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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2008
Imagine une mer bleue,luisante sous un soleil brûlant,sublime,désintéressée. Et au dessus d’elle,les dieux qui vivent leurs guerres,leurs amours,leurs passions,leurs déchirures. Imagine Ulysse et Pénélope,imagine le puissant Neptune! Imagine maintenant une ville commune à de nombreuses villes. Une ville d’été où,vers 14h30,personne n’est dans les rues tant il fait chaud. Imagine dans cette ville un petit appartement et dans cet appartement, un couple qui s’aime. Imagine une femme qui demande à son homme s’il l’aime « totalement ».Imagine qu’il lui réponde qu’il l’aime « totalement,tendrement,tragiquement ». Imagine que la mer que nous décrivions tout à l’heure,la mer sublime et désintéressée,soit un peu dans le lit où ils se parlent, que les dieux soient un peu dans leur vie, qu’ils soient un peu Ulysse et Pénélope. Imagine que Dante ait dit un jour que « notre joie se métamorphose vite en pleurs, jusqu’à ce que la mer se fut refermée sur nous ». Imagine encore cet homme au chapeau, celui qui aime « tragiquement » laisser sa femme, celle qui souhaite être aimé « totalement », monter dans la voiture d’un américain comme on confierait un bijou à quelqu’un qui nous doit de l’argent. Imagine le Styx, imagine l’enfer des dieux grecs. Imagine la descente aux enfers du mépris des hommes. Imagine qu’un jour, cette femme dise à cet homme au chapeau:« Je te déteste parce que tu n’arrives plus à m’attendrir ». Imagine des escaliers qui n’en finissent pas et en bas, tout en bas, la mer encore, toujours cette même mer, bleue, bleue, terriblement bleue. Imagine la fin. Devine le visage de cette fin. Et enfin, maintenant que tu as tout imaginé, imagine qu’au tout début, avant la mer, avant les dieux, avant Ulysse et Pénélope, avant la ville et l’appartement, avant les mots d’amour, avant la phrase de Dante, avant l’homme au chapeau, avant cette femme, et même avant le mépris Jean-Luc Godard ait pointé sur toi une de ces caméras énormes du d’avant pour que tu te sentes
Quelle purge ! J’ai voulu voir ce film « culte » pour me forger mon opinion, mal m’en a pris. C’est d’une invraisemblable prétention (le cinéma qui fait un film sur …le cinéma ) et l’essentiel mise sur la plastique, très belle d’ailleurs, de BB, ainsi que sur les paysages. Les dialogues sont plats, il ne se passe rien, et on retient, surtout, la musique intervenant à chaque instant. On se demande vraiment comment certains ont pu aimer cette daube pour pseudo intellos.
« Le mépris » de Jean-Luc Godard (1963) est un film qui me déconcerte, racontant la séparation de Brigitte Bardot (forcément nue mais dont le jeu est bien fade) et de Michel Piccoli (le chapeau toujours vissé sur la tête même dans son bain) à l’occasion d’un projet de film sur Ulysse produit par Prokosch (Jack Palance), un américain grognon et imbu de sa personne et de son Alfa Roméo rouge, et filmé par un certain Fritz Lang. Les dialogues sont d’un ennui mortel pour ne pas dire masturbatoires, et l’image bien pauvre malgré le site de Cinecitta et Capri. Quant à la scène de l'accident final, censée être bouleversante, elle en devient ridicule. De ce film on ne retient que 2 plaisirs : le thème musical de Georges Delerue et celui de voir le grand Fritz Lang avec son monocle !
Intimité du métier de cinéaste, vie publique du producteur, intimité du scénariste, intimité de la femme aimante et malheureusement intimité encore plus absolue de la femme méprisante. Pour surenchérir sur cette dualité femme/homme de lintime, Godard soffre avec quasi omniprésence, une musique aussi tragique que luvre quelle surligne : le fameux Thème de Camille, composé par George Delerue. Là encore, à de très rares mais sulfureux moments, la musique confère une grande puissance émotionnelle au spectateur, c'est-à-dire lorsquelle accompagne des silences entrecoupant des propos inquisiteurs et intimidant tenus lun envers lautre par les deux protagonistes principaux : Michel Piccoli, Brigitte Bardot. Et cest ainsi que je fais de cette Camille le plus beau rôle de Brigitte Bardot, malgré ses manquements dinterprètes, car ce rôle simbrique dans chacune des étapes dun film filmant lhumain, au centre duquel il y a la femme. Ce qui est selon moi au-dessus de son interprétation de Et Dieu créa la femme (Roger Vadim -1956-) parce quelle na plus le statut de femme-objet, mais celui de matrice suggestive de la raison daimer. (+ sur mon blog "fredhorizons")
Troisième film de Godard que je visionne, et ce n'est décidément pas un réalisateur que j’apprécie, et ne comprend pas toute l'aura qu'ont ses films aujourd'hui. Hormis une scène culte en guise de préambule, cette histoire de couple qui se délite tourne rapidement en rond, car à trop vouloir ne pas faire comme les autres, la mise en scène de Godard devient prétentieuse, se considérant au dessus des autres. Ironiquement on finit par éprouver du mépris pour ce film, ce qui était peut être le but. En tout cas on pourra toujours apprécier la beauté de BB qui nous montre généreusement son anatomie.
Voilà un film typiquement réservé aux initiés. Sinon, comment adhérer à ce projet ? Vous enlevez la superbe musique de Georges Delerue et toute l'émotion du film retombe ! Au milieu du film, une scène tournée dans une grande salle de cinéma est habillée d'un son particulièrement insupportable! Reste le charme de Brigitte Bardot qui comme chacun sait n'appartient pas plus à Paul Javal (Michel Piccoli) qu'à aucun homme !
J'ai A-D-O-R-E-E !!! Tres bon acteurs , ce film ma fait pensée au film a bout souffle normal c'est le même réalisateur ; tu es dans le film des le début , bref rien a redire c'est un tres bon film qui est devenu un classique , ce qui m'étonne pas
En 1963, tandis qu'Orson Welles met en scène Anthony Perkins dans une oeuvre surréaliste ("Le procès"), Jean-Luc Godard réalise lui un long-métrage hyperréaliste, narrant le quotidien d'un scénariste (Michel Piccoli) qui connait des déboires conjugaux avec sa femme, image immortelle de la Beauté (Brigitte Bardot, dit "BB" par Serge Gainsbourg). En effet, du jour au lendemain, voilà que Bardot remet en question ses sentiments vis-à-vis de cet homme qu'elle affirme avoir aimé plus que tout au monde. Quant à lui, il ne comprend pas ce qui lui arrive, et doute de tout. Côté professionnel, le scénariste est approché par un producteur dont les manières reflètent l'attitude méprisante de certains pontes d'Hollywood, et qui ne supporte le cinéma en tant qu'Art. Lui ne comprend que le sens des chiffres. C'est pourquoi, lorsque Fritz Lang en personne lui soumet son nouveau métrage, le producteur, fou de rage de n'y rien comprendre, demande à Piccoli, fort d'un succès commercial, de remanier le scénario de Lang pour que le spectateur s'y repère... "Le mépris" raconte la vie de ce couple en crise qui ne trouve leur salut que dans une approche artistique de l'existence. C'est pourquoi le réalisateur du "Testament du docteur Mabuse" fait ici figure de sage, qui a saisi le sens de la vie. Un idéal qui ne vous tend pas la main éternellement...
Le Mépris : quelle méprise ! Malgré un casting impressionnant, le film m'a paru une coquille vide. De très très belles images, une musique soignée mais pour le reste... Piccoli en scénariste de Fritz Lang (émouvant il est vrai), embauché par un producteur américain, franchement, ça ne tient pas la route. La mise en abyme est pénible pour le spectateur (car en fin de compte, ce scénariste que le producteur cherche, c'est aussi ce que Godard cherche dans son film : un scénario !) et creuse. Son film ne fait pas réfléchir, il se réfléchit lui-même. Et on s'en fout de Bardot qui plus est.
La première heure se laisse très facilement regarder. Entre dialogues savoureux, mêlant l'anglais et l'allemand au français, des décors magnifiques et de très bons acteurs. Néanmoins, par la suite on se lasse facilement car l'histoire n'avance pas. Elle ne l'aime plus certes mais rien d'autre ne viendra, jusqu'à ce superbe et brutal final. Alors même si cette oeuvre paraît longue sur ces 40 dernières minutes, elle ne reste pas moins l'une des meilleures de Godard, avec de magnifiques et brillants plans-séquence et une musique somptueuse.
Mon premier film de Jean Luc Godard... Et la rencontre est ratée. Le mépris est un film méprisant, avec tous les stéréotypes machos de l'époque. Aucune histoire, les acteurs sont trop lisses dans leurs interprétations, et ça devient vite ennuyeux. On ne sait ce que Camille (Brigitte Bardot) a envie de dire, ni où le réalisateur a envie de nous mener. La scène culte (sans le "lte") est tout à fait au début, et résume très bien le film. Voir birgitte bardot nue, et sans personnalité... La femme considérée comme un "être pour le regard"... dépendant du regard des hommes.
La première chose qui m'a déplu est la lumière, elle est horrible. Les plans, les décors, tout est très laid (design des années 60 pouah !). Brigitte Bardot ne sait pas jouer, dès qu'elle parle ça sonne faux. En ce qui me concerne son charme n'opère pas sur moi. On n'arrête pas de nous filmer ses fesses complètement plates. N'est pas Vénus callipyge qui veut ! Les dialogues sont d'une pédanterie crasse. Les acteurs déclament sans comprendre. Le thème musical est bien sur splendide, mais ce sera la seule musique du film, et il interviendra à tort et à travers et souvent hors de propos. Le seul point positif du film est la découverte de Jack Palance qui joue très juste et avec beaucoup de charisme. Après avoir visionné ce film je comprends d'où vient la légende des films français chiants et bavards.
Godard ou le succès incompréhensible. Avec "Le Mépris", il signe un film bien étrange qui laisse fortement perplexe. Les décors sont beaux, la musique est belle, Brigitte Bardot l'est tout autant, Fritz Lang est bien sûr un homme d'exception, mais c'est tout. C'est long et lent (alors qu'il ne dure même pas 2 heures), il ne se passe rien et les semblables tensions sont si mauvaises qu'on passe à côté. Un succès questionnable, un réalisateur dont le succès est également questionnable. En bref, "Le Mépris" est un film qui porte bien son nom car il est lui-même à la limite du méprisable.
D'un ennui mortel. Tout sonne faux dans ce film, rien n'est crédible. Seule la plastique dénudée de Brigitte Bardot m'a tenu en éveil. Et certains crient au génie, au chef d’œuvre ? Hallucinant.