Je sais que ce film est un classique et pour beaucoup un des plus grands films de l'Histoire. Mais qu'est ce que ça à prit de l'âge, pas tant dans le discours (quoi que ?) et les thèmes abordés mais dans les décors expressionnistes. Bon le jeu des acteurs est exagéré mais logique vu que le film est muet mais c'est rapidement énervant. Certaines scènes sont très réussies, mais dans l'ensemble je suis resté sur ma faim. J'apprécie beaucoup plus M. le Maudit ou bien Le Secret derrière la porte du maître Fritz Lang.
Le sommet incontestable du cinéma allemand, et la base de tous les films de sciences fiction et à grand spectacle comme ceux de Emmerich (sauf qu'ils sont nuls) ou de James Cameron.
A l'ère du numérique, Metropolis ne peut profiter que d'un regain d'intérêt vue la difficulté et le travail colossal qu'il a nécessité. C'est comme admirer une antiquité inestimable, surtout quand on considère le temps qu'il a fallu pour le restaurer. Dans sa version intégrale, le film n'a jamais été aussi beau et clair de sens.
Voilà un très mauvais film qui fait honte au cinéma. Je m'attendais à voir un grand film j'ai été particulièrement déçu. On m'avait dit que ce film de 1927 avait une vision du monde qui trouvait encore écho de nos jours, ce n'est pas du tout le cas. Fritz Lang (réalisateur médiocre par de nombreux films) signe ici un des pires navets que le cinéma à engendrer. La réalisation catastrophique ne rattrape pas le scénario ridicule et indigeste. Je n'ai qu'un seul conseil à donner aux cinéphiles : ne regarder surtout pas cette insulte faite au cinéma. Il ne faut pas prêter attention aux incultes qui considère ce film comme un chef d'oeuvre.
Attiré vers ce film par son aura et par les critiques positives qu'il a soulevé, je dois dire que j'ai été extrêmement déçu. Par le scénario, d'une pauvreté et d'une paresse parfois accablantes, mais également par le charisme de la plupart des persos, si le "cerveau" de Metropolis et Maria crèvent l'écran, l'espion, le fils et surtout Rotwang sont pitoyables, bien sûr, c'est muet, alors tout le monde surjoue ; mais on en arrive à un pathétique parfois comique. Culte évidemment grâce à son design souvent intelligent et attrayant, ainsi que par son avant-gardisme ; ce film est une vision étonnante, voire impressionnante; Néanmoins, à mon grand désarroi je n'y ai vu qu'un blockbuster, qui parce-qu'on est en 1927 a fait un gros flop...
Visuellement excellent mais alors idéologiquement douteux. Fritz Lang lui-même en parle très bien : "Quand j'ai terminé Métropolis, je n'ai pas du tout aimé le résultat. Certaines choses étaient traitées de façon trop simpliste. Par exemple, cette idée-force du film écrit par Mme Von Harbou, ma femme à l'époque, selon laquelle le médiateur entre la main et le cerveau, le capital et l'ouvrier, était le coeur. on ne résout pas ainsi un problème social." A noter que son ex-femme a déjà des penchants Nazi lors de l'écriture du livre et du film en 27 et qu'elle adhère au Parti Nazi en 40 ! Et ça transpire dans le film : spoiler: la "gentil Maria" apprend à la masse laborieuse à ne pas se révolter et a attendre qu'une apparition divine les sauve. Tandis que la "Maria diabolique" amène le peuple à se révolter ce qui arrête les machines. Ce qui inonde la cité-souterraine avec leurs enfants, pendant que les parents indignent dansent de joie. Le peuple est décidément dans ce film incapable de prendre une bonne décision puisqu'il s'apprête -après s'être aperçu qu'il s'était fait avoir par la "méchante Maria"- à brûler la "bonne Maria". Voilà le niveau lamentable du scénario de ce sois disant chef-d'oeuvre. Heureusement, il lui reste tout de même son esthétisme signé Fritz Lang.
Fritz Lang est un visionnaire...Je ne savais pas à quoi m'attendre en regardant ce film, et bien je me suis régalé! Metropolis est une référence qui donne à réfléchir...Surprenant et génial...
Contrairement à ce que je pensais ,Metropolis cherche plus à être un divertissement qu'une chef d'œuvre artistique. J'emploie pas le terme de divertissement de manière péjorative, c'est surtout pour introduire une nuance aux critiques qui en font un monument artistique et qui placent Metropolis comme un film réservé à une élite, alors qu'il est ultra accessible. Bon je dois avouer que j'ai pu voir que la version de deux heures, alors que le film à la base est censé durer 3h30, et que forcément ça a du influencer. Toujours est-il que, et beaucoup l'ont soulignés , Metropolis présente un intérêt rétrospectif évident . Il a influencé et orienté bon nombres d'œuvres, tant dans la construction du scénario, dans les idées, dans les archétypes et figures, dans les personnages,dans la mise en scène et le design, et même dans la musique. Mais outre l'intérêt de cette influence, il faut souligner que tous ses aspects servent d'abord au récit, et permet de le comprendre de façon quasi intuitive . Fritz Lang a du bosser sacrément dur pour trouver une telle inspiration , aujourd'hui fédératrice. Au niveau des figures,on a notamment la créature et son créateur, la figure paternelle oppressante,le héros jeune et naïf et élu, le double maléfique, le mélange entre rêve et réalité,les deux couches de la société, une conscience un peu marxiste avec des classes polarisés en deux groupes ,riches et pauvres, et l'exploitation de ces derniers par des démagogures rompus à l'art de la rhétorique. Il est intéressant de noter d'ailleurs la morale de l'histoire, très éloigné d'un marxisme où la classe ouvrière doit prendre le pouvoir par la force.Fritz Lang préconiserait avec une certaine naïveté une réconciliation du peuple.
Ils sont peu nombreux, mais j'en fais partie : de ceux qui estiment que "Metropolis" est l'un des films les plus surestimés de l'histoire du cinéma. Ses décors grandioses ? Oui, ils le sont, mais à quoi peuvent-ils bien servir si la mise en scène ne permet pas de les exploiter ? Par exemple, l'inondation de la ville aurait pu être un grand moment. Mais non. C'est filmé platement et expédié en deux coups de cuillère à pot. La dénonciation du Nazisme montant ? Très bien, mais tout cela est très superficiel. C'est très décevant, surtout que Lang, qui y était farouchement opposé, s'était retrouvé dans une panade pas possible quand il s'aperçut que sa femme était sympathisante. La lutte des classes aux allures de conte biblique ? Très original, mais d'une confusion totale. Pas de personnages d'envergure et une histoire qui n'a pas du tout la carrure pour tenir le choc sur 2h30. En résulte un ennui terrible. En ce qui me concerne, je ne peux le récompenser que pour sa mégalomanie, parce que celle-ci partait d'une bonne intention.
Accordons-nous sur la réussite technique et la pertinence de la réflexion de science-fiction ainsi que l'ambition esthétique (car nous sommes en 1927). De même, prenons conscience de la faiblesse psychologique des personnages ainsi que des ressorts ténus de l'intrigue (même en 1927). Enfin, d'un point de vue personnel, cet impressionnisme théâtralement interprété et ce symbolisme lourdement appuyé auquel s'ajoute une narration pesante m'ont lassée. Une curiosité.
Enfin vu aujourd'hui. Il faut bien une première fois.
C'est... Exceptionnel.
J'avais un peu peur, idiotement j'avoue : 1927, un film muet, 2h30 dans sa version restaurée...
Je pensais que j'allais devoir affronter un vieux monument poussiéreux, trophée obligé de toute culture cinématographique, mais qu'on cite pour se donner un genre. J'aime bien me tromper à ce point : ça donne de retentissantes surprises dans mon parcours de cinéphile. Car ce n'est pas seulement un film "historique". C'est un film majeur, fondateur. Démesuré. Bien sûr, sur 2h30, il y a quelques baisses de régime, notamment au milieu. Le rythme particulier des films muets peut déconcerter un peu, au début. Mais dès les premières minutes, on ne peut qu'être fasciné par ce sens flamboyant de l'image, par le lyrisme de ce fameux "expressionnisme Allemand". Comme si l'on assistait à une gigantesque et pharaonique pièce de théâtre, mais au lieu d'en percevoir tout l'ensemble en permanence, c'est par l’œil du réalisateur et par sa caméra que l'on regarde.
Et c'est grandiose ! Chaque plan semble tiré d'un opéra Wagnérien.
Dommage que le muet ne parvienne pas toujours à restituer, pour un esprit cinéphile moderne, toutes les articulations du scénario, et une petite déception personnelle pour la fin en Happy end, que j'aurais préféré plus sombre.
Mais sinon c'est un chef d’œuvre indiscutable du cinéma, maintenant je sais pourquoi, et je peux le dire haut et fort.