émotions : de la délectation d’une mêlée explosive rythmée sur le Saturday Night’s Alright For Fighting de Elton John, au serrement de cœur d’un au revoir sur du John Denver, la bande son participe elle aussi à cette « classe nostalgique » flottant sur l’œuvre. D’autant plus que le fan-service conséquent contribue, dans la même continuité, à faire de Kingsman 2 un spectacle référencé où s’affrontent gigantisme et désinvolture.

Sans pour autant être mémorable, Kingsman : The Golden Circle est un costume taillé sur (dé)mesure pour le plaisir d’un sourire. Comme pour s’inscrire dans la continuité d’un Baby Driver, tout est mis au service d’une utopique fabrique à divertissement : des chiens mignons, des blagues salaces, des lassos électriques, des papillons imaginaires, que demander de plus ? Préférant les intrigues improbables doublées de maîtrise esthétique à la soupe contemporaine dénuée d’audace, Matthew Vaughn supprime la satire pondérée pour n’en délivrer qu’une farce de dérision ubuesque. Et au milieu de toute cette fantasmagorie, le spectateur exulte des rayons d’euphorie. Comme un feu d’artifice de démesure qui ne cesserait jamais de nous éblouir.

I’m Still Standing… and I’m Lovin It
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2017
Les double-tailleurs du service des renseignements secrets britanniques sont de retour pour une nouvelle aventure explosive. Mais quelle réussite ! Le décor , les personnages et l'univers sont déjà connu du spectateur, juste ce qu'il faut pour s'assoir confortablement sur son fauteuil. Et pour ne pas nous décevoir, Matthew Vaughn reprend les mêmes ingrédients et reste dans le même esprit que l'original. Mais, cette fois-ci a un rythme encore plus fou et hallucinant. On retrouve une fois de plus, la vulgarisation des dialogues toujours si décalée, des scènes d'actions sublimées par la mise en scène avec des plans séquences maîtriser à la perfection, accompagnés d'un cadrage et de mouvements de caméra toujours aussi renversant et à s'y perdre. Bref, la réalisation est toujours un jolie petit bijou entre les mains talentueuse de Matthew Vaughn. La distribution est encore convaincante. Ce trio de choc que forme Taron Egerton( Eggsy / Galahad), Mark Strong(Merlin) et Colin Firth(Harry Harth / l'ancien agent Galahad) est impeccable. La grande qualité du film est bien sur de faire vivre à l'écran un nombre important de personnages. Matthew Vaughn nous présente l'alter-ego de Kingsman, Statesman ! , dirigé par un Jeff Bridges(Champagne) qui prend son pied , épaulé par un Channing Tatum(Tequila) musclé et surprenant, d'un Pedro Pascal(Whisky) charismatique et efficace et d'une Halle Berry talentueuse. Avec les Statesman , les survivants de Kingsman affrontent la cruelle organisation du Cercle D'Or , commandée par Julian Moore(Poppy), grande méchante du film, brillante dans le rôle d'une mégalomane, fan des 50s version US. Cette suite va encore plus loin dans la parodie sur James Bond et de son univers. " Le Cercle D'Or " , par exemple, est la version décalée de l’infâme organisation criminel : " Le Spectre " , un redoutable groupe pour lequel est confronté James Bond dans ses nombreuses aventures. Autre référence notamment, et je termine là-dessus sur les exemple : spoiler:
Eggsy est au commande d'un taxi qui est capable de voyager sous l'eau, tel un mini sous-marin. Pour terminer sur cette critique, cette suite monte d'un cran par rapport au film précédent malgré que l'intrigue soit assez légère et simple. Rien ne manque. Sauf , une chose. Ce second volet se délaisse de l'effet de surprise. Peut-être parce que les sponsors, ont beaucoup abusés des Bandes-Annonces, dévoilant ainsi de grosse scènes importantes avant la sortie du film, se qui rend le spectacle moins immersif. Cependant, la seul surprise du film est le jeu inespéré d'Elton Jones. Alors qu'ont s'attendaient tous à un simple caméo, le cinéaste lui offre un second rôle en or et qui à toute son importance à l'histoire. Un très bon divertissement visuellement époustouflant, accompagné de scènes d'actions assourdissantes et avec une troupe d'acteurs qui sans donne à cœur joie. Si vous avez aimés le premier film, alors vous aimerez autant ce second volet jouissif.
ollavatelli
ollavatelli

64 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2017
Kingsman 2 reprend tous les ingrédients de son premier opus. Le film est très sympathique avec des scènes d’action impressionnantes et de l’humour déjanté. Dans ce sens, le film ne propose ni plus ni moins de ce qui nous a déjà été montré au préalable. Il n’y a pas de prise de risque mais bon, il n’y a pas l’effet de surprise. Et heureusement que le film est très agréable et propose quelques nouvelles images parce qu’on se croirait presque devant un copier-coller.

Le film débute par une scène d’action incroyable. Les scènes du Cercle d’Or sont vraiment décalées et très colorées. Tout comme son prédécesseur, le film a des trous blancs. Même si ce n’est pas ennuyeux, quand il n’y a pas d’action ça se ressent. Il faut attendre la fin pour voir une bonne et longue scène d’action. L’humour est aussi décalé que son prédécesseur. Les scènes d’action, aussi dans la même veine, sont très belles. Parfois ce volet est un peu le précédent opus mais en XXL avec Statesman, l’organisation secrète jumelée de Kingsman. Le film se reprend lui-même aussi (pour la jouer nostalgique ?) avec la scène mythique du bar.

Kingsman 2 est donc un plagiat du premier dans le style. Ni plus ni moins, ce film fait tout aussi bien que son prédécesseur. C’est fun et divertissant ! Attention cependant ne pas trop jouer qu’avec ses mêmes atouts s’il y a encore une suite. Nous ne sommes pas dupes non plus.
The Rotisseur
The Rotisseur

57 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2017
Un opus très sympathique qui pourtant fait suite à un film qui ne m'avait que moyennement accroché. Mais là, je m’étais préparé aux conditions. En effet, Kingsman : Le Cercle d'or s'en sort tout autant dynamique avec un casting volumineux qui en dit long sur la taille du budget. Celui-ci se voit également à très fortes reprises sur la qualité des effets spéciaux et la liberté prise sur la chorégraphie de combat, accompagné d'une réalisation relativement sublime. Kingsman : Le Cercle d'or s'annonce finalement comme étant un bon divertissement qui tâche fait avec amour.
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