Le Mépris
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323 critiques spectateurs

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zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 octobre 2009
Nullissime. J'ai donné une heure au film pour décoller mais non... il n'y a rien. Le néant toal. Pas une once de sentiment. Le mépris ne prend jamais. Un coup de filtre bleu. Jaune. Gratuit et totalement sans effet. De temps à autre des bouts de pellicules qui s'enchaîenent, sans doute des chutes géniales qu'il fallait à tout prix caser. Un cul tous les quarts d'heures pour réveiller le spectateur. Et puis tout sent l'impro ; tout pue la vanité. Au final une daube. Une vraie, de celles qui donnent même pas envie d'en rigoler.
you talkin to me
you talkin to me

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2020
Il est incontestable que ce film subit ici un profond mépris. Il serait bon d'être humble face à une telle composition, d'une si grande richesse, d'essayer de comprendre pourquoi le film a autant marqué son temps et l'histoire du cinéma. C'est peut-être un film qu'il faut voir à un certain âge pour vraiment bien le saisir, quand on est déjà adulte, qu'on a déjà vu beaucoup de films et qu'on en revient un peu lassé, qu'on a besoin de se rafraîchir sur quelque chose de plus simple, de plus dépouillé. Mais je crois surtout que le procès que l'on fait ici à ce film, film "chiant", "ennuyeux"; ce film qui est supposé être un des plus accessibles de Godard (son plus grand succès public) avec A bout de souffle, c'est un procès que l'on fait à un certain cinéma. Un cinéma d'expérimentation, un cinéma qui ne sait pas toujours où il va, un cinéma qui se cherche, et qui nous ouvre à tout un monde extérieur à lui, de sensations, d'idées, comme un poème. Je pense que le procès qui est fait ici à ce film ("C'est exactement le genre de film que je n'aime pas" que j'ai lu dans les "critiques" comme s'il appartenait à un type, dont il était le représentant le plus net, dont on voulait montrer que c'est là le plus grand ennemi), c'est le procès d'une certaine idée du cinéma, d'un cinéma qui brise la linéarité de la narration, l'identification du personnage, pour tenter de nous ramener à une expérience sensorielle originale. Je pense que le procès qui est fait ici à ce film, c'est le procès de la poésie.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2016
Le premier mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce grand succès critique de Jean Luc Godard serait: répétition. Car en effet dans ce film, tout se répète: la musique (heureusement pour une bonne raison dont on reviendra après), belle mais peu nombreuse, les dialogues ("Je t'aime Paul", "Je t'aimes pas"...), les scènes, nombreuses et plus ou moins égales (en fait il y a que la couleur des cheveux de Bardot qui change ^^)... Classé parmi les meilleurs films de la nouvelle vague, Le mépris n'est malheureusement pourtant pas le chef d'oeuvre absolu annoncé. En revanche il se dégage de ce film un symbolisme (le thème qui vient dès que le personnage de Camille, jouée par la peu convaincante Brigitte Bardot, ressent le "Mépris" en question) peu accessible. Godard prouve une nouvelle fois qu'il a la maitrise de l'image et du plan, quatre ans après le bien connu "A bout de souffle" (son premier film en 1960) et "Une femme et une femme" avec Belmondo (qui jouera Pierrot le fou trois ans après) et la musique de Georges Delerue (Piero Piccioni en version italienne? Pas commun ça...) est en parfaite osmose avec l'histoire de Paul et Camille, deux scénaristes de cinéma en production avec Fritz Lang pour l'adaptation de l'Odyssée d'Homère, qui retrouvent leur couple chamboulé par un producteur américain, Jérémy, qui rendra Camille méprisante envers son entourage et surtout son mari à cause de ce dernier qui a eu la mauvaise idée de la laisser avec le producteur, et qui a cru qu'il a voulu la pousser à aller travailler avec ce dernier. Mystérieux, sensuel et beau, voilà une bien bonne découverte de cinéma expérimentale pour vous faire encore un peu plus aimer le style de Godard !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 mai 2014
Une grâce éternelle émane de ce roman qui est à la fois lu, et chanté.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 août 2010
Il faut en avoir du mépris pour le spectateur pour pondre un film pareil. C'est si soporiphique, si pseudo-intello. La musique est magnifique, mais celà ne fait pas un film. Et puis arrêtons de dire que Bardot est une bonne actrice. Elle n'est même pas crédible en tant qu'être humain.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2013
J'aime beaucoup les chevilles, le derrière et la pointe des seins de Brigitte Bardot. J'ai bien aimé "le mépris", également, mais ce serait mentir que de crier au chef-d'oeuvre. Certes la musique est magnifique, les plans sont étudiés et Bardot nous montre ses fesses. Mais le tout sonne finalement un peu creux. A voir, quand même pour ce qu'il représente dans l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 décembre 2010
On peut dire tout ce qu'on veut sur l'apport de Godard au cinéma, disserter sur les bleus/rouges/jaunes de n'importe quel plan, déblatérer sur sa mise en scène révolutionnaire, son sens du cadrage, etc... rien ne m'empêchera de penser que "Le Mépris" est un film chiant. Puisqu'on a décidé que c'était culte, il faut l'avoir vu. Il faut reconnaître que la musique de George Delerue n'aide pas. Ni le jeu absolument mauvais de Brigitte Bardot. Je suis vraiment sceptique. Est-ce moi, pauvre hère, qui n'ait aucun goût et qui n'y connait rien ? C'est sans doute cela.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 533 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 août 2009
je ne me souviens que de m'être ennuyé comme jamais dans la salle de ciné et de la musique (splendide)
Epikouros
Epikouros

53 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 avril 2014
Le film le plus prétentieux et le plus surfait de l'Histoire du cinéma français avec, en prime, une "ravissante idiote" nommée B.B. doublée d'une comédienne ratée. Même ses fesses ont pris un coup de vieux et ne sont plus sexy en 2014. C'est dire... Une demi-étoile pour la musique... que j'ai eu envie d'enlever aussitôt tant la rengaine est rabâchée comme un vieux microsillon rayé. Un insipide navet qui n'enchantera que les snobs et la critique parisienne qui préfèrera toujours à l'Amour en live les interminables et poussives branlettes d'intellos. J'ajoute que le mépris du réalisateur est total pour ceux parmi ses spectateurs (sans doute de débiles provinciaux n'aimant que le cinoche commercial) qui ne connaissent pas un traître mot d'anglais et sont largués dès la première séquence !
Antonin T.
Antonin T.

38 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2013
Le mépris est magnifique. La scène de l'appartement,sublime, avec une très belle mise en scène, une très belle musique et une très belle photographie.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2013
Jean-Luc Godard et les stars : presqu’une condition sine qua non. «Le Mépris» (France, 1963) unit deux célébrités de son époque : B.B. que se partagent les paparazzi (cf. «Paparazzi» de Jacques Rozier) ; J.-L. G. que s’arrachent et qui déchire la critique. Partagé entre ces deux sommités du moment –qui n’appartiennent pas franchement au même milieu-, «Le Mépris» raconte l’histoire «du cinéma (qui) substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs». Le monde du «Mépris» est composé de désir. Et le désir, dans sa nature, ne sait exister sans le mépris qui le menace. Du désir, le film bascule au mépris. Par le biais du scénariste Paul Javal (Michel Piccoli), Godard dévoile un état des lieux de l’industrie du cinéma. Dans ce monde en déclin, situé dans un Cinecittà vétuste, Fritz Lang est le gardien d’un art du cinéma typiquement européen que met en péril le producteur américain (Jack Palance). Derrière l’histoire d’amour entre Paul et sa magnifique femme Camille (Brigitte Bardot), Godard trace l’histoire du cinéma telle qu’elle s’écrit entre l’Europe et les Etats-Unis. Si la majorité de l’action se déroule au bord de la mer Méditerranée, à Capri, c’est en même temps parce que tout se joue au bord du gouffre, entre la certitude de la terre et l’instabilité de la mer, et parce que le film, bien que tourné en Europe, regarde du côté de l’horizon américain. B.B. n’est pas une star européenne, elle se fait, dans le film comme dans la vie, l’égale d’Ava Gardner, de Lana Turner, d’Angie Dickinson ou de Natalie Wood. Michel Piccoli, en revanche, scénariste de cache-misère, est un auteur à l’européenne, voire à la française, comme les Aurenche et Bost que Truffaut dépréciait tant. Il travaille dans le cinéma plutôt pour satisfaire les désirs de sa belle dactylo, que par amour du 7ème art. «Le Mépris» entreprend donc le récit d’une fracture, à travers un Franscope tout de même moins beau que celui d’«Une femme est une femme» (même s'il lui est supérieur).
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2010
Le Mépris est un véritable manifeste du Cinéma. Très conceptuel, trop pour certains, il se regarde néanmoins avec délice. La photographie de Raoul Coutard est d'une ingéniosité parfaite. On le regarderait des dizaines de fois uniquement pour le soleil de Méditerranée, d'autres pour le corps dénudé de Brigitte Bardot. La musique lancinante de Gorges Delerue est dans toutes les têtes. Fritz Lang apparaît comme sphinx d'un Âge d'or du Cinéma perdu. Toute la Nouvelle vague est dans ce film !
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 novembre 2013
Dis tu l'aimes mon générique super innovant ou au lieu de montrer par écrit les noms des gens ayant participés au film une voix off s'en occupe ?

Dis tu l'aimes la scène ou Brigitte Bardot demande si son compagne aime chacune des parties de son corps ?

Dis tu l'aimes ma musique a répétition qui parfois augmente d'un coup pour ne pas te faire entendre les dialogues ?

Et mon histoire qui ne raconte rien, tu l'aimes hein ?

Dis tu l'aimes mon film alors ?

Jean-Luc Godard ou l'art de filmer le néant et de savoir le combler avec ce qu'il y a de plus vide encore, sur une dose pseudo intellectuel a deux francs .
La nouvelle vague du cinéma Français ou la chasse d'eau Godarienne .
Vinnie
Vinnie

95 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2019
Le Mépris, film de Jean-Luc Godard, chef de file du mouvement de la Nouvelle-Vague est sorti en 1963. Réunissant Michel Piccoli, Brigitte Bardot, Jack Palance et Fritz Lang, l’œuvre est magistrale, avant-gardiste et a influencée nombre de cinéastes, de Martin Scorsese à Quentin Tarantino en passant par David Lynch. Un monument du septième art.

Débutant par un générique parlé, à la manière d’un Sacha Guitry ou d’un Orson Welles (qui avait utilisé la technique pour La Splendeur des Amberson), Le Mépris accroche par cette ouverture insolite. Ainsi, le film continue sur une citation d’André Bazin : Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. Ca sera une des thématiques du film, le combat entre un réalisateur (Fritz Lang) qui a une vision artistique et un producteur (Jack Palance) qui veut imposer son point de vue de façon unilatérale.

Un scénariste, Paul (Michel Piccoli) est engagé par le producteur de cinéma Jeremy Prokosch (Jack Palance) dans le but de réécrire une adaptation de L’Odyssée d’Homère pour qu’elle soit plus conforme à sa vision et s’éloigner de celle de Fritz Lang, le réalisateur, qui veut être fidèle à la version de l’auteur. Petit à petit, l’engagement de Paul sur le film va l’éloigner de sa compagne, Camille (Brigitte Bardot) qui lui reproche de vendre son âme pour l’argent.

A partir de là, Godard tisse une œuvre monumentale, esthétiquement admirable et au propos infiniment profond. Concernant la mise en scène, elle s’avère extrêmement intelligente. On peut prendre en exemple la partie du film se passant dans l’appartement de Paul et Camille ; le réalisateur filme les deux protagonistes comme une sorte de ballet sous forme d’échanges à bâtons rompus, l’espace de l’habitation étant utilisée de manière absolument remarquable et magnifiant de facto la scénographie. Ainsi, Godard joue du plan-séquence afin de rendre un aspect de vérité et d’authenticité qui se ressent également dans les dialogues, troublants de sincérité. Ensuite, quand Paul et Camille en viennent à parler de rupture, le montage se veut plus brutal, le cinéaste ne cadrant plus les deux acteurs en même temps pour démontrer de façon à la fois visuelle et symbolique cette soudaine coupure qui s’effectue chez le couple. De plus, le chef-opérateur, Raoul Coutard (qui a également travaillé pour François Truffaut) a su réaliser une photographie somptueuse, s’appuyant notamment sur un travail fin et précis des couleurs qui contribue à la beauté esthétique des plans du Mépris, spécialement ceux réalisés à Capri, avec la mer en toile de fond, superbe.

Le Mépris est aussi une prodigieuse étude sur les relations amoureuses, Godard nous livrant une vision très personnelle de celles-ci. Ainsi, Camille finit par mépriser Paul car elle s’ennuie et lui reproche de sacrifier ses ambitions personnelles pour l’argent ; plus celui-ci cherchera à trouver la réelle explication, plus il se heurtera à un mur sans jamais parvenir à comprendre les raisons de ces problèmes. Même si Brigitte Bardot doit plus sa présence dans le film à son physique gracieux qu’à son talent d’actrice, celle-ci n’en reste pas moins d’un naturel saisissant tandis que Michel Piccoli excelle en homme blasé par la vie et torturé par une femme qu’il ne comprend plus. Tiraillé entre ses aspirations artistiques et son besoin d’argent qui l’oblige à accepter un travail qui va à l’encontre de ses valeurs, Paul déclamera cette phrase lourde de sens : Le monde moderne est fait de telle façon que l’on est toujours obligé d’accepter ce que veulent les autres. Pourquoi est-ce que l’argent prend tant de place dans ce que l’on fait? Godard démontre donc toute la difficulté du processus de création et surtout dans le milieu du cinéma où le réalisateur doit énormément jouer des contraintes liées aux producteurs ; propos illustrés dans le film par les relations entre Prokosch (Jack Palance, impressionnant de charisme), un riche producteur sûr de lui et arrogant opposé à Fritz Lang (alter ego de Godard),cinéaste chevronné refusant toutes concessions. A noter la partition musicale composée par George Delerue, splendide et enchanteresse.

Le film de Jean-Luc Godard, influence majeure et œuvre transcendante unanimement admirée, est devenu un grand classique représentatif de ce mouvement cinématographique précurseur qu’est la Nouvelle-Vague.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 août 2015
Mon manque de culture ciné me fait honte parfois, mais ce n'est très récemment que j'ai vu mon premier Godard : "Le mépris". On m'avait avertit que c'était assez spécial et pour être franc je n'ai pas été déçu du voyage. Visiblement, Jean-Luc Godard est capable du pire comme du meilleur lorsqu'il s'agit de filmer les émois et tourments d'un couple : le jeu du "- Je ne t'aime plus - Pourquoi ? - Je ne sais pas" devient à la longue particulièrement lassant tant les répliques paraissent creuses et sans saveurs. En parlant de saveur, les personnages en manquent singulièrement, et c'est presque avec soulagement que le twist de la fin vient nous délivrer de cette galère... Et pourtant, si l'ensemble est longuet et ennuyeux à mourir, quelques scènes tirent tout de même leurs épingles du jeu grâce à des mouvements de caméra et une mise en scène intelligents, sans oublier la magnifique partition musicale de Georges Delerue. Dommage, cependant, que cette même musique soit utilisée à tort et travers, car son intensité dramatique s'en trouve amoindrie. Bilan en conséquence plutôt faible pour une première approche du cinéma d'un des fers de lance de la Nouvelle Vague...
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