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Un visiteur
1,5
Publiée le 28 octobre 2018
Ce film paraissait bien sur le papier... or dès le début, plusieurs sujets complètement différents se mélangent de manière assez... hétérogène, ce qui fait que l’on décroche assez facilement. J’ai été grandement déçu par le scénario, qui me semble n’avoir aucun sens, ce que la fin (inexistante) nous confirme. Les nombreux sujets qui se mélangent nous laissent face à notre incompréhension: tellement de thématiques sont abordées que l’on est incapable de faire le lien entre elles, si bien, qu’à la fin, nous ne comprenons pas le sens de l’histoire, ni même le rôle de certains personnages.
Mélange de cinéma d'auteur et de film de fantôme, "Personal Shopper" intrigue par rapport à son étrange atmosphère. L'histoire est plutôt écrite et la mise en scène d'Olivier Assayas fait preuve d'une certaine mélancolie. Quant à Kristen Stewart, si j'avoue ne pas être un grand fan de cette actrice habituellement, je l'ai trouvé ici particulièrement convaincante et impliquée à travers son personnage de médium américaine qui tente de rentrer en contact avec l'esprit de son frère jumeau qui est décédé à Paris. On notera par ailleurs quelques passages marquants, spoiler: comme celles qui concernent les apparitions d'un spectre . Une oeuvre en tout les cas bien intéressante à suivre et qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler le style de Kiyoshi Kurosawa.
Un film qui mêle deux histoires : une histoire de deuil (teintée de fantastique) et une histoire autour des milieux de la mode et/ou des "people" ( ? On ne sait pas très bien quelle est la profession de la célébrité dont Maureen gère la garde-robe). Le film aurait sans doute gagné à ne traiter que l'histoire de deuil et à laisser en arrière-plan le reste . En effet, la première est plutôt convaincante , alors que l'autre s'avère assez faible (même quand elle se teinte de thriller ). La description minutieuse des activités de Maureen en tant que "personal shopper" -une fonction que j'ignorais avant ce film- nous vaut des longueurs (comme la séquence interminable du voyage à Londres, avec l'échange de SMS) et la description de ce milieu reste sommaire. Par contre, un bon point pour les séquences versant dans le surnaturel, avec une utilisation modérée des effets spéciaux. Côté réalisation, c'est bien , mais peut-être pas au point de mériter un prix de la mise en scène à Cannes... Très bonne interprétation. Kristen Stewart, constamment ou presque à l'image, est une fois de plus épatante.
Olivier Assayas fait partie de ces cinéastes que je m’obstine à considérer avec méfiance : “Auteur�, dans le sens le plus négatif que je parvienne à accoler à ce concept, il y a surtout que ni les pitchs de ses films ni les critiques lues à leur sujet, même les plus positives, ne m’ont jamais tenté le moins du monde. J’ai le même rapport compliqué avec des gens comme André Techiné ou Arnaud Desplechin, dont ma connaissance de la filmographie demeure minimale sans que je parvienne à rassembler la motivation nécessaire pour faire évoluer la situation. Avec Techiné, j’ai surmonté mon blocage pour la reconstitution d’une vieille affaire criminelle, Desplechin, pour un film à l’atmosphère américaine. Pour Assayas, ce sera grâce à cette incursion dans le Film de Genre, où une jeune américaine à Paris, pourvue d’une sensibilité aux phénomènes paranormaux, guette un signe de son défunt frère. On éprouve vite un relatif intérêt à suivre cette quête de manifestations spectrales, entrecoupée du quotidien de Maureen, qu’on jugera magique ou abêtissant suivant les sensibilités, d’autant plus que ‘Personal shopper’ déploie une science de l’image sans commune mesure avec le commun des films d’épouvante. Ensuite, le récit vire en direction du Thriller, sans lever toute ambiguïté sur la nature surnaturelle des événements, lorsque Maureen commence à recevoir des messages de la part d’un mystérieux harceleur. A trop vouloir passer du coq à l’âne, ‘Personal shopper’ en devient assez inégal, parfois passionnant, parfois complètement bancal. Pour des questions de rythme, de dialogues, de choix de mise en scène et d’écriture, on comprend assez vite que Film fantastique ou pas, on a bien affaire au film d’un “Grand Auteur� et pas à un quelconque salarié de chez Blumhouse, qui ne recherche donc pas l’efficacité mais une certaine forme de vérité : les codes du Genre sont maîtrisés, parfois même intelligemment ré-interprétés...mais on sent tout de même bien que ce n’est pas ce qui préoccupe Assayas en priorité. On pourrait s’attarder sur la profession de “Personal shopper� de Maureen, petite main qui vit dans l’ombre d’une célébrité afin de veiller aux achats, prêts et locations de ses vêtements, parures et bijoux, dont l’auteur offre une vision déshumanisante, entre fascination et sens du grotesque bien compris. On pourrait aussi estimer que en tant que créateur de films, il se projette lui-même dans le rôle du médium, intermédiaire capable d’ouvrir une perspective vers un nouvel univers : pour ma part, j’ai toujours trouvé que le fait d’entendre des cinéastes parler de leur caste et de leur art à la faveur d’un film-prétexte rencontrait assez rapidement ses limites (sans parler des miennes). Il y a surtout que Assayas est très clairement fasciné par son actrice, qu’il avait déjà dirigé dans ‘Sils Maria’ (pas vu) : ‘Personal shopper’, film d’auteur déguisé en film de genre, donc acceptable pour les uns et les autres, constitue un écrin idéal pour permettre à la jeune femme de creuser sa carrière européenne. Reste que si Kristen Stewart est bien meilleure actrice que ce qu’auraient pu laisser présager ses débuts dans ‘Twilight’, elle ne l’est sans doute pas autant que ce que tout le monde prétend un peu partout.
Cinéma fin, créatif, inventif. Nous sommes pris dans l'histoire. Rien d'artificiel car le film joue sur l'ambiguïté: d'un côté l'ambiance spiritiste, de l'autre la fragilité psychologique du personnage. Exploitation très inventive des modes de communication contemporain (ordinateur, SMS). Une bouffée d'air frais dans un cinéma français qui n'est le plus souvent que du documentaire convenu et politiquement correct.spoiler:
Bien étrange cinéaste, cet Olivier Assayas. Capable du pire (Demon Lover), comme du meilleur (Carlos). Son « Personal Shopper », n’est ni pire, mais encore moins meilleur. La critique Cannoise, en 2016, a vu en ce film, un quasi chef d’œuvre. Les cinéphiles équilibrés, eux, n’ont vu qu’un film morne et énigmatique, dont le seul intérêt consistait en le clin d’œil fait pour le choix de Kristen Stewart, avec sa prestation rappelant un peu Twilight. Pour rendre compte de ce mystérieux engouement cannois, il aurait fallu installer à proximité de ce festival, des cabinets de consultation psychanalytique.
Etre habillé comme un sac à sapin avec des vieux pulls achetés aux puces et être personal shopper, hum pourquoi pas, soyons fous. En tout cas, Kristen est parfaite dans le rôle de sœur déprimée. Elle a l'art et la manière d'avoir tout le temps le visage fermé et de ne pas spécialement transpirer la joie de vivre. Dommage pour une si jolie femme au demeurant... L'apparition de Lewis, le jeu de questions/réponses par SMS (qui n'apporte rien à l'histoire), tout cela sonne enfantin. Face à un scénario vide, on s'ennuie ferme ! D'ailleurs, si on pouvait m'expliquer le but, le propos du film ?...
Superficiel, inaboutie, ce film ne mène à aucune explication sur l'échange invraisemblable de sms, le titre sur ce métier n'est que succinctement abordé, mélange de morts, d'esprits, d'ectoplasme, de meurtre, de télékinésie? faut vraiment que le réalisateur explique ce qu'il a dans la tête ac ce genre de scénario... ou pas ....
Le dernier film Olivier Assayas est étrange dans son scénario comparé à son précédent « Sils Maria », l’intrigue du théâtre est plus terre à terre, compréhensible, celui-ci me paraît de l’abstraction philosophique, la communication par les appareils modernes avec le monde des décédés par l’esprit, pour un final déjà-vu, un crime bien réel, le rationnel se clôture en jeu sur les émotions, pas pour moi.
Fille qui aurait pu s’avérer être intéressant mais qui est finalement moyen sans plus. Lectrice principal est assez convaincant dans son rôle, la véritable problématique se situe au niveau de la réalisation du film. Elle manque de rythme et est trop décousu pour susciter l’intérêt jusqu’au bout du spectateur.
Pour son 16 ème film, Olivier Assayas va à nouveau travailler avec Kristen Stewart qui été déjà présente sur son film précédent "Sils Maria" que j'avais moyennement aimé. Mais là pour le coup le film ressemble dans son traitement à "Sils Maria", le rythme est super lent pendant 40 minutes, on peut dire qu'il se passe pas grand chose. Avant la montée du climax, on sent que le film va enfin partir, et en fait ça dure pas plus de 10 minutes et ça retombe dans une forme de lenteur contemplative, où il n'y a rien à contempler. Pourtant je me suis demandé qu'est ce qui cloché, le sujet est hyper intéressant, mais en fait à un moment j'ai eu un flash, il n'y a quasiment que Kristen Stewart comme seul et unique personnage. Et quand vous agissez de la sorte il faut vraiment que vous proposiez quelque chose qui vaille la peine qu'on s'intéresse à un seul personnage. Comme c'est par exemple le cas dans "Seul au monde" où Tom Hanks nous montre que l'homme une fois seul ne peut vivre. Mais là l’actrice parait effacé, en même temps recevoir des textos constamment ça aide pas et le pire c'est que c'est un partie pris artistique. En fait Assayas utilise le téléphone comme vecteur de suspens. Mais c'est juste froid, ça manque d'humanité, et en plus la musique est aussi trop froide, trop impersonnelle. En fait on est jamais dedans, on est vraiment loin, de sorte que quand arrive le final qui semble déjà invraisemblable et bizarre, en fait on s'en fiche. Et bon le réalisateur essaye de nous faire un contraste entre l'univers de la mode et le spiritisme, mais c'est proche du niveau zéro. Parce que oui la mode c'est vilain et superficiel, et le spiritisme c'est pas superficiel. Mais le pire de ce film, c'est que entre le début et la fin il ne sait rien passé de nouveau. C'est triste à dire pourtant il y avait un effort artistique, et j'encourage l'audace sur le sujet, (notamment la scène sur Victor Hugo),mais cette audace ne va jamais plus loin que son sujet.
Une découverte, Anna Von Hausswolff qui interprète "Track of time" le générique de fin.. L'ennui (et c'est peu de le dire) c'est qu'il faut au préalable subir un long pensum de propos et postures désincarnés (les acteurs ne peuvent pas être aussi mauvais spontanément, on sent un vrai travail de mise en scène, justement récompensé, derrière) confinant parfois à l'humour involontaire quand l'une émet une banalité avec forces grimaces et silences réflexifs ou l'autre en répète pour capter l'attention du spectateur somnolent.
Kristen Stewart hallucinante dans un rôle tout en sobriété, sous la direction d'un Olivier Assayas bien inspiré. "Personal shopper" est un film singulier, entre le drame et le thriller fantastique. Ainsi, une petite place est laissée au frisson, alors que le film intrigue le spectateur, laissant quelques questions en suspens. La question que pose le réalisateur tourne surtout autour de la question du deuil, et de la capacité à chacun de le gérer.