High Life
Note moyenne
2,1
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140 critiques spectateurs

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Kareem R.
Kareem R.

22 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 novembre 2020
C'est un film fort déconseillé aux âmes sensibles.

Je n'ai pas aimé car j'ai l'impression qu'à chaque scène on joue la surenchère de la précédente du coup on en veut toujours plus et ça mène nulle part.

On a un scénario qui tient en quelques lignes et ensuite on enchaîne donc les scènes qui n'ont pas forcément de lien et on essaye de tendre une perche par-ci par-là pr faire en sorte que ce soit en adéquation et revenir au scénario.

Les acteurs ne sont pas mauvais même si Pattinson on a l'impression qu'il est assez inexpressif. En tt cas c'est bien filmé et j'ai bien aimé le fait qu'ils soient allé au bout de leurs idées et créativités.
Au moins sûr ça ils n'ont pas fait les choses à moitié. Même si on pousse à l'extrême la chose et l'exploitation de la conquête spatiale.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 novembre 2020
J'ai vainement cherché dans la description de cette chose le terme "parodie". Peut-être "parodie de film intello parodiant un film de science fiction". Mais non. Rien. Apparemment, les gens qui ont commis ce truc étaient sérieux. Un enchaînement d'images et de monologues se voulant profonds. Ce n'est pas profond, c'est abyssal.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 novembre 2020
Je viens de regarder Higt Life, sans conviction, et en connaissant toutes les critiques negatives . Or je l'ai trouvé magnifique . Il renvoie vraiment au sens de la vie et de la mort...surtout en ces temps de confinement ! C'est casse gueule de traiter un sujet pareil et je trouve que rien n'est pesant, toute scène a sa justification , ce n'est pas lourd et voyeur, tout est millimétré. Je trouve que c'est americain dans son approche en ce sens que la violence est acceptée mais pas le sexe. Bref, un film dont je vais me souvenir ...dans un ocean interstellaire de navets
Pierre Augustin
Pierre Augustin

23 abonnés 202 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 novembre 2020
Bon vieux quelle daube! Jai regardé ça en VO sur Arte, heureusement que je devais regarder Les sous-titres sinon je pense que j'aurais fait autre chose en même temps!
Ce film est quand même assez incompréhensible, j'aime beaucoup les films de SF dans l'espace mais là des fois on se demande si on a pas changé de film entre temps, même la fin est moisie...
PaS grand chose est crédible, même la fin Pattinson est censé être plus vieux mais en fait non...
Mélange de gore et de sexe qui n'a aucun intérêt, Tout comme Le film!
Et Les combinaisons on dirait des combinaisons des années 50 avant même qu'on aille dans l'espace! Franchement investir de l'argent pour produire 1 film comme ça Avec 2 acteurs connus et demander que des gens payent 10€ Pour voir ça au cinéma c'est de l'arnaque j'espère qu'ils ont été remboursés!
Thibtub1
Thibtub1

3 abonnés 34 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 juillet 2023
Mais, mais, mais.... C'EST NUL !!!!!
Fuyez pauvres fous! Inintéressant de bout en bout. Aucun intérêt.
Laurent M.
Laurent M.

2 abonnés 90 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2020
Beaucoup de sujets sont ici abordés (sans doute trop même) mais sans vraiment de liant entre eux. Passé le propos philosophique (oui oui le film se voulait philosophique apparemment), on ne sait pas trop ou la réalisatrice Claire Denis veut en venir.... reste un coté artistique fort, esthétisant et nihiliste à souhait qui reste suffisant pour tenir les 1H45. Moyen au final.... dommage.
Marcel
Marcel

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 novembre 2020
malsain avec des sentiments truqués , des scènes violentes entrecoupées de moment lon,long, long ... plat plat..plat... un décor qui est d'un humour à pleurer, vous vous interrogerez sur le pourquoi de ce voyage dans cette espèce de conteneur ridicule . On est loin loin loin ...de films comme gravity, Ad astra, interstellar. A ne pas voir
Chenille81
Chenille81

6 abonnés 315 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 novembre 2020
La faille de "High Life" est son soporifisme, on s'ennuie. L'histoire est tordue et son déroulement est mou. Les séquences avec le bébé spoiler: qui devient une ado
sont belles mais ne paviennent pas à diminuer le vide de ce film.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 octobre 2020
Claire Denis accentue, film après film, sa singularité notoire en nous embarquant cette fois-ci, dans un programme de fertilité interstellaire pour le moins...déroutant. Sur le synopsis du film, est annoncé que nous avons a affaire à des criminels condamnés à mort dont on va se servir comme cobayes. Et bien heureusement que j'ai lu ce synopsis après avoir vu le film, sinon difficile de comprendre l'origine d'un tel groupe d'individu. La narration est surement volontairement terne, les dialogues mous, tout çà pour créer un univers en huit-clos extrêmement malaisant. Ici règne violence et fatalisme, un peu à l'image des derniers films de la cinéaste.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 juillet 2020
Je ne vais pas m'étendre sur le scénario, le jeu des acteurs et actrices ou la qualité de la réalisation pour la simple et bonne raison que malgré son indéniable mystère et ma curiosité, il ne m'a pas été possible de terminer ce film. Il me semble par contre important de dire quelques mots sur le traitement réservé à deux scènes de même nature, envisagées sous deux angles complètement différents à seulement quelques minutes d’intervalle. Il s’agit des deux scènes de viol : spoiler: la première, où Ettore (Ewan Mitchell) tente de violer Boyse (Mila Goth) et la deuxième, où Dibs (Binoche) viole Monte (Pattinson). La scène de la tentative de viol d’Ettore sur Boyse ne laisse aucun doute sur la nature de l’action, et se conclue aussi violemment qu’elle a commencé : Ettore est tué par une autre membre de l’équipage. Bon, j’ose dire sans regret, parce que ce personnage a depuis le début été dépeint comme brutal voire bestial, à deux doigts de passer à l’acte. Bref, il n’avait rien de bien sympathique pour commencer, mais après la violence de l’agression, soulignée notamment par les cris qui accompagnent toute la scène, l’issue était assez évidente. Le problème vient de la juxtaposition de cette scène de viol et de la suivante. Quelques minutes plus tard, Dibs s’introduit dans la chambre de Monte et s’allonge sur lui. La voix de Monte, qui retrace ces évènements a posteriori, vient d’introduire la scène en disant que Dibs a drogué les passagers et passagères. Donc premier problème : on sait que lorsque Dibs commence à toucher Monte, celui-ci est non seulement endormi mais inconscient, car drogué. Il n’est donc pas en mesure de réagir à ce qu’il se passe autour de lui, et donc pas en mesure de consentir à un rapport sexuel. C’est un viol. (en outre Monte dit explicitement très tôt dans le film qu’il a choisi l’abstinence sexuelle, et Dibs le sait puisqu’elle l’appelle « monk », moine) Deuxième problème : un certain nombre d’éléments dans cette scène et dans ce qui l’amène viennent comme masquer le fait qu’il s’agit bien d’un viol, comme si on disait « oui bon c’est un viol mais... ». C’est un viol « mais » le personnage de Dibs est, contrairement au précédent violeur, construit comme un personnage sensuel et attirant dès le début du film. Il n’y a rien à redire de la performance de Binoche, qui incarne à merveille ce côté sorcière/ensorceleuse et on sait rapidement que les hommes de l’équipage ne sont pas insensibles à son charme et à son mystère (Ettore ou Monte lui-même disent qu’elle est « foxy », sexy). Pour autant, on sait aussi qu’elle mène des expériences douteuses en échangeant le sperme des passagers contre des drogues, et qu’elle modifie le dosage de ces drogues dans l’eau que les membres boivent, pour influencer leur sommeil. Bref, elle a du pouvoir sur les autres membres et elle en abuse. Quand elle s’allonge sur Monte, lui lèche les doigts et les insère dans son vagin pendant qu’il est inconscient, elle abuse là encore de son pouvoir. Or dans cette scène, ce n’est pas le pouvoir et la domination qu’elle exerce insidieusement sur l’équipage qui se ressentent au premier lieu, mais la sensualité. Tout tranche avec la scène de viol précédente : à la brutalité d’Ettore, à la rapidité de l’enchaînement des actions et à l’agressivité de la bande-son (des cris) répondent la lenteur des gestes de Dibs, son chuchotement, et le choix d’une musique douce et sensuelle. Une part de nous doit bien voir qu’elle abuse d’une situation de pouvoir et que Monte, inconscient, ne peut pas consentir à ces gestes, mais tout est fait pour nous conditionner à croire que c’est une scène érotique, pleine de volupté. Et après tout, c’est Juliette Binoche, il en a de la chance ce Pattinson, non ? Sauf que, qu’elle soit sexy et douce dans ses gestes n’enlèvent rien à son intention et rien non plus au fait qu’il s’agit bien d’un viol. Dans le commentaire de cette scène dans une critique, j’ai cru comprendre qu’on pouvait interpréter la sensualité affichée de cette scène et le choix de la musique comme des éléments montrant qu’on voit ici l’action depuis le point de vue de Dibs. D’accord, pourquoi pas. Mais dans une interview de Claire Denis sur Cinema Scope (https://cinema-scope.com/features/soft-and-hard-claire-denis-on-high-life/), quand le/la journaliste souligne que cette scène est « en quelque sorte un viol », Claire Denis lui répond que c’est un « soft rape » (un viol « doux »), contrairement à l’autre viol du film, qui lui serait plus violent. Elle ajoute que « voler le sperme d’un homme […] c’est une chose différente ». Nope. Il n’y a pas de viol « doux » vs viol « violent », un viol est un viol, point. Profiter de l’état d’inconscience d’une personne pour lui imposer un rapport sexuel, c’est un viol, il n’y a pas d’autre mot. Lorsque Claire Denis qualifie ce viol de « viol doux » et refuse de le mettre sur le même plan que le viol de Boyse (qui est bien sûr horrible et inacceptable, mais là n’est pas la question), elle alimente une foule d’idées reçues non seulement sexistes mais aussi extrêmement dangereuses. Cette prise de position soulève tellement de problèmes que je vais devoir faire une liste : l’idée qu’un viol n’en serait pas un s’il est perpétré par une personne sexy (faux) l’idée que le violer un homme (cis) ne serait pas possible (faux) – une érection peut être purement mécanique, elle n’est pas systématiquement synonyme d’excitation ; l’idée que les hommes (cis) ne pourraient pas être victimes de viol parce qu’ils seraient toujours partants pour avoir des rapports sexuels (faux – la libido n’est pas un super-pouvoir masculin, elle n’est pas constante). La banalisation de cette scène et les propos de Claire Denis alimentent ces idées reçues qui relèvent d’une virilité toxique (attendre des hommes qu’ils soient toujours prêts à fournir du sexe, croire que les hommes ne peuvent pas être victimes de violences et autant d’injonctions qui laissent entendre que les hommes n’auraient en fait pas droit aux émotions et ne seraient donc jamais susceptibles de vivre des expériences traumatiques), ainsi que la culture du viol. Cette scène comme ces propos sont graves et irresponsables pour la méconnaissance qu’ils témoignent de la réalité des violences sexuelles subies par des hommes et pour la claque qu’ils doivent envoyer à toute une partie de la population victime de ces violences. Si au moins la réalisation avait permis d’expliciter la nature de cette scène (= un viol), en évitant par exemple cette musique sensuelle et ce contraste avec la scène précédente, ou si Claire Denis avait remis en question sa conception du viol avant de lancer de telles inepties dans l’interview de Cinema Scope, les bases d’une réflexion auraient pu être posées. Dans un film qui interroge les rapports humains dans un contexte extrême en se focalisant sur la sexualité, la porte était pourtant grande ouverte pour ces questionnements.
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 juillet 2020
J'aime autant que quiconque la science-fiction stimulante, atmosphérique, thématiquement riche à combustion lente et non linéaire. Mais High Life n'est rien de tout cela. Ce sont deux heures de silence pesant et de comportement aléatoire et inexpliqué. Deux heures de murmures incompréhensibles d'une histoire déjà mince et qui n'est jamais expliquée. C'est un style délibérément opaque déguisé en complexité. Il y a une différence entre une bonne narration non linéaire et une narration décousue et incompétente. Une bonne structure non linéaire ajoute des couches supplémentaires de sens engageant le spectateur à réfléchir à la façon dont tout cela s'articule. Dans ce film le spectateur passe une grande partie de son temps à penser qu'est-ce que je regarde ?? Où suis-je ?? Quand suis-je ?? Le film jette simplement des morceaux de dialogues et de comportement avec peu de contexte ou de motivation. On ne sent pas les personnages comme des personnes réelles mais plutôt comme des porte-parole de tout ce que la cinéaste souhaite discuter pour le moment. Ce n'est ni dramatique ni engageant : c'est simplement mauvais...
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2020
J’ai eu l’impression en le regardant que si une définition de film prétentieux devait être inscrite dans un dictionnaire, il en ferait un parfait exemple. Prétentieux parce que selon moi il veut se donner l’air d’avoir quelque chose à dire alors qu’il ne sait même pas ce qu’il raconte. Pis que cela, j’ai l’impression que c’est une tentative de film de genre qui n’a pas la moitié des idées de ce que l’on peut y trouver de mieux avec en plus une forme de mépris pour ce dernier. Tout n’est pas pourtant à jeter, mais j’ai senti tout le long une démarche méprisable.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2020
L’ouverture est intrigante : un homme seul élève un bébé dans un vaisseau spatial à la dérive, tout en se livrant à ces activités routinières que la science-fiction a rendu familières. Dès les premières minutes, en posant plus de questions qu’il n’apporte de réponses, ‘High life’ parvient à fasciner...du moins jusqu’à un certain point. On comprend ultérieurement, par le biais d’une narration éclatée, que les voyageurs sont des condamnés qui ont pu troquer leur peine contre ce voyage sans retour, au service de la science, ce qui se traduit entre autres par la domination morale et sexuelle d’une scientifique, elle-même condamnée par la justice et obsédée par la réussite d’une fécondation in vitro dans l’espace. Le décorum est aussi cheap que celui d’un vieil épisode de Star Trek mais Claire Denis n’exploite de toute façon pas vraiment le concept de ces psychopathes qui errent sans but, prisonniers de leurs souvenirs et de leurs pulsions réfrénées par la chimie, dans les coursives de ce milieu confiné, si ce n’est pour faire progresser l’histoire (et encore est-ce sans doute parce qu’elle y est obligée). ‘Solaris’ de Tarkovski n’est pas loin...mais il serait illusoire de vouloir comparer le film de Claire Denis avec une telle référence de la science-fiction cérébrale et contemplative : ‘High life’ ne se départit jamais d’une certaine volonté de provoquer, avec quelques scènes brutales qui témoignent de la fascination jamais démentie de la cinéaste pour les fluides corporels...mais au lieu de tendre vers l’universel, le film ne parvient qu’à succomber à cette manie très auterisante et très française de pérorer en fixant son propre nombril. Ce voyage spatial n’est finalement qu’un prétexte à une observation des sexualités féminines et masculines et de leurs débordements possibles, une analyse des multiples rapports au corps qui peuvent exister, de l’abandon à l’esclavage en passant par l’hyper-contrôle, et une démonstration probable de l’adage qui prétend que science sans conscience ne soit que ruine de l’âme. Il y a pourtant des moments forts disséminés tout au long de ‘High life’, des images et des idées dont on se souviendra, pour de bonnes ou de mauvaises raisons et même le contexte science-fictionnel est finalement moins anodin qu’il y paraît. Reste que dans l’ensemble, sans atteindre le niveau intensément parisien de ‘Cosmodrama’, avec tous ces gens qui n’ont pas forcément quelque chose à dire mais qui le disent très fort, l’impression dominante que laisse “High life’ reste quand même celle d’un pensum dont les chocs visuels répétés ne font jamais oublier la facture toute théorique, et qui s’avère plus souvent pesant et barbant que revigorant.
Alex
Alex

17 abonnés 403 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2020
Un film intello et perché (disons "lyrique"), très créatif, parfois dérangeant, où l'isolement des personnages fait culminer les tensions et la frustration sexuelle sur un rythme lent.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2020
Tchemy affirme à Monte se trouver là pour « transformer l’humiliation en gloire » et offrir la meilleure vie possible à sa famille. Ses termes sont importants pour appréhender la démarche de la cinéaste : il s’agit d’une conversion de type alchimique au terme de laquelle la boue devient or, l’ordure se recycle, la laideur accède à la beauté. High Life s’interroge ainsi sur la propension du sublime à naître d’un microcosme impropre à le recevoir, comme greffé à lui et qui seul maintient la fascination de l’homme devant le spectacle de la nature (et de sa nature à lui). Le vaisseau spatial est un corps fait de corps épars, comme eux il se réduit à des fonctions organiques et mécaniques, comme eux il parcourt l’espace sans but véritable, sinon le trou noir, c’est-à-dire l’anéantissement. Et ce spectacle auquel assiste l’humain est celui de la matière qui absorbe tout, de la même manière que les pieds de Tchemy s’enfoncent dans la terre du jardinet intérieur. Les corps vont et viennent, on récolte leurs fluides, on les féconde pendant leur sommeil, violés et réduits à leur désir primaire, ce désir tout-puissant qui les pousse à faire route vers le trou. La seule finalité de la condition humaine réside dans la reproduction, la rencontre entre un phallus plein de semence et un vagin ouvrant sur l’utérus, région de l’univers défini par son mystère et sa totalité. Claire Denis orchestre ainsi un combat entre stérilité et fertilité : ou comment les êtres humains, en dépit de leur condition sinistre et stérile, ne peuvent s’empêcher d’étendre leur colonisation et d’affirmer leur fertilité alors même que celle-ci n’a pas de sens, qu’elle est destinée à mourir, se reproduire et mourir. Les personnages sont des spectres qui errent dans un vaisseau microcosmique : ils ne dépendent d’aucune hiérarchie véritable, ne disposent d’aucune profondeur, non, ce sont des automates réduits à appliquer une série de gestes, à exhiber ce fond de bestialité (la tentative de viol, les accès de colère) commun à tous les hommes. À ce titre, le personnage campé à la perfection par Robert Pattinson est lunaire, n’a d’humain que ce qui le relie à son enfant ; preuve que ce n’est qu’en donnant la vie après l’avoir lui-même reçue que l’humain se définit et organise son existence. Avec High Life, Claire Denis poursuit l’appropriation de l’espace par un certain cinéma à tendance philosophique : après Interstellar et First Man, avant Ad Astra et Proxima, la cinéaste pense l’espace comme un territoire fantasmatique et obsessionnel – en témoignent les nombreux plans qui fétichisent objets ou perspectives, une échelle vue de haut, le jardin rappelant l’Éden etc. – qui cristallise la solitude profonde de l’être au monde et la malédiction congénitale de sa reproduction.
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