Metropolis
Note moyenne
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305 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2022
Révolutionnaire de son époque, le chef d’oeuvre de Fritz Lang n’en reste pas moins pertinent encore aujourd’hui malgré le fait que ce soit un film muet. «Les complotistes» y verront une confirmation du «monde apocalyptique», les autres verront une brillante analyse avant-gardiste de l’histoire nazie qui a faillit faire péricliter le monde, les cinéphiles en verront un objet d’étude. Dans tout les cas, le film continue à questionner et à passionner. Une chose est sûre, ils mettra encore tout le monde d’accord.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2012
Une œuvre visionnaire terrifiante d’une époque où le capitalisme industriel montre ses plus sombres aspects. Une caricature du progrès économique au dépend de la morale et de la raison. Avec la reconstitution de ce grand puzzle de 2h30, Fritz Lang nous plonge des années 1920 aux années 2020, avec un sentiment d’ébahissement devant la qualité de certaines scènes et des décors futuristes. Là où l’on craint un scénario peu original dans ce genre de film pionnier, celui-ci s’avère être judicieux et bien mené malgré la disparition de nombreuses scènes. Cette ville de Metropolis exploite les ouvriers dans la ville souterraine, cachés de tous (ce sont les mains) qui sont cachés des nantis, de la classe dirigeante (la tête) résidant dans la ville haute. Alors quand le fils du maître de la ville décide de poursuivre une femme dans les souterrains, il découvrira la sombre vérité d’un monde exploité qui permet aux plus riches de profiter de leur belle vie. Le décor est illustre et très réaliste pour l’époque entre ciel et terre, entre paradis et enfer où les buildings sont reliés par des trains et les avions tournoient dans le ciel. Un regard passé sur un futur que l’on n’a pas connu tel quel (pas encore ?) mais dont l’allégorie nous rappelle de sombres périodes ou encore une société inégalitaire loin d’être fictive. Même si la lutte des classes a aujourd’hui partiellement "disparu", cette œuvre est visionnaire sur le développement durable d’un point de vue économique, social et écologique. Les dérives sont exposées à leur maximum dans une société socialement inégalitaire, surconsommatrice et gourmande en énergie. Mais le meilleur est que Fritz Lang ne dénonce pas uniquement les classes dirigeantes car les ouvriers aussi peuvent perdre leurs repères moraux. Bref, rendez vous en 2026 !
Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2017
Metropolis réalisé par Fritz Lang en 1927.
*Les points que j'ai appréciés →
• L'histoire entre science-fiction et guerre des classes
• Les décors
• La musique (un vrai opéra

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• Les quelques bizarreries sur certains points (tour de Babel, la Bible,...

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est un film-opéra très intéressant. 9/10.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2011
Je n'ai pas pu trouver mieux qu'une version de 2h où il manquait donc de nombreuses scènes. Si l'on fait abstraction de la morale plutôt ambiguë (la scénariste et femme de Lang étant farouchement anti-communiste et proche des nazis, si bien que Lang lui-même n'appréciait que moyennement son film sur le fond) et d'une narration un peu complexe, on ne peut qu'être admiratif devant la mise en scène et les effets spéciaux de l'époque. "Metropolis" est une sorte de blockbuster, la base de la science-fiction futuriste : les voitures volantes et l'aspect de la ville du "Cinquième élément" ont comme un air de famille avec "Metropolis", tout comme R2D2 ("Star Wars") et l'androïde. Bien plus intéressant sur la forme que sur le fond, "Metropolis" est le premier et seul film inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ; pourquoi seulement "Metropolis" et pas d'autres films tout aussi importants de l'époque ? Mystère...
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2007
Un film difficile à supporter aujourd'hui (actions trop lentes) - A voir par curiosité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mars 2015
Si scénographiquement parlant "Metropolis" ne s'impose pas autant que "M le Maudit", il n'en reste pas moins que Lang laisse parler son génie artistoque avec ce film, qui rappelle l'excellent "Citizen Kane" dans sa métrise technique au service d'une critique profonde de l'avènement d'une société aliénée et d'un réquisitoire poignant contre le patronat et la traite ouvrière. Le film repose aussi sur le thème de l’affrontement entre le Bien et le Mal. Lang propose plus tard une réflexion sociologique sur la ville, cette "ville nouvelle" qui étouffe l'homme. Mais il laisse toutefois libre court à son imagination, en proposant sa vision d'une "mégapole futuriste" (objet central du film) Alors en plein dans sa période expressionniste, il est au sommet de son inventivité visuelle. Les plans de génie se succèdent, magnifiquement architecturés, graphiquement parfaits. C'est donc un étalage de prouesses techniques, rempli d'images et de métaphores.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2008
Le chef d'oeuvre de Fritz Lang. Metropolis est avec le 2001 de Kubrick le meilleur film de science-fiction de l'histoire du septième art. Unique, ultime, inégalable, cette vision terrifiante de la ville du future, où le vice nocturne et le règne de la machine se font rois, en font l'un des films les plus pessimistes d'un genre difficilement abordable. Rarement une oeuvre aussi magnifique n'a autant gardée une jeunesse aussi pure, monstrueuse qu'elle soit d'être encore d'actualité, éternellement diabolique de la pensée humaine. Véritable combat contre l'architecture où l'époque se veut révolutionnaire, comme celle du mouvement Futuriste, Fritz Lang peint le tableau de l'artiste désespéré. Encore aujourd'hui, le troisième millénaire déjà commencé, ne peut comprendre ce que futur réserve à l'homme. Metropolis, reine des villes, est un monstre d'une beauté technique exceptionnelle. Elle est source et terre de deux mondes, partagés entre le capital et l'exploité du capital, telle étant la vision de l'empereur de sa création. Et quoique cette image reste convenue, trouvant sa ressemblance humaine avec l'oeuvre littéraire de Zola, on ne peut rester insensible face à cette production qui se veut avant tout symbolique, avant-gardiste. La véritable révolution étant le robot pour la première fois visible sur le grand écran, encore peu rependu dans les moeurs de l'époque. Pure incarnation de la folie de son inventeur où celui-ci ne trouve plus que nécessaire de le remplacer à l'échelle de son semblable, ce robot, Maria, transforme dès lors la vie des ouvriers en enfer. La machine, M, représentation allégorique du temps où l'homme ne travaille plus selon son rythme mais selon le rythme de la machine, impose une danse chorégraphique de ses ouvriers spectaculaires, pour des décors d'époques encore plus monstrueux que des productions d'aujourd'hui. Cri de révolte, d'imagination et d'explosion artistique, Metropolis reste le maître de son genre. Inoubliable.
Death_Metallus
Death_Metallus

19 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2013
Pour une fois, voilà un classique du cinéma pour lequel j'ai du mal à voir ce qui génère tant de vénération. Peut-être simplement parce qu'il est devenu quasiment obligatoire d'aimer certains films-référence comme celui-ci. J'avoue que les décors pour l'époque sont assez visionnaires et que le personnage de la femme-cyborg a quelque chose d'inédit qui influencera sans aucun doute l'esthétique des futurs films de science-fiction. Certains pourront saluer l'ambition d'un tel projet, au budget colossal, ou sans doute en admirer les références bibliques. Toutefois, que ça soit le style de la mise en scène un peu tape-à-l'oeil et pas toujours maîtrisé, le jeu d'acteurs souvent surjoué (notamment Freder, le personnage principal, et même Maria) ou encore, et surtout, le sens de l'histoire assez confus (quelques idées proto-nazies à peine cachées), ça ne respire vraiment pas le génie. Le montage, pas très fluide, qui a subi de nombreuses retouches n'aide pas. Le plus drôle, c'est que le film a fait un flop à sa sortie, on se demande bien pourquoi... Alors je ne dis pas que Metropolis est un mauvais film mais je ne le considérerais certainement pas comme un véritable chef d'oeuvre.
Lapin-54
Lapin-54

16 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2012
Oeuvre totalement visionnaire, encore prophétique bien que tourné il y a bientôt 100 ans, METROPOLIS est une réalisation majeure. La mise en scène est époustouflante, les mouvements de foule sont à la fois éloquents et artistiques. L'actrice qui joue les deux personnages antinomiques HEL et MARIA excelle dans ce double rôle. Les décors de cette citée duale sont remarquables par leur modernité mesurée. La profondeur des messages véhiculés dans cette science fiction réaliste porte ce film au rang des chefs d'oeuvres indémodables.
GodMonsters

1 387 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2010
Je viens de le revoir pour la deuxième fois en version longue et si on se place dans le contexte historique de la création de l'œuvre, on ne peut qu'aimer et être impressionné !! Fritz Lang maitrise parfaitement son art, c'est un visionnaire très inspiré dans sa mise en scène qui ne peut que susciter une certaine admiration. Les effets-spéciaux sont toujours crédibles, surtout pour la reconstitution de la ville moderne. "Metropolis" est un grand chef d'œuvre de l'expressionnisme allemand. Indispensable !!
Sebmagic
Sebmagic

205 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2011
Seul film de l'Histoire à être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, Metropolis est un film d'anticipation allemand signé Fritz Lang et sorti en 1927 dans les salles. Muet et en noir et blanc, Metropolis est considéré culte en tant que l'un des tous premiers films de science-fiction et également parce qu'il a inspiré visuellement un certain nombre d'autres oeuvres cinématographiques telles que Blade Runner, Star Wars, Frankenstein, 2046 ou encore Le Cinquième Elément. Personnellement, même si bien sûr j'ai trouvé le film excellent, j'ai été un peu déçu par l'évolution du scénario et la moralité un peu étrange du film, mais je vais en parler plus loin. En tout cas l'histoire du film lui-même est passionnante et ferait presque passer le 7e art pour de l'archéologie (ça me fascine totalement) ! J'ai un peu honte de le dire, mais Metropolis est mon premier film muet. Pour moi, ça a vraiment été une expérience totalement différente de d'habitude. Je découvre le cinéma muet et j'ai trouvé ça tout simplement fabuleux. Je m'y suis fait assez vite même si c'est vrai que ça fait très bizarre. Ce qu'il y a de remarquable avec le cinéma muet (en tout cas avec ce film), c'est qu'il est extrêmement implicite, en faisant marcher notre imagination et en nous montrant seulement ce qu'il est nécessaire de raconter. Je trouve ça prodigieux. L'idée est intéressante et fait un peu penser à Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley. L'intrigue est passionnante, le film s'ouvre sur des scènes absolument sublimes avec ces ouvriers, penauds et complètement soumis qui avancent à la chaîne vers un travail mortellement épuisant. Tout le film est alors basé sur la réflexion suivante : "entre le cerveau et la main, le médiateur doit être le coeur". Et c'est là que le bât blesse, à mon goût, au niveau du scénario et de la morale du film. Avec un tel pitch de départ, on pourrait croire que les ouvriers vont enfin se révolter pour être libres et rétablir l'égalité, mais pas du tout. A partir du milieu du film, le film s'embrouille (pas complètement non plus). Le chef de la ville, sentant monter une révolte dans les catacombes, ordonne à un scientifique de créer un androïde ressemblant traits pour traits à cette fameuse Maria qui fait capoter toute sa dictature, afin de pousser le peuple à commettre des actes punissables de mort. Pour moi, à partir de ce moment, les idées développées (que Fritz Lang ne partageait pas, pourtant !) sont relativement accusables. L'idée générale tourne à la collaboration des classes plutôt qu'à la lutte des classes et finalement, la morale qui ressort du film est que les Ouvriers (vus ici comme des gros moutons) doivent rester gentiment à leur place, que les Patrons aussi, et que la paix entre les deux castes sociales doit être conservée par l'intermédiaire d'un médiateur. En gros, les Ouvriers représentent la "Main" (ils travaillent et ne réfléchissent pas), et les dirigeants le "Cerveau" (ils sont intelligents et ne foutent rien). De ce que j'ai compris, le film traduit l'idée que si chacun est "à sa place" (comme le dit Joh Fredersen), tout va bien. Le principe est assez moyen et ce sentiment étrange qui émane du film est constamment provoqué par cette dualité, ce thème du "double", très présent dans le film. A la Maria gentille et douce, telle un ange, qui prône la paix entre les deux classes, est opposée la méchante Maria qui veut à tout prix semer la révolte. Ce clone a été créé par le très méchant scientifique et se trouve être l'incarnation du Diable, avec tous les pêchés capitaux qui vont avec. Le parti pris par le film est franchement bof et je trouve la moralité finale plus que douteuse. Assimiler l'androïde Maria à Satan, je n'ai pas du tout approuvé. Après, on peut toujours imaginer que Fritz Lang a ici dénoncé ce système, mais je ne crois pas, puisqu'il a admit ne pas aimer la fin de Metropolis. Quoiqu'il en soit, j'en ai terminé pour tout ce que je "blâme" dans ce film. Parce que pour tout le reste, il faut bien l'admettre, c'est irréprochable, notamment au niveau de l'image et de la beauté visuelle. Pour l'époque, je trouve que Metropolis est très surprenant, très beau, avec des tonnes d'effets novateurs et avancés en terme de science-fiction (la métamorphose androïde/Maria par exemple). On a quelques petites merveilles de réalisation, de cadrage et de montage (pour l'époque, bien sûr), avec plusieurs plans superbes (plan à la première personne lorsqu'on voit la main de Freder avancer pour attraper un tissu au sol), notamment cette "mosaïque d'yeux". C'est très beau et on peut même parler des effets spéciaux assez réalistes comme l'inondation des souterrains, ou la ville futuriste avec des véhicules volants (qui fait penser vite fait à Le Cinquième Elément). Et puis bien sûr cette ambiance, avec la musique omniprésente, une ambiance de taré il faut le dire. Bref, une vraie expérience qui vous plonge pendant deux heures dans quelque chose qu'on ne reverra plus. Une oeuvre d'art.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2011
Tout d'abord on est frappés par la grande classe de ce film. Il a été fait en 1927, voilà plus de 80 ans qu'il a été réalisé et pourtant visuellement ce film est incroyable. J'ai été littéralement bluffé par la virtuosité des décors de ce film, pour cette époque lointaine c'est tout bonnement impressionnant! Première chose qui frappe. Ensuite la mise en scène est juste titanesque, j'ai vraiment été impressionné, Fritz Lang condense toute la grammaire du Cinéma dans Metropolis, c'est quelque chose de magique. Il y a quelque chose de fou dans cette mise en scène, elle apparait très subtile aussi et on sent que ce film a clairement influencé d'autres réalisateurs par la suite.
Ensuite j'ai constaté un aspect très théâtral, mais pas seulement au niveau des comédiens. Lang nous montre de véritables chorégraphies qui soulignent l'aspect infernal de la vie des travailleurs dans cette ville souterraine, j'ai trouvé que ces passages avec les ouvriers qui se déplacent et travaillent comme des automates étaient géniaux, et si bien pensés.
Le film en lui-même m'a juste passionné, je n'ai vraiment pas senti passer les 2h30 de ma version du film. Le film n'aborde pas, je pense, la lutte des classes mais vise plutôt à encourager une coopération des classes. Le film est certes un peu naïf mais je n'ai pas trouvé ça gênant, et puis il est tellement visionnaire que ce serait dommage de le pénaliser sur ce point. Je pense que pour apprécier davantage Metropolis il faut se replacer dans le contexte de l'époque. Après l'autre petit défaut est le surjeu des comédiens mais bon... Quand on a vu pas mal de films muets on commence à être habitués
Je retiens donc de Metropolis une oeuvre aboutie. Un peu naïve certes, mais à la mise en scène phénomènale. Visuellement ce film est une tuerie et j'ai adoré son côté visionnaire. Un grand film, à n'en pas douter.
ronny1
ronny1

58 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Il est curieux de constater qu'à chaque sortie de Metropolis, une partie de la critique avance des raisons illusoires qui feraient de ce film un chef d'oeuvre. La principale est l'annonciation du nazisme. Soyons clair, cette raison n'existe pas, même si la lecture du film se fait au trois millionième degré ! Au contraire le film entretien des rapports ambigus avec le nazisme dans sa dénonciation de la caste des exploitants : Goebels utilisera plus d'une fois l'opposition des deux mondes à des fins de propagande (il voulut même nommer Fritz Lang au poste de cinéaste officiel du parti, ce dernier préférant se réfugier aux Etats Unis).
Metropolis est un chef d'oeuvre car il reste à ce jour la plus belle illustration architecturale du style futuriste des années 20. Mais bien au-delà, il montre avec une construction narrative très habile, l'horreur de l'exploitation de l'homme par l'homme, créant une opposition émotionnelle puissante entre la misère quotidienne des humains et la grandeur glaciale du décor. Comme souvent chez Lang, la construction de l'imagerie (les plans, leur montage et les mouvements de caméra) est d'une efficacité impressionnante (il a sans cesse innové dans ce domaine, sans jamais utiliser des "trucs" comme le firent bien d'autres, Alfred Hitchcock en tête). Pour s'en persuader, il suffit de regarder le film sans les cartons: l'image est tellement forte, que le texte ne sert à rien.
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2008
Attention au mythe. Alors que je constate (avec horreur et consternation) que Chaplin et Keaton ne sont plus aussi populaires qu'il n'y a pas si longtemps, Metropolis reste le seul film muet TRES populaire dans les jeunes générations. Il faut dire qu'il y a tout dans ce film. Action (la première course-poursuite? très jamesbondesque, à la fin), un sujet et des décors démesurés, ainsi qu'un traitement crédible de la SF (dite d'anticipation). Le scénario de Théa Von Harbou (au même titre que celui de M) est à mettre au panthéon tellement il est parfait. Seulement l'ambition du film, sa modernité qui pourrait faire oublier sa date de réalisation, sa sincérité qu'on pourrait confondre avec de la naïveté, et le fait que Von Harbou ait adhéré au parti nazi quelques années plus tard, valent de nombreuses critiques virulentes quant au contenu du film, à tort. La maxime du film, qui affirme en gros qu'il y a une élite et la masse, mais que chacun doit faire preuve de coeur envers les autres pour atteindre une harmonie sociale, réfute la lutte des classes au profit d'un refus de hiérarchisation (avec le contrexemple de Babel, dans une séquence onirique époustouflante). Cette naïveté, apparente car sous forme d'une fable (le symbolisme y est par conséquent très appuyé), est régulièrement condamné. Pourtant, ni les démocraties capitalistes ni les dictatures communistes ne semblent avoir résolu le problème des classes, et dans ce cas, rêver de classes qui s'affranchissent des relations de domination est une utopie tout à fait respectable (à laquelle je n'adhère pas personnellement, mais qui n'est pas scandaleuse). Metropolis semble même plus visionnaire que jamais aujourd'hui. Par ailleurs, au-dela des décors fabuleux et des effets spéciaux inimaginables pour l'époque, le film fourmille de trouvailles de mise en scène exceptionnelles, et ne se départit pas d'un certain cynisme et d'une plus grnde richesse qu'il n'y parait au niveau des personnages. Bref, mythique.
thewall
thewall

16 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Que dire de plus sur ce chef d'oeuvre intemporel, si ce n'est que sa simplicité thématique est toujours aussi touchante, que ses images restent gravées pour toujours dans notre mémoire et que si ce n'est pas le meilleur film de Fritz Lang, cela reste une oeuvre incontournable.
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