8790 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
305 critiques spectateurs
5
164 critiques
4
77 critiques
3
35 critiques
2
14 critiques
1
8 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
L'histoire est un peu lourdingue et le film a mal vieilli... La réalisation semble bâclée. Je ne l'avais pas vu à l'époque, je ne regrette rien si ce n'est d'avoir perdu un peu de temps...
"Metropolis" fut critiqué lors de sa sortie, notamment par H.G. Wells qui trouvait le film trop simplet, et à cause de son propos politique ambigu (la femme de Lang, scénariste, rejoindra le parti nazi peu après). Mais quoi qu'on en pense, il reste une œuvre fondatrice de la SF, qui en inspirera bien d'autres ("Blade Runner", "Star Wars", "Dark City", etc.). Certes, l'univers et le scénario correspondent plus à une vue d'artiste caricaturée qu'à une dystopie réaliste. Mais le mariage entre expressionnisme allemand et science fiction, tout simplement magique, nous offre de très belles scènes, sublimées par des décors magnifiques. La BO est également une grande réussite, soutenant parfaitement l'action. En outre, la topique du rapport homme/machine qui s'inverse (l'homme au service de la machine), souvent reprise au cinéma, était visionnaire à l'époque. Un incontournable.
J'ai vu ce film dans des conditions privilégiées : au cinéma avec un pianiste pour accompagner le film. Il est possible que si je l'avais regardé sur ma télé, sans son, cela n'aurait pas eu le même effet. Mais sinon j'ai vraiment beaucoup aimé le film. C'est le troisième Fritz Lang que je vois et c'est sans conteste mon préféré du réalisateur. Déjà en tant qu'objet cinématographique je le trouve vraiment intéressant avec une audace de chaque instant en terme de mise en scène, avec une grande virtuosité, une grande énergie. En tant que produit historique je le trouve également très intéressant étant donné qu'on peut déjà y voir la montée du totalitarisme et du fascisme, un peu comme dans M le Maudit. Bref, un très bon film.
Chef d'oeuvre ! J'ai pas d'autres mots qui me viennent à l'esprit... Fritz Lang a réalisé le meilleur film de SF du Cinéma, objectivement ! C'est somptueux durant 2h30,où on s'ennuie pas une seconde. Scénaristiquement c'est fabuleux, avec un sous-texte brillant. Le message du film est très réel en 2024 ! Une mise en scène parfaite ! et que dire de ces effets "visuelles" pour l'époque ! Chef d'oeuvre !
Film à la direction artistique incroyable qui influenca d'autres films comme Batman dans ses décors ( ainsi que l'affrontement final dans la cathédrale ). L'histoire est tout de même un signe prémonitoire de la prochaine dictature que subira l'Allemagne. Tout l'ensemble fait penser à un opéra mémorable. Lang a réalisé le plus beau film futuriste du muet.
J'ai vu ce film, en version restaurée, longue et accompagné "en live" par l'Ensemble Intercontemporain. A la sortie j'ai pensé que le film seul (muet et sans bande son) devait être difficile à supporter tant il est long et tant les personnages surjouent. J'ai aussi pensé que la musique de Martin Matalon, contemporaine s'il en est, ne pourrait se supporter plus de deux heures et demie sans image, mais je dois avouer que les deux ensemble, ça a de la gueule, c'est vivant, cohérent, l'image et la musique se renforcent mutuellement. Au delà, il faut bien reconnaître , en se souvenant que c'est un film des années 20 qu'il s'agit d'un film de science fiction gigantesque, tant par les décors, le nombre de figurants que par le thème traité. ça commence un peu comme "les temps modernes", et ça continue comme le "cinquième élément" (scènes de rue), et si finalement on peut y voir un film sur les classes sociales, sur le mythe du messie sauveur, sur les débordements de la science et de la technologie, moi je retiens cette formule récurrente dans le film : "entre le cerveau et les mains, il faut un médiateur, et ce médiateur c'est le coeur"... donc c'est un film sur la fraternité et l'amour !
J'ai vu la version de 2001 de la fondation Murnau qui dure 120min et je trouve cette version vraiment exceptionelle malgré quelques scènes manquantes car le rythme est super entraînant, on ne s'ennuie pas un minute. Pour ce qui est du film il fait partie des plus grands du cinéma, quelle puissance visuelle ! c'est du rarement vu. On fait référence à des personnages et situations bibliques dans ce conte futuriste où les nantis dominent la société pendant que le peuple se fatigue au travail. C'est un trésor au niveau des décors et de la photographie. Et l'histoire est universelle (avec la fameuse maxime comme quoi le coeur est le médiateur entre le cerveau et les mains). Je comprends qu'on parle encore aujourd'hui de Metropolis tant il étonne par ce travail et pourtant il a 85 ans...il ferait pâlir de honte les trucages actuels sur ordinateur. Vraiment une perle que ce film que tou cinéphile se doit d'avoir vu.
celui de Lang est trop rêche pour nos yeux du 21ème siècle même si c'est un chef d'oeuvre historique indiscutable. J'ai préféré la version colorisée de Moroder. Désolé.
Parfois on est indulgent envers certains films sur qui le temps a malheureusement laissé son empreinte ; c'est normal qu'ils prennent un coup de vieux après tout. Avec Fritz Lang c'est tout le contraire. Le cinéaste allemand réalise Metropolis en 1928, et semble avoir vingt ans d'avance sur tout le monde à l'époque. Son film est d'une modernité hallucinante. Et pourtant le cinéma a un peu plus de trente ans seulement, il en est au stade foetal de son existence. Griffith a établi des règles ( nouvelles ) quelques années auparavant, et Lang s'en empare avec une maestria qui laisse le spectateur étourdi. Même quatre vingts années plus tard. C'est particulièrement pertinent en ce qui concerne le montage par exemple, et la façon dont Fritz Lang alterne les séquences, comment il élabore un jeu de correspondances entre plusieurs sous-intrigues qui finalement se rejoignent. Metropolis est un grand film de montage dans la mesure où il parvient à supprimer les points de rencontre pour donner l'impression d'un tout, dans sa façon d'assembler harmonieusement rythmes, lieux et thèmes. Metropolis brasse des sujets très simples ( classiques ), mais son génie consiste dans cette manière de construire sa complexité globale sur ces mêmes thèmes. Le film joue sur la relation des uns aux autres, et l'intrigue fonde sa structure et son évolution sur l'influence que chacun des thèmes exerce sur un autre. Le meilleur exemple est sûrement celui de la créature, " mise au monde " par passion de l'ancien amant et finalement utilisée dans le but de mener les hommes. C'est la rencontre de l'amour et de la politique. Et c'est d'une fluidité exemplaire.
Metropolis est donc un film simple sur certains points ( en apparence du moins ). Cela ne concerne pas sa mise en scène, grandiose. Gros plans intrusifs, travellings lyriques, plans subjectifs d'une audace inouïe...la force du film, c'est qu'il concentre toute la grammaire cinématographique en son sein pour la redéployer ici et là, comme si chaque séquence devait être un film en elle-même, contenant des morceaux de bravoure de mise en scène qui repoussent sans cesse les limites de l'audace de Lang. En voyant ce film on a le sentiment que chaque séquence contient à la fois ce qui va permettre de développer l'intrigue, et en même temps ce qui peut y mettre fin, comme si le film pouvait finalement se terminer à n'importe quel moment. C'est une sorte de suspense permanent qui menace constamment de se briser. L'expérience est d'autant plus jouissive avec cette version restaurée diffusée ce soir ( et la musique live ), qui donne l'impression de participer à un moment historique.
On a un peu l'impression que Metropolis c'est Benjamin Button, la vieillesse n'aura jamais le dessus sur lui. Lang avait donc trouvé la Fontaine de Jouvence, et y avait plongé quelques-unes de ses oeuvres. C'est ça qu'on doit appeler la modernité. Le génie aussi.
Difficile en cette année 1926 en regardant ces images de ne pas se rapprocher d’un temps douloureux ou ces maquettes futuristes encensées annoncent l’arrivée d’un Speer réalimentant une exigence de pouvoir ancestral.
En parallèle, la récupération socialiste est plus qu’appréhendée ce qui positionne « Metropolis » comme une œuvre expressionniste au service de toutes les idéologies.
L'esprit visionnaire de Fritz Lang fut courtisé par les nazis, il préféra la fuite en argumentant sur l'éclosion d'un troisième parti, un esthétisme d'images certes thématiques mais se voulant indépendant servant uniquement de combustibles à l’avancée de technologies nouvelles cinématographiques.
Concluons sur les propos du maître. "Métropolis" est un excellent film de science fiction, rien de plus.
La fiesta chez del Arte, le cinéma silencio-muet au gros complet pour ce chef-d'œuvre du réalisateur de M le maudit allemand et son doktor Mabuze. Une longue attente pour ce périple scénario racontant beaucoup de choses, des références de livres saints, Babel remontant si loin dans l'histoire du monde dispatcher les langues causé par l'orgueil. La mise en scène est religieusement effrénée, non stop les machines intrigantes appellent à la révolte et à renvoyer l'ascenseur intelligent, c'est plaisant d'y trouver une robote hypnotisée meneuse. Une dystopie s'avérant réellement adaptée à l'heure actuelle, en raison de son époque idéologiquement restreinte, ça fait expressionnisme cette architecture environnementale et impressionne. Le noir et blanc est scintillant de lumière et de technique spéciale, les effets spéciaux ont de l'allure en 1927.
Grand film, tout simplement. Des plans iconiques, des effets spéciaux et des décors incroyables pour l'époque, des acteurs touchants, une bande originale vivante (à défaut d'être marquante), un scénario précurseur pour un univers dystopique qui avait visé juste. Le chef d'œuvre de Langa.
Premier grand film de SF de l'histoire du cinéma, monument architectural à part entière, oeuvre philosophique au souffle biblique... Métropolis est tout cela à la fois et bien plus encore, un film visionnaire capable de voir au-delà des frontières du présent, une oeuvre folle et exaltée qui décrit sur un mode allégorique la montée de toutes les dictatures (thématiques religieuses du messianisme, de l'immortalité...). Le film est d'ailleurs dirigé de manière martiale, comme le montre ces mouvements de foule orchestrés comme des parades militaires. Une oeuvre tragique pour son auteur, le génial Fritz Lang, demi-juif et éternel opposant au nazisme, qui verra sa créature lui échapper pour devenir un outil idéologique à l'appui des thèses du régime hitlérien. Il faut dire que Théa Von Harbou, femme de Fritz Lang et co-scénariste était déjà proche des nazis et influença le scénario, en l'orientant vers la notion fasciste de "collaboration de classes" en opposition à la "lutte des classes" d'inspiration marxiste. Monument à tiroirs, aux significations multiples et contradictoires, "Metropolis" a gagné l'immense honneur, eu égard à son immense complexité, de devenir le seul film de l'histoire à être inscrit sur le registre de la mémoire du monde de l'Unesco.Raison de plus pour considérer ce film unique, non seulement comme un trésor esthétique, mais également comme un témoignage historique d'une valeur inestimable.