Aquarius
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2016
Encensé par les critiques lors du dernier festival de Cannes dont il repartira malgré tout bredouille ; « Aquarius » est un portrait de femme forte, une critique de la société brésilienne mais aussi une fable autour du petit qui refuse de se faire dévorer par le grand.
L’Aquarius, c’est un immeuble ancien en bord de côte à Récife où vit Clara, la soixantaine. Mais il est plus que çà, il est la vie de Clara : son enfance, son cancer, ses enfants et sa vie actuelle ; il est ses souvenirs. Quand un promoteur immobilier essaie par des moyens plus ou moins légaux de lui acheter son appartement afin de construire un bâtiment plus moderne, Clara prouve qu’elle existe ; elle résiste (allusion à sa passion pour la musique). Mais le combat de Clara n’est pas animé par le regret ou la mélancolie ; il est profondément ancré dans le présent, elle veut rester fidèle à son passé. Face au libéralisme débridé, Clara pourrait passer pour une héroïne des temps modernes ; mais le film décide de ne pas en faire une sainte ; elle a ses travers dont celui de, par égoïsme, priver les autres copropriétaires des revenus issus de la vente de leur appartement. Ensuite dans sa critique sociale, le film montre avec intelligence les inégalités de classes et l’importance de la couleur de peau dans la réussite au Brésil. Le promoteur la renvoie à sa couleur peau à deux reprises. Clara ne fait pourtant pas parti des classes supérieures, on l’envisage plutôt de la classe moyenne éduquée. Même si elle se tutoie avec sa femme et qu’elle a beaucoup de respect pour elle, on voit le fort décalage avec les pauvres à plusieurs reprises : l’épisode de la photo de la femme de ménage voleuse, l’intervention de la femme de ménage en plein épluchage des photos de famille par la famille de Clara, la plage des pauvres et la plage des riches,… La critique de la société brésilienne est acerbe comme l’an dernier dans le fameux « Une seconde mère ». Ce film est très intelligent mais aussi très indolent. Indolence qui fait écho à une intrigue légère s’étirant en longueur sans apporter du contenu au récit à l’image de l’acte 2. L’intelligence on la trouve par contre à de nombreuses reprises. N’en citons qu’une : l’épilogue du prologue où l’on tout comprit à l’affect amoureux, culturels, filiaux, politique liant Clara à l’Aquarius. Et plus largement dans le prologue, on comprend que la famille de Clara est éduquée, aux idées progressistes, aisée ; et aussi que l’Aquarius est un membre de la famille, la joie est possible ici, la liberté de penser aussi alors qu’à l’extérieur un régime autoritaire dicte sa loi.
Bilan des opérations un film intelligent et ample mais aussi plein de vacuité. « Seconde mère », moins cinématographique, avait le mérite d’être plus direct ; un coup de poing à plus d’impact qu’une gifle.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 octobre 2016
Pfffff… Roh l’ennui… Franchement, ce n’est pas faute d’essayer : essayer de se conserver un horizon le plus large possible ; essayer d’aller là où je ne serais pas tenté d’aller… Mais bon, moi, face à des films comme cet « Aquarius », je ne peux clairement pas. Quand je vois l’engouement qui existe autour de la sortie de ce film, je repense soudainement à la sortie d’ « Une séparation », ou bien encore de celle de « Lunchbox ». L’un était iranien, l’autre était indien. C’était plat, lent, basique… Mais c’était exotique et bien-pensant. Alors qu’importait la forme rêche ; qu’importait la platitude de la narration et du rythme. Au contraire ! C’est tellement typique de l’image que l’on voulait se faire du cinéma exotique que ça marchait du coup à fond les ballons ! Ainsi tout le monde avait encensé des films qui, dans la forme comme dans le fond, n’avaient pourtant que bien peu d’idées… Alors bon… Après tout pourquoi pas. Tant mieux pour ceux qui s’y retrouvent ! Mais bon, pour moi qui aime de la densité dans le propos, dans la forme, dans le style, je dois bien avouer que je crie vite famine face à ce genre de films, et malheureusement « Aquarius » en fait partie. Ah ça ! On peut s’émouvoir en observant cette Dona Clara méditer au beau vieux temps ! On peut être touché en la regardant contempler les brèches que ce temps creuse dans son corps et dans les fondations de son immeuble… Mais qu’on nous propose une telle forme ; un tel rythme… Sérieusement ? Ça tourne en rond, c’est didactique, ça se perd dans autant de scènes qui illustrent en permanence ce confort mêlé de mal-être. Et tout ça sur plus de deux heures… C’est bon, je n’avais pas besoin d’autant, surtout si la seule idée formelle du film se limite à simplement porter étrangement l’attention du spectateur sur une commode… Alors après voilà : le cinéma n’est qu’une vague question de goûts et de couleurs. Là où, parmi les critiques de la presse, je vois qu’on nous parle « d’auteur surdoué », de « complexité lumineusement taillée », d’un « puissant récit de résistance à la marche du monde », « d’indolence », « d’étonnant mille-feuille », de « fluidité mystérieuse », je vois surtout des hommes et des femmes qui ne savent finalement même pas nous dire pourquoi ils apprécient ce film. Bon après c’est sûr que c’est plus glam que de dire : « certes, c’est tout con, mais j’ai aimé parce que ça se déroule dans un décorum bobo que je surkiffe, et en plus de ça c’est brésilien donc je peux ouvrir mes chakras en toute sécurité : ça me donne à moi-même une image tellement ouverte sur le monde que ça suffit à mon bonheur. » Allons bon… Pourquoi pas, mais encore faut-il que ça n’aille pas trop loin… Moi quand je lis que ce film est sensé être « un film politique contre l’agressivité d’un capitalisme débridé », je trouve quand même qu’on se fout un peu de nous quand même. Non. Arrêtons deux secondes. Cette intrigue de promoteur immobilier c’est juste un vieux poncif pas inventif pour un sou, développé de manière ultra linéaire et didactique, dont le vide est systématiquement comblé par de longs plans sur l’actrice qui joue le rôle principal. Alors OK, on peut le trouver admirable ce personnage. Mais bon, il est quand même aussi étrangement écrit. Clara, finalement, comme la réalisation, est elle aussi très didactique dans ce qu’elle dit et dans ce qu’elle exprime ; et au fond, elle n’est pas aussi charmante que cela dans ce qu’elle est et dans ce qu’elle fait. En termes d’écriture, difficile de faire plus plat… Bon, après, ce n’est pas hideux non plus. Formellement Kleber Mendonça Filho maitrise les codes. C’est juste qu’il les exécute sans talent ni audace… Sans idée aussi… Au fond, c’est peut-être d’ailleurs cela qui résumerait le mieux le film. A part son pitch de départ et sa fameuse commode, le film n’a aucune idée… Et pourtant il dure deux heures… Donc voilà. A vous de méditer. Une pluie de laurier de la presse parisienne vaut-elle à ce point que vous preniez de tels risques d’ennui ?...
Funky-Peanut
Funky-Peanut

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2016
C'est très long, c'est mou .. Très déçue par rapport aux concert d'éloges de la presse. Des scènes interminables et trop nombreuses de la vie quotidienne qui n'apportent rien au film (mention spéciale pour la couche merdeuse du petit fils, on s'en serait passé ..). Avec une fin qui n'en ait pas une ... je ne conseille pas.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2016
Très connue dans son pays, on s’étonne encore pourquoi la brésilienne Sonia Braga n’a pas reçue la Palme de la Meilleure Actrice au Festival de Cannes 2016. Sur fond de crise sociale, elle joue une retraitée pleine de vitalité. Elle aime sa vie, son passé, ses amis et son appartement des années 50. Mais des promoteurs immobilier sans scrupules vont tout faire pour expulser chacun des habitants de l’immeuble afin d’y bâtir un projet touristique. C’était sans compter sur la résistance de notre personnage principal qui va se battre contre cette intrusion de malfrats. Kleber Mendonça Filho réalise un thriller dramatique inquiétant mais coloré, douloureux mais optimiste, nostalgique mais persistant. Dans la finesse et en s’appuyant sur sa remarquable actrice qu’il outrepasse son histoire en dénonçant l’ignominieux. Aquarius est une œuvre sociale synonyme de liberté.
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 octobre 2016
Je ne comprend pas la critique dithyrambique de la presse et de la grande partie des spectateurs. Le film est certe bien fait et trés bien joué. C'est un bon documentaire sociologique sur le Bresil mais l'histoire est trés banale. Le film tient la route pendant 1h30 et on attend de savoir qui de cette femme de 60 ans ou du promoteur va sortir gagnant du combat. Or tout s'écroule avec l'arrivée salvatrice de deux ex employés du promoteur et cette histoire de termites (qui veut faire le parallele avec le cancer de Clara). C'est un peu facile. La fin est déroutante. Fim un peu decevant qui n'a rien d'un chef d'oeuvre comparé à d'autres films
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2016
Factuellement, le film nous conte l'histoire de Clara, veuve d'un milieu aisé qui a tout vécu dans son bel appartement face à la mer, à Récife. La première heure, longue, pose le personnage, son histoire, son ancien cancer du sein, son veuvage. Puis on découvre comment elle tient tête seule au promoteur immobilier qui veut l'exproprier... seule contre son adversaire et son entourage. Et c'est un véritable siège qu'elle va tenir dans cet immeuble déserté.
Les métaphores sont nombreuses mais donnent au récit une valeur romanesque indiscutable avec la nostalgie comme moteur puissant. Avec une certaine veine épicurienne on goûte tout les petits instant de la vie de cette femme amoureuse, aimante et rebelle aussi à tout ceux qui aimeraient voir éliminés les vieux - "le vieux". C'est là que réside un certain message politique contre l'agressivité d'un jeunisme destructeur, d'un capitalisme débridé.
Le portrait d'une femme magnifique et sensuelle porté par la solaire Sonia Braga, d’une dignité poignante et inoubliable.
Grégouch M
Grégouch M

61 abonnés 858 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 juillet 2019
Film qui fait parti de la secte des films "bobos". C'est brésilien, c'est long, c'est un thriller dramatique donc c'est un chef d'œuvre!!!Pfffff

Oui c'est bien brésilien on le ressent bien dans l'atmosphère et le décor, oui c'est long, très long, trop long...Mais ou est l'intrigue thriller ? Deux discussions entre l'agent immobilier et l'héroïne? Un tapage nocturne avec une partouze...Pfff aucune intrigue et pas une once de drame non plus, aucune émotion tout au long cours de ce film.
A fuir
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2016
La soixantaine, Clara habite un bel appartement en bord de mer. Mais des promoteurs sans vergogne souhaitent l’en déloger pour construire un condominium de luxe.

Dans « Les Bruits de Récife » (2012), Kleber Mendonça Filho interrogeait, à partir de la rénovation urbaine d’un quartier de la capitale du Pernanbouc, le vivre-ensemble brésilien, la dureté de ses rapports de classe et de race. Son propos est aujourd’hui moins sociologique et plus psychologique. « Aquarius » est moins un film sur un lieu – la résidence ainsi nommée que Clara ne veut pas quitter – qu’un film sur une femme.

Sonia Braga est au cinéma brésilien ce que Catherine Deneuve est au cinéma français : une égérie, une figure de drapeau, un navire amiral. À soixante ans passés, l’héroïne de « Dona Flor et ses deux maris » et du « Baiser de la femme araignée » n’a rien perdu de sa beauté et de son élégance. Elle est de tous les plans dans « Aquarius » – et même dans le prologue du film qui éclaire, en 1980, son passé familial. Comme Catherine Deneuve, Sonia Braga intimide par sa beauté altière et émeut par la fragilité qu’on y sent parfois percer.

« Aquarius » est un film sur le temps qui passe, sur la nostalgie, sur la perte (Clara qui a déjà perdu son mari et qui voit s’éloigner ses enfants, ne veut pas renoncer à la dernière chose qui la rattache à son passé). Mais le temps qui passe passe bien lentement dans ce film qui s’étire inutilement pendant plus de deux heures vingt. Ramassé en une heure trente, il aurait mérité une ou deux étoiles de plus.
Jamon-de-Baiona
Jamon-de-Baiona

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2016
J'ai adoré Sonia Braga, une actrice extraordinaire et l'ambiance de ce film. Malheureusement, certaines longueurs ont cassé un peu le rythme.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 octobre 2016
2 heures et demi d'ennui, j'ai trouvé ce film bien malsain et très très long. Le scénario et les dialogues sont d'une longueur infinie. L'actrice principale m'a plus énervé que ému, un bon navet comme j'en ai rarement vu!
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2016
Un film magistral à travers la vie et le combat d'une femme au Brésil. Le combat est un symbole : l'héroïne empêche des promoteurs de détruire son immeuble pour construire un nouveau complexe immobilier. Sa vie de femme défile, avec tout ce qu'il l'a construite, son boulot d'écrivain, ses enfants, son mari... l'actrice est sublime, c'est un portrait de femme formidable !
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2016
Un portrait de femme. Complexe et efficace. Une femme tordue par la vie mais pas par la raison. Kleber Mendonça Filho nous dresse une esquisse d'un Brésil 2016 où il fait bon vivre. Le combat entre cette sexagénaire et cet agent immobilier peu scrupuleux n'est que la façade de l'histoire. Derrière cela, il y a une émancipation féminine, une robustesse face à la solitude, une chef de famille qui tiens les rênes de sa tribu. En interprétation, nous avons une sublime Sonia Braga, regardée amoureusement par son metteur en scène. Elle est pugnace, pas forcément très agréable, mais au final très attachante.
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2016
Je ne connaissais pas cette grande actrice brésilienne qu'est Sonia Braga, et j'ai été conquise, d'abord par sa beauté mûre et naturelle et par son jeu très juste.
Son combat contre un promoteur immobilier nous emmène dans la société brésilienne riche et une évocation rapide des brésiliens plus pauvres.
La musique brésilienne est omniprésente.
Aurélien A.
Aurélien A.

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 octobre 2016
Film très décevant. Personnage principal pas émouvant. Film beaucoup trop long.je ne comprends pas les critiques tres positives émises sur ce film. Je viens de voir Frantz voila un bijou d'émotion .
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2016
Vraiment long
Nous sommes vite plongés dans l'ambiance Brésil La plage les amis La liberté La vie croquée goulûment.... dans un milieu aisé cultivé....
Détermination de ce personnage contre la vie ces accidents ces fâcheux....
L'interprétation est bluffante, tres nuancé de cette comédienne !
En effet elle possède une beauté envoûtante et un caractère bien trempé...
Tres proche de nous et a La fois lointain elle s'appelle mme Clara !
Qq scène aurait pu être coupé... c'est long....
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