Mes petites amoureuses
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Avec Mes petites amoureuses, Jean Eustache prolonge son regard cru sur l’apprentissage sentimental en captant l’adolescence dans toute sa maladresse et sa brutalité. La mise en scène, d’une sécheresse presque documentaire, refuse toute idéalisation pour saisir les gestes et les silences dans leur vérité nue. Eustache observe la découverte du désir comme une expérience à la fois banale et profondément troublante, traversée d’incompréhensions. Les interactions, souvent triviales en apparence, révèlent une violence sociale et affective sous-jacente. Un film âpre et lucide, qui transforme l’initiation amoureuse en terrain d’observation implacable.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2025
Sorti un an après La maman et la putain, Mes petites amoureuses peut apparaître comme l’antithèse du premier : nettement moins bavard, beaucoup plus campagnard. En partie autobiographique, le film raconte l’adolescence de Daniel, un jeune garçon menant une vie en apparence heureuse chez sa grand-mère, avant d’être envoyé chez sa mère et son beau-père qui n’auront pas les moyens de lui payer une scolarité au lycée. Constitué par un enchaînement de séquences simples et courtes, qui semblent parfois s’interrompre assez subitement, ce film sur la frustration d’un être en devenir à qui l’accès au savoir et à l’éducation est rendu impossible en raison de la fragilité des conditions matérielles est aussi largement une œuvre sur l’éveil au désir.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2025
Après le choc provoqué par "La maman et la putain", qui révolutionna le langage cinématographique, Eustache évoque ici des souvenirs de jeunesse, entre les temps insouciants passés dans le Bordelais auprès d'une grand-mère adorée et l'entrée dans l'adolescence dans une ville du Languedoc, entre une mère distante et un beau-père indifférent. Le film est fait de courtes scènes, où les sensations guident les sentiments et où les paroles sont rares (a contrario des abondants dialogues et monologues de l’œuvre précédente). Malgré de nombreux défauts (Martin Loeb est trop jeune pour le rôle, le jeu des jeunes comédien(ne)s est hésitant et les dialogues que le cinéaste leur écrit sont souvent trop soutenus), l'émotion est présente de bout en bout car la sensibilité d'Eustache, sa sincérité, sont perceptibles dans chaque plan. De même, la maladresse des comédien(ne)s nourrit le long-métrage : ainsi, certaines séquences de drague sont particulièrement touchantes.
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2025
Un film avec des acteurs qui récitent des textes. C'est bizarre mais ca se regarde parce que ca nous ramène aussi à notre enfance et nos premières amourettes.
Un film des années 70.
Jaffe Joffer
Jaffe Joffer

15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mai 2025
Cinéma d'un autre temps qui me laisse sur le bas-côté. L'interprétation laisse clairement à désirer. C'est long..
Maurice L.
Maurice L.

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2025
je ne sais pas faire de longues critiques comme celles ci dessous !

mais je les partage, en un peu plus déçu = on n'a aucun personnage auquel se rattacher.....le "héros" est si impersonnel si
détaché de sa propre vie que je ne peux m'y raccrocher.
l'absence de scénario ne simplifie rien

c'est une succession de vignettes ( toutes réussies ) entre deux fondus au noir....

et c'est une histoire navrante, sans espoir "à la fin"......
Pouet Pouet
Pouet Pouet

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2025
C'était insupportable. Comment on peut jouer aussi mal. Ils jouent quasiment tous comme des gosses de 5 ans qui récitent leur texte.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 avril 2025
Jean Eustache met en scène un pré-ado à la campagne puis à la ville dans une suite elliptique de souvenirs qui sont ceux du cinéaste, qui relèvent souvent de la simple réminiscence, d'une phrase, d'une situation anodine, prenant place dans une succession de séquences brèves.
Ce sont essentiellement ses premiers émois sentimentaux et sensuels que se rappellent Eustache sous les traits de Daniel, gamin impassible et encore intimidé. Rien de singulier, rien qui diffère sur le fond de n'importe quelle autobiographie. Sur la forme, Eustache donne dans le naturalisme, où la vérité des années 70 saute aux yeux de ceux qui les ont connues notamment, où la neutralité de ton exclut la sentimentalité et le romantisme. Ça a son charme...un temps. Parce que le film, en définitive, ne fait pas passer d'émotions, ne produit pas de moments gracieux, ne rend attachant aucun des personnages, pas même Daniel. Ce n'était peut-être pas l'objectif du cinéaste.
Charmé par les scènes rurales parce qu'elles ressemblent à celles qu'on a en mémoire, on l'est nettement moins par l'anecdotisme attaché au personnage et, plus on avance dans ce trop long film, plus on se détache de cet album photos trop personnel. Et puis, les jeunes acteurs amateurs d'Eustache jouent souvent faux. Leur composition dissonante nous éloigne de l'authenticité.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2025
Très belles images. Ambiance, décor, costumes témoignent d’une époque révolue. Peu de loisirs, pas de perspectives scolaires ou professionnelles rendent ce témoignage très poignant.
TomFlyer
TomFlyer

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2025
La révolution de mai 68 avait dû manquer le train pour Narbonne pour que cette petite représentation de la société fut à ce point corsetée !
Mais quel ennuie, quelle déprime, que de faussetés, de longueurs ! Ces pauvres garçons et filles, des acteurs qui n'en sont pas, et les figurants !? Pas vu un sourire, entendu une note de musique pour illustrer les plus beaux moments de la vie, les premiers papillons dans l'estomacs, un coeur serré de n'avoir pas croisé un regard, les corps qui s'électrisent bien avant de se toucher.
Ce film est le triste journal intime d'un dépressive encarapaçonné qui ne voit le monde qu'à travers le prisme de sa pauvre vie.
Rien n'est bon, surtout pas de croire que ce film peut être le témoin d'une époque, c'est seulement le cauchemar d'un homme.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2025
Le film a pris une dimension documentaire avec les années. Fort d'une photographie lumineuse et une capacité à attraper le temporalité du présent, Jean Eustache filme sa jeunesse, les années 50 dans la campagne française, à travers son jeune héros. un héros nullement idéalisé, attachant mais emprunté, têtu et influençable, doué et indécis. Sans oublier les premiers emois avec les filles et le cheminement professionnel Le trait est fin et permet de restituer une époque. Le film a gardé sa vérité, sa pertinence.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Film style Nouvelle Vague dressant le portrait d’un jeune adolescent dans les années 50, socialement freiné par manque d’argent, et racontant ses premières expériences amoureuses. Mignon, malin, docile, sans illusion, il observe et subit avec une certaine philosophie le monde que lui proposent les adultes dans une vie de province assez terne, sobrement décrite, que souligne justement la chanson « Douce France » de Charles Trenet. Un film simple et vrai.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2025
Une grande déception, surtout quand l’on avait découvert, il y a peu, la pépite « la Maman et la Putain » et que l’on avait adoré. Ici on est dans un registre plus intimiste, plus lent, plus nonchalant. Les souvenirs de J. Eustache quand il était jeune adolescent, et qu’il s’essayait à ses premières relations amoureuses avec les filles. Promenades dans les campagnes du Languedoc, baisers volés, filles timorées et coincées, car on est dans les années 50, bien avant mai 68. Mais il y a un gros problème de casting, le héros principal fait beaucoup trop gamin, 12/13 ans et on le sent bien peu concerné par ce qu’il joue, son obsession pour les filles, on n’y croit pas, malgré qu’il fume clope sur clope. Ses copains paraissaient au contraire trop adultes, 18 ans, et ils jouent tous plutôt mal, par contre ils fument tous non-stop, d’ailleurs personne ne fera carrière dans le cinéma parmi cette douzaine d’ados. Les personnages de jeunes filles sont peu crédibles, timorées, passives mais qui embrassent quand même les garçons sans les connaître, toujours un manque de consistance. Les dialogues ne sont pas bons, peu d’intérêt, il ne se passe pas grand-chose, et au final on s’ennuie beaucoup .
P.S.
P.S.

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2025
Un film ennuyeux qui ne reflète pas du tout cette époque que j'ai vécue.Les dialogues sont récités et artificiels.
Et ça dure 2 heures....
Cinémotion
Cinémotion

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2025
Quand on monte un film c’est pas juste enlever les coupés et action et assembler les morceaux. Y’a un minimum de boulot pour que ce soit fluide quand même! 
Là on a des répliques en doubles d’un plan à l’autre, des plans long ou on sent que c’est le temps qu’il a fallu pour éteindre la caméra ou faire la mise au point! 
Franchement d’un ennuis et une grosse déception que ce film qui au passage ne contient même pas de musique ou d’ambiance sonore… c’est plat et mou..
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