4951 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
589 critiques spectateurs
5
48 critiques
4
148 critiques
3
160 critiques
2
127 critiques
1
67 critiques
0
39 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
cecile v
7 abonnés
134 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 30 janvier 2025
alors oui, l'esthétique est là, mais la fille Depp n'offre rien au role, et cette musique qui n'en est pas a achevé ma patience : 2h12 bien trop long et pas très divertissant
Nosferatu, cousin de Dracula, embrasse comme lui un goût pour le romantisme gothique. D'ailleurs le Dracula de Coppola et ce Nosferatu se ressemblent narrativement. Dracula étant plus flamboyant, passionnel, là où Nosferatu se montre plus froid. Trop. Car si Robert Eggers continue de proposer une vraie maestria dans ses images, le spectateur semble tourner les pages d'un conte (macabre), dans lequel il ne peut entrer. Les acteurs sont pourtant impliqués, Lily Rose Depp en tête, parfaite en poupée triste et envoûtée. Nosferatu ressemble encore à un exercice de style, maniéré, mais factuellement beau dans son horreur.
Aucun ressenti de ma part pour ce film au demeurant bien tourné, avec des scènes visuellement très belles, mais qui ne suffisent pas a faire un bon film. C'est désespérément lent avec des acteurs qui n'apportent rien, aucune émotion, avec jeu parfois poussif ou surjoué. Ce mythe re-sucé est exsangue de nouveautés, sauf peut être pour une moustache somme toute ridicule. Ce n'est pas mauvais, c'est inerte, c'est raté, et même pas peur. 2 étoiles pour la prise de vue et l'image
Interprétation noire et gothique du Nosferatu, le traitement de l image et de ce décorum sont réussis en nous plongeant dans une angoissante ambiance. L intrigue est assez bien menée sur une thématique vue et revue, même si ce n est pas vraiment ma vision préférée du genre on ne peut nier un certain talent pour ce film d épouvantes. Le casting reste assez crédible dans ces rôles pas très évidents.
Le film remet au gout du jour l'histoire de Nosferatu avec les moyens actuels. Je ne m'y connait pas assez pour dire que c'est une adaptation fidèle ou s'il y a des libertés mais l'histoire est cohérente et nous tient en haleine jusqu'à la fin.
L'interprétation des acteurs est convaincante et les reconstructions de la ville et de la vie de l'époque sont réalistes. Que dire de Nosferatu qui est aussi charismatique qu'effrayant.
Conte horrifique délicieusement gothique, aux plans sublimes, sombres et froids, avec à l'affiche la jeune et talentueuse Lily-Rose Depp au minois magnétique. J'ai vraiment aimé l'esthétique du film.
spoiler: J’ai ressenti une incroyable liberté en regardant Nosferatu. Mais c’est mon histoire pas la sienne. Le film est un triangle amoureux avec consentement, dont la polyamoureuse est une sorte de prostituée Jesus qui se sacrifie pour l’humanité. Elle y prend du plaisir.
- Cette critique contient des spoilers -
J’avais regretté l’écran plasma en découvrant The Lighthouse et malgré les avis partagés me suis rendu dans une salle obscure ou presque, merci à la loupiote verte “sortie de secours".
Robert Eggers a un style si caractéristique que quelques secondes suffisent. Pour le reconnaître mais pas pour l’apprécier tant Nosferatu regorge de plans comme des tableaux, de clairs obscurs sublimes: la main de Nosferatu s’étendant sur la ville, la croisée des chemins en forêt et la scène de sexe final. Ecrasé par le son et l’image (se mettre près de l’écran), sous une tension permanente seulement rompue par des cuts d’horreur, l’expérience cinématographique est saisissante.
Je n’étais pas enthousiasmé par l’idée d’aller voir une “fille de" mais le sur-jeu théâtrale de Lilly Rose Depp ne m’a pas gâché les deux heures. Dracula est lui très réussi, sans les dents mais avec le dégout, le répugnant, le barbare et l’aura mystique attendu.
Je connaissais l’histoire de Nosferatu notamment via la lecture récente de “Bram Stoker Dracula" de Georges Bess mais malgré l’inévitable absence de suspense sur son déroulé et son issue (et quelques temps morts aux 2/3 du film), le réalisateur parvient à créer un récit captivant. Les dialogues sont par contre une fois encore pas à la hauteur, frôlant parfois le cringe
Un cinéma d’auteur et d’effroi, vivement le prochain Robert Eggers
Moi qui suis habituellement fan de films vampiriques, j'attendais beaucoup de ce nouveau Nosferatu mais je suis extrêmement déçue. La plupart des scènes tournent selon moi au ridicule.. Heureusement que les décors et costumes sont beaux.
J'étais impatient de le voir mais finalement j'ai été très déçu. Le casting est mauvais; les acteurs principaux (LR DEPP et W DAFOE) jouent mal, le film n'apporte rien de plus à l'histoire qu'on connait, suspense franchement pas terrible et prévisible, la fin est bâclée. Je me suis endormi pendant le film tellement ça m'ennuyait. Rien à voir avec le DRACULA de FF COPPOLA.
100 ans après le film mythique de Friedrich Murnau, interdit par les ayant droit de Bram Stroker car trop inspiré de son Dracula, Robert Eggerts rend hommage à l'oeuvre et son malheureux réalisateur en faisant renaître Nosferatu. C'est techniquement très propre, très efficacement mis en scène, effrayant à souhait avec de superbes effets spéciaux. Pour autant, il manque une once d'angoisse à ce film. Il y a plus de gore que de peur et on aurait aimé que l'angoisse plane sur chaque plan, comme dans le Dracula de Coppola. Un divertissement bien réalisé. Pour amateurs du genre.
C'est moyen, et bien sûr on est un peu déçu. Un copié collé de Dracula de Coppola, mais en moins prenant, moins rythmé , plus sombre, visuellement intéressant mais du coup moins horrifique. Le vampire n'est pas à la hauteur de Gary odman en 1992. Pour moi l'esthétique visuel qui normalement se veut noire et gothique n'est pas à la hauteur, on a une photographie à la française froide et vieillotte. La bande son n'est pas assez travaillé pour nous faire peur. Quelques scènes sont trop théâtralisée dans le vrai sens du terme et on frise le ridicule a certains moments. La dimension érotique a disparue ( féministe obligé), la VF est une honte, on dirait une très mauvaise imitation d'un russe faite par un humoriste. Tout n'est pas a jetter mais je pense que de mon vivant, je ne verrai pas un film qui dépassera le Dracula de 1992. Pour ceux qui s'emmêle, Dracula et Nosferatu sont les mêmes personnages et la même histoire, Nosferatu n'a pas eu les droits d'auteurs d'où les changements de noms pour Dracula et tous les autres personnages.
Robert Eggers prouve une fois de plus qu’il est un génie incontesté du cinéma avec son adaptation de Nosferatu, un chef-d’œuvre gothique et sensoriel qui transcende le genre. Dès les premières minutes, il impose sa patte inimitable : chaque plan, chaque détail visuel et sonore est pensé comme une œuvre d’art à part entière. Eggers ne se contente pas de raconter une histoire, il nous immerge dans un cauchemar viscéral.
La réalisation est tout simplement extraordinaire. Eggers joue avec les contrastes entre ombre et lumière pour rappeler l’héritage expressionniste du Nosferatu original, tout en modernisant la mise en scène avec une caméra fluide et immersive. Chaque mouvement de caméra est étudié pour créer un malaise grandissant, comme si le spectateur lui-même était traqué par la présence oppressante du vampire. Les décors gothiques, superbement construits, renforcent cette sensation de claustrophobie et d’intemporalité.
La photographie est un autre point fort. Eggers et son directeur de la photographie utilisent une palette de couleurs froides, presque lunaires, qui magnifient les visages et les émotions des personnages tout en accentuant le côté spectral du film. La texture granuleuse, proche de la pellicule, donne un cachet vintage sans jamais paraître artificielle.
Le travail sonore est également d’une précision chirurgicale. Les bruits ambiants – le vent glacial qui s’infiltre dans les ruines, le craquement sinistre des planchers – et la musique, une composition orchestrale hypnotique, plongent le spectateur dans une tension permanente. Chaque son semble être une menace en soi.
Lily-Rose Depp s’est véritablement imprégnée du personnage d’Ellen, face à elle, Bill Skarsgård livre un Nosferatu terrifiant.
Eggers ne fait pas que réinventer le mythe de Nosferatu ; il en sublime chaque aspect, offrant une relecture élégante et viscérale qui rend hommage au film de 1922 tout en s’imposant comme une œuvre singulièrement moderne. C’est du grand art, porté par une réalisation virtuose qui prouve qu’Eggers est l’un des réalisateurs les plus audacieux et visionnaires de notre époque.
On pouvait redouter un remake de Nosferatu le vampire de nos jours. En effet, si le roman Dracula de Bram Stoker a connu de multiples adaptations officielles, choisir le film de Friedrich Wilhelm Murnau en particulier pouvait faire penser qu’on risquait d’adopter un style se rapprochant du cinéma muet qui pourrait être à la limite du ridicule aujourd’hui (comme l’avait fait Werner Herzog pour sa version). Robert Eggers choisit au contraire de reprendre les noms et l’histoire de son modèle mais y apporte de nouveaux éléments scénaristiques (ce qui explique en partie les ¾ d’heure supplémentaires par rapport au premier film dont on pourrait trouver aujourd’hui qu’il tire déjà un peu en longueur) parfois repris du roman d’origine ou d’autres adaptations officielles (notamment celui de Coppola) et parfois des ajouts personnellesspoiler: (l’aspect féministe ou le passé d’Ellen avec ce qui ressemble à des crises d’épilepsie) et stylistiques. Ainsi, oubliez complètement l’allure physique de Max Schreck car le cinéaste choisit de lui en donner une totalement différente, plus crédible et plus effrayante. Le résultat est une œuvre visuellement magnifique dans laquelle le cinéaste n’hésite pas à aller autant dans des séquences très dialoguées que dans d’autres bourrines et assez gores. Avec Nosferatu, Robert Eggers et ses très bons comédiens (Lily-Rose Depp surprend par son niveau de jeu et arrive même à voler la vedette à des comédiens tels que Bill Skarsgård, Nicholas Hoult, Aaron Taylor-Johnson ou Willem Dafoe) offrent une vision très moderne du film de Murnau évitant clairement le copier-coller et arrivant, malgré certaines longueurs, à captiver son spectateur grâce à son visuel magnifique et son ambiance envoutante et gothique.
Scénario vide, acteurs vides (qui surjouent constamment afin de combler un manque de talent, notamment Lily-Rose Depp), on ne s'attache pas aux personnages. Le seul qui sauve la mise est peut-être Defoe, bien que son rôle soit secondaire. Bref, un film à l'image de la société d'aujourd'hui où l'on cherche du spectaculaire sans âme, sans subtilité, sans émotion, sans intelligence.