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domit64
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2,5
Publiée le 11 avril 2018
Difficile de donner un avis sur ce film très inégal, quelques scènes comiques succèdent à des scènes avec des blagues salaces et vulgaires qui n’apportent rien. Le montage est grossier et les acteurs très bons. On se demande parfois ce qu’on fait là mais étrangement on ne voit pas le temps passé. Historiquement des aspects qui auraient mérité d’être développés. Bref, une satire sans finesse.
Un régal d'humour et de satire politique : faire rire aux éclats une salle (avant-première au Festival du Film britannique de Dinard le 30 septembre 2017) avec un récit sur les atrocités staliniennes, c'est gonflé et très réussi! Acteurs parfaits et dialogues savoureux avec une mise en scène qui alterne burlesque et grand spectacle (foules moscovites) sans temps morts. Le réalisateur Armando Iannucci, présent à cette avant-première, n'a pas manqué d'évoquer un parallèle avec l'actuel président américain et s'il n'est évidemment pas question de comparer la démocratie US à la dictature soviétique, la folie des dictateurs de tous poils est remarquablement portraiturée. A ne pas manquer même pour les ados (mon fils de 13 ans a adoré) avec un petit rappel du contexte historique au préalable....
Comment peut-on qualifier ce film de comédie dramatique ? Qu’est-ce qui est drôle ? Les viols, la torture, les déportations, les assassinats? Staline et ses acolytes ne sont absolument pas ridiculisés comme Chaplin a pu le faire avec brio et émotion à propos d’Hitler. Ils sont juste dépeints comme ils étaient sans doute. Certains épisodes comme le moment de la mort de Staline se veulent une sorte de farce qui ne fait rire personne, c’est juste lourd et trop long. Certes le casting est brillant mais si c’etait Pour faire ça...
Un film historique sous traits d'humour qui met en scène la période sanguinaire pour savoir qui succédera Staline. Les acteurs jouent bien, on porterait presque de l'affection pour Beria..
J'ai vu un film... sur les événements qui ont suivi la mort de Staline... Le film est incroyable dans la réalisation et par ses effets de mise en scène. On oscille sans cesse entre la comédie, voire la grosse farce et le drame... En tout cas, c'est la première fois que l'on observe le régime soviétique dans toute sa dimension ubuesque. L'humain peut avoir des comportements absurdes, médiocres, sinistres... Et pour tout dire, bien bas... Le pouvoir rend pervers et mauvais, et il faut voir cette belles brochettes d'acteurs nous le démontrer. Le casting est vraiment intéressant, car tous les personnages qui ont peuplés les livres d'histoire sont pitoyables, caricaturaux, et sans doute pas loin de la réalité. On sourit face à ce jeu de massacre qui a concerné des millions de soviétiques victimes de cette barbarie communiste, ce régime paranoïaque et autoritaire. Les dialogues sont de très haut niveau, avec des accents gaguesques marqués. Tirés d'une BD, on retrouve une grande liberté de ton, alors que trop souvent, on imagine des dialogues compassés entre acteurs du pouvoir. Au final, ce film est un vrai succès qui se savoure comme une bonne vodka glacée...
Drôle, piquante et d'un humour décalé, cette comédie est une véritable surprise. Quelques années après la seconde guerre, Staline règne toujours en maitre et tyran sur son pays . D'une main de fer, il exerce sa puissance avec l'aide de ses proches ministres. A sa mort soudaine, ceux ci se retrouvent pour décider de la suite à donner, qui gouvernera maintenant le pays et comment. Ces hommes ont des personnalités bien différente, drôle, on sent l'humour anglais prendre le dessus. Entre bassesses, complots et opinions divergentes, ce film déjanté est à découvrir absolument.
« La mort de Staline » est une surprise détonante ! Cette farce effroyable est un régal. Il paraîtrait que ce qui nous est donné à voir est historique comme ce concert joué deux fois pour satisfaire le sanguinaire Staline qui exigeait un enregistrement. Mais ça, c’est rien comparé à ses purges abominables. Un régal par l’interprétation magistrale des acteurs : Steve Buscemi en Nikita Khrushchev, Simon R. Beal en Lavrentiy Beria, Jeffrey Tambor en Georgy Malenkov jusqu’à Rupert Friend en fils de Staline. Ce ballet de personnages du comité Politburo, militaire et personnel compris de la Datcha, hystériques, terrorisés, conspirateurs, suite à la disparition du dictateur a des faux airs de théâtre. Un film énergique aux dialogues savoureux. Ça part dans tous les sens. C’est intelligemment mis en scène. Voilà un exemple de faits historiques filmés de façon originale. Certainement aidé par le roman graphique. Du cinéma audacieux, périlleux car le film aurait pu basculer dans la grosse caricature lourdingue à la Mel Brooks ; ici, la farce est plus proche de « Docteur Folamour ». Maintenant, bien avant Armando Iannucci et Stanley Kubrick, l’immense Charles Chaplin avait offert au monde son excellent « Dictateur ». L’art de doser avec une précision chirurgicale la gravité et la comédie. A bien y regarder, « La mort de Staline » fait froid dans le dos. J’ai souri tellement que c’était délirant, inattendu. Ce qui est terrible ou terrifiant, on sourit à des exécutions fulgurantes, à des propos abominables ! En soi, j’ai souri sur des milliers de morts tombés sous les caprices arbitraire d’un tyran. En voyant l’immonde Beria, j’oubliais par instant l’homme qu’il a été. Oui, « La mort de Staline » est une farce effroyable un tantinet culpabilisante… A voir en V.O, évidemment.
Cette comédie amère peut procurer sans contexte un grand moment d’évasion et de détente. Le ton est celui de Desproges (peut-on rire de tout?), on retrouve l'esprit des Monty Python, les caricatures de Reiser, le tout matiné de La vita è bella de Begnini et un soupçon du Dictateur de Chaplin. Beaux décors naturels, un montage enjoué et dynamique, on rit franchement du ballet des egos du Comité Central, de l'Armée et de la police politique autour de la dépouille fumante de Staline. Le régime autocratique générait lui-même tellement de situations absurdes que l'on a peine à reconnaitre les gags des véritables lubies du dictacteur. Il n’en reste pas moins que la réalité des purges, de la terreur, des exécutions sommaires qui servent de décor au complot d’opérette proposé par Iannucci étaient eux tous bien réels. Enfin, cerise sur la gateau, quand on apprend que ce film aujourd’hui est interdit de distribution en Russie, on se dit que là, le cinéaste-bouffon vient de toucher un point sensible et que son droit de railler le roi actuel a franchi la ligne jaune. Rafraichissant et pessimiste. Cinéma - avril 2018
Hilarant et absurde de bout en bout, porté par des acteurs manifestement ravis, cette relecture de l’histoire de l’URSS est instantanément culte et vient se placer aux côtés de films comme Les Producteurs. Chaque scène est un bijou. À voir, à revoir, à apprendre par cœur et à citer.
Un film retraçant les derniers moments de vie de Staline dans sa datcha et l'on voit comment le cercle des intimes hautement placés va se comporter pour assurer la suite ce n'est pas toujours facile et fait dans les règles mais le pouvoir attire à voir c'est bien fait et comment vont ils se comporter allez y
Ce film est un petit bijou d'humour, arrivant à faire côtoyer de façon incroyable, équilibrée et complémentaire le drame, la satire, la farce, le cynisme, la stratégie froide calculatrice, les trahisons, haines et rancoeurs, le tout en alternant à la fois un ton humour british et aussi par moments des scènes truculentes dignes de la comedia del arte. La performance est poussée jusqu'à respecter presque scrupuleusement un des épisodes majeurs de l'histoire contemporaine avec le moment de la mort de Staline et dans un temps très court les manigances, tractations, affrontements fratricides politiques à fleuret moucheté mais aussi plus violents entre membres influents du comité central soviétique pour récupérer le pouvoir. Tout se passe entre le moment d'un repas banquet dans la villa de Staline repas assez habituel et arrosé où le tyran suprême entouré de sa garde rapprochée politique decide du sort des futurs exilés ou assassinés par la validation des fameuses listes, la nuit qui suit avec l'accident vasculaire cérébral inattendu du guide suprême et la course contre la montre des cadres du comité central, tels des vautours alors que Staline n'est même pas encore officiellement mort, pour manigancer, faire et défaire des alliances, user de moults stratégies, se trahir, se détester fraternellement et jusqu'à la fin de la période de deuil de 3 jours et ses funérailles, faire et défaire, se reconnaître au nom de Staline et de sa conception du pouvoir tout en le reniant sans arrêt. Le tour de force du film est de mettre en scène les vrais personnages historiques qui ont joué ce rôle majeur, quasiment dans le déroulé exact et en tous les cas en respectant chaque caractère, personnalité, chacun étant plus affreux et horrible que l'autre avec une prime néanmoins de l'horreur au fameux bourreau Beriya chef de la police secrète et acteur des plus basses besognes en passant par le meurtre, le viol, la torture, le tout à sa guise. Un film avec peu d'action, peu de lieux, presque en huit clos pour une grande partie mais qui se suit comme un thriller, avec un humour noir cynique d'une subtilité et précision absolue pour de plus dépeindre parfaitement un morceau d'histoire oh combien important. Un film passionnant qui ne vous lâche pas, un film d'hommes,d'acteurs où seule la présence de la sublime Olga Kurylenko apporte une légère touche de charme mais pas de douceur compte tenu de son implication. Personne à sauver vraiment de la noirceur ce qui rend le film et la performance encore plus spectaculaire, l'empathie étant totalement absente, aucun des personnages ne la méritant. Un petit bijou d'humour subtil, stratégique, cynique, doublé d'un vrai film historique qui ne trahit en rien l'Histoire avec un grand H. A noter que ce film est l'adaptation d'une BD française scénarisée par Fabien Nury.
1953, Staline meurt. La caste politique doit remplacer le dictateur dans un climat de tension et de faux-semblants. "La mort de Staline" conte l'histoire de cette transition politique, où suiveurs, fanatiques et opportunistes se sont fait face dans leur soif commune de pouvoir. Bien sûr, l'objectif du film est de tourner ces faits en dérision, mais sans perdre pour autant leur implication première dans la résolution de cette rivalité politique. Ainsi, au-delà de son humour caustique, le film progresse avec une précision quasi chirurgicale, chaque scène ajoutant un élément concret dans la résolution de l'histoire. Jamais il ne trahit son sujet de départ ; jamais son humour n'apparait décalé. Le récit se déploie à coups de manigances et d'accords en sous-main, et mêle habilement la farce avec la force des enjeux. Aussi, je ne peux que vous recommander "La mort de Staline", une comédie intelligemment écrite et qui plus est bien filmée. Et si vous aimez l'humour décalé, qui aime tourner le sérieux en ridicule, et particulièrement le plus sérieux (Le Dictateur, Docteur Folamour), pas de doute que vous allez aimer, car La mort de Staline constitue une petite pépite dans le genre.
Je me souviens avoir été un peu déçu la première que je l’avais vu il y a quelques années, mais après un second visionnage je suis agréablement surpris !
Comme l’indique le titre, l’intrigue de cette comédie c’est la mort et la succession de notre dictateur soviétique préféré : Staline. On suit les grands personnages de l’élite soviétique (Beria, Khrouchtchev, Joukov et co) se disputant et se manipulant les uns les autres comme des gamins pour le leadership.
Les acteurs régalent avec ces caricatures (dont Jason Isaacs excellent en Joukov), quoique pas si caricaturales que ça… Parce que c’est ça le thème du film : c’est souvent par l’humour et l’absurdité qu’on dénonce le mieux la folie du totalitarisme.
L’humour est plus ou moins drôle mais l’ambiance générale a réussi à m’embarquer. Il faut connaître un peu l’histoire soviétique pour apprécier toutes les références mais ça reste abordable.
Beaucoup plus drôle que le journaliste de l’humanité veut bien l’admettre C’est poilant et plutôt bien documenté Cinq étoiles pour buschemi en krourchev
Un gros raté. La version originale en anglais pour une production française? Toutes les minutes "my god", "Jesus Christ", "Sir", totalement invraisemblable en Russie soviétique. Tout sonne faux, je n'ai toujours pas compris le parti pris dans ce film très fade et sans personnalité.Dommage, le sujet était trop fort manifestement