Reconstitution rigoureuse, jeu d'acteur irréprochable et scénario au plus proche de la réalité, le film de C.Jimenez surprend par son réalisme froid. On peut juste regretter quelques effets de style inutiles qui n'apportent rien au film et dessert au contraire la force du propos. Sinon, on ne peut que saluer le courage et l'abnégation dont on fait preuve ceux pour qui le fascisme était une abomination... Et c'est tout à l'honneur du réalisateur de leur rendre un bel hommage à travers ce film.
points positifs: une très belle et original réalisation accompagné d une musique qui ponctue les événements à la perfection, les acteurs sont bons surtout le principal. point négatif: énormément de longueur!! Ça endort pendant une partie du film alors que les enjeux sont importants! difficile d accrocher réellement à partir de cela et c est dommage surtout sur un sujet aussi important.
La partie avant l'attentat manque de souffle épique, c'est un peu confus et en plus la relation Himmler Heyrich est quasi absente alors que le titre du film laisse entendre que c'est le sujet du film. La reconstitution est solide et la réalisation efficace notamment dans la seconde partie du film. mais il manque un petit quelque chose pour en faire un grand film
Un film cru et puissant sur les horreurs de la Guerre basé sur des vrais faits. Cette fois le terrain de jeu sera la Tchécoslovaquie et Reinhard Heydrich, responsable de la création de la solution finale. Certaines images sont très dures voire insoutenables. Encore une approche novatrice pour évoquer la seconde guerre mondiale : l'ascension irrésistible d'un militaire déchu au sein du parti nazi jusqu'à en devenir un haut dignitaire. Il va vite gravir les échelons pour se retrouver bras droit d'Himmler, puis chef de la Gestapo et enfin prendre le commandement de la Bohême-Moravie. Face à lui et à son irrésistible destinée se dresse deux résistants, un tchèque et un slovaque. Les décors et costumes sont magnifiques et crédibles. La musique est excellente et prenante. Elle accompagne très bien les scènes et sait remplacer la force, la dimension et l'influence d'un dialogue. Les acteurs sont tous remarquables. La construction du film en deux parties avec comme pierre angulaire spoiler: l'attentat contre Heydrich est astucieuse. HHhH est aussi une belle leçon d’histoire : la retranscription historique est parfaite et méconnu dans nos contrées. C'est un long-métrage rare d'intensité et d'émotion. Le résultat est absolument poignant et bouleversant ! C'est même au-delà mais aucun mot n'est assez fort et juste pour décrire ce sentiment. Un grand film sur l'atrocité mais aussi l'amour dont peuvent être capables les hommes. Tellement de scènes sont mémorables, puissantes spoiler: (suicide des deux résistants, arrestations et vengeance suite à l'assassinat du Reichsprotektor, nombreuses exécutions dans les villages, purification ethnique ). Bravo à Cédric Jimenez !
Très bon film sur l’histoire de ce personnage important mais peu connu du partis nazi. Le rythme du film est rapide mais dans le bon sens du therme. Il laisse quand même le temps de s’attacher aux personages. La bande son est terriblement bonne. Le casting est plaisant. La colère tout comme la frustration provoquées par l’histoire sont au rendez-vous.
Grand amateur de films "réalistes", et inconditionnel de la VO, j'attache une importance particulière aux respects des langues dans les films. A ce titre, ce film m'a énormément déçu (à l'instar du pourtant excellent film Le Pianiste) : généraux Allemands, résistants Tchèques, tout le monde parle anglais ! De fait, ce film d'époque est à mon sens raté ! Cela n'aurait pas été compliqué de choisir des acteurs de la nationalité correspondante, et tellement plus authentique pour un film historique...
Ce film met en lumière (s'il le fallait encore), la période horrible des Nazis avant et pendant la seconde guerre mondiale. Il se consacre à la tête pensante d'Himler, sans pitié, inventeur de la solution finale dans les camps de concentration et haut dirigeant des SS.. Le sujet est lourd mais réalisé sans voyeurisme. Le film est découpé pour garder tout au long du film de l'espoir en suivant les résistants tchèques. Jason Clark est dans son rôle d'Heydrich en ayant un regard glaçant qui s'accentue au fur à mesure du film en parallèle de l'ascension d'Heydrich aux hautes fonctions. Hhhh est un bon film .... Il est toujours interessant de connaitre son histoire pour ne pas la reproduire.
A multiplier les thèmes, le film se perd un peu entre le portrait de ce criminel de guerre, film de guerre, film à suspense... Finalement, tout semble traité de manière un peu superficielle avec une surenchère dans l'esthétisme un peu dérangeante. En revanche, le sujet est fort et les acteurs formidables.
« HHhH » aurait gagné plus de relief si le réalisateur avait eu le courage (ou l’argent) de s’attarder sur les personnalités de Reinhard Heydrich et de sa femme Lina. J’aurais bien aimé en savoir davantage sur ce couple à la psychologie sans doute complexe. Certes, on en capte des indices mais combien il aurait été excitant de fouiller leur personnage. La rencontre entre ces deux êtres était trop rapide. Ca manque d’ampleur. Pourtant, je rends hommage à Jason Clarke et à Rosamund Pike qui, dans leurs regards, leurs silences, révèlent pour chacun de leur rôle une personnalité troublante. La séquence où Lina somme Reinhard de cesser de pleurer après sa disgrâce est saisissante. Pratiquement plus rien ne suivra, quelle frustration ! Quand Heydrich est installé à Prague on perçoit un trouble chez Lina ; à un moment donné elle s’interroge sur le regard des gens qui la croisent, elle paraît passer pour un monstre selon ses dires. Sait-on si elle est vraiment au courant des activités de son mari ? Si c’est le cas, quid de ses impressions ? On ne sait plus rien de ce couple. Ce film aurait pu être hissé au rang de fresque. « Le patient anglais » avait su prendre son temps et dans le récit et dans ses personnages. « HHhH » aurait mérité ce temps. Le film nous gratifie d’une distribution honorable. S’y ajoutent à Jason Clarke et à Rosamund Pike, remarquables, deux bons rôles avec deux Jack : O’Connell et Reynor, et des rôles moins consistants comme Mia Wasikowska, Stephen Graham et nos frenchies Céline Sallette et Gilles Lellouche, rôles presque invisibles. Et c’est d’autant plus frustrant, qu’après coup, la consistance des personnages tenus par Jason Clarke et Rosamund Pike se diluent dans la deuxième partie du film consacrée à la résistance tchèque et slovaque. On a droit à quelques séquences du couple assez intenses mais beaucoup trop succinctes. Ces deux monstres méritaient plus d’attention ; ce doit être frustrant pour Jason Clarke et Rosamund Pike de ne pas avoir pu faire évoluer leur personnage sur la durée. Leur couple fonctionnait bien selon moi et présageait de belles promesses, Cédric Jimenez avait fait du bon boulot dans sa direction d’acteurs. Jason Clarke et Rosamund Pike auraient pu être le film. Les monstres méritent de l’attention, ce n’est pas Guillermo del Toro qui me contredira. A voir en V.O même si je regrette que seul l’anglais ait été préféré. Film instructif.
nous tremblons avec l'acte fou que prépare une poignée de résistants au courage exemplaire. L'histoire est écrite depuis longtemps, pourtant, le film est immersif, comme dans la French, Cédric Jimenez nous emmène avec lui, avec les acteurs. Un film dur, très dur, mais qui ne laisse pas indifférent.
Biopic, mieux que la version "OPÉRATION ANTHROPOID" de 2016 , grâce à une réalisation bien plus talentueuse.............je conseille..................................................3 étoiles et demie....................!!!!!!!!!!!!!
HHHH est un film historique, avec les qualités et les défauts liés au genre. Il restitue bien l'atmosphère de l'époque et la question épineuse de l'identité psychologique du bourreau et du criminel de masse. Autrement dit, si sa hiérarchie avait traité autrement cet officier de marine, qu'il ait été fiancé puis marié à une autre, Heydrich n'eût-il été qu'un bon père de famille responsable, attentif à l'éducation de ses enfants ? Sur le plan technique, se pose ici comme habituellement le problème de la représentation du temps réel. Le martyre des résistants noyés dans la crypte de l'église aurait-il gagné à être traité de façon plus brève ? Cette dernière partie du film, essentielle, m'a un peu semblé traîner en longueur, mais comment rendre autrement la durée réelle ? En abrégeant ou, au contraire, en développant mais autrement ? Encore une question liée à la représentation temporelle -- et spatiale -- de la réalité historique sachant que le temps de la narration n'est pas celui de l'histoire véritable.
Quelle longueur et quelle souffrance ce film... Il démarrait plutôt bien, et s'est ensuite perdu. La faute à une réalisation inconstante. Je me suis ennuyé et c'est plutôt rare dans un film de guerre. Aussitôt vu, aussitôt oublié.