Rarement le cinéma français aborde le spiritisme ou les fantômes. En réalisant Personal Shopper, Olivier Assayas se démarque de ses confrères, mais également des films américains. En effet, ce long-métrage n’est pas ici pour insuffler un sentiment de peur, mais pour proposer une réflexion sur la réalité. Personal Shopper évoque aussi le métier du personnage, interprété par Kristen Stewart. Dans l’attente d’entrer en contact avec son défunt frère, Maureen est acheteuse de mode pour une femme riche et célèbre. Si elle méprise son boulot, il y a pourtant en elle une once de jalousie à ne pas pouvoir s’offrir des robes, chaussures et bijoux qu’elle recherche pour une autre. Pour servir d’explication aux événements étranges du film, Assayas s’appuie sur Le Livre des Tables de Victor Hugo. Ce dernier affirmait avoir communiqué avec sa fille, mais aussi avec Jésus, Platon ou encore Shakespeare et Galilée. Le cinéaste va illustrer cette histoire avec une vidéo que consulte le personnage de Stewart. Malheureusement, l’extrait résonne dans l’absurdité, d’autant plus quand on découvre que c’est Benjamin Bioley qui incarne Victor Hugo. On ne sait que trop penser de cette œuvre qui se contredit à tout instant. Des scènes nous montrent clairement des faits, tandis que d’autres les réfutent et proposent une alternative à cette lecture. Finalement, Personal Shopper n’est peut-être qu’une métaphore du déséquilibre de Maureen. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
C’est la deuxième fois que le réalisateur fait appel à Kristen Stewart pour incarner l’assistante d’une star, après le très beau « Sils Maria » en 2014. Et il a eu raison, tant son visage grave incarne avec évidence cette jeune femme perdue et solitaire qui attend « un signe » de son frère, mort brutalement à Paris. Elle a rejoint la capitale française pour se rapprocher de ce jumeau qu’elle aimait plus que tout. Son boulot de « personal shopper » lui permet de payer son loyer et combler le vide de ses journées. À la lisière du fantastique (qu’il franchit parfois), Assayas questionne notre rapport aux morts, la puissance des liens au-delà de la vie terrestre et les freins qu’ils peuvent parfois constituer. Son héroïne évolue dans un monde (celui de la mode et du luxe) où les gens de pouvoir entretiennent avec les personnes à leur service des rapports de condescendance et de mépris larvé qui la pousse à transgresser les interdits alors même que sa quête existentielle a autrement plus de saveur et de profondeur… Ce paradoxe fait le sel de ce scénario déroutant qui montre l’univers feutré et superficiel des maisons de couture et de joaillerie autant que le travail d’Hilma Af Klint, pionnière de l’art abstrait, influencée par le spiritualisme et fascinée par l’occulte, ou celui de Victor Hugo qui parlait avec les morts et faisait tourner les tables. Assayas emprunte certains codes du film de genre (avec pas mal d’audace, il ose des effets un peu datés), et ça fonctionne (un petit bémol à la fin tout de même). Ce qui n’était pas gagné avec moi qui, en général, ne suis absolument pas cliente de ce type de cinéma. Personnel, gonflé et puissant.
A moins que vous aimiez passer 20 % de votre temps filmique à attendre pour lire sur grand écran des échanges de sms qui n'arrivent pas, qui arrivent : On fait un jeu ? Non, je n'aime pas les jeux. Etes-vous un homme ou une femme ? Répondez-moi. Répondez. Non. Oui. Je sais pas. Peut-être. Pas important. Et 5 à 10 % à voir Krikri sur son scooter dans les rues de Paris ou prendre des trains.
Pffff. On s'ennuie, hélas après avoir pensé qu'on allait être captivé. Car le film ne tient pas ses promesses. On le comprend à mi-course qu'il hésite entre plusieurs styles, plusieurs concepts - pas des centaines non plus - entre plusieurs histoires où aucune n'est vraiment aboutie. C'est déséquilibré, il n'y a pas vraiment de cohérence. Et puis une fille "comme elle", ça ne porte pas des culottes comme la sienne. Et à propos de culotte, les plans dénudés face caméra sont gratuits et voyeurs. Et ça, c'est franchement décevant pour ne pas dire bas.
La cerise sur le soufflet raplapla : les acteurs masculins sont tous plus lamentables les uns que les autres. C'est à en pleurer. On se croirait à un 1er cours de théâtre. Désolé Messieurs, vous n'êtes pas des acteurs. Ou alors, faudra vraiment beaucoup beaucoup travailler.
Mais rien à dire sur Kristen Stewart qui fait bien son job.
Bien mieux que ce à quoi je m'étais attendu. Un film dans les genre thriller et science fiction qui reste avant tout intéressant et captivant à regarder.
Grosse déception ! Assayas a voulu tenter sa chance dans le genre paranormal, mais personnellement, je n'ai pas accroché du tout ! L'histoire est loin d'être passionnante, ça se mélange avec d'autres genres et au final, je n'ai pas bien capté ce qu'il y avait à retenir... Kristen Stewart a beau être très convaincante dans son rôle de soeur qui veut croire que l'esprit de son frère essaye de communiquer avec elle... Elle en est d'ailleurs tellement persuadée qu'elle finit par mélanger rêve et réalité (à moins que...) Le film n'est pas à jeter non plus, certains y trouveront certainement leur compte mais personnellement j'ai trouvé l'ensemble globalement ennuyeux.... Une déception