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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2010
Quel film!!!! "Le mépris" de Godard est l'histoire d'un couple dont le mépris (d'où le titre du film) va s'installer de plus en plus et va faire voler en éclat l'amour des deux tourtereau. Le film est une veritable oeuvre d'art, les plans sont magnifiques et parfaits comme la musique qui est simplement superbe. Michel Piccoli est parfait, Brigitte Bardot trés belle (je ne suis pas un amoureux de Bardot en tant qu'actrice mais faut bien avouer que c'est une belle femme). La mise en scéne de Jean-Luc Godard est génial, il maitrise son film et ca se voit. Ce film est sublime, poétique bref un chef d'oeuvre voir même plus que ça.
Osons le sacrilège : « Le Mépris » a pris un coup de vieux ! Contrairement à l’éternelle jeunesse de « Pierrot le fou » ou de « Bande à part », cet autre classique godardien accuse le coup. Certes, on y trouve des moments de grâce (l’ouverture, l’amère distance qui s’instaure dans le couple, le beau désenchantement de Piccoli), mais le récit est trop souvent démonstratif (la crise du couple qui fait écho à celle du cinéma), voir caricatural (le producteur hollywoodien, grossièrement dessiné, « l ’art pur » maladroitement représenté par le kitch d’un péplum immobile qui cherche en vain à s’élever au rang de tragédie classique). Tout comme Truffaut avait la main lourde lorsqu’il parlait du coulisse d’un tournage dans « La Nuit américaine », Godard n’évite pas le pesant quand il fait réciter à Lang ses hautes considérations sur le cinéma. « Le Mépris » a évidemment de beaux restes (dont un des plus foudroyants accidents de voiture de l’histoire) et un charme langoureux (le bikini de Bardot), mais il s’est quand même bien empoussiéré avec les années.
Dans une période faste pour Godard qui alignaient les très bons films (à bout de souffle, masculin-féminin, le petit soldat, alphaville, pierrot le fou) celui-ci, pourtant porté aux nues par la critique, est raté, surtout à cause de l'ennui insondable qu'il dégage. Une énorme déception. Restent des images magnifiques.
Rejoignant par là l'avis de Severuss, ce film relève de la prétention exacerbée du pseudo-intellectuel Suisse Jean-cul Grodard dont les merdes cinématographiques creuses et absurdes font se pâmer des générations d'universitaires débiles depuis bien trop longtemps. Que les choses soient remises à leurs justes places: ce n'est pas en utilisant des références abstruses alambiquées issues de la littérature, de la peinture etc... que l'on peut réaliser de bons films; ainsi Cul-Jean Godasse croit être malin disant en gros à son public d'autiste élitiste (il ne doit y'en exister plus qu'un seul, à l'heure qu'il est): "regardez les gars comme vous êtes intelligents (moins que moi cela dit): avez-vous remarqué ma référence à Homère (33ème minute) et là, à Van gogh (42'32", quand le personnage saigne de l'oreille) ? Pas mal, non ?" Et l'ensemble de sa diarrhéique cinématographie de trahir une imposante concaténation gerbatoire d'absconseries débilitantes (quechua). Entre le populisme gluant gorgé jusqu'à plus soif de bien-pensance politiquement correcte déféqué continuellement par hollywood et ce genre de productions obscures élitistico-mondaines pour universitaires gogols méprisant le populo (l'universitaire n'aime pas qu'on lui rappelle qu'il fait caca comme l'ouvrier) et se croyant de facto au dessus des autres, il convient de trouver un juste milieu. Néanmoins, depuis pas mal d'années à présent; rares sont les "bons films". Et dire que j'ai dû me taper 5 fois "le mépris" pour passer mon bac (bac-poubelle) "cinéma" à cause d'un prof qui se pâmait devant le maître god !
L’un des chefs-d’œuvre absolus du septième art ? N’exagérons rien ! Même si l’adaptation désormais culte du roman de Moravia mérite d’être vue. A la fois hommage éloquent au cinéma (ne serait-ce que par la présence au casting de Fritz Lang) et réflexion déchirante sur le couple, la réussite du "Mépris" tient à mon sens à deux choses. Tout d’abord, la mise en scène. Godard a en effet un sens du cadre hors du commun et nous offre par la même occasion quelques plans absolument somptueux. Quelle richesse visuelle ! Quelle remarquable occupation de l’espace ! Cette véritable maestria parvient à éclipser l’interprétation des acteurs ; Bardot est en effet d’une fadeur affligeante, quant à Piccoli, il n’a pas non plus un charisme extraordinaire dans cette oeuvre-là. Ensuite, bien entendu, la musique. Sans doute l’une des plus belles jamais écrites pour un film. Cependant, à mon sens, le cinéaste en fait une utilisation un peu abusive, la balançant un peu à tous moments et à toutes les sauces. Si bien qu’on n’évite jamais les relents d’ennui, que même la partition de Delerue ne parvient à relever. Une entité cinématographique incontestable et enracinée, à découvrir, en revanche loin d’être un film absolu. Ni le meilleur de son auteur.
Maitrise insensée de la part d'un Godard qui peint le déchirement du couple moderne. Souvent naïf, parfois tendre, juste en permanence, la réussite du Mepris tient, il faut bien l'admettre, en grande partie de la performance de Bardot. La femme la plus sublime, belle, douce, agaçante et à la fois si attachante, y est traitée avec tant d'attention et d'exactitude qu'on pardonne au réalisateur une dernière demi heure moins réussie. Chef d'oeuvre !
Cérébral, esthétique et chiant (1.5/5). Dès la scène d'ouverture, plastiquement superbe, une voie off nous informe: “Le cinéma, disait André Bazin, substitut à notre regard un monde qui s'accorde avec nos désirs. Le Mépris est l'histoire de ce monde.” Le spectateur est prévenu, malgré la nudité affriolante de Brigitte Bardot et les qualités esthétiques bluffantes de son film, Mr Godard n'est pas là pour la gaudriole. Il est là pour dévoiler le sens d'une industrie (rien que ça) et promouvoir la Nouvelle Vague. Le couple formé par Camille et Paul (Bardot/Piccoli) est un prétexte pour parler du cinéma. L'amour qui se brise entre eux a pour écho l'opposition qui nait entre Fritz Lang, dans son propre rôle de réalisateur talentueux et pénétrant et Prokosh (J. Palance) le producteur américain. Ce dernier reproche à Fritz Lang d'avoir dénaturé le script et propose à Paul de le réécrire. Celui-ci, bien qu'admiratif du génial réalisateur, accepte par vénalité. En filigrane s'esquisse les contours d'un monde manichéen opposant d'un coté le vrai cinéma, dénué de compromission, intelligent et poétique incarné par Fritz Lang et de l'autre un cinéma superficiel et corrompu par l'argent. Le Mépris dont il est question dans le titre, outre le mépris de Camille pour son mari, est celui de Godard à l'égard de cette seconde conception du cinéma. Obnubilé par son message, Godard nous délivre sa leçon avec la raideur d'un instituteur de la 3e République et le film en souffre malgré sa beauté plastique. Le rythme est lent, les dialogues sonnent creux, excessivement théâtraux, le jeu des acteurs est parfois exagéré, les scènes s'enchainent en laissant un sentiment mitigé de pesanteur et de vacuité et l'enjeu apparent du film, comprendre pourquoi Camille fait la gueule à son mari et où cela va les mener, s'essouffle. On regrette les prétentions intellectuelles de Godard et on finit par se dire comme BB à Michel Piccoli: “D'ailleurs je m'en fous, ton histoire m'intéresse pas”.
Réalisé en 1963 par Jean Luc Godard, " Le Mépris " bénéfice d'une mise en scène bien trop lente qui finit par ennuyer dans la seconde partie du film, et d'une interprétation de Brigitte Bardot qui manque cruellement d'émotions par rapport au sujet du film. Ce qui est dommage car cette histoire de couple ( formé donc de Brigitte Bardot et de Michel Piccoli ) au bord de la rupture ( et qui ressemble beaucoup au film de Rossellini " Voyage en Italie " malgré une fin bien différente ) est loin d'être désagréable à suivre et certaines séquences sont réussi ( notamment celles où apparaissent le metteur en scène Fritz Lang ). A noter aussi une très belle partition musicale de George Delerue qui apporte pas mal de mélancolie à cette oeuvre somme toute assez étrange et qu'il est bien difficile de noté.
Un film déchirant et énigmatique filmé par un véritable magicien du cinéma. Godard embarque le spectateur dans une histoire troublante et magnifiquement mise en scène. Chaque plan est superbe et intelligent, et même si le film est difficile d'accès, on se laisse prendre dans les méandres d'un cinéma délicat et superbement écrit. On sent l'amour disparaître et la solitude gagner chez les personnages alors qu'ils s'accrochent, qu'ils font tout pour retenir ce qui filent entre leurs doigts, inexorablement. Bardot est bouleversante et crève l'écran grâce à un naturel à toute épreuve et une audace incomparable.
"Le mépris" n'est pas le film le plus inaccessible de Jean-Luc Godard, réflexion intéressante sur les émotions et le cinéma, mais le cinéaste se montre, comme d'habitude, complètement désintéressé par le récit et son rythme.
Après une introduction intéressante, véritable mise en abyme du cinéma, l'histoire s'évapore peu à peu pour un ennui... méprisable, justement. La mise en scène est certes, travaillée (composée de longs plans pour la plupart), mais le rythme très léger. Les dialogues sont parfois savoureux (la scène dans l'appartement romain), mais c'est ennuyeux. Et ce n'est certainement pas la fin qui rattrapera le tout. Alors même si Brigitte Bardot, Michel Piccoli et Fritz Lang sont convaincants, le fond manque profondément de vigueur.
Ce film est avant tout un objet d'analyse cinématographique, et en ce sens épouse à merveille la conception du cinéma qu'a Godard. C'est à la fois sa force et sa faiblesse. Le film bénéficie d'un travail titanesque, aussi bien sur la couleur, la bande-son (fameuse), les plans très longs, les dialogues, l'interprétation... et de ce point de vue là est le film le plus abouti de JLG. Quelques séquences sont une grande réussite, en particulier la naissance du mépris dans le regard de Bardot : on comprend tout sans forcément mettre les mots dessus. Seulement, le film ne passionne pas. Le discours de Godard ne se tient pas toujours, et si les enjeux sont bien dessinés, on est assommé de tant de théorisation (l'opposé du cinéma vivant qu'il prône pourtant) alors qu'on est à des kilomètres d'une complexité kantienne, c'est peu de le dire. Le film est à voir, vraiment, mais je n'ai pas été toujours convaincu. Un essentiel de Godard néanmoins.
Je crois qu’on va bien s’entendre Godard et moi. Déjà hier A bout de souffle m’avait plutôt conquis et là c’est encore mieux. Comme pour le film précédent j’ai trouvé le début juste sublime, le générique récité par Godard et la scène au lit qui s’en suis, purée ce mec c’est un peu un génie quand même. Il se permet même de citer Bazin, il se permet tout ! Et j’aime ça. Si l’histoire du film est intéressante, le parallèle avec l’Odyssée bien sympa, c’est surtout la forme que je trouve dantesque. Ne nous méprenons pas, le film ne cherche pas le formalisme parfait à la Kubrick, même si la mise en scène ne tolère aucune faille, mais c’est surtout qu’ik expérimente plein de trucs assez dingues et qui me passionnent complètement. En général je n’aime pas la surutilisation de la musique dans les films, c’’est typiquement l’artifice de mélo qui m’énerve, mais là tout le film baigne dans la musique, et elle est indispensable parce que c’est elle qui le rend si hypnotique. Parce qu’hypnotique, le film l’est vraiment, et à la limite comme je l’ai dit ce que le film raconte m’intéresse moins que ce qu’il dégage, une espèce de puissance complètement fascinante. Je crois que j’ai adoré la scène où la voix off des deux personnages intervient en plein milieu de la longue scène dans la maison, c’est complètement et foutrement prenant. C’est le genre de scènes et de films qu’on pourrait regarder pendant un long moment sans se lasser parce qu’il y a toujours un truc qui le rend passionnant à regarder. Par exemple, il y a la scène au théâtre, ou au cinéma je ne sais pas bien, où la musique est la chanson chantée est coupée puis remise de manière répétée, c’est le genre d’idées géniales toutes connes mais qui donne une ambiance à la scène. Ouais, c’est vraiment quelqu’un de très inventif j’ai l’impression. Et puis comment un film de Godard avec Fritz Lang qui tourne un film sur l’Odyssée pourrait être mauvais ? Le voir complètement détendu c’est assez marrant. Et puis j’aime aussi énormément la scène où on voit justement ce que donne ce film bien étrange, là aussi complètement insolite et passionnant, j’aurais vraiment envie de voir ce film-là ! Est-ce qu’il existe en blu ray ? Et la fin je la trouve magnifique, ce plan sur la mer, pff, qu’est-ce que tu veux dire après ça ? Et j’ai l’impression que Lynch s’est inspiré de cette fin pour celle de Mulholland Drive. Vraiment Godard est quelqu’un de passionnant, je n’en demande que plus.