Aquarius
Note moyenne
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130 critiques spectateurs

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manuher
manuher

7 abonnés 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 avril 2018
Il ne se passe rien ou presque. Pourquoi faire des films aussi longs quand il n'y a rien à raconter ?
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 juin 2020
Aquarius a des scènes trop longues et fastidieuses qui traînent sans signification et qui n'ajoutent rien au film et à l'intrigue. Des scènes de famille, des scènes de fêtes pleines de gens qui n'ont aucun rôle dans l'histoire. Un film prétentieux notamment les intermèdes musicaux. J'ai trouvé le film fastidieux, mal tourné et lamentablement monté. Le montage et le mixage sonore sur le film étaient très médiocres. Et pour un amateur de musique comme le réalisateur et son personnage dans le film, c'est navrant. Une femme serpente sans fin dans une longue promenade sur la plage. Ne se souciant pas des autres personnages et n'ayant aucun lien émotionnel avec eux. Aquarius est l'histoire d'une femme qui refuse d'être expulsée de son appartement qui est étiré à l'infini (plus de 2 heures)...
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2016
Ce film semble susciter un engouement qui me parait excessif? Tout d'abord il est manifestement trop long; avec 40 minutes de moins, il y gagnerait certainement. Ensuite l'actrice principale est une star au Brésil et alentour, mais elle en semble un peu trop consciente et frôle le cabotinage assez souvent; écrire que cette histoire de spéculation immobilière et la sauce autour est un portrait du Brésil, etc. etc. bof! c'est une histoire assez banale du capitalisme ordinaire, améliorée par le folklore local et quelques vinyles qu'on aime ou pas...
carbone144
carbone144

116 abonnés 849 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 février 2019
Long et sans grand intérêt à mon goût. Un ennui violent s'est emparé de moi. Je ne retiens rien de positif dans ce film. Rien ne m'a touché; ni personnage, ni environnement, rien.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2026
Il y a comme deux films dans Aquarius. C'est avant tout un magnifique portrait de Clara (incarnée par l'extraordinaire Sonia Braga), une écrivaine sexagénaire habitant le centre-ville de Recife, veuve, parfois solitaire, mais tout de même entourée d'un cercle familial et amical solide, au premier rang duquel se trouve la bonne, Ladjane. Aquarius propose en même temps une illustration du phénomène de gentrification qui est en train de transfigurer la ville de Recife, puisque Clara est ici mise sous pression par des promoteurs immobiliers pour leur céder son appartement et leur laisser le champ libre afin d'ériger une nouvelle tour en bord de plage. Ce qui lie ces deux idées, c'est Clara, bien sûr, mais aussi le cancer, maladie qui a laissé sur Clara des séquelles physiques, et qui revient, sous une forme allégorique, pour évoquer la destruction de l'immeuble dans laquelle elle habite, et avec lui, de tout ce qui constituait le passé de Recife.
Mendonca Filho parvient ainsi à un véritable coup de force, d'une extraordinaire limpidité, qui lui permet de saisir précisément et avec réalisme une destinée individuelle, et une autre collective. Cela donne lieu à une passionnante -- et habituelle chez lui -- réflexion sur la mémoire et sa préservation matérielle (disques, photos, meubles, immeubles aussi), mais encore sur ce que le système économique néo-libéral fait concrètement au Brésil, à ses habitants, à son histoire.
Aquarius est aussi admirable en ce qu'il ouvre des possibles de résistance (même si c'est avec une demonstrativité légèrement pataude). Il l'est tout autant dans sa façon d'ouvrir son espace critique à ses propres biais et limites, l'époque révolue dont Clara est nostalgique étant tout autant caractérisée par l'exploitation des pauvres que le présent, ce que l'omniprésence de Ladjane, et le souvenir de son films mort, rappelle.
Voilà un nouveau témoignage de l'extraordinaire talent de Mendonca Filho pour trousser en deux heures et quelques un film aux multiples ramifications ; il est pour moi l'un des réalisateurs majeurs des vingt dernières années.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2025
Portrait d’une septuagénaire au fort caractère luttant contre des promoteurs voulants racheter son appartement doublé d’une vision acerbe de la société brésilienne « Aquarius » est un long-métrage à part, où le temps n’est pas un organe linéaire mais un objet avec lequel le réalisateur joue à sa guise au gré d’une mise en scène misant sur l’espace.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2017
Plus qu'un constat social sur l'état de corruption au Brésil, "Aquarius" est surtout le portrait d'une femme âgée qui croit encore en ses illusions et qui, tout en vivant au présent, ne peut se résigner à renoncer à son passé. "Aquarius" possède un scénario audacieux, mis en scène de façon classique mais dominé par une actrice inspirée et magnifique, Sonia Braga, que l'on retrouve ici avec beaucoup de plaisir dans son meilleur rôle. Un prix d'interprétation à Cannes n'aurait été que justice.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2017
J'ai fait les soldes avec la semaine Télérama, sur la base du souvenir des critiques élogieux entendus lors de la sélection à Cannes de ce film. Tout en reconnaissant la belle performance de Sonia Braga, dans le personnage de Clara, la soixantaine rayonnante et assumant avec classe que sa vie de femme a été sexuellement riche, j'ai regretté que le film soit si long avec un scénario convenu et bien faiblard.
Le pot de terre contre le pot de fer, les méchants requins promoteurs (elle aurait du se méfier, un panneau sur la plage toute proche lui disait de se méfier des squales!) contre la pauvre petite propriétaire, voilà rien de très nouveau. Bien sûr que cela existe, mais où est l'originalité? Beaucoup de plans inutiles, un final convenu et téléphoné, les points d'ombre effleurés mais vite évacués ( sa disparition pendant deux ans, la frustration des enfants). Clara est forte, mais aussi égoïste dans son combat.
Il y a de beaux moments, telle la relation d'affection avec le maitre-nageur local, ou la sortie au bal entre nanas mais la sauce d'accompagnement est bien trop délayée pour ne pas ôter la saveur à ce qui aurait pu être l'occasion de mieux aimer le cinéma brésilien.
Cinéma vo - janvier 17
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2025
À travers le portrait d’une femme Mendonça Filho donne à voir une œuvre dense, épousant les lignes de faille d’un Brésil contemporain en proie à une mutation. Loin des figures héroïques attendues, Aquarius puise sa force dans l’obstination tranquille, dans la friction des corps et des espaces, dans la durée reconquise comme acte politique.

Clara ne se contente pas de résister, elle incarne cette résistance : survivante d’un cancer, veuve, mère, amante. Son appartement, dernier îlot d’humanité dans un immeuble déserté par la pression immobilière, devient le dernier théâtre de sa résistance.

Habiter, chez Mendonça Filho, n’est jamais neutre. C’est une inscription, un engagement, un ancrage. Clara ne protège pas un simple bien immobilier : elle protège un mode de présence au monde. Elle est archive, mais une archive vivante, traversée par les affects, les souvenirs, la musique, les silences.

La guerre immobilière qui structure le récit ne constitue pas seulement un ressort dramatique : elle est le prisme à travers lequel le cinéaste ausculte les violences invisibles du Brésil néolibéral. Le promoteur ne crie pas, ne frappe pas : il propose, il achète, il manipule. Le capitalisme, ici, est une machine sourde, patiente, enveloppée de sourires polis et de promesses.

Mendonça Filho filme la ville comme un corps malade, rongé par des métastases de luxe et des cicatrices d’exclusion. Chaque rue, chaque immeuble devient un symptôme. La modernité ne se construit pas : elle remplace. Elle efface, elle nettoie, elle blanchit. Clara, dans ce contexte, devient une anomalie.

Clara désire, elle danse, elle jouit, elle souffre. Le vieillissement n’est pas ici une déchéance, mais une continuité : celle d’une vie qui persiste, s’affirme, se redéfinit. Le film ne fétichise pas ce corps, il le laisse simplement être. Et c’est peut-être là son geste le plus subversif : rappeler que le corps féminin, de tout âge, demeure un lieu de subjectivation, d’autonomie, de lutte.

La sensualité du film se prolonge dans sa mise en scène : lente, patiente, enveloppante. Les plans s’attardent, les silences durent, les objets vibrent d’une mémoire affective. C’est un cinéma de la durée, non de l’action ; de la présence, non de la démonstration.

Clara n’est pas une résistante héroïque. Elle est une femme qui reste. Une femme qui dit non. Et ce non, dans le contexte d’un monde qui exige l’adhésion rapide, devient une insurrection.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2019
Cet énième épisode de Amour, gloire et beauté, beaucoup mieux scénarisé, réalisé, joué et filmé que ceux de la série télé, m'a fait réaliser la cause du triste résultat des dernières élections au Brésil. Il est évident que quand on est tombé aussi bas, on est prêt à essayer n'importe quoi pour sortir de cette absence d'être véritable.

Strictement sur le plan cinématographique, la maîtrise de base est bien parfaitement assurée. Les acteurs jouent leur rôle et les éclairagistes aussi. Autrement dit, c'est parfaitement scolaire.

Ce film sera un trésor pour les ethnologues qui étudieront la décadence de la société sud-américaine dans un ou deux siècles.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2017
L'Aquarius, sur les rives d'un Brésil en pleine métamorphose urbaine et sociétale est le symbole et l'écrin de la vie d'une femme. Il concentre un pouvoir de force, de ténacité et d'amour sublimement réalisé et interprété.
Carolasticot
Carolasticot

34 abonnés 196 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2023
Un des plus beaux films qui m’aient été donnés de visionner.
Le cancer du sein est traité de la plus belle des manières, notamment à travers les sujets douloureux que sont la prise de l’âge et féminité.
cet organe manquant trop souvent négligé prend tout son sens durant ces 2hr de poésie, de nostalgie et mélancolie brésilienne.
Et qui d’autre que la magnifique Sônia Braga pour interpréter ces combats aux sons de bossa nova ?
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juin 2018
Plutôt que de danser, rire et pleurer, Aquarius donne envie de bailler et zapper. Le film s'arrête quand il commence à y avoir un peu d'action. C'est une histoire de famille, un biopic fictif avec beaucoup de zones inexpliquées. Son engouement semble indiquer que le film plaît à une catégorie de personnes, peut-être d'un certain age et rang social.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

257 abonnés 2 079 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2017
Une tranche de vie de la petite bourgeoisie brésilienne observée avec tendresse et indulgence. Des pauvres, on ne voit que la femme de ménage. Certaines séquences sont réussies, d'autres un peu longuettes. D'une façon générale, ce film est très bavard. Le scénario comporte un certain nombre d'invraisemblances et parait peu crédible, surtout dans un pays comme le Brésil où les puissants font la loi dans tous les sens du terme. Reste un beau portrait de femme servi par une comédienne exceptionnelle.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2020
La présence de Sônia Braga, alias Clara, était la condition sine qua non à ce que le film fût réalisé. Ça se comprend. Loin de faire ses 65 ans, l'actrice incarne parfaitement la femme de caractère que tous admirent des deux côtés de la caméra. Son jeu de fer allié au talent de Kleber Mendonça Filho pour faire parler les non expressions de ses acteurs donne une réalité aiguë à ses images.

Traitant le réel, le rêve et le souvenir en égaux, le film est conçu en un seul bloc inébranlable pourtant non linéaire, presqu'autant, en fait, que l'immeuble où vit Clara et qui va se trouver transformé par une génération nouvelle ; un régime politique contre lequel le film proteste en douceur, ce qu'il devra payer, dans le monde réel, du prix de la controverse.

Cependant c'est justement dans cet accueil injuste qu'Aquarius devient le plus vertueux et le plus éloquent. Sanctionné par la censure pour la forme de son œuvre, Mendonça Filho remporte une grande victoire de fond.

Sônia a vaincu le cancer trente ans auparavant. Maintenant c'est son appartement qui est malade. Le jeune entrepreneur qui veut détruire l'immeuble pour la mise en œuvre du projet Aquarius y voit une demeure simple peuplée surtout de souvenirs et de vieux vinyles ; il n'y voit pas la vie qui y a été menée.

Mais Clara, détentrice de cette vie, va découvrir malgré sa propre détermination que l'ouverture d'esprit acquise au travers d'une vie difficile, même maniée avec sagesse, ne suffit pas à faire remettre en cause les nouvelles valeurs du monde. Qui dit nouvelles valeurs dit nouvelles limites, et l'on peut compter sur le personnage et le réalisateur ensemble pour les déceler.

Le fond d'Aquarius a été en partie invisibilisé par des esprits trop fermés. Même si on l'ignore au moment du visionnage, le film en porte la marque avec dignité, car c'est son âme qui en est la cause ; la même que l'écran nous apporte encore maintenant.

→ https://septiemeartetdemi.com/
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