HHhH qui signifie Himmlers Hirn heist Heydrich pour désigner Reinhard Heydrich peut être traduit par le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich. Adapté du roman de Laurent Binet, le film relate l’ascension de ce militaire entraîné vers les idéologies nazie de sa femme. Il deviendra l’un des hommes les plus dangereux du régime et sera chargé par Hitler d’imaginer un plan d’extermination définitif. On le surnommera l’architecte de la solution finale. En parallèle nous allons suivre un soldat tchèque et un soldat slovaque. Engagés aux côtés de la Résistance, ils vont se porter volontaire pour éliminer Heydrich. C’est avec un sens de la mise en scène remarquable que Cédric Jimenez passe d’un point de vue à un autre pour nous décrire une période sombre de notre Histoire. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le titre du film n'est pas parlant. L'oeuvre est, pour une partie une biographie du SS Heydrich, mais sans analyse et explication de sa dérive meurtrière et, pour une autre partie, une présentation de la fin tragique des tchèques qui ont contribué à son élimination. Malheureusement le film ne présente pas suffisamment la situation de la Bohême-Moravie occupée par le IIIème Reich et je ne suis pas convaincu que le personnage méritait un film biographique. Sur le même sujet je vous recommande le film "Opération Anthropoid" qui est plus réussi et avec plus de profondeur.
"HHhH" est un peu le "Walkyrie" sur Reinhard Heydrich (bras droit d'Himmler et chef de la Gestapo). Même si grandement aidé par de talentueux acteurs internationaux (Jason Clarke, Rosamund Pike, Jack O'Connell, Mia Wasikowska), "HHhH" n'en reste pas moins un film historique made in France qui a l'envergure d'un film américain (et il ne suffit pas d'acteurs internationaux prestigieux pour arriver à un tel résultat, il n'y a qu'à voir les récents et désastreux "The gunman" avec Sean Penn ou encore "Blood father" avec Mel Gibson pour s'en rendre compte, même si ceux-ci opèrent bien entendu dans un registre totalement différent). L'histoire est prenante, les acteurs sont bons dans l'ensemble, la mise en scène de Cédric Jimenez reste simple mais ne sera pas désagréable pour autant (malgré quelques défauts ici et là), "HHhH" s'en tire donc plutôt bien et nous prouve qu'il est possible de concurrencer les USA sur le terrain des films de guerre (ce dernier n'aura d'ailleurs pas de mal à nous entraîner davantage que le récent et désolant "Dunkerque" de Christopher Nolan)
Le film est superbement bien construit. Les acteurs principaux sont excellents et la structure en 2 temps fonctionne très bien. Seul reproche, la première partie, sur la monté d'Heydrich au pouvoir ne laisse pas le temps au formidable acteur d'explorer son embrigadement correctement. La deuxième partie; plus classique, remplie parfaitement son rôle de film d'action. En même temps, éviter la partie plus psychologique du nazisme empêche toute réinterprétation fausse...
Alors je ne sais pas si c’est parce que je l’ai vu après l’excellent “Anthropoïd” qui traite exactement du même sujet, mais j’ai trouvé ce film moins bon.
Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, loin de là, il est même différent sur de nombreux points (notamment en étant divisé en deux parties avec d’abord le portrait de Heydrich puis l'opération visant à l'éliminer) et heureusement, mais l’ensemble manque de punch. Certes, toute la première partie du film sur la montée en puissance d’Heydrich est intéressante, mais ensuite la tension retombe, à l’inverse de son homologue cité précédemment, qui finissait en “apothéose” avec la quasi même scène. En fait, je l’ai plus vu comme un documentaire sur la façon dont Heydrich est arrivé petit à petit à devenir l’artisan de la solution finale à la tête des Emsatzgruppen , et c’est ce qui m’a le plus intéressé.
Cependant, le tout est fort bien filmé, c’est très esthétique, le film est choc en insistant bien sur les exactions de ces “soldats supérieurs”, mais il aurait mieux valu s’attarder encore davantage au personnage central du “Boucher de Prague” quitte à faire de ce film un véritable biopic.
Ce film se décompose en 2 parties : 1 premier partie, qui montre la montée en puissance de Heydrich, la 2ième la tentative d'assassinat spoiler: (réussie) menée par un commando. Voilà. Ce film a le mérite de montrer le visage glaçant de Heydrich. C'est tout l'enjeu de cette première partie, avec la description d'une partie de l'horreur de la 2nde guerre mondiale...la deuxième partie est plus anecdotique, assez classique.
L'ascension d'un nazi et la préparation de son assassinat. La première scène du film est assez remarquable, et fait augurer du meilleur. Malheureusement, si la première heure est passable, la deuxième est consternante. Si Reinhard Heydrich est présenté de manière disons correcte, les résistants sont chiants comme la pluie. Le film ne parvient pas à nous faire nous intéresser à eux, et semble croire que nous les montrer baiser des paysannes est un développement de personnage et un tissage de relations... Surtout, le film oublie ce que c'est que raconter une histoire. Enchaîner les séquences musicales sans paroles n'est pas la manière dont on raconte des personnages. Il y a très peu de dialogues au final, et quelle que soit la qualité de la réalisation, cela ne peut suffire. Dommage, c'est raté.
Un des plus beaux films de seconde guerre mondiale sur le résistance qu'il m'a été donné de voir. Prenant, saisissant, glaçants, ce film nous prend par les tripes et la musique nous emporte. Le côté historique est très bien reproduit (événements, tenues, armes...) je n'ai vu aucune incohérence pour moi qui suis un grand passionné de cette période.
Production française, tournée en anglais sur un sujet allemand (!), "HHhH" revient sur Reinhard Heydrich, bras droit d'Himmler et architecte des camps d'extermination, assassiné par la résistance tchèque en 1942. Un sujet déjà largement couvert au cinéma depuis 1943, et notamment par "Anthropoid", également produit en 2016. La concurrence était donc rude... L'approche initialement choisie par le film de Jimenez est pourtant intéressante : la montée en puissance d'Heydrich, qui passe d'officier médiocre de la Kriegsmarine 1929, à boucher sanguinaire chouchou du 3ème Reich en 1941. Le problème est que ce n'est en fait qu'un premier acte, trop bref (45 minutes) pour traiter le personnage en profondeur. L'évolution du protagoniste est trop rapide (on passe de quelqu'un qui ne connait pas "Mein Kampf" en un nazi fanatique en quelques minutes, sa relation avec sa femme, visiblement importante, ne dure que quelques scènes), et si Jason Clarke est convaincant en officier froid et cruel, il n'apporte pas non plus beaucoup de complexité. S'en suit un récit autour des résistants menant l'attentat, lui-aussi expédié (les deux héros n'ont pas beaucoup de charisme), et souffrant de la comparaison avec "Anthropoid", plus percutant et plus oppressant. Tout ceci est dommage car on a l'impression d'être passé à côté d'un bon sujet : deux heures sur la vie d'Heydrich aurait été plus satisfaisant, et accessoirement un bon complément aux autres films sur le thème ! D'autant plus que Jimenez est loin d'être un manchot, "HHhH" contenant son lot de plans bien ficelés.
Une bonne histoire, des personnages puissants mais un montage très décousu. Au début on ne comprend rien. Et on ne comprend pas non plus ce qui motive l'un des personnages-clé à la fin, ni même d'où il sort. Bref, c'est confus et c'est dommage étant donné l'importance historique de Reinhard Heydrich, le protagoniste central.
Des films sur la seconde guerre mondiale, il y en déjà eu des dizaines, peut etre même des centaines. Celui la a le bénéfice de parler d'un événement assez peu traité par les réalisateurs : la création et le rôle de la SS pendant l'occupation. Évidement ce sujet fourni un film très dur, montrant que le pire de ce que l'espèce humaine est capable en terme de barbarie. C'est peut être ce qui en fait un bon film, un très bon film ! Avec de surcroit un scenario habilement construit en deux temps, cette oeuvre nous pemet de nous rappeler qu'encore une fois, il ne faut pas oublier..
Si les manettes du cerveau de Hitler étaient tenues par Himmler, elles l’étaient comme le titre l’indique également et surtout tirées par Reinhard Heydrich, étrange « héros » du film, et principal et terrifiant créateur de l’organisation germaniquement efficace du plus tristement célèbre génocide international européen du 20ème siècle. Une mise en scène impressionnante, qui ose l’humanisation du boucher de Prague, nous embarque dans une première partie dans la vie d’un officier de Marine révoqué en 1929 et recyclé an général SS par une épouse militante de la première heure au NSDAP. L’irrépressible ascension de sa monstruosité, autoalimentée par ses massacres, méthodes d’espionnage, purges et invasions, nous est servie comme une claque qui nous laisse sans voix, malgré la saturation de films qu’on a pu voir sur la Seconde Guerre Mondiale. La seconde partie est consacrée à l’attentat qui parvint à tuer le plus grand dirigeant nazi assassiné, à ses sanglantes et barbares représailles, et nous attache surtout à ses deux artisans, Jozef Gabcik et Jan Kubis, ainsi que leurs proches. Anthropoid était un film réussi qui leur était entièrement consacré, aussi le spectacle parait ici nettement plus synthétique. Pourtant la mise en scène poursuit son étonnante qualité, tant foudroyante, sentimentale qu’intime psychologiquement, et sait brillamment empoigner notre cœur comme notre attention. Une félicitation particulière pour la performance remarquable du rôle secondaire, fort et convaincant de Rosamund Pike.
Une œuvre visuellement parfaite, musicalement puissante, psychologiquement... déstabilisante. Le réalisme sur la période est devenue une règle depuis le Soldat Ryan et ses déclinaisons (Band of Brother, Anthropoid, ou même Pearl Harbor dans une certaine mesure). Mais nous n'avions jamais eu une telle plongée dans le national-socialisme. Cette œuvre est un choc. Un choc terrible. Donc elle réussi parfaitement son objectif.
La volonté de raconter l'assassinat d'Heydrich, interprété par un Jason Clarke convaincant, en 2 partie était audacieuse mais maladroite de la part du réalisateur français. La 1ère partie du film présente Heydrich avant son affiliation au nazisme puis son rôle en tant que bras droit d'Himmler. Aucun lien entre ces 2 événements ce qui sera surement l'échec majeur du film. Un scénario mal écrit, sans fluidité avec des personnages secondaires, tel que sa femme, mal utilisés. La seconde partie présentant les résistants chargés de l'assassinat est elle aussi peu maitrisée avec notamment une romance grotesque et longue cherchant à humaniser les héros face à la froideur de l'antihéros. Ce film mise en particulier sur une musique puissance mais assonante, un suspens souvent prévisible, des scènes de combat trop longues et un esthétisme fort mais maladroit. Dommage car le spectateur, curieux de découvrir ce personnage mystérieux qu'est Heydrich, doit se contenter d'un film d'action haché et peu inspiré.
Il n'y a que moi que ça choque que les acteurs soient trop vieux pour leurs personnages ? Lina Heydrich n'avait que 19 ans lorqu'elle a rencontré son mari... Et lui n'avait que 38 ans, à sa mort, en 1942. En choisissant un acteur de plus de 45 ans, et une actrice de plus de trente cinq, on chamboule complètement la psychologie des personnages... et on trompe le spectateur.