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Summicron2
16 critiques
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1,0
Publiée le 26 août 2019
Je connais tous les films de Philippe Lioret, mais celui-ci est un ratage complet. On ne croit pas un seul instant à cette histoire de noyade (et pour cause !), sans enquête de police ni plongeurs professionnels pour retrouver le corps. L'intrigue est mince et l'exploit est d'avoir réussi à tenir la durée avec des digressions sans grand intérêt qui frisent le "teaser" pour touristes: les grands espaces, la forêt profonde, le lac, la pêche, la grillade de poisson, la bagarre virile entre hommes des bois Et puis, ce qui tue définitivement ce film, c'est la diction des acteurs canadiens. Il y a des moments où l'on ne comprend rien si on est français. Des sous-titres auraient été les bienvenus, au moins pour le marché non québécois.
Sans être un film policier , le film a comme point commun avec ce genre d'être basé sur une intrigue et un dénouement sous forme de coup de théâtre qui va porter l'émotion à son comble dans la scène finale Heureusement, le metteur en scène pratique une certaine retenue qui évite le gros pathos sentimental ( de justesse) et les personnages sont bien interprétés et le scénario suffisamment bien construit pour ne pas avoir à bouder son plaisir ( on ne s'ennuie pas) Qu'est ce qui fait cependant que je ne sois personnellement pas preneur du cinéma de Philippe Lioret ? ( j'ai vu deux films de lui à ce jour) Sans doute,une émotion trop sollicitée et calibrée pour que je sois véritablement touché. le scénario étant à mon avis trop cousu main et tiré au cordeau. Le film est aussi plus basé sur des mises en situation que sur une analyse fine de la psychologie des personnages qui manquent de complexité ,le personnage principal n'ayant pas de personnalité propre sinon d'être gentil et sensible ( il y a en gros les personnages désintéressés et sensibles et les autres matérialistes et insensibles ) Au final,un film plus habile que profond qui se laisse voir.
La famille, ça peut être très compliqué. Déjà en temps normal. Alors, imaginez quand on a un père volage, ayant fui à l'autre bout du monde, ayant fondé une famille et qui vient de décéder subitement. Pour ce père de famille divorcé, c'est un bon moyen pour s'évader de son quotidien. Lioret aurait pu un peu plus appuyer là-dessus. Vendeur de croquettes pour chiens, célibataire, il a publié un roman policier qui s'est assez bien vendu d'ailleurs selon ses dires. Il pourrait, par exemple, persévérer dans cette voie-là. Faire ce qu'on aime. Aimer ce qu'on fait. En quelque sorte. Aller à la rencontre de deux frères qu'il n'a jamais connu dans un pays qu'il ne connaît pas, c'est exaltant. Maintenant, quand on voit les deux frères en question ne cessant pas de se chamailler, de se taper dessus, je me suis dit que, finalement, tout ça pour en arriver là...Ça lui aura fait changer d'air mais pour quel résultat...Arrive la révélation finale un peu plus réconfortante. Et qui m'a fait changer d'opinion sur la notion de famille. La rendant un peu plus optimiste. Alors qu'on croyait avoir fait le tour, il reste encore des gens à découvrir. Un peu plus sympathique ceux-là. Avec qui on a envie de passer du temps. Pour parler. Se connaître. Rattraper le temps perdu. C'est touchant. C'est un peu comme un nouveau départ. Faire connaissance à trente ans passés. Si tout est gris les trois quarts du temps aussi bien à Paris qu'au Canada, Le Fils de Jean se termine sur un rayon de soleil un matin d'été. Ça fait du bien.
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2,5
Publiée le 14 novembre 2018
Au dèpart, le film est plus ou moins tirè d'un livre et ce même si Philippe Lioret s'en est èloignè très rapidement! Avec un tel titre, on se doute bien qu'il est question de paternitè! Même si sa prestation très remarquèe dans "L'inconnu du lac" lui colle un peu à la peau, il n'empêche que Pierre Deladonchamps se montre une nouvelle fois impeccable dans "Le fils de Jean". Là encore il est question de « lac » puisque son personnage recherche dans ce drame intimiste le corps de son père qui a disparu dans un lac! Mathieu Capelier est donc une nouvelle fois cet « inconnu du lac » (le thème ici n'est pas du tout le même) pour les deux demi-frères qui ne savent pas exactement qui il est à ce moment là! On n'en dira pas plus pour ceux et celles qui n'ont pas encore vu le nouveau film de Lioret qui traite de l'absence du père si ce n'est que "Le fils de Jean" manque d'èmotion! De plus, on aurait aimè avoir des sous-titres en français pour comprendre la langue quèbecoise! Reste la justesse dans le jeu de Deladonchamps, les non-dits qui valent mieux que les longs discours et l'ètrange atmosphère du Canada...
Un vrai coup de cœur !! Le fils de Jean est un film émouvant, tendre et humain !! Je n'ai pas vu le temps passer et je dois avouer que le scénario m'a bouleversé et touché droit au cœur. En plus la présence de Gabriel Arcand apporte le petit plus au film (qui n'en avait pourtant pas besoin) et je suis ravi d'avoir revu cet immense acteur si touchant et charismatique. Je l'ai découvert dans Le démantèlement et depuis je l'aime beaucoup et je suis ravi de l'avoir revu. Merci monsieur Arcand pour toutes ces belles émotions !!
Un très beau film et profondément humain ! Les relations que noue le protagoniste avec les personnages secondaires sont très bien ficelées. Le cadre est somptueux, les dialogues magnifiques et d'une réelle justesse, sans oublier la prestation des acteurs qui jouent tous dans le ton qu'il faut. Il y a une vraie émotion qui se dégage de ce film, et un naturel qui transparaît à l'écran. Je conseille ce film à tous ceux qui savent se laisser bercer par des histoires ôh combien simples, mais d'un réalisme et d'une profondeur incommensurable.
Je n'étais pas très tenté, la bande-annonce laissait entrevoir une œuvre ennuyeuse... C'est vraiment le nom de Philippe Lioret qui m'a convaincu de tenter le coup : comme quoi, un excellent réalisateur, ça change vraiment la donne. À la fois simple et limpide dans son cheminement, sobre et d'une grande pureté dans la démarche, « Le Fils de Jean », porté par un magnifique cadre canadien et une belle photographie, témoigne d'une pudeur, d'une douceur de plus en plus rare dans le cinéma français (voire mondial) actuel, n'hésitant pas à prendre son temps sans jamais paraître « poseur » ou prétentieux. L'écriture est discrète mais sensible, sachant donner aux personnages une dimension forte, subtilement intense. Après, c'est un rythme : ne vous attendez pas à des rebondissements spectaculaires, ce qui n'empêche le scénario d'être habilement construit, livrant au passage de jolies réflexions, notamment sur la notion de famille, à l'image d'une révélation finale que je n'avais pas du tout vu venir. Je ne connaissais que de nom Pierre Deladonchamps, je comprends désormais mieux l'enthousiasme de certains, même s'il est presque éclipsé par l'excellent Gabriel Arcand : j'espère les revoir régulièrement. Un beau film, presque totalement ignoré aux Césars et par le public à sa sortie, qui serait fort bien inspiré de le (re)découvrir devant son petit écran. Merci, M. Lioret.
C'est très bien joué, une scène très forte avec la fille de l'ami, enfin, c'est plus compliqué que ça.... spoiler: ça confirme ce qu'il me semblait, il a raison ce jeune homme, il ne faut jamais se presser de coucher.... cf œdipe... Sacha Distel avait chanté 'scandale dans la famille', c'est remis au goût du jour. Très, très bien interprété. Mais le scénario, que dire ? Il y a 34 ans, l'amant était caché dans le placard; spoiler: mais à côté du placard, il y avait 'Robet Redford' ! Bon, dans le film, il ne faut pas exagérer, il n'y a pas Robert Redford, qui, lui, aurait refusé un tel scénario.... Et le cancer, dans tout ça ? Rien n'est épargné, mélo mélo... Et la scène du miroir (ici du rétroviseur), très très bien... mais bon, dans une série télé genre Maigret, on trouve ça génial; mais là, pffff, elle n'est pas rancunière, la dame qui regarde dans le rétro ! Le spectateur un peu plus... Et puis quitte à voir la famille, revoir plutôt "La femme de Jean", de Yannick Bellon, toujours d'actualité après 44 ans...
Ne suis pas rentré dans ce film. Sujet à priori intéressant, une réalisation honnête, sans plus, cela m'a paru très fabriqué, peu naturel en fait, c'est à dire artificiel, malgré la bonne volonté des acteurs. Les dialogues m'ont parfois paru inaudibles, donc difficiles à comprendre. Je ne sais pas si le père est vivant ou pas. où est-ce Pierre son vrai père ?... Ai-je loupé une partie du film ?
Drame sur la paternité, « Le fils de Jean » nous transporte à Montréal où Mathieu va pour assister à l’enterrement de son père dont il vient d’apprendre l’existence, mais surtout pour connaître ces deux demi-frères. Sans jamais s’emballer, le film nous déroule une trame où ce fils sans père depuis 33 ans fait la connaissance d’un homme et d’une famille dont il ignorait jusqu’à l’existence, mais peut-être les choses sont-elles plus compliquées encore. Deuil, héritage, secret de famille, le scénario convoque tous les problèmes qui minent en général une famille, mais là, au contraire, il en fait une histoire attachante, où le personnage de Mathieu va en apprendre plus sur lui et remettre en perspective ses priorités dans la vie. Sans être extrêmement enthousiasmant, ce long-métrage s’avère attachant et finalement très prenant. Il bénéficie en outre d’une interprétation sans faute, ce qui concoure à le rendre sans réelle fausse note. A voir sans hésiter.
C'est tellement beau, juste, surprenant, émouvant sans pathos. Des acteurs parfaits, une mise en scène intelligente, subtile, précise. Un scénario surprenant, prenant. Un très grand film, simplement.
Belle histoire touchante qui m’a émue, le fils apprend l’identité de son père décédé et par loin découvrir des secrets révélés par sa défunte mère, son ancien amant et l’ami du défunt, ne rien dire signifie une quête profonde de vérité.
Film très émouvant, avec un rebondissement auquel on ne s'attend pas du tout! La surprise est amenée en douceur et délicatesse... J'ai adore et j'ai fini en larmes, c'est un très beau film, touchant à souhait, je recommande vivement
L'INCONNU DU LAC. Je suis ton père. Welcome Montréal, Philippe Lioret a envie de filmer le Québec, son feuillus, sa mouffette rayée, son lac et sa famille. Une pêche à la ligne maitrisée, tout en pudeur et simplicité. C'est touchant et humain. Un père a deux vies, la sienne et celle de son fils.