11 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
3 critiques spectateurs
5
0 critique
4
0 critique
3
2 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Norbert Sautelles
18 abonnés
675 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 10 mai 2022
Jean-Pierre Mocky compose un film qui permet de dénoncer la bigoterie des religieux, le racisme de la bourgeoisie, la pédophilie dans l'église, mais aussi de prôner l'amour libre et l'échangisme pour régler les problèmes de couple, par exemple, ou comme solution pour lutter contre la pédophilie dans l'église. Jean-Pierre Mocky, avec son savoir-faire, sans être révolutionnaire sur la forme, réalise un film bien monté, bien filmé, bien dirigé. Il manque peut-être pas moment de musique, ici signée Vladimir Cosma. Et sa grande réussite est la distribution et les acteurs, dont certains possèdent un physique pour le moins original, c'est-à-dire que l'on ne les verra jamais dans le cinéma français, hormis peut-être chez Bruno Dumont... Malgré leur physique improbable l'ensemble de la distribution fonctionne et joue bien: des acteurs aux physiques démesurés, aux phrasés iconoclastes ou alors des gens qui ressemblent à madame ou monsieur tout le monde. Donc l'histoire ici est celle d'une bonne sœur et d'un prêtre qui sont défroqués, car ils ont une liaison. Ils décident de créer une association, Les compagnons de la Pomponnette, qui prône l'échangisme comme moyen pour apaiser la société et les gens. L'église, les nobles, et l'extrême droite voient d'un mauvais oeil cette association et font tout pour les embêter. Le film contient quelques scènes d'anthologie comme celle du chef de la police avec son amant ou celle du policier avec sa femme toute petite et la séquence avec les masques et la danse ! Impossible de voir ça ailleurs que chez Jean-Pierre Mocky. Son cinéma constitue un agréable antidote à la pensée unique du cinéma français financé par les télévisions. Ici Jean-Pierre Mocky est maître à bord à travers sa maison de production, l'écriture du scénario et la mise en scène.
Jean-Pierre Mocky n'y va pas de main morte. Son film s'ouvre sur une étreinte amoureuse entre un vicaire et une nonne, aussitôt défroqués par un cardinal pédophile! Le trublion Mocky est de retour. Le contenu et le titre du film font écho aux "Compagnons de la marguerite" qu'il tourna 50 ans auparavant. Une paille! De la gauloiserie et de la plaisanterie de corps de garde, une bonne dose d'anticléricalisme, le cinéaste réalise une comédie souvent vulgaire, pas du tout dans le registre satirique et bon enfant qui était le sien dans les années 60. Son film n'est pas une réussite mais au moins Mocky revient-il à son cinéma mordant en forme de coup de gueule. Des "gueules", des tronches, son film n'en manque pas d'ailleurs, comme à la grand époque. On sent bien que Mocky tente de reprendre la recette de son succès et de réanimer la flamme. L'inspiration n'y est plus trop, le financement non plus...
Le réalisateur "milite" ici pour le mariage des prêtres. Son couple de religieux cité plus haut décide aussi que l'échangisme est le premier remède à l'adultère! Et leur association des compagnons de la Pomponette ne manque pas d'adhérents... C'est un film à ne pas mettre sous les yeux de n'importe quel paroissien. Cela dit, la farce est tellement énorme qu'elle en devient insignifiante. D'autant que Mocky ne dispose pas de comédiens de grande qualité, qu'au demeurant il dirige très mal. A réserver, comme l'ensemble de ses derniers films, au cinéphile "mockyen"
Alors oui nous sommes dans le Mocky le plus underground, le plus bricolé qui soit mais c'est hyper-impertinent comme toujours: Autour de Prescillia Andréani et Arthur Defays (petit-fils de Pierre Richard) la bande habituelle du "Mocky Circus" dans un film reprenant en partie la base des "Compagnons de la Marguerite" tourné 49 ans plus tôt mais vu du côté religieux, prônant l'union libre y compris chez les prêtres. Mention spéciale à la bande d'allumés néo-catholiques réacs du film dirigés par "la Comtesse" jouée par Françoise Michaud dont on peut admirer les jambes dans une séquence pas piquée des hannetons.