Nouveau copié-collé du concept Scream pour une dernière (?) partie de Colin-maillard mortel. A nouveau, les acteurs des origines (les survivants du moins) sont confrontés au tueur masqué, dont il faut de nouveau deviner l'identité, quoique cela ne ressemble en rien à une enquête, cette incertitude n'étant là que pour entretenir le suspense de la parano collective. L'auto-parodie fonctionne plus que jamais à plein régime. Les scènes d'entrée et de fin sont - à nouveau - un cran en dessous du second épisode, lequel était en dessous du premier... Les nouveaux personnages se dispersent un peu, faisant perdre de la force à l'intrigue, les décors font volontairement carton pâte, ce qui fait qu'on est plus proche cette fois du 1 étoile que l'on ne l'a jamais été.
Ce qui sauve cette fin de série, hormis quelques inventions bienvenues et l'approfondissement de la relation entre les rescapés des premiers épisodes, c'est surtout, comme dans le deux, cette intervention de Randy Meeks, qui en fantôme revient sur les lieux du crime donner aux survivants une nouvelle leçon de cinéma, concernant le fonctionnement des trilogies, créant un suspense dans le suspense, ainsi que l'attente excitante de révélations. Au final, ces révélations ne seront pas forcément à la hauteur de l'attente, mais qu'importe, depuis le début, dans la série Scream, la fin n'a jamais été l'objectif réel, l'enjeu portant sur les moyens et non la fin. Toujours est-il que cette dernière note permet de donner une cohérence à la série, qui sans elle aurait constitué une simple suite d'actions non coordonnées, juste mises bout à bout sans autre ambition que "faire sursauter".