Aquarius
Note moyenne
3,8
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129 critiques spectateurs

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WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2016
Un magnifique portrait de femme porté par Sonia Braga autant qu’un regard politique sur le Brésil. (...) Mendonça Filho signe un très grand film et entre dans la cour des grands.

LA SUITE :
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2016
Beaucoup d'émotion dans ce film qui peint la vie d'une femme qui mène plusieurs combats spoiler: (cancer, expropriation, amoureux)

La mise en scène allie beauté et précision, et a quelque chose d'intense et de magnétique....Les personnages sont porteurs d'émotions et il faut le dire de revendications sociales;
Cela donne une image du Brésil que l'on ne connait pas vraiment, vue d’Europe, et qui rejoint des préoccupations qui elles ont quelque chose d'universel et d'humaniste.....beaucoup de subtilités dans la réalisation, photo, musique, dialogues mêmes et un film accueilli avec enthousiasme à Cannes.....Même la longueur ne saurait être critiquée.....Fortement conseillé.....
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 octobre 2016
Au risque de passer pour une idiote, je confirme que je me suis mortellement ennuyée en regardant ce film. Je n'ai pas été touchée par la grâce de l'actrice, par la lenteur de l'histoire, et encore moins par "l'intrigue" qui tient à peine debout. Car, lorsqu'on veut rester dans un appartement qui doit être complètement refait dans le cadre d'un réaménagement global, on peut apporter son logement au projet et s'en faire attribuer un neuf, quitte à payer une différence de prix. Or, l'histoire nous dit que l'actrice est prête à acheter l'appartement du dessus... en plus du sien. C'est un film de la veine de Winter Sleep, à peu près aussi insupportable de lenteur et de vide, donc forcément adulé par la Croisette qui adore s'ennuyer au cinéma. Le seul moment qui peut éventuellement éveiller un soupçon d'intérêt est celui de la découverte des nids de termites dans Aquarius, du prêt d'argent de l'épouse dans Winter Sleep. Je précise que je vois environ deux à trois films par semaine depuis 30 ans. Mais je ne dois rien y comprendre...
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2016
Une très belle découverte dont la longueur me faisait un peu peur au premier abord mais qui m'a finalement "envoûtée" du début à la fin même si il y a peut-être quelques minutes en trop 'mais je chipote). Au-delà de mettre en avant un Brésil contaminé par la corruption, Aquarius se révèle avant tout un magnifique portrait de femme forte et libre sublimé par l'interprétation de Sonia Braga qui, de tous les plans, porte le film sur ses épaules. Elle est absolument magnifique, apportant milles nuances à son personnage. Très présente également, la musique prend une belle place dans le film, nous donnant l'envie de danser (et qui m'a parfois mis des frissons) et renforçant l'aspect lumineux d'Aquarius, qui malgré des sujets graves abordés, nous fait souvent sourire. Du bel ouvrage.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2016
Ce film semble susciter un engouement qui me parait excessif? Tout d'abord il est manifestement trop long; avec 40 minutes de moins, il y gagnerait certainement. Ensuite l'actrice principale est une star au Brésil et alentour, mais elle en semble un peu trop consciente et frôle le cabotinage assez souvent; écrire que cette histoire de spéculation immobilière et la sauce autour est un portrait du Brésil, etc. etc. bof! c'est une histoire assez banale du capitalisme ordinaire, améliorée par le folklore local et quelques vinyles qu'on aime ou pas...
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2016
Un très beau film qui se passe sur la côte brésilienne. Clara habite un ancien immeuble qui veut être racheté par un architecte plein d'ambition. Elle se retrouve bientôt seule, tous les autre appartements ayant été rachetés par la société de l'architecte.. La confrontation est assez dure entre eux-deux alors que Clara est très entourée d'une famille qui fait corps avec elle. A voir.
alpha-pixel
alpha-pixel

35 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2016
Brésil. Ville côtière de Recife. Aquarius, c’est le nom d’un élégant immeuble années 40, juste en regard de l’immense plage. Un immeuble en sursis. Au premier étage, un bel appartement ouvert sur le large. Un hamac douillet se balance dans l’air de la terrasse. Aux murs, se pressent des livres et des disques vinyles, par milliers. Sur les étagères, des albums photo, quelques bouteilles de bon vin, des bibelots. Bien installée dans le hamac, il y a Clara. Clara vit bien sa solitude ici. Les années ne semblent pas lui peser. Sa vie a été si dense, avec la musique pour compagne, entre pop et bossa, qui au passage irradient notre film. Et Clara est si belle. On n’ose à peine dire : encore si belle. Son logement contient toute la richesse de sa vie, les rayonnages partout sont gorgés de tant de souvenirs.
On comprend vite que l’appartement est ici une solide métaphore de son existence. Que le projet de démolition de l’immeuble, c’est la semonce du temps qui avance. Certes un peu défraîchi, Aquarius a surtout le tort de ne pas compter 50 étages, de ne pas être assez rentable pour son propriétaire. Mais voilà, Clara a une force de vie peu commune. Il y a longtemps, elle a vaincu le cancer. Et elle n’a peur d’aucun requin : ni de leurs mâchoires lorsqu’elle avance seule dans les vagues, pas davantage de leurs intimidations et semonces lorsqu’ils sont financiers… et le Brésil bourgeois des années libérales compte nombre de voraces spécimens. Clara leur résiste, refusant farouchement une ... Suite sur le blog
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2017
Le film dresse un portrait tout en langueur, voire en sensualité, d'une veuve attachée à son appartement visé sur les plages brésiliennes. Le rythme est particulièrement réussi, subtil. Le film parle de résistance, de la mémoire, et des méthodes abjectes des groupes immobiliers. Cette femme se révèle attachante y compris dans ses contradictions et son entêtement dont on se demande parfois s'il est raisonnable. Tout çà mené sur des rythmes bossa-nova délicieux Regret, le portrait aurait pu (et du) s'ouvrir à d'autres habitants du quartier s'il souhaitait parler à la fois d'une femme et d'un lieu, et la fin m'a semblé un peu facile par rapport à la tonalité doux-amer qu'il entretenait.
milem-voile
milem-voile

27 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2016
Ennuyeux. Clara, le personnage principal est presque antipathique tellement elle est rigide et "se la pète".

Film plein de clichés sur comme c'était le bon temps, le temps des vynils et autres bons sentiments.

Très lent et sans saveur. Film qui manque sérieusement d'humour et de légèreté.

J'ai du mal a comprendre sa sélection à Cannes et les critiques dithyrambiques de la presse.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2016
Le film est certes divisé en 3 parties mais il y a surtout deux films en un. Le premier, qui est le fil conducteur, montre au Brésil le combat d'une veuve contre une société immobilière qui la pousse à vendre son appartement et c'est plutôt prenant. Le second nous décrit le quotidien de cette femme et nous relate certains souvenirs, qui permet de comprendre son attachement à l'appartement et sa force de caractère; cette partie est bien trop bavarde, de nombreuses scènes sont parfaitement inutiles et ennuyeuses, du coup, on finit par ne plus s'accrocher au personnage, on attend juste de savoir comment tout cela va se terminer, alors que certaines scènes sont pourtant touchantes. Au final, le film aurait surtout mérité d'être raccourci pour garder son intensité.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2016
Un film qui ne m'a pas convaincu. Le récit est enfermé dans le destin individuel d'une femme qui reste étranger au spectateur. Asghar Farhadi, Jacques Audiard, etc. savent rendre une histoire universelle ; ici, ce processus n'opère pas. Le principal apport du film est donc son regard sur l'évolution du Brésil contemporain, et c'est un triste constat... La mise en scène est cependant extrêmement soignée et la comédienne principale très impliquée. De bons choix musicaux. Cela reste trop peu...
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2016
Aquarius se passe à Recife dans l'Etat brésilien du Pernambouc. Clara, belle veuve qui approche les soixante-dix ans, habite seule dans l'Aquarius, un immeuble Art deco de Boa Viagem, le dernier sur le front de mer qui ne soit pas une grande tour moderne. Un promoteur immobilier qui convoite cet emplacement propose à Clara de lui racheter son appartement. Seule parmi les habitants de l'Aquarius, elle refuse cette proposition car cet appartement contient tous les souvenirs de son passé. Mais le promoteur n'abandonne pas la partie... Aquarius est le plus beau film de la rentrée. Voir ma critique sur mon blog.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2016
Comment lors de vos dîners en ville, où, immanquablement, une page culturelle sera abordée lors de la dégustation de la poêlée de girolles de saison accompagnant quelques émincées charolaises, donner envie à vos relations d'aller voir le magnifique "Aquarius", alors que la tablée semble plus tentée d'aller se détendre face au radin Dany Boon qui leur fait de l'oeil ? Exercice difficile et les questions perfides ne manqueront pas. Voici quelques éléments pour vous aider à y répondre.
Quoi, 2h25 le film ?!!
Quand un film est bon, on ne voit pas, sent pas le temps passer et ici, c'est le cas. A partir d'une histoire autour de la possible expropriation de la dernière propriétaire d'une résidence appelée à être relookée par un promoteur immobilier aux dents longues, Kleber Mendonça Filho possède ce talent rare de filmer le quotidien de son personnage principal sans jamais ennuyer car, en plus d'un suspens latent, dans le cadre, sont constamment glissés des éléments qui attirent l'oeil, attisent l'esprit et créent au final un concentré de détails qui forment un tableau extraordinairement plus complexe que pouvait le laisser imaginer la situation de départ. Vous ajoutez à cela que nous sommes au Brésil en train de suivre une femme pour qui la musique fut un moteur de vie et vous êtes en plus embringués dans un festival sonore mélangeant aussi bien bossa nova que le groupe Queen. Belle histoire intense et bonne musique, je serai resté deux heures de plus !
Mais c'est l'histoire d'une vieille, j'ai envie de rêver moi !
Bon, la "vieille", c'est Sonia Braga, la Brigitte Bardot brune et brésilienne, mais qui a formidablement bien vieilli. A l'écran, elle a une beauté à tomber par terre, une présence magnétique. Et pour ce qui est de son histoire dans le film, elle peut en remontrer à tout un tas de petites jeunes qui passent leurs loisirs chez HetM et devant " The voice". Et l'on peut rêver face à son histoire et à ce qu'elle vit. Femme de caractère et de combat ( sa lutte contre un cancer 30 ans plus tôt lui a fait perdre un sein), elle entre dans une guerre ferme et intelligente contre un libéralisme qui gangrène le pays tout en n'hésitant à se payer un gigolo pour assouvir un moment de désir sexuel intense ou faire la fête dans une boîte de nuit. Libre et intransigeante, le personnage, complexe et porteur également de toutes les contradictions d'une société bourgeoise brésilienne, qui n'en a pas fini avec le racisme ordinaire et la domination qui en résulte, assume avec force et beauté son âge. A l'écran, c'est sans doute la plus jeune de tous et très certainement le plus beau portrait de femme que l'on ait vu depuis des mois au cinéma.
Et du toute façon, le film n'a rien eu à Cannes, il ne doit pas être si bon que ça !
Là, il faut savoir jouer fin, car l'argument est réversible. Un prix à Cannes peut servir aussi de repoussoir, collant une image intello à toute oeuvre présente sur la croisette, donc rasoir. Et quand elle est au palmarès, cela peut être pire ! Les lointaines palmes d'Angelopoulos ou d'Apichatpong Weerasetakul ont pu laisser des traces fort ennuyeuses. Sans aller dans la perfidie extrême qui consisterait à dire que les absents du palmarès sont évidemment les films les plus populaires et faciles ( ce serait mettre l'épouvantable " Mémoires des pierres" au même niveau qu'"Aquarius"), il vaut mieux placer le film dans la catégorie " jeune réalisateur prometteur et novateur qui a des choses à dire mais pas encore bien introduit dans le sérail". On peut aussi ajouter que cette année le jury de Cannes n'a guère été inspiré, cédant trop facilement à l'épate ou au consensus mou. Sans citer tous les grands films qui ont été snobés et repartis sans l'ombre d'un trophée depuis des décennies, on pourra dire qu' "Aquarius" est LE film injustement oublié... et là, on en appelle au Robin des bois ou au Zorro qui pourrait encore sommeiller dans l'esprit des convives.
La fin sur le blog
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2016
La force évidente du nouveau film de Kleber Mendonça Filho, "Aquarius", réside dans sa capacité à dépasser le simple portrait de femme pour dresser celui d'une famille, d'une ville (Recife) et d'un pays. Pour parvenir à une représentation aussi ample, il faut non seulement confronter les personnages entre eux, montrer ce qui les rapproche mais aussi ce qui est sensible de les éloigner, mais le faire à travers le temps, et ainsi saisir tout ce qui a forgé le caractère de Clara, cette résistance qui lui permet de lutter contre les promoteurs immobiliers prêts à tout pour qu'elle quitte son appartement. C'est parce que le film commence dans les années 80, qu'il établit une analogie entre Clara et la Tante Lucia (notamment autour de la sexualité) et que l'on commence par connaître la famille au complet lors d'une célébration d'un anniversaire, que le film peut déjà esquisser les premiers traits de son tableau, qui ne fera que se compléter au fur et à mesure que le récit avance, et libérer une émotion intense qui rejaillit dans des scènes-clés en ce qu'elles traitent de différences sociales, morales ou de points de vue sur les choix de vie exercés par chacun. "Aquarius" se construit donc par petites touches, donne une ampleur à tous ses personnages dans un quotidien fait de moment simples mais troublé par la possible expulsion de Clara, une tension caractérisée par un usage fréquent de zooms avants et arrières ou encore par des plongées et contre-plongées qui viennent aussi connoter les personnages et leurs regards. Cette mise en scène originale vient perturber un scénario sans grands coups de force mais doté d'une précision remarquable, qui donne une gravité et une tendresse bouleversantes à ce film sublime, porté par une Sonia Braga impériale qui incarne un personnage non sans défauts mais qui paraît insubmersible devant ceux qui l'attaquent et qui tentent de venir à bout de sa volonté, pourtant inébranlable. Intime et politique, "Aquarius" est un grand film de résistance !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 octobre 2016
Tout simplement magnifique et magique ! Une comédienne sublime ! Une musique géniale !
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