Une grande déception, surtout quand l’on avait découvert, il y a peu, la pépite « la Maman et la Putain » et que l’on avait adoré. Ici on est dans un registre plus intimiste, plus lent, plus nonchalant. Les souvenirs de J. Eustache quand il était jeune adolescent, et qu’il s’essayait à ses premières relations amoureuses avec les filles. Promenades dans les campagnes du Languedoc, baisers volés, filles timorées et coincées, car on est dans les années 50, bien avant mai 68. Mais il y a un gros problème de casting, le héros principal fait beaucoup trop gamin, 12/13 ans et on le sent bien peu concerné par ce qu’il joue, son obsession pour les filles, on n’y croit pas, malgré qu’il fume clope sur clope. Ses copains paraissaient au contraire trop adultes, 18 ans, et ils jouent tous plutôt mal, par contre ils fument tous non-stop, d’ailleurs personne ne fera carrière dans le cinéma parmi cette douzaine d’ados. Les personnages de jeunes filles sont peu crédibles, timorées, passives mais qui embrassent quand même les garçons sans les connaître, toujours un manque de consistance. Les dialogues ne sont pas bons, peu d’intérêt, il ne se passe pas grand-chose, et au final on s’ennuie beaucoup .